Isaure Chassériau versus Michel Vaillant
De la même manière que Joe Krapov a découvert, cette semaine, la vie affective mouvementée, pour ne pas dire la polygamie, d'Albert Camus puis est allé réattribuer son prix Nobel personnel de littérature à l'oncle René (Goscinny), Isaure Chassériau a lu "Cinq filles dans la course", une aventure de Michel Vaillant signée de Jean Graton.
Il lui en est resté quelques séquelles !
P.S. Cette page de magazine trouvée sur le catalogue du BRAFA (page 390) nous a été communiquée par Dame Adrienne que nous remercions vivement !
TU AURAS DU BÂTON !
Un bâton de berger et tout le monde saucissonne ;
Un bâton de colle et tout un univers surréaliste naît à partir des coups de ciseaux de Jacques Prévert ;
Un bâton de pèlerin et tout le monde composte son billet puis chemine en godillots vers un autel à Saint-Jacques ;
Un bâton de pluie et tout le monde écoute la comédie du riz qui bruite la nature ;
Un bâton de rouge à lèvres et tout un désir s’allume ;
Un bâton de sourcier et tout le monde espère la fin de la sécheresse ;
Un bâton de gendarme et tous les enfants crient pour prévenir Guignol ;
Un bâton d’encens et tout plane pourvu que la musique soit des années 60 ou 70 ;
Un bâton de théâtre qui frappe les trois coups et tout le monde se tait, la pièce peut commencer ;
Un bâton de craie et toute une classe attentive à son crissement attend de découvrir le sujet de la rédaction ;
Un bâton de marche nordique (ou deux) et tout un troupeau de moutons de Panurge envahit en caquetant le chemin de halage (oui, ces moutons-là caquètent !) ;
Un bâton de magicien et c’est l’enchantement de « Demons and wizards » ;
Un bâton de majorette et tout le village est en fête ;
Un bâton de ski (ou deux) et toute la montagne est blanche ;
Un bâton merdeux et tout le monde se le refile ;
Un Bâton-rouge en Louisiane et tout le monde s’étonne du nombre de « s » et de « i » dans Mississippi ! Si, si, Sissi !
Un bâton de dynamite et tout mon poème explose.
Aussitôt je prends la fuite : les volées de coups de bâton, très peu pour moi !
Ecrit très hors délais pour le Défi du samedi n° 591 d'après cette consigne : Dynamite
S'amuser au Musée d'arts de Nantes le 26 décembre 2019
L'exposition Môm'art à Lille (Nord) le 13 juillet 2019 (1)

Les enfants lillois ont bien de la chance !
Si vous passez par-là avant la fin de l'année, ne manquez pas d'aller admirer leurs travaux d'art sur le thème du Mexique et de l'Eldorado. Cela s'appelle Môm'art et c'est à la Gare Saint-Sauveur, un peu plus loin que le boulevard Louis XIV, fréquenté jadis par moi du temps de ma scolarité de la 6e à la 3e.
Nous avons adoré. Il y a au même endroit une exposition de toute beauté, venue du Mexique, et intitulée "La Fée verte".
Tout cela est à entrée gratuite.
Puisqu'on vous dit que ça vaut le coup, le Nord !
LE LIVRE DES TOUJOURS CONTENTS
Je m’appelle Mimose et je suis un flamant rose. Je suis un flamant rose toujours content.
Il y a des gens qui se trompent et qui écrivent mon nom avec un « d » au bout. Ca ne me gêne pas. Moi je sais bien que je ne suis pas belge puisque je suis né en Camargue.
En même temps je trouve ça drôle qu’il y ait flamanT et flamanD : il y a bien DuponD et DuponT et là tenez, pour le coup, eux sont tous les deux belges. Celui qui m’a dit ça c’est mon copain Joe le corbeau, celui qui travaille aux R.G.
En fait moi j’aime bien les Belges parce qu’ils ont un petit côté « Ca plane pour moi », exactement comme les flamands roses. Et d’ailleurs sur son album « AB Rose » Jean-Luc Fonck du groupe Sttellla ne craint pas de s’habiller en tutu rose. Son génial guitariste porte lui aussi une tenue d’évêque de la même couleur. Vous avouerez qu’il y a de quoi confondre !
Bref, j’aime les Flamands qui se déguisent en flamants et encore plus quand il s’agit de Wallons.
En parlant de Waterloo ou de waterzooï moi je ne sais pas si on dit « les ouacances » ou « les vacances » en Wallonie mais je m’en fiche un peu parce que demain je pars en viquende wisiter Rennes. C’est une ville dans laquelle j’ai un sosie célèbre autant que charmant. C’est une dame habillée de rose qui se tient sur une seule jambe depuis cent cinquante et un ans. Je vais lui faire un gros bec à Isaure Chassériau ! Parce que grâce à elle, chaque fois que je prononce son nom, tout le monde croit que je suis cultivé et drôle !
Alors tu comprends maintenant pourquoi je suis content d’être un flamand rose en willégiature à Rennes, une wille dont le slogan est « wivre en Intelligence » ?
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 18 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous.
































