24 septembre 2017

Le clip de l'été 2017

Je n'y peux rien : j'aime écouter ce que fait ce type sans même rien comprendre à ce qu'il raconte ! Son dernier album, "Peace trail" ne cassait pas trois pattes à un canard mais j'aime bien ce morceau-là. Même si, politiquement parlant, on peut se poser la question : On est où, là ? Pour, contre, nulle part ?
 

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Les dévédés de la semaine du 17 au 23 septembre 2016

"The Lunchbox" de Ritesh Batra.

 On a beaucoup aimé. Il ne faut pas que j'oublie de scanner les recettes de cuisine du film avant de rendre le dévédé ! ;-)

 

"Caprice" d'Emmanuel Mouret.

Morts de rire, surtout moi,  hier soir avec "Fernandel cher Rohmer" comme dit Télérama.

 

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19 août 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 4, Sourire

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« C'est moi que je suis la Joconde.
Que de mots vains on m'inonde.
Critiques, artistes abondent
En intarissables facondes. »

 

2017 08 17 mona lisa RimbaudCette semaine on me demande de faire sourire ! Ce n’est pas bien difficile pour moi qui passe désormais ma vie à ne faire que cela ! Je fais sourire et je prête même souvent à rire à taux de z’héros !

Je pourrais bien aller piocher dans mes collages de Jean-Emile Rabatjoie, par exemple. Jean-Emile R. est un avatar de moi-même qui découpe des images dans des vieux magazines et les colle ailleurs, cela pour suivre les traces artistiques et iconoclastes de Jacques Prévert. Je pourrais endosser à nouveau son costume pour concocter d’autres rapprochements improbables et, par exemple, coiffer Mona Lisa avec les chapeaux de la reine d’Angleterre.

Le plus simple à vrai dire serait de recopier ici mon journal de voyage à Charleville-Mézières et de publier un diaporama photographique rassemblant les enseignes et effigies « dédiées à ta gloire » que j’ai pu contempler dans ton Ardenne natale. Mais le sourire serait un peu jaune, peut-être.

 

Je préfère t’annoncer que j’ai bien reçu ton « pitch ». Le pitch, toi qui fus angliciste mais ignores les tics du langage français moderne, c’est le scénario d’un film, c’est la trame d’un récit, le sujet d’une œuvre, le thème d’un poème.

Il est intéressant, ton story-board kaléidoscopique mais je trouve qu’il manque de musique et… qu’il ne prête pas précisément à sourire, même si les notes de bas de page laissent à penser qu’il y a plein de sous-entendus coquins et cultivés là-dessous. Ou pas.

C’est pourquoi je me suis permis de chausser mes gros sabots et d’en réécrire trois. J’ai pitié des Défiant(e)s du samedi qui en ont déjà marre sans doute de cette correspondance idiote entre deux types qui n’ont rien à voir ensemble sinon qu’ils sont un peu, comment dire, chacun dans leur genre, « illuminés ». Je n’en livre donc ici qu’un seul, « Hortense », libre transposition krapovienne du texte intitulé « H » à la page 278 de l’édition en Pocket de tes œuvres complètes.

 

HORTENSE

Ne demande pas la main d’Hortense :
Elle s’occupe à fourrager
Beaucoup plus bas que sa voilette.

N’attends pas d’Hortense
Un doigt d’indulgence :
Il s’applique à la mécanique
Hygiénique et il met
- Ô monstruosité ! –
De la frivolité
Au sein de sa pilosité.

Hortense a des gestes atroces,
Des passions, des actions violentes,
Des manigances érotiques.

A force de frotter
Elle fait tout reluire
D’un beau vernis de mandoline.

Pour la dynamique amoureuse,
Pour ce qui va la rendre heureuse,
Elle paye, depuis l’enfance,
Un tribut de portes ouvertes,
De décorporation salace,
De travaux de mise en lumière
Car elle est reine d’éclairage.
C’est là sa mauvaise habitude.

Et surtout ne paie pas Hortense
D’un rubis sur l’ongle :
Elle rira sous sa pelisse
De ton frisson d’amour novice.

Attends juste qu’elle finisse,
Arthur appuyé au chambranle,
Sa toilette.

Les amateurs de littérature comparée iront lire l’original ici.

Ca les fera peut-être sourire. Ou pas.

Sur ce je repars m’activer une semaine en Normandie. Bon repos à toi, cher poète de mes dix-sept ans !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 468 d'après cette consigne

 

DDS 468 sourire

12 août 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 3, Drôles d'oiseaux

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

 

Mon cher Arthur

« Like a bird on the wire
Like a drunk in a midnight choir
I have tried on my way to be free »

Quand on a une cervelle de piaf, tout se bouscule au portillon !

Posons d’abord que cet extrait de chanson est de Léonard Cohen, un autre poète voyageur qui sema quelques perles de poésie et de musique avant de, récemment, disparaître vers un monde de plus en plus noir. 

170804 265 010

« Des Ardennes au désert », le recueil de tes œuvres chez l’éditeur « Pocket » m’accompagne encore, même ici chez moi où je suis rentré après une autre semaine de marche dans un autre pays de nuages, de semelles et de vent. A croiser tes mots avec des paysages nouveaux, des idées me viennent en nombre. Les quatre moineaux de la photo m’invitent à te parler ce jour de Twitter, le réseau de l’oiseau bleu, et de l’Angleterre où tu es allé traîner tes guêtres avec Verlaine d’abord puis avec Germain Nouveau.

Comment t’expliquer le principe idiot et la vogue paradoxale de Twitter à toi qui as fait dans le « tout ou rien » ? Arthur Rimbaud ? 230 pages de poésie écrites en même pas cinq ans puis le silence total pendant vingt ans après (comme aurait dit Alexandre Dumas). Il paraît que le top du top en notre XXIe siècle pour l’être humain est d’émettre des gazouillis à tous vents. Des messages limités à 140 caractères typographiques. Difficile d’installer un bateau ivre dans ce Port-Racine où tout le monde s’engouffre cependant. 

DDS 467 twitter

 

J’ai moi-même ouvert jadis un compte sur ce « réseau social » où l’on discute, de fait, avec zéro zoziaux ! J’y ai publié des haïkus à la petite semaine. J’ai le sentiment que l’on pourrait faire encore plus court, encore plus ludique avec tes poèmes. En résumant par exemple le premier vers de chacun de ceux-ci par les initiales des mots qui le composent. 

 

J’adore inventer des jeux pour mes blogami(e)s. Ils et elles devineront peut-être ceux-là :

CJDDFI
CEUTDVOCUR
ONEPSQOADSA
JMEALPDMPC
HLTTCLM

Le dernier est un piège : c’est un vers de Baudelaire !

DDS 467 So irresistible

 

Mais cessons de divaguer, fermons les yeux, repensons à l’Angleterre et revenons à la chansonnette du début. Un usage intéressant de Twitter consisterait à y publier des aphorismes anglo-saxons. Je viens justement de lire cet été deux recueils de Jean-Loup Chiflet, « So irresistible ! » et « So incredible ! ». J’en conseille vivement la lecture à qui souhaite se dilater la rate.

Quelques exemples ?  En voici :

L’autre jour j’étais tranquillement chez moi en train d’écouter un disque de Leonard Cohen et quelqu’un a sonné à la porte alors j’ai retiré le revolver de ma bouche. (Vernon Chatman)

Je ne me considère pas comme un pessimiste. Pour moi un pessimiste c’est celui qui attend qu’il pleuve. Moi je suis tout le temps trempé. (Leonard Cohen)

Quand Bob Dylan a chanté pour lui le pape a dit « Je parle pourtant plus de huit langues mais je n’ai rien compris. » (Conan O’Brien)

Le flamand n’est pas vraiment une langue, c’est plutôt une maladie de la gorge. (Mark Twain)

L’hiver anglais se termine en juillet et recommence en août. (George Gordon)

L’Enfer : un chauffeur français, un flic allemand, un cuisinier anglais, un amant suisse, le tout dirigé par des Italiens (John Elliott)


Un qui me fait beaucoup rire aussi ces temps-ci c’est le philosophe Michel Onfray dont on peut entendre les conférences sur le Cosmos chaque après-midi à 16 heures sur France-Culture. En voilà un qui n’entrera jamais, lui non plus, dans le cadre très limité de Twitter ! Entre les 28 minutes qu’il met à répondre à une Québécoise pour lui dire qu’il n’a pas de réponse à sa question et les 23 minutes de bla-bla qui précèdent la réponse "oui" à la demande « Est-ce que vous croyez à l’amour ? », cet homme est dans le hors cadre total ! Mais, sans être un voyou dans ton genre, je pense que c’est ce qu’il faut être et je trouve passionnant et amusant d’écouter ses dissertations.

Voilà, mon cher Arthur, les autres drôles d’oiseaux en compagnie desquels je passe mon été. Désolé de ne pouvoir pas mieux partager avec toi ces gouttes de rosée, ou plutôt ce « vin de vigueur » qui permet de faire front.

Amitiés et bon vent à toi, Arthur, qui as cessé de battre la semelle !

 

DDS 467 moineaux MAP

P.S. Les réponses du petit jeu :

Comme Je Descendais Des Fleuves Impassibles

C’Est Un Trou De Verdure Où Coule Une Rivière

On N’Est Pas Sérieux Quand On A Dix Sept Ans


Je M’En Allais Les Poings Dans Mes Poches Crevées


Homme Libre Toujours Tu Chériras La Mer

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 467 à partir de cette consigne (la photo ci-dessus)

29 juillet 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 1, Tulipes

170715 Nikon B 012

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

«En avant Fanfan la Tulipe
En avant, La Tulipe, en avant !»

Comment puis-je nommer autrement que «Poésie» ce dérèglement de tous mes sens qui va me faire écrire, partant d’une photo de tulipes, sur Gérard Philipe, les Choeurs de l’Armée rouge et le cimetière marin de Sète ?

«Alchimie du verbe » ? Le Défi du samedi, depuis de nombreuses années déjà, nous incite à mélanger les nôtres avec des adjectifs et des noms propres (ou pas), ce sous la houlette d’un chimiste en chef promu depuis peu expert en «éprouvettes» (ou alors c’est moi qui fatigue !).

DDS 465 affiche Fanfan la tulipe

«Yoyotage de la touffe» ou «Alzheimer précoce» ? Peut-être ! Ces résurgences de  «pop culture» qui me taraudent et qui m’occupent te feront, sans doute aucun, une belle jambe à toi qui dors sans l’une et même sans étoiles sous la terre de Charleville.

C’est donc bien l’interprète du «Fanfan la Tulipe» de Christian-Jacque, le sieur Gérard Philipe, que cette photo de tulipes m’évoque en passant par le biais de la chansonnette introductive d’Emile Debraux, pondue en 1819.

J’ai dû voir ce film quand j’étais enfant et cela ne rajeunit personne. La télé était en noir et blanc, le film aussi et la vie en sépia ou, au mieux, en couleurs de Polaroïd. Pour les gens de ma famille ce Gérard Philipe était déjà une icône de la même manière que toi, mon Arthur sans saisons ni châteaux, tu en es une pour moi.

Il y avait à la maison le disque 33 tours du «Petit prince» sur lequel le plus admirable des acteurs prénommés Gérard prêtait sa voix à l’avia-narra-teur tombé en panne dans le désert et à qui Georges Poujouly demandait : «S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ?».

DDS 465 Le Cid

Quelques années plus tard nous l’avons retrouvé en Cid campeador dans le Petit classique Larousse de la classe de 6e ou 5e et son portrait dans ce costume positionnait beaucoup plus haut dans nos esprits, par-dessus la guerre froide et les «Ôte-moi d’un doute », la grandeur de la littérature et du théâtre classiques.

On aurait sans doute pu nous donner encore à voir «Le Rouge et le noir» et «Le Diable au corps» mais entre-temps la musique yéyé, les duels Anquetil-Poulidor, la rivalité Stones-Beatles, Astérix et les héros de«Pilote mâtin quel journal» étaient arrivés et ça nous intéressait aussi. C’est ça, la pop culture : c’est ce qui te détourne de la littérature et de la réflexiture.

Chez nous Gérard Philipe était surtout «un camarade». Un des «copains» de mon grand-père à l’instar d’Aragon, Picasso et Jean Ferrat et de ceux qui ont suivi, comme tu le fis toi-même pendant la Commune de Paris, le rêve d’un Homme résolument moderne voire nouveau. Pour ma part je ne mets pas de majuscule à «homme» et j’ai toujours préféré l’antique !

J’ai bien repensé à cette époque-là l’autre jour en cherchant sur Internet les paroles forcément bretonnes et les accords heureusement simples du premier tube d’Alan Stivell, «Tri Martolod yaouank». C’est que je suis tombé alors sur cette vidéo-ci et je me suis trouvé très heureux de ce partage inattendu de langues, de musiques et de culture populaire entre ces Russes et ces Bretons-là, réunis pour le plus grand plaisir de mon seul et unique neurone. 

 

DDS 465 fanfan

De la même manière ce sont des camarades roumains qui m’ont permis de remettre la main sur cette bande dessinée-là, qui paraissait dans un journal de la même famille d’utopistes, où Gaty et Nortier avaient redonné à Fanfan la Tulipe les traits de Gérard Philipe.

Comme je pense tout à coup à Claude Rich qui vient de disparaître et que j’aimais bien aussi depuis «Je t’aime, je t’aime» d’Alain Resnais, et en me rappelant également une autre icône de ce temps-là, le cosmonaute Youri Gagarine, j’en viens à me demander comment il se fait que certaines personnes ont cette aura si particulière, cette humanité sans fanfaronnade, ce sourire charmant et ce pétillement dans le regard qui nous les rendent si proches de nous et, à jamais, aimables ?

Je suis retourné récemment dans le village où tous ces souvenirs d’enfance avaient, autrefois, statut de réalité ambiante. Comme je m’y adonnais à des travaux de peinture de porte et que dans la pièce à côté un reportage télévisé sur la ville de Sète était diffusé, je me suis interrompu pour aller admirer des images paisibles du cimetière marin de cette cité. Je me suis dit que j’irai un jour saluer l’oncle Georges qui chantait à l’époque de «Fanfan» et de «Lorenzaccio» ses gaudrioles uniques, poétiques et essentielles.

Si je passe un jour à Ramatuelle, j’irai saluer Gérard Philipe. Je déposerai peut-être une tulipe sur sa tombe ? Pas sûr. C’est que je ne suis pas très doué en matière de recueillement mélancolique. A ce propos d’ailleurs, mon cher Arthur, je suis désolé de n’avoir pas fleuri ta demeure dernière. Je ne suis pas du genre à jeter des fleurs aux gens qui sont toujours vivants en moi.

Mais le cœur y est !

DDS 465 gerard-philipe-le-cid-1305Bon vent à toi !

 

P.S. 1 : Réponse supposée d’Arthur :

- Et la tombe de Gina Lollobrigida, Joe Krapov, elle sent la mozzarella ?
- Désolé, Arthur, cette dame est toujours vivante !

P.S. 2 :

Dérèglement de tous les sens ? Dérèglement de tous les sens ? En consultant Wikipédia je découvre un autre lien surprenant entre Arthur Rimbaud et Gérard Philipe : tous les deux sont décédés à l’âge de 37 ans !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 465 d'après cette consigne (la photo de MAP ci-dessous)

DDS 465 MAP - Tulipes de Grand-Bigard avril 2011


03 juillet 2017

Les vidéos à partager du 3 juillet 2017

Musique entendue chez Emma (Allez voir son "bidouillage" artistique sur le Défi du samedi, ça vaut dix) et due, semble-t-il au compositeur préféré de Pedro Almodovar. Je n'ai pas trouvé de quel film il s'agissait. Sur la BO de "Julieta" le titre homonyme ne correspond pas à ce morceau. 

J'ai commenceéà examiner le répertoire d'un groupe de folk défunt dont je connais le violoniste toujours vivant qui aimerait bien s'y remettre.
Il y a là dedans pas mal de musique du Canada dont celle-ci (valse ou mazurka ?) qui est très jolie.



Au cours de ma navigation, M. Youtube m'a recommandé cela. Pour une fois il a bien fait !
Je connaissais la version de ce morceau par Linda Ronstadt et le Nitty Gritty Dirt Band.

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04 juin 2017

De drôles d'oiseaux à la médiathèque de Bréal-sous-Monfort (Ille-et-Vilaine) le 2 juin 2017 (2)

Heureusement ceux-là ne restent pas en permanence dans la médiathèque ! 

Les gars sont tellement Am'nez ziques qu'ils ont oublié de mettre leurs godasses !

 

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31 mai 2017

UN JEU DE CON DU PROFESSEUR KRAPOV

Le samedi 17 juin, si tout va bien, je risque de me retrouver à Tours avec "Am’nez zique et les Biches" pour un concert dans un café associatif. Nous sommes menacés, mais la menace est fort agréable, de devoir partager la scène, en deuxième partie, avec une troupe de théâtre d’impro, «Les Passe-rêves».

Je ne sais pas comment cela va se passer mais j’ai suggéré à Manu de leur envoyer ces thèmes d’improvisation qui correspondent à des chansons de notre répertoire. Saurez-vous deviner de quel titre et de quel chanteur - quelle chanteuse – il s’agit ?

- Le père Ubu et sa femme, la mère Ubu, préparent un coup d'état pour devenir roi et reine de Belgique.

- Au fond de la mer deux hommes grenouilles, une sirène et un gendarme qui veille à la moralité de l'espace-sous marin.

- Monsieur W. va aux putes : ça va lui coûter cher d'aller se balader dans le Bronx !

- Bobby vient proposer à Violette un tour de scooter. Mais Violette n'est pas là et c'est son petit frère Toto qui le reçoit. Quand Violette arrive elle envoie paître Bobby.
Bobby aura-t-il plus de chance avec Irma à qui il propose une séance de cinéma ? Non !

- La plus serviable, la plus fidèle, la plus aimable des femmes est toujours... celle qui est mariée à notre meilleur ami !

- Juchée sur une charrette de foin, une jeune et jolie paysanne propose la botte à cinq chômeurs. Un coup fumant !

- 1945 : l'arrivée du jazz contrarie l'accordéoniste du coin de la rue qui jouait des javas et faisait danser les filles.

- Quand on est amoureux on devient un nain masochiste. Un ver de terre devant une étoile ! Pas vrai, mec ?

- Les aventure d'une olive sur la table de l'apéro

- Le marin Jean-François débarque de campagne. La plus belle servante l'emmène dans sa soupente

- La mort du capitaine Haddock

- Les canards et les poules ne sont ni des aigles ni des albatros

- Tous mes copains font du bateau

- Jojo tombe amoureux de toutes les femmes qui passent dans son champ visuel

- C'est la décroissance (ou la vieillesse) qui nous menace ! Bientôt plus d'autos ! Plus de motos ! Des vélos ! Le métro ! La marche à pied ! Le déambulateur ?

- Le danseur de tango argentin fait une scène de jalousie à sa concubine cubaine

- Mademoiselle Jeanne, dites-nous comment séduire Gaston Lagaffe en trois étapes

- Que serais-je sans toi ? Sans tes cheveux ? Sans tes seins ? Sans tes hanches ? Sans... Hého ! Ca va pas non ?

- Concours de vantardise chez des travailleurs antillais

- Dans un bistrot, un type dans la débine, pratiquement ivre mort écoute les discours réconfortants de... la pendule !

- Appels téléphoniques dans la nuit. Personne ne décroche ?

- Où donc a disparu la chanteuse baba-cool qui m'avait enjôlé quand j'avais dix-sept ans ? Que faisait-elle dix ans plus tard avec ce joueur de banjo ? Maintenant que je l'ai retrouvée sur Facebook et que j'ai 70 ans, puis-je l'inviter à un thé dansant et plus si affinités ?

- La concurrence entre le marchand de beurre et la marchande d'épinards connaît enfin le mot fin : ils se marient samedi et fusionnent leurs deux enseignes.

- Georges Brassens arrive au Paradis

- Stanley Kubrick tourne "Lolita chez les intermittents du spectacle"

- Les filles de joie ont bien de la peine

- Le conseil de révision : vous allez être mobilisé dans l'armée pour un an ! Mais d'abord, faites la queue comme tout le monde, bordel !

SOLUTION :
Ubu / Dick Annegarn
La Java des hommes-grenouilles / Ricet Barrier
Monsieur William / Les Frères Jacques
Eh Toto / Boby Lapointe
La Femme d’Hector / Georges Brassens
La Fille du coupeur de joints / Hubert-Félix Thiefaine
Le Jazz et la java / Claude Nougaro
Je me suis fait tout petit / Georges Brassens
Julie la petite olive / Les Wriggles
La Marine / Georges Brassens
Oncle Archibald / Georges Brassens
Les Oiseaux de passage / Georges Brassens
Les Copains d’abord / Georges Brassens
Les Passantes / Georges Brassens
Pour me rendre à mon bureau / Georges Brassens
Qui sait ? / Henri Salvador
La Recette de l’amour fou / Serge Gainsbourg
Rien à jeter / Georges Brassens
T’as pas tout dit / Boby Lapointe
Ta Katie t’a quitté / Boby Lapointe
Le Téléfon / Nino Ferrer
Le Tourbillon de la vie / Jeanne Moreau
Débit de l’eau, débit de lait / Charles Trénet
A Brassens / Font et Val
La princesse et le croquenotes / Georges Brassens
La Complainte des filles de joie / Georges Brassens
Au suivant / Jacques Brel

Je ne résiste pas au plaisir de réécouter celle-ci :
 


Font et Val A Brassens par Antipathes

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25 mai 2017

La chorale Héloïse en concert à Rennes-Cleunay le 16 mai 2017

Finalement, ce que m'a fait remarquer Marina B. s'avère exact : le mec à la douze cordes et à la cravate de joueur d'échecs, il bouge tout le temps quand il chante ! C'est d'un drôle !

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23 mai 2017

OUI, MAIS QUE FUMENT LES CRAPAUDS POUR S’ECLATER À CE POINT-LÀ ?

1

La nuit est limpide,
L´étang est sans ride
Dans le ciel splendide
Luit la Lune d´or.

Orme, chêne ou tremble
Nul arbre ne tremble
Au loin le bois semble
Un géant qui dort.

Chien ni loup ne quitte
Sa niche ou son gîte
Aucun bruit n´agite
La terre au repos.

Alors sortant l’herbe
S’apprêtant, superbes,
Aux magies du verbe,
Fument les crapauds.

2
Fourmillant d’idées
Guitares accordées
Les Bufonidae
Entament leur chant.

Ca coasse et ça piaille
Ca rit et ça braille
Mais fumer d’la paille
Ne rend pas méchant

Vers des terres creuses
Des contrées heureuses
Près de Bételgeuse
Ils s’en vont planer

Chacun outrepasse
Sa condition basse
Qu’une les embrasse
Ils sont transformés !

3
Finie la galère
Dans les fondrières !
Demeure princière
Grand bal cette nuit !

Lumières sur la boule !
Clignements d’ampoules
Champagne qui soûle
Et tout resplendit !

Racontant salades,
Faisant des gambades
Au pied de l’estrade
Ils s’en vont danser.

Un peu à la masse
Chacun se surpasse
Et passe et repasse
Devant le buffet

4
Si je ne me trompe
L’effet qui s’estompe
Fait que s’interrompent
Les festivités

Tous les mots s’emmêlent !
Fin des ritournelles !
Revient, de plus belle,
La lucidité.

Le jour qui se lève
Efface les rêves
D’une nouvelle Eve
On retourne au turf

Le lot de l’anoure
Sauf si je me goure
Est bien qu’il accoure
Plancher sur le surf ?


5
Sur le nénuphar-e
Sa journée démarre
Il a le pétard-e
Quelque peu mouillé

Tous ces ovocytes
Qui quittent le gîte
C’est vrai ça l’excite
De jouer au pompier

Car enfin le drôle
Un peu croquignole
S’il tient bien son rôle,
S’il conjugue aimer,

Ce soir sa maîtresse
Lui dira - largesse -
«Repos mon Ernesse,
Vous pouvez fumer ! »

Moralité :

La fumette occasionnelle
Rend barjot plus d’un :
Le devoir l’appelle
Et le crapaud vient ! *

*Ce dernier calembour est emprunté à Vegas-sur-Sarthe.

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 22 mai 2017 à partir de cette consigne :

"fumer comme un crapaud"