Argentiquités : grande boîte n° 3, scans du 22 octobre 2020 (1)
Ca se trouve dans mon grenier. C'est conservé dans des boîtes qui ont contenu des ramettes de papier pour machine à écrire (on dit "ordinateur" désormais) ou pour photocopieur.
Il n'y a plus de papier blanc à l'intérieur mais des boîtes comme celle-ci qui ont elles aussi contenu du papier blanc. Après diverses opérations nécessitant de l'appareillage, de la chimie, du temps, de la lumière inactinique - chez moi la lampe des labos dans lesquels j'ai opéré a toujours été jaune plutôt que rouge comme on le voit dans certains polars télévisuels ou films "d'époque" - et de la prise de plaisir, elles sont devenues des photographies sur papier noir et blanc.
A l'intérieur des boîtes les feuilles de papier photographique sont donc revenues, impressionnées, séchées, un peu gondolées parfois. Voilà pour l'aspect matériel des choses.
Pour les photos elles-mêmes ce sont des instants d'une vie, la mienne, des gens croisés, disparus, décédés ou encore en vie mais ayant bien vieilli - je le leur souhaite en tout cas ! -, des paysages dans lesquels je suis passé, des villes où j'ai marché, des endroits où j'ai été vacancier, touriste, voleur d'images, photographe en un mot.
Je voulais scanner ces documents et les déposer sur un site web appelés Argentiquités. J'avais commencé à le faire mais c'est devenu en fait mon site "cahier de brouillon" pour le Défi du samedi !
Plus le temps avance, plus nous nous trouvons à nouveau confinés - l'Ille-et-Vilaine vient de passer en mode "couvre-feu, pas plus de six personnes ensemble sinon je tire !" - et plus j'aime ces photos de "la vie d'avant". Alors tant pis si elle perdent à l'écran leur statut d'image ancienne à laquelle on a attaché tellement de valeur qu'on a pris le temps et investi l'argent pour les agrandir, je les publie.
Regardez-les mais ne soyez pas plus de six à le faire ! Et si parmi ces portraits de jadis quelqu'un ou quelqu'une refusait que son joli minois d'alors ne traîne sur Internet, envoyez-moi un petit mot et je le retirerai.
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Dans la boîte des agrandissements n° 3, j'ai retrouvé deux "petites soeurs", deux petites joueuses d'échecs de Solesmes et des souvenirs de la Fête de l'Humanité. Pour la datation le carbone 14 nous dit "entre 1971 et 1982".
Argentiquités : grande boîte n° 3, scans du 22 octobre 2020 (2)
Ces trois photos de la Fête de l'Humanité sont de septembre 1981. Les Bretons affichaient déjà leur identité dans le but qu'on les trouvât remarquables, les gamins anonymes vous demandaient de les photographier sans se douter qu'un jour leur photo réapparaîtrait ici et il y avait encore des voix à gagner pour le Parti communiste français !
Je possède relativement peu de photos de ma vie parisienne.
Il faut donc croire que je travaillais et que je consommais sans trop produire à l'époque !
En voici deux que j'avais agrandies... sans trop savoir pourquoi !
Et une troisième assez drôle.
Jeu de reflets dans les couloirs du métro parisien

Voisinage improbable mais bien réel. Paris, avenue Jean Jaurès, ca 1975.

Ces deux portraits-ci sont datés "vers 1992" et ces jeunes joueuses étaient de Solesmes (Sarthe) où j'allais faire, le samedi matin, de l'initiation au roi des jeux. On y avait aussi monté un club d'échecs dans la salle Pierre Reverdy et j'ai encore les photos - et le texte - d'une partie vivante dans laquelle les pièces commentaient leur déplacement en alexandrins ! Va t'en donc essayer de faire ça aujourd'hui, tiens ! ;-)
Des nouvelles d'Isaure Chassériau reçues le 20 octobre 2020!
Il paraît qu'elle est dans une forme éblouissante !
Elle aime toujours faire la bombe dans les rues de sa ville.
Ses aventures livresques n'ont toujours pas paru en librairie
alors que les bêtises de Marcel Proust, Adèle Van Reeta-Kouchovski et Raphaël Enthoven, si !

C'est elle qui va interpréter le rôle de Saint-Georges dans l'adaptation cinématographique
de "99 dragons : exercices de style".

Il n'est toujours pas prévu, au Musée des Beaux-Arts comme au FRAC de Rennes,
d'exposition consacrée aux avanies que Jean-Emile Rabatjoie lui fait subir sur Internet.
Il ne manquerait plus que ça, du reste !
Elle trouve que Banksy, ça déchire trop !

Gif animé et détournements fabriqués chez Photofunia
Morgane Le Cuff à la Fête de l'Association Bel air à Rennes le 20 septembre 2020 (1)
Quels talents elle a, cette Morgane ! C'est une fée, en fait ! ;-) Elle conte bien, elle joue magnifiquement de la harpe et chante en galicien, en breton, en anglais, elle collecte des chants en Galice et elle sait tenir un public en haleine avec ses sourires, sa chaleur humaine et sa joie de vivre. J'espère que mes petites photos de touriste rennais témoignent un peu de ces engagements et engouements de la dame ! Je joins deux vidéos trouvées sur la toile pour vous faire entendre son superbe travail de chanteuse, conteuse et musicienne.
Morgane Le Cuff à la Fête de l'Association Bel air à Rennes le 20 septembre 2020 (2)
Morgane Le Cuff à la Fête de l'Association Bel air à Rennes le 20 septembre 2020 (2)
Perdu·e·s de vue. 2, La fille en jaune de septembre 1975
Portraits tirés ! Ce pourrait-être l'autre titre de cette série car je ne tiens pas forcément à retrouver les gens que j'ai perdus de vue. On s'est tirés, on s'en est peut-être tirés, ou pas, on tire un trait ! Restent des portraits !
Je ne sais pas à quoi je joue ou plutôt à quoi je travaille intensément ces jours-ci. J'ai entrepris de numériser les boîtes de diapos que j'ai conservées dans mon grenier. Devant l'ampleur de la tâche j'ai décidé de donner la priorité aux "gens sur la photo" plutôt qu'aux paysages.
De 1970 à 1981 ces photos ne parlent plus qu'à moi-même. Je suis peut-être le seul à mettre un nom ou un prénom sur les visages. Je pourrais les laisser dormir jusqu'à l'oubli définitif, l'anonymat d'une braderie ou la noirceur d'une poubelle mais, sans forfanterie, ce serait sans doute dommage. Il y a des portraits que j'aime beaucoup. C'est donc avec l'oeil du photographe plutôt qu'avec l'attitude du gars qui vous raconte sa vie, sa folle jeunesse pas encore terminée ou son cynisme de parvenu au nouveau monde qui regarde les années vintage que je les publierai ici de temps en temps.
Pour celle-ci je ne donnerai même pas le prénom de cette fille de Courrières et pourtant je ne l'ai pas oublié. Je vous laisserai rêver, imaginer, inventer. C'est presque, encore une fois, un atelier d'écriture potentiel.
Comment s'appelle-t-elle ? Quel rapport familial a-t-elle avec la petite fille à ses côtés ? Qui est-elle pour le photographe ? Qu'est-elle devenue depuis ce jour ? Vit-elle toujours dans le Nord ? Imaginez qu'elle tombe un jour au hasard d'une navigation internautique sur ces photos anciennes ! Que ferait-elle ?
Vous avez une heure pour écrire... ou pour allumer le photographe et éteindre "l'homme qui aimait toutes les femmes" ! ;-)

Je crois que j'avais fait faire un tirage sur papier de cette dernière photo.










































