Une vision particulière du concert de Mélimélodies à Montfort-sur-Meu le 1er juillet 2016 (1)

"Quand Gisèle clape dehors" !
(Alain Bashung - Vertige de l'amour")
« Mais au bout du compte
On se rend compte
Qu'on est toujours tout seul au monde »
Extrait de " Les uns contre les autres" (in "Starmania" de Michel Berger et Luc Plamondon)
Dieu et Marina B. merci, je n’en suis pas là pour ma part mais il y a quand même des jours où je me demande :
- Si je ne suis pas le seul crétin à avoir acheté et à utiliser un appareil photo numérique Canon Ixus 265 HS (rose !) ;
- Si je ne suis pas surtout le seul imbécile à se servir de l’option « effet créatif » qu'il contient.
En effet, quand je tape "Canon Ixus effet créatif" dans Google images, les seuls clichés qui apparaissent représentent l’appareil du fabriquant japonais ou sinon sont l’œuvre d’un dénommé Joe Krapov.
Déjà, là, je meurs de rire.
Une vision particulière du concert de Mélimélodies à Montfort-sur-Meu le 1er juillet 2016 (2)
Ensuite, statistiques à l’appui, je justifie les qualificatifs injurieux que je me suis appliqués ci-dessus en vous racontant que sur 242 photos prises lors d’un concert de chant classique, je n’en conserve que 131. Ca fait donc 111 photos qui vont à la poubelle !
L'effet créatif crée donc surtout du déchet, notamment lorsqu'il zoome n'importe comment sur un détail de votre cadrage.
Heureusement, sur les ordinateurs, ce n’est pas comme dans la vie ! Les corbeilles n’ont pas d’odeur, il ne faut pas brûler leur contenu pour s'en débarrasser, elles ne polluent pas la planète et quand on les vide il ne reste absolument plus rien du geste auguste de l’essaimeur (de photographies que je suis).
Une vision particulière du concert de Mélimélodies à Montfort-sur-Meu le 1er juillet 2016 (3)
Le gag ultime, c’est qu’aujourd’hui, j’ai retenu mon geste.
En effet me suis-je dit après avoir lu l’article de Télérama à propos de Francesca Woodman, qui me garantit que ces photos nulles d’aujourd’hui ne sont pas des images que les gens goûteront demain ? N’existe-t-il pas des expositions de photos ratées, des gens qui ont fait carrière – et j’espère pour eux fortune – avec des affiches déchirées, des négatifs oubliés, des photomatons ?
A vrai dire tout cela me fait bien rire et je me fiche de savoir ce qui est de l’art et ce qui est du cochon.
Une vision particulière du concert de Mélimélodies à Montfort-sur-Meu le 1er juillet 2016 (4)
Les Dépliantes au Festival des Affranchis à La Flèche le 12 juillet 2014
Joe Krapov vidéaste débutant ? Je continue de vous gratifier ce jour de quelques vidéos enregistrées récemment avec mon appareil Canon Ixus HS 255. La qualité sonore n'est pas au top top top mais ça restitue bien l'ambiance. Ici, au Festival des Affranchis, à La Flèche, le 12 juillet 2014, au cours de leur spectacle-vente aux enchères, les Dépliantes interprètent une version très "chaude" de "Mon amant de Saint-Jean" ! Extrait !
Les Ginettes à la Fête des années folles à Trébeurden le 23 août 2014 (1)

Bravo et merci, Mesdames ! Ca me semble toujours très bien qu'on ressorte les chansons de 1880 à 1950 à destination des oreilles d'aujourd'hui. Je ne suis pas le dernier à le faire avec ma voix de fausset et ma guitare à douze cordes pour faire deux fois plus de fausses notes et je me demande bien pourquoi je fais cela puisque, on le verra dans mes billets de la semaine prochaine, je suis un jeune homme bien élevé avec une "love story" pour la musique tout à fait de l'époque "Elle aimait Mozart, Bach et les Beatles" (même si, officiellement, je suis né en 1989) !
Bon, moi ce serait plutôt Vivaldi, mais c'est un détail. Ou alors, et cela reste mystérieux, j'aime Bach et Laverne ?
En tout cas ce récital fut un régal ! Vive la Fête des années folles ! Vivent les années folles qui arrivent ! Vive la fête !
Les Ginettes à la Fête des années folles à Trébeurden le 23 août 2014 (2)
- Pas de visite à Lannion sans un passage à la fort estimable librairie Gwalarn. J'en ai ramené deux bouquins de cuisine soldés : "Le Thon c'est bon" de Philippe Conticini et "Poissons" de Cornelia Adam. Mais j'ai aussi acquis le dernier roman de Patrick Modiano publié en poche chez Folio : "L'Herbe des nuits". Je l'ai lu avec grand plaisir, sachant que ce récit semi-policier, semi nostalgique et complètement modianesque aurait une fin en eau de boudin : je n'ai pas été déçu ! Depuis j'ai entrepris de relire tout Modiano à l'envers.
- N'importe quoi, Joe Krapov ! Tu vas de la dernière page à la première ?
- Non. J'ai juste relu l'avant dernier de ses livres, "L'horizon" qui est pratiquement la même histoire et je vais entamer "Le café de la jeunesse perdue" mais je fais un détour auparavant par "Un pedigree".
- Et alors ?
- Je ne suis pas déçu : c'est bien du Modiano à chaque fois. Pour lecteurs un peu masos ! Donc un régal !






















