Il suffit, un dimanche, de descendre à pied jusqu'au cinéma et de rentrer chez soi dans la presque nuit ou, un samedi, d'aller faire le marché aux Lices avec un détour par l'herboristerie de la rue du Maréchal Joffre pour revenir à la maison avec son appareil photo plein d'images bien insolites, bien poétiques, bien amusantes et inspirantes pour des collages surréalistes. Que serait-ce si je passais toutes mes journées dehors avec pour seul objectif de ramener des images de cette ville éphémère !
Je suis ton clone, Luke !
Spectacle de danse : "Hommage à Prévert" par la Compagnie des Feuilles mortes.
Le père Ubu est né ici, juste de l'autre côté de la rue !
L'escalier du Théâtre National de Bretagne donne à penser !
Je sais bien que je suis libre de faire - à peu près tout - ce que je veux mais si je m'arrête devant les boutiques de tatouage de la rue Saint-Melaine, je n'ai absolument pas comme projet de servir de support à des artistes aux nerfs à fleur de peau. Je n'ai peut-être pas bien compris le concept de la peinture sur soi - faudra que je demande à Tatie Françoise ! ;-) - de la même manière que je ne comprends pas pourquoi nous devrions le payer, l'homme de l'art, alors que nous lui servons, en quelque sorte, d'homme-sandwich gratos.
Quoi qu'il en soit, j'aimerais bien savoir ce que fait la fondation M**l*ns*rt quand elle rencontre quelqu'un qui s'est fait tatouer, sur le biceps ou ailleurs, une des trois images ci-dessous ! Elle lui fait la peau ? Ou lui colle des gommettes par-dessus son signe particulier ?
De fait, si je photographie parfois quelques uns des modèles proposés en vitrine, c'est pour les refiler à Jean-Émile Rabatjoie qui les utilise pour ses collages surréalistes. Deux exemples ci-dessous :
D'abord il y a le méchant dragon. Et alors il habite dans un étang tout pourri et pis la ville c'est dans le pays de Kadhafi qui est naze aussi et alors ça s'appelle la Libye et pis le dragon il est tellement feignant à prendre des bains de soleil et pis à se sécher sur la plage à rien foutre de sa journée qu'il a même pas le courage d'aller bosser plus pour gagner plus sa croûte.
Alors il vient à la ville, il crache des flammes sur les murs et les maisons et pis c’est aussi dangereux qu’à Rennes en 1720 parce que les toits sont en torchis et pis ils peuvent prendre feu comme celui du Parlement de Bretagne en 1994. Et alors du coup il y a des manifestations de pêcheurs en colère qui vont dire au dragon d'arrêter de faire chier et pis le dragon il les incendie avec son lance-flammes et pis il leur dit : « Si tu me donnes pas deux brebis chaque jour je fous le feu à ta casbah, mon z’ami ! ».
Et alors on lui apporte deux brebis tous les jours et pis il en fait des barbecues sur sa plage privée. Et pis un jour les troupeaux sont à sec et alors c'est le roi qui vient trouver le dragon et pis le dragon répond : « Faute de merles, on mange des grives ! Si tu n'as plus d'agneaux, donne-moi des fatmas ! ».
Et alors le roi présente à son peuple les nouveaux déshydratés du dragon. Non, c'est pas les déshydratés, c'est les desiderata, un mot compliqué que je connais pas trop. Et pis son collaborateur le grand vizir dit : « On va faire un grand tirage au sort pour savoir quelle fille on va donner à bouffer à la bête humaine ». Et alors c'est vraiment pas de chance parce que c'est justement la fille du roi qui sort en premier. Impair, rouge et passe, comme on dit à la roulette russe !
Et alors la princesse Carla elle met sa robe de mariée et pis on l’attache au rocher où le dragon vient tous les jours pour becqueter. Et alors il y a un étranger qui arrive dans la ville et pis il s'appelle Sarkozy, il a un cheval blanc, un écu blanc avec une croix rouge et pis une grande lance. Et alors il demande à la princesse ce qu'elle fait là déguisée en mariée, si c'est le carnaval du bled ou quoi. Alors la fille le met au courant et pis lui il va trouver le roi et il dit :
- Si tu me promets 500 signatures et la conversion de ton peuple au curé plutôt qu'à l'instituteur je te débarrasse du dragon. Avec moi tout devient possible !
Et alors le roi accepte vu qu’il a pas le choix parce que sinon c’est procréer plus pour engraisser plus le salaud qui nous exploite.
Alors le Sarkozy il dresse une grande tente près de l'étang et pis le dragon il vient le voir parce qu’il est très curieux. Alors Sarkozy lui dit : « Jette un œil dans cette tente il y a un autel à l'intérieur ! ». Et alors le dragon passe la tête dans la tente et pis il lit sur un bout de papier « Porter des talonnettes, c'est déjà être malhonnête ! » et pendant ce temps-là Sarkozy lui balance un coup de lance au bon endroit et pis le dragon il meurt.
Alors après il est nommé roi pour cinq ans et pis il épouse la princesse Carla et pis il convertit tout le monde au néolibéralisme et après il devient saint et ils ont une petite fille et alors je crois que j'ai rien oublié.
Sauf que j'ai peut-être confondu : le chevalier ne s'appelle pas Sarkozy, il s'appelle Georges.
Et pis alors? Ça change quelque chose ?
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 28 février 2012
Un farceur qui a de la mémoire. Il se souvient très bien d'avoir vu cette marque de lunettes sur un blog qu'il fréquente régulièrement. Il s'est même demandé si ce n'était pas Dame Adrienne qui posait sur la photo pour arrondir ses fins de mois ! ;-)
Notre amie Josiane qui partage son temps entre Rennes et Dol-de-Bretagne m'a transmis des nouvelles d'Isaure Chassériau, la plus mal connue des célébrités rennaises.
Des coiffeurs-philosophes Francis-cains ou plutôt des apprenties coiffeuses doloises ont travaillé avec les animatrices du Musée des Beaux-Arts de Rennes à partir du portrait de ma très platonique et très virtuelle maîtresse.
Tout est relaté ici et je regrette bien de ne pas pouvoir visionner plus en détails la collection de tableaux montrant une Isaure née recoiffée !
Jean-Emile Rabatjoie - que j'ai confondu l'autre jour avec Jean-Eudes Mirliton, dites donc ! - a tenu à participer à l'aventure et a utilisé les pochettes de CD de l'édition Vivaldi parue chez Naïve pour imaginer une fille en rose qui, comme dans la chanson célèbre - elle est connue d'Oncle Walrus et de moi-même donc elle est célèbre ! - "s'était fait couper les ch'veux" !
Une belle endormie ? Et Jean-Emile Rabatjoie qui n'a pas trouvé le temps de coller ce masque de sommeil sur le visage d'Isaure ! Rien ne va plus, par ici !
C'est une piste intéressante sur laquelle je ne me suis jamais aventuré : les aventures d'Alfred de Laval avant et après Ubu !
Une vue épurée du port du Légué. On a l'impression, en passant sur ce viaduc de survoler la ville de Saint-Brieuc mais c'est une erreur. Elle est bien au même niveau que la quatre-voies, on passe en fait au-dessus de la vallée du Gouédig et du port du Légué.
A notre grand dam, nous n'avons pas compris pourquoi on avait effacé le e de Notre Dame !
C'était sans doute un signe prémonitoire : il paraît que j'ai oublié une pièce de mon puzzle des iris de Van Gogh chez Madame Anita. Il va encore falloir qu'on retourne à Lannion ! ;-)
On arrête de médire, Monsieur Krapov ! Il suffit de me demander et je livre dans l'instant !
A partir de ce jour, c'est Bloganpoz pour Kapalouest jusqu'à dimanche prochain. Les billets programmés sont écrits à partir de la consigne 2324-25 de l'Atelier d'écriture de Villejean. Je vais tâcher de les illustrer avec des images "de lapins crétins", comme dit notre amie Anita, captées à La Croix-Rousse ou à Rennes ces derniers temps. Ou avec des photos de fleurs, on verra ! ;-)
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Diogène : On ne peut pas dire de Diogène et de Bernard-Henry Lévy qu’ils sont des philosophes du même tonneau. Pour des raisons qui ne regardent que nous il y a longtemps que BHL s’est ôté de notre soleil. Sa chemise était tellement blanche qu’on a mis cette vedette avec deux barils d’Arielle Dombasle en cadeau Bonux dans le lavoir de la mère Denis !
Démosthène : C’est une antiquité grecque. Est-ce lui qui roulait des cailloux dans sa bouche pour avoir une voix de Stentor ? De même qu’il ne faut pas jeter la pierre à la femme adultère, il ne faut pas jeter Démosthène aux dactylos !
Docteur : Pour prendre des nouvelles de sa santé (What’s up, doc?), faudrait déjà en avoir un, de médecin traitant !
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.