BONNE ANNÉE 1985 ! (2)
LA MARCHE DU CHEVAL
La marche du cheval
N'est pas forcément franche
De case noire
En case blanche
Mais, fait notoire
Paradoxal,
Ne passe-t-on pas des nuits blanches
Lorsque notre âme est noire ?
Lorsque tout foire ?
Lorsque tout flanche ?
Henni soit qui mal y pense !

Je ne porte pas dans mon cœur
Ces cités minières du Nord,
Si chaudes au dedans,
Si glacées par dehors,
Auxquelles cependant
Je ressemble pourtant.
Je m'en vais peut-être loin d'elles
Pêcher en eau plus claire
Que celle de ces canaux
Pendus.
Mais j'aurai sans doute,
Au bout de ma ligne,
Un poisson qui demandera
Si je ne suis pas, moi, perdu !
Je ne porte pas dans mon cœur
Ces temps de pluie, de nuit précoce.
Je ne porte rien dans mon cœur :
Il y a, là où je l'ai mis,
Dans le fond d'une vieille poche,
Un trou, par lequel tout s'enfuit
En moi, de moi, par moi.
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Comme une étoile dans la nuit.
Luciole
Qui
Fuit
Dans la nuit
Se paie
Sans doute
Aucun
Ma fiole
Car jamais
Je
Ne
Brillerai
Comme elle luit
Ni ne fuirai
Comme elle fuit
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