18 avril 2018

Fred Pellerin au festival Mythos au Thabor de Rennes le 13 avril 2018 (3)

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 Quel régal, mais quel régal, d'entendre ce gars-là ! 

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15 avril 2018

A la Fête du livre de Bécherel (Ille-et-Vilaine) le 2 avril 2018 (5)

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La compagnie Keras proposait ses livres vivants. Mais tout livre est vivant !
De Bécherel je n'en ai ramené qu'un, au titre prometteur : "Heureux !". 
C'est le recueil complet des sketches de Fernand Raynaud ! ;-)

Le site de la Compagnie est ici et j'aime bien cette vidéo ! 

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09 avril 2018

L’AMOUR EST UNE BOULE DE LOTO

Lakévio 102 Karin Jurick

C’était époustouflant de le constater mais Aurélien et Bérénice étaient bien une illustration vivante du mot «complémentaire».

On peut en juger ici sur ce tableau où ils sont portraiturés de face par Karin Jurick. Et ce même si le cadrage est particulièrement loupé. Parfois l’opérateur est victime de tremblote.

Il se dégage de ses mains de tortionnaire à elle une impression de drame ancien, de tristesse profonde et l’on ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a passé quelques années, plus jeune, à servir dans une armée révolutionnaire sud-américaine ou à purger une peine dans un pénitencier. Voire les deux.

La peine s’est arrêtée quand elle l’a rencontré. Lui respirait la joie de vivre du chanteur de cha cha cha, la légèreté de l’élégant en mocassins. Il oeuvrait au sein de l’orchestre dans les casinos de la Riviera. Il profitait de la baignade dans la piscine des hôtels à Monaco, Cannes ou Jersey et se mêlait aux magnifiques à la Gatsby en faisant comme s’il était des leurs. Il n’était qu’un parasite de ce monde-là, un musicien dont seul le costume était blanc, mais il eût été aberrant de se pourrir la vie avec des concepts crypto-marxistes de lutte des classes ou de révolution prolétarienne. Surtout quand le fait d’arborer un sourire et de balancer des rythmes cubains rapportait autant.

Lakévio 102 Carpe diem mon lapinIl avait perdu la tête pour elle. Elle avait perdu la tête pour lui. Si l’amour est une boule de loto, ils avaient coché les numéros de la grille ensemble et à l’aveugle. Sans se prendre le chou, ils étaient devenus adeptes du «Carpe diem, mon lapin !» si cher aux statues de l’île de Pâques. Qui vivra verra ! Tant que l’on pourra, on en profitera !

Cela dure depuis trois décennies et ils ne s’en lassent pas. En astrologie, il y a des mystères. Lui est natif d’un signe d’air, elle d’un signe de terre. Est-ce lui qui la rafraîchit de son tourbillon de paroles, est-ce elle qui le retient en lui ôtant l’envie de s’envoler volage ?

Il y a d’autres couples dans lesquels l’eau n’éteint pas le feu et où les flammes n’ont pas pour effet l’évaporation du liquide.

Carpe diem, mon lapin ! Ne faites pas ces yeux en billes de loto : certaines et certains parfois tirent le bon numéro. Oui, c’est vrai, c’est une question de chance.

 
Ecrit pour le jeu n° 102 de Lakévio

d'après cette consigne


 

 

07 avril 2018

ÉCRIRE A RIMBAUD. 15, Hystérique

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

 

"Ecoutez la chanson bien douce…" Paul Verlaine / Léo Ferré

Je ne suis pas le mieux placé pour te parler des hystériques. Quoique…

Le hasard fait que je dois aborder ce thème la semaine et le jour-même où Jacques Higelin disparaît du circuit, nous laissant esseulés avec son âme de poète qui court les rues et le souvenir de ses concerts-marathons dont certains relevaient de la folie douce voire furieuse – j’y assistai quelques fois au siècle dernier -. Je présente donc mes sincères condoléances à Dame Poupoune qui nous a réjoui(e)s ici il y a quelques années. Elle n’a rien à voir avec l’hystérie mais elle était La fan n° 1 du grand Jacques français.

En tant que iatrophobe pratiquant, je ne m’intéresse ni à la classification DSM IV ou 5 ni à la psychiatrie et encore moins à la psychanalyse. Il faut bien que tout le monde vive, y compris les émules du docteur Knock – on heaven’s door ! - qui sont toujours prêts à vous déclarer grands malades du moment que vous avez les moyens  de vous allonger et de les allonger. Mais je ne comprends rien à leur charabia, à leur manie d’épingler les papillons que nous sommes et à rédiger des étiquettes avec des noms abscons pour mettre dessous.

Si «l'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables», comme l’écrit Madame Wikipe, alors nous sommes tous hystériques.

Verlaine qui tenta d’étrangler sa mère pour lui soutirer du pognon et te tira dessus pour que tu ne te tirasses pas l’était quelque peu.

La houle qui assaille les récifs dans le Bateau ivre l’est aussi !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

L'étais-tu, toi ? Il faudrait que je lise cette thèse de Renaud Lejosne-Guigon pour le savoir.

Les jeunes filles qui se pâmaient à la vue des Beatles en concert étaient un bel exemple qui nous fait bien rire aujourd’hui où plus personne ne s’emballe pour la musique devenue gratuite sinon obligatoire. 

Higelin dérange mon plan. Je voulais poser la question « Où donc a disparu l’hystérie ?".  Hier on était Beatles contre Stones, Ricains contre Russkofs, cocos contre fachos, gauchos, trotzkos, socialos et de l’autre côté il y avait "les istes contre les iens » : chiraquiens, sarkozystes, balladuriens, giscardiens, fillonistes…

Maintenant il n’y a plus ni droite ni gauche mais « en même temps »… tout et son contraire, c'est à dire plus rien.

On ne retrouve l’hystérie finalement que dans le domaine du sport. Quel sport pratiquais-tu, cher Arthur, à part le lancer d’anathèmes et de sarcasmes et la marche à béquilles sur ta fin ?

La natation ?

Le judo ?

 Les plus curieux-ses de nos lecteurs-lectrices iront se documenter chez "les Papous dans la tête" qui posaient parfois cette question dans leur émission dominicale !

Moi je n’ai pas le temps. Je suis actuellement un stage d’adaptation au nouveau monde ! C’est vrai, c’est toi qui l’as dit, Arthur : "Il faut être résolument moderne". Je soigne donc mon hystérie en essayant de limiter «mes excès émotionnels incontrôlables». Crois-moi, c’est très dur !

Heureusement il y a « Léo Ferré chante Verlaine et Rimbaud » qui m’aide beaucoup ! Ou pas !

Bon repos à toi – et à moi ! – jusqu’à la prochaine fois !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 501 à partir de cette consigne : Hystérique

24 mars 2018

DOLLY 1925

Est-ce que c’était une bonne idée de prendre un taxi ? se demande Josette. En même temps Pascal était arrivé en retard de son conseil d’administration. Or on avait réservé une loge à l’opéra et les musiciens, cantatrices et ténors ne vous attendent pas pour commencer la représentation.

N’en déplaise à Monsieur Bienvenuë – de l’indulgence, Fulgence ! – un P.D.G. et son épouse n’ont pas à se mêler aux pue-la-sueur dans son métropolitain parisien ! Alors oui, un taxi. Mais ça lui prend la tête à Josette, cette indolence slave, ce flot roulant de jérémiades nostalgiques qu’ils vous déroulent maintenant, les cochers de fiacre moderne !

- A l’opéra, chauffeur ! ordonne Pascal d’un ton détaché.

- Opérrrra ! Trrrrès bien, opérrrra ! Chez nous trrrrès beaux opérrrras aussi ! Borrrris Godounov ! Moussorrrrgsy ! Prrrrince Igorrrr ! Borrrrodine ! Le coq d’orrrr ! RRRRimsky-Korrrrsakov ! Mais ici, Frrrrance, pourrrr pauvrrrre chauffeurrrr de taxi, opérrrra coûterrrr brrrras ! Quoi vous allerrrr voirrrr, ce soirrrr?

- Carmen, de Bizet.

- Trrrrès rrrréussi aussi ! Opérrrra prrrréférrrré Tchaïkovsky ! Jolie dame de pique, Carrrrmen ! Et Don José, trrrrès rrrrigolo ! Parrrrle moi de ma mèrrrreuh ! Quand moi avais château, chez nous, trrrrès sainte RRRRussie, moi rrrrecevoirrrr aussi beautés rrrresplendissantes comme Carrrrmencita ! Tisseuse de Beaurrrregarrrrd, Mapie Maporrrrovna, Lirrrra Pavlovna, Annick de Sainte Beuve ! Iosif ilarrrrionovitch oncle de Célestine de Beaurrrregarrrrd. Chez nous, autrrrrefois, mangerrrr caviarrrr à la louche ! Zakouski, pirrrrojki, vodka, vatrrrrouchka ! Rrrréceptions moi coûterrrr un brrrras ! Mais jamais crrrritiquerrrr nous ! Toujourrrrs arrrristocrrrratie trrrrès classe ! Prrrrince Tiniakovitch tenirrrr jambe à moi ! Coude à coude générrrral Stouf et astrrrronome Arrrrpikov se fendrrrre les côtes ! Mamée de Laville de Poussy prrrrendrrrre son pied danserrrr quadrrrrille bal à nous. Beaucoup arrrrtistes aussi : Marrrryline Dix-huit, Tomtom Krrrrouz, Emma Trrrriochka, Jacou Krrrrokantovitch…Danseuse Gene M. avec ami Amérrrricain « Captain Vegas ». Magicien JCP toujourrrrs tirrrrerrrr verrrrs du nez ! Hélas, tout cela terrrrminé maintenant ! Pauvrrrre de nous ! Malheurrrr tombé dessus ! Nous prrrris jambes à nos cous ! Devoirrrr fuirrrr, laissé tout ça aux rrrrouges ! Epouvantable calamité ! Horrrrrrrribles bolcheviks ! Equipe brrrras cassés ! 

Il 2018 03 12 Le retour du comte krapov

- Il va nous casser les oreilles encore longtemps, ce cosaque ? demande Pascal à Josette.

- Mais nous avoirrrr tête surrrr épaules ! RRRReparrrrtirrrr forrrrce poignet ! Vie nouvelle en Frrrrance pas mal non plus ! Iosif aimerrrr conduirrrre auto RRRRenault dans Parrrris ! Et Marrrrina Bourrrrgeoizovna devenue danseuse légèrrrre Folies-Berrrrgèrrrres ! Jolies amies frrrrançaises ! Gaîtés parrrrisiennes ! Vive la Frrrrance ! Petit bleu ! Place Blanche ! Moulin rrrrouge ! Et dimanche guinguettes Nogent ! Petit vin blanc ! Tonnelle ! Dommage nous pas rrrretrrrrouve ici Marrrrité RRRRoumanoff pourrrr aiderrrr nous quand galèrrrres misèrrrre migrrrration. Coûterrrr brrrras à nous !

Josette a tiqué en entendant les deux derniers noms mentionnés. Ça lui a rappelé son temps d’avant à elle. Se pourrait-il que ce russe blanc, avec son air de titi parisien et sa dégaine de prolétaire lambda soit le fameux comte Krapov chez qui sa copine avait table ouverte quand l’une et l’autre étaient jeunes filles au pair chez la vieille Roumanoff ? Elle se souvient qu’elles lui chouravaient ses invitations pour aller parader dans le grand monde moscovite ! La Roumanoff, rigolaient-elles, on ne lui dit pas tout ! Qu’a-t-elle bien pu devenir, la Marité ? A-t-elle fait son chemin, elle aussi ? Mais elle n’a pas le temps de demander confirmation au chauffeur qui vient d’arrêter son véhicule devant le palais Garnier.

Pascal D. descend et tandis qu’il règle la course en pestant « Dites-donc, ça coûte un bras de prendre le taxi, maintenant, à Paris, espèce de roublard ! On va tous finir manchots empereurs, avec vous ! » elle sort un gros billet de son réticule et, une fois sortie du taxi, le glisse discrètement dans la main de l’ex-comte qui ne comprend rien ni au geste ni à ce qu’elle lui dit :

- C’est votre pourboire ! Je crois que ma jeunesse vous doit beaucoup de fous-rires, monsieur le comte Krapov ! ».

Le couple monte les marches de l’opéra et disparaît à l’intérieur. Pendant ce temps le chauffeur balbutie :

- Toi me connaîtrrrre ? Ca alorrrrs ! Brrrras à moi tomberrrr !


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 19 mars 2018 d'après cette consigne


P.S. 1 Il s'agit du quatrième épisode d'un feuilleton démarré par Célestine et poursuivi par Marité puis moi-même sur le site des Impromptus littérairres. Marité vient de publier le cinquième épisode ici ! Gageons que ça ne s'arrêtera pas là !

P.S. 2 Le titre de cet épisode n° 3 est emprunté à cette chanson de Ricet Barrier et Bernard Lelou :


17 mars 2018

"Ni juge ni soumise"

Merci à Dame Adrienne de nous avoir fait découvrir Anne Gruwez que je surnomme intérieurement "Mary Poppins est de retour". Nous sommes allés voir hier le film "Ni juge ni soumise" au cinéma Arvor et c'est peu de dire que nous avons bien ri..., peut-être jaune à certains moments, et au moins jusqu'avant la dernière confrontation qui est plus "refroidissante".

Je vous livre la bande annonce et aussi un court-métrage de la même farine qui vous donnera une idée de ce juge d'instruction unique en son genre !
 

 



J'ajoute la musique du générique de l'émission "Strip-tease" : 
 les réalisateurs de ce film sont deux membres de la rédaction de ce magazine.

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11 mars 2018

Cultiver la Belgitude chez soi à Rennes le 9 mars 2018

J'ai enfin pu revoir vendredi soir ce film mythique dont j'avais tellement oublié la fin que je croyais m'être endormi avant l'arrivée de celle-ci !. C'est vrai, ce n'est pas un blockbuster plein de scènes d'action et de violence balancées en pleine poire avec une musique percussive du même acabit !

Mais c'est pour moi la quintessence de la Belgique : on a l'impression de se balader dans un tableau de Paul Delvaux ou dans l'univers de René Magritte ! Et pour ce qui est de mon sentiment d'étrangeté et de mystère il est confirmé par la seconde vision de ce film... fantastique ! 

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"Dans la cour" de Pierre Salvadori

J'ai emprunté hier à la bibliothèque des Champs libres le dévédé de ce film porté, entre autres, par Catherine Deneuve et Gustave Kervern. C'est une "comédie dépressive". On a bien aimé. 

C'est surtout moins long que "La menace fantôme", le premier-quatrième des "Star wars" et la musique est moins chiante même si elle ressemble un peu à du Léonard Cohen (sur la seconde, mais j'aime Leonard Cohne). Je ne connaissais pas du tout ce groupe "Magnetic fields" qui a pondu un triple album intitulé "69 love songs" ;-) ! J'adore le son de banjo sur la première !

 

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05 mars 2018

"Saint-Maloter" ! A Saint-Malo le 28 février 2018 (1)

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Tous les lundis je pose à Marina Bourgeoizovna la question rituelle :

- Tu saint-malotes ?

Le verbe saint-maloter signifie chez nous : mettre sa combinaison de longe-côtes dans la voiture, sortir celle-ci, emmener - ou se faire emmener par - d'autres frapadingues non frileuses qui s'en vont à Saint-Malo faire trempette dans la Manche par n'importe quelle température sur la plage du sillon où le vent vous fouette sauvagement.

A côté de ça on ne peut vraiment plus parler de masochisme à propos des ateliers d'écritures ! "C'est que du bonheur !" comme disent nos amis les sportifs.

Et en parlant de sport (?!) je vous donne en mille ce que fait Joe Krapov pendant que Madame saint-malote : il igornataffe !

Le coup de la dame en b3, tu nous le copieras, Igor-Alexandre !
Sinon merci à toi pour tout l'univers de fou(s) que tu nous fais découvrir ! 

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19 février 2018

Choses vues à Rennes le 3 juin 2017 (6)

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Ici a vécu, de 1899 à 1905,  Jean de La Varende, écrivain fort oublié.

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Tu en auras peut-être si tu le demandes plus poliment et si tu arrêtes d'écrire sur les murs !

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Regardé hier soir le dévédé "Bowling", un film de fiction de Marie-Castille Mention Schaar. Cela parle d'une équipe féminine de bowling et de la fermeture contestée de la maternité de Carhaix en 2008. Bien ri de ce genre de répliques :

- Ben dites donc, vous n'êtes pas tendres entre Bretonnes !
- Mais elles, ce ne sont pas des Bretonnes, ce sont des Rennaises !

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