J'AI LA MÉMOIRE QUI FLANCHE...
Je ne sais plus pourquoi la ville de La Rochelle est restée chère à mon cœur. Je n'y connais personne, j'y suis juste allé en villégiature quelques jours, il y a pas mal de temps. Je me souviens, à cause des affiches détournées que j'ai photographiées, que c'était pendant la campagne des élections présidentielles de 2017.
Est ce à cause de l'évocation de la Belgique, sur cette photo, que La Rochelle est restée chère à mon cœur ? J'y suis allé aussi au quartier du Gabut, j'ai essayé de retrouver l'esprit de Burano, de cultiver mon goût pour les maisons colorées comme on en trouve à Groix ou à Trentemoult.
La Rochelle c'est aussi Jean-Louis Foulquier et le festival des Francofolies. Dans la série des « Maigret » avec Bruno Cremer, il tient le rôle d'un tenancier de bistrot, le Picratt’ ou le Liberty bar. J'ai oublié.
Je n'ai pas rencontré les 4 sergents de cette ville ni les filles de La Rochelle qui ont armé un bâtiment : "Ah la feuille s'envole, s'envole", les souvenirs aussi. Sauf que j’ai retenu les airs de «M’en revenant de la jolie Rochelle J’ai rencontré trois jeunes demoiselles» et de «A la Rochelle est arrivé roulez jeunes gens roulez ».
Je me souviens d'avoir visité à l’époque une exposition sur le kimono et d'y avoir pris des photos alors que c'était interdit ! On ne me dit les choses qu'après coup, à moi !
Je crois que j'ai pris aussi pas mal de photos avec la couleur jaune qui se détachait sur un fond noir et blanc. Pourquoi donc ai-je fait cela ? Parce qu'en anglais, jaune se dit Yellow ?
Yellow ? Yélo ? Voilà, ça y est ! J'ai retrouvé, ça m'est revenu ! J'ai confondu ! Il ne fallait pas écrire « La Rochelle est restée chère à mon cœur » mais « Quand c'est cher, je porte la main à mon cœur et je repense à La Rochelle !
C'est là en effet, sur mon coeur, que se trouve, dans la poche intérieure de mon blouson, mon portefeuille ! J'en tire alors cet étui blanc et jaune qui contient... ma carte bleue !
N.B. C'était l'étui de la carte de transport qu'on a utilisée en 2017. Cette semaine-là, nous logions dans un mobil-home, dans un camping situé en pleine zone commerciale, au nord de La Rochelle, et on descendait en bus tous les jours visiter le fief de Michel Crépeau (allez savoir pourquoi, par contre, j’ai retenu le nom de ce type !).
Écrit pour le Défi du samedi n° 937
à partir de la première photo