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Mots et images de Joe Krapov
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29 mai 2016

MOI AUSSI J’AI CONNU DES PÉPINS AMOUREUX ET CARDIAQUES

Le fait que je sois noir de peau n’a jamais été gênant, en quoi que ce soit, dans ma vie affective. Au contraire. J’étais grand, baraqué, jovial et surtout protecteur. Je plaisais énormément aux filles… et aux gars !

Il fallait juste, pour mes partenaires, accepter que je sorte beaucoup, que je passe ma vie au-dehors par tous les temps et y compris la nuit. Par manque d’exubérance, par trop de repli sur soi, l’amour né au printemps périt.

Au début, j’ai été gâté. Denise avait un travail de nuit dans une boîte du boulevard Saint-Marcel. Un hôtel. En fait elle travaillait devant l’hôtel. Le Stendhal était un de ces établissements dans lequel on commet un impair quand on est en manque. Un hôtel de passe. Elle était fille de joie pour hommes de peine ou hommes en peine.

Mais un jour elle est partie avec un de ses clients. Et elle m’a oublié là.

J’ai pu alors assumer pleinement ma bisexualité. J’ai d’abord vécu à la colle avec un avaleur de sabre. Cette période-là, quel cirque ça a été ! D’ailleurs, c’était dans un cirque. La preuve : je me suis acoquiné ensuite avec l’acrobate.

Et puis les affaires du chapiteau ambulant sont allées à vau l’eau. J’ai préféré jouer la sécurité en m’associant avec un vendeur de cravates qui m’a mis la tête à l’envers.

Ensuite il y a eu Barbara et Nantes ! Ah ! Nantes ! Rappelle-toi, Barbara ! Une ville faite pour moi vraiment ! On allait beaucoup place Graslin, place Royale, quai de la Fosse. J’aimais moins la Cigale et le passage Pommeraye où je m’étiolais à Demy, en fin, à demie. Nantes ! C’est incroyable comme il y a de Lola, enfin, de l’eau-là : la Loire, l’Erdre, l’île de Versailles.

Puis quand Barbara est morte je me suis replié sur Paris pour vivre avec Mary. « Paris est une fête » a dit Hemingway. Même en habitant près du cimetière le plus célèbre de la capitale, celui où sont enterrés Pierre Desproges, Frédéric Chopin et Jim Morrison, j’y ai vécu une vie de bâton de chaise. On allait même danser sur les toits avec Mary.

Seulement Mary est partie travailler à Londres et c’est à ce moment-là que tout a lâché, le cœur, la carcasse et le reste. Ce soir d’orage où je suis sorti noyer mon chagrin dans l’alcool, j’ai fini comme la lune de Goodis et Beineix, dans le caniveau. Con, cassé, concassé, désossé, tordu, déchiré grave.

Heureusement Marguerite m’a récupéré. C’était une vieille amie dont la silhouette se découpait dans la nuit depuis très longtemps sans que je la voie ou puisse la voir. Marguerite est une cantatrice roumaine. Elle ne chante pas très bien l’air de la reine de la nuit parce qu’il y a des jours où elle marche au radar. Mais Marguerite m’aime depuis toujours, secrètement, fidèlement, généreusement. Comment ai-je fait mon compte pour ne pas m’en apercevoir ? Comment n’ai-je pas deviné que cette souris était pour moi ? J’ai dû m’y prendre comme un manche ! Dieu merci, grâce à elle, j’ai le cœur rafistolé.

Et comble de chance, elle aussi est du genre qui sort la nuit, mène sa vie sens dessus-dessous et se marre comme une baleine.

Si vous voulez nous rencontrer, venez donc un de ces soirs dans cette boîte sélect où nous avons nos habitudes, « Le Grenier de la Mairie ». Demandez-nous au patron, Monsieur Fersen, mais de fait vous nous reconnaîtrez aisément : Marguerite est la chauve-souris et moi le grand parapluie noir.  

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 404 à partir de cette consigne

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25 mai 2016

Le concert de la chorale Héloïse à Rennes le 24 mai 2016 (1)

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A vous de deviner le titre d'une chanson de Thomas Fersen !

 

 

 

 

A vous de la chanter ! Surveillez bien le mec en rouge !

 

23 mai 2016

LE MUR DE LA PRISON D'EN FACE

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

21 mai 2016


Une photo qui me touche

Cela fait un bout de temps déjà que Manu Dièse nous parle de ce concert chez ses amis du quartier Sud gare. Il nous a fait inscrire au répertoire une chanson d’Yves Duteil, « Le mur de la prison d’en face », parce qu’ils habitent en face de la prison des femmes.

Ca me rappelle ces intitulés de bistrots sis face à des cimetières : « On est mieux ici qu’en face ».

Il n’empêche, quand on se trouve en situation, face au mur, je ne sais pas, vous, mais moi ça me fait quelque chose. Et la chanson prend tout son sens.

 

19 mai 2016

PARFOIS, JE FAIS TACHE

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

17 mai 2016

Tache

- Parmi les taches qui me restent à effectuer, il y a la récupération de…
- Hep ! Joe Krapov !
- … l’alimentation du blog de l’atelier d’écriture de Villejean…
- Hep ! Joe Krapov !
- … les diaporamas avec les enregistrements de Chailland…
- Hep ! Joe Krapov !
- … et aussi ceux du kiosque à musique du Thabor…
- Hep ! Joe Krapov ! Il n’y a pas d’accent circonflexe sur le « a » de tache !
- Ben oui, je sais !
- ???
- La réforme de l’orthographe est passée par là ! 

2 mai 2016

Du pont Saint-Pierre au Pont neuf à Toulouse le 10 avril 2016 (1)

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 L'autre représentation emblématique de Claude Nougaro est une statue au 1/43e de ce géant de la chanson située derrière le Capitole, près de la roche tarpéienne ;-). Je l'ai filmée avec à l'idée d'en faire un clip vidéo. Le voici :

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7 avril 2016

Mélimélodies en concert à Montfort-sur-Meu le 2 avril 2016

"Pulchra es et decora" de Marc-Antoine Charpentier.
Un trio que je commence à bien connaître !

6 avril 2016

La Katolische Kantorei Marktheidenfeld et Mélimélodies en concert à l'église de Montfort-sur-Meu le 2 avril 2016 (1)

 "I cieli immensi narrano" de Benedetto Marcello sous la direction de Béatrice Girot. Il s'agit de la reprise au rappel avec Hermann Grollmann au piano.

 

6 avril 2016

La Katolische Kantorei Marktheidenfeld et Mélimélodies en concert à l'église de Montfort-sur-Meu le 2 avril 2016 (2)

"Irische Segenswünsche" de Markus Pytlik.

Le texte est ici. J'essaierai de le traduire et de l'adapter en français un de ces quatre ! 

6 avril 2016

Une veillée normande à Rennes le 17 mars 2016 (2)

Merci aux deux conteurs de la rue d'en bas d'être venus nous prêter voix forte pour cette sympathique soirée !

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

5 avril

Un mot que j'ai écrit

Un mot que j'ai écrit, c'est "résumé" et il y en a quatre autres en-dessous : "Bon" "Mais" "Alors" "Et".

On doit s'en servir pour résumer un conte ou une oeuvre en quatre phrases et le faire deviner :

- Bon, c’est un type qui lit des tas de romans. Mais un jour il a envie de vivre lui-même les aventures qu’il a lues. Alors il engage un cuisinier et ils partent sur les chemins affronter des moulins à vent. Et ça devient un chef-d’oeuvre de la littérature mondiale.

- J’ai trouvé : « Le meunier, son fils et l’âne » !

don-quichotte

15 janvier 2016

Interlude normand du 15 janvier 2016

Canalblog ne permet pas ce jour d'envoyer des images sur les blogs. Pour les détenteurs-alimenteurs de blogs photographiques, c'est un peu galère.

En attendant demain je vous poste le petit train Interlude récupéré chez Célestine.

J'ai toujours adoré le son de la guitare et de l'harmonica sur ce morceau.

Et puisque Luc-sur-Mer n'est pas loin de Courseulles-sur-Mer je joins la chanson d'Oldelaf que j'aime bien aussi.

 

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