Au parc du Thabor à Rennes le 17 mars 2015 (3)
Au parc du Thabor à Rennes le 17 mars 2015 (4)
UNE ENFANCE DE CASANOVA (MAIS IL S’AGIT DE JACQUES-HENRI)
Les rosières à la roseraie, rosissantes plus que de raison, séduisantes ou laiderons, tournaient en rond comme du liseron autour du réséda, oui-da, car c’était l’heure du laridé et l’on s’en faisait, du mouron, comme des idées l’abbé Mouret, à se voir aussi soupe au lait avec ses desiderata d’amoureuse peu pétaradante, à se demander, hésitante, s’il faut payer rubis sur l’oncle, pour la nièce niaise, une fois qu’elle s’est décidée à se dire « Demain j’oserai demander au grand échalas Nicolas qu’il me fasse la courte échelle, l’écarte-scrupules existentiels pour monter au septième ciel ».
Elles étaient jolies les Rennaises à l’époque du bassin à bateaux près de l’entrée Palestine du jardin du Thabor ! Bateliers bateleurs, nous nous bonimentions, nous promettions d’accaparer tous ces trésors ! Des Marius de treize ans rêvaient de Cléopâtre, des mariolles de seize ans se prenaient pour César avant que le temps ne les concasse et que l’âge ne nous les brise !
On se demandait, m’as-tu-vu mutiques : « Que matas-tu là, sur ton matelas, jeune matelot ? Est-ce Pétula ? Sous ton air matois de matou miteux, tu m’eus l’air ma foi, bien ambitieux de rêver matin à cette mutine tandis que montait depuis la cuisine le fumet tentant d’un bœuf miroton ! Non mais dis-donc, mon angelot, t’as vu la taille de ton javelot ? Dis, jeune os fait rature, as-tu vu ta littérature comme elle eut saisons et châteaux, oraisons et dents de râteau lorsque le vampire rendait l’eau devant ces gousses d’aïe aïe aïe brandissant le mot « épousailles » ? ».
Près du kiosque à musique, qu’est-ce qu’on s’amusait ! Juliette la boniche y pousse le landau moche dans lequel braille le mioche de la famille Binoche mais on n’est pas mirauds, on voit bien les képis, on voit bien les shakos qui coiffent la caboche des militaires cupides : ils convoitent nos biches et leur tournent autour sous l’œil plus ou moins torve des languides belles-doches que viennent piquer les mouches attirées par la morve du bébé qui chie dans sa couche. Face d’ange ! Fesse Fange ! Appel Change ! Nouveaux Langes ! Fais la bête ! Mais tu attendras, mon chameau, avant qu’elle soit à deux dos ! Mais tu attendras méchamment avant qu’elle te mène au dodo et tant pis si cela démange de façon lascive ou étrange !
Dans la cabine de douche, rêvas-tu de sa bouche ? Entendis-tu son chant ou point quand tu te passas du shampooing ? La puberté t’abreuva tôt de tentations ! Près de la volière chinoise, tu regardais les dem-oiselles dont virevoltaient les dentelles. Ce n’était pas l’Enfer mais presque parmi ces oiseaux gigantesques aux proportions plus que dantesques.
Quand tu fais le ménage de tes méninges surnage l’image du manège, des jardins sous la neige, des statues dénudées dénuées de pudeur autour desquelles nous courions tirant nos luges comme au déluge loin des horloges des concierges. C’étaient des jeudis sans radis dans le paradis du rodage, bien avant le marivaudage, le rigodon et le volage, c’étaient des temps de rigolade, de petits entrains interlude, des temps heureux dont les auras ne nous seront jamais rendues par les Zorros arides qui sévissent aujourd’hui et nuisent à nos noces comme à nos nostalgies. Nos romances d’hier, quand nous étions Robin, sont plus belles, robots, que vos performances de demain ! And so long, Marianne !
Que Paris conserve sa messe et ses Français dévots de ville ! Le jardin du Thabor vaut bien pour ses variances, sa luxure, sa luxuriance celui du Luxembourg en matière de folies. Souvenez-vous, bergères ! Je n’y épargnai pas la force de mon âge. Et s’il se trouvait à refaire, même en chemin de fer, même dans l’Enfer, même à l’envers tout cet apprentissage demain dans les cordages, de seins dans les corsages, de sain dans les corps sages, de comblement de lacunes, ben j’y retournerais ! Et plutôt deux fois qu’une !
Ecrit pour les Impromptus littéraires du 23 février 2015 à partir de cette consigne.
Luca Bassanese au festival Le grand soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (1)
Je ne sais ce qui va arriver à ces quatre vidéos. Il est évident que si, pour des questions de droits ou de choix artistiques, on me demande de les enlever, je les enlèverai. Mais si vous avez besoin d'une "scie" pour commencer pour la semaine, regardez et écoutez donc celle-ci. Pour moi, je crois bien que je vais apprendre les paroles par coeur !
Luca Bassanese au festival Le grand soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (4)
Si ça ne vous donne pas la pêche pour commencer la semaine, je démissionne !
Luca Bassanese au festival Le grand soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (2)
Faisons l'Italie (à Rennes ?) ou mourons !
La société secrète du général I., Renezia, aurait encore frappé ?
Luca Bassanese au festival Le grand soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (3)
J'ai cru reconnaître ici la valse de la bande originale de "Papa est en voyage d'affaires" d'Emir Kusturica. Je me trompe ?
Luca Bassanese au concert final du Grand Soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (1)
Riche idée de Marina B. : aller revoir sur scène le groupe allemand 17 hippies au concert final du Festival le Grand soufflet au Thabor à Rennes. On a eu deux concerts pour le prix d'un et on a ainsi pu découvrir Luca Bassanese qui vaut vraiment le détour. Je vais vite m'enquérir de ses galettes dans le droit style d'un Nino Rota sous amphétamines felliniennes !












