20 juin 2018

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 39, Arguments en nombre pour message chiffré

171226 265 017- C’est entendu : l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard !

- Le héros principal est fagoté comme l’as de pique !

- Les autres, ceux de la Cour, les chevaliers toujours mis sur leur trente-et-un, sont quand même de sacrés dégonflés !

- C’est vrai quoi ! L’éternel retour de la Bête du Gévaudan, un seul petit dragon à éliminer ce n’est quand même pas la mer à boire ni les douze travaux d’Hercule à réaliser !

- C’est pas difficile de se mettre en quatre, surtout si on est les trois mousquetaires.

- Il faut croire que la princesse mise en gage n’est pas aussi attirante que Blanche-Neige et les sept mains baladeuses !

- En même temps tout le monde ne peut pas être la huitième merveille du monde !

- Bref, si on reprend au début, ce dragon, à lui tout seul c’est les sept plaies de l’Egypte…

- … Sauf que ça se passe en Irak !

- Bad gag à Bagdad ! Le bestiau arrive au volant de son erreur 404 et se met à bouloter tous les moutons des pécores…

- … y compris ceux qui ont cinq pattes…

- … sans même réclamer un coup de fil-en-six pour faire passer la laine et se rafraîchir la sienne, d’haleine, qu’on dit être de cordonnier.

- Le délégué syndical de la FNSEA monte quatre à quatre les marches de l’escalier pour un cinq à sept sans rien d’érotique : il a juste obtenu une audience royale en fin de journée. Sa Majesté…

- Quinze !

- Quinze ? Pourquoi tu dis « quinze » ?

- C’est un barbu. C’est un roi barbu qui s’avance.

- Sa Majesté convoque François, Claude, Mick, Annie, Dagobert…

- …le fameux Club des cinq…

- … le clan des sept, les six compagnons, les quatre filles du docteur Marsh, les sept mercenaires, les sept samouraïs, les cent un dalmatiens et les trois jeunes tambours.

- Tout le monde est aux quatre cents coups mais personne ne veut y aller !

- Ils les ont tous à zéro ! Ca chocotte terrible !

- Mais où est donc passée la septième compagnie des archers du Roy qui avançaient trois par trois ?

- Heureusement il y a le Minitel ! 36 15 code je ne suis pas un zéro !

- Et revoici Georgius sanctissimus, le n° 1 au top 50 des chasseurs de prime.

- Et dans cette version-ci, ni armes ni violence car Saint-Georges est vegan, polyglotte et roué…

- … il affronte le dragon dans une épreuve de sudoku niveau 9 !

- « Si je termine mon sudoku le premier tu dégages le tien au Nord ! »

- « C’est où t’est-ce que ? » demande le dragon qui a été scout dans sa jeunesse et a donc beaucoup de mal à s’orienter.

- « C’est le plus septentrional des quatre points cardinaux. »

- « Ah d’accord, je vois ! Là où il y a la statue des six bourgeois de Calais. Et si c’est toi qui perds ? »

- « Si je perds je te refile toutes mes actions du CAC 40 et je rentre chez moi regarder la fin de « Six feets under », chanter « Five foot two » sur mon ukulélé rose, relire « L’assassin habite au 21, » « Un dans trois » et « Le dernier des six », des polars de Stanislas-André Steeman ou « Trois hommes dans un bateau » de Jérome K. Jerome. Je peux aussi regarder « Huit et demi » de Fellini. Ca fait des années que j’ai le dévédé et je ne l’ai toujours pas visionné. Y’a même « les 39 marches » d’Alfred Hitchcok d’après un roman de John Buchan. »

171226 265 018- Bien sûr, c’est Saint-Georges qui gagne. Il remplit sa grille en cinq secs.

- Quand je te disais que l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard !

- Normal. On n’a jamais vu un dragon capable, avec ses grosses griffes, de reporter des chiffres dans les cases des sudokus d’Ouest-France dimanche. Elles sont tellement minuscules que moi, déjà, je n’y arrive pas ! T’imagines le bestiau !

- Alors on fait quoi ? On arrête cette déclinaison ?

- 99 dragons, c’est comme la princesse qui n’est pas aussi belle que la Shéhérazade des mille et une nuits : on ne va pas y passer 107 ans, non plus !

- « 107 ans sur le pot, la vie d’un constipé », comme on disait chez moi quand tu restais trop longtemps à lire Télérama aux toilettes !

- Y’ a que là que ce journal est lisible, en même temps. Donc on arrête à 39 ?

- Oui. « 39 dragons : exercices de style ».

- C’est nul comme titre, non ?

- Oui, c’est nul. 99 sonne mieux. Bon alors OK on continue. On dit un par semaine, les nuits d’insomnie comme aujourd’hui.

- C’est reparti comme en quarante, mon colonel !

- Alors bons baisers de Russie et bonne fin de nuit, 007 !

Ecrit hors ateliers le 3 janvier 2018

N.B. Les deux photos ont été prises à Nantes le 26 décembre 2017

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11 juin 2018

LE GENRE DE GARS AVEC LESQUELS IL FAUT COMPOSER, PARFOIS, J’TE JURE !

Lakévio 111 Harold Harvey - Lettre à Elise

Ma chère Elise

J’ai tellement tapé comme un sourd sur mon piano toute cette journée que je n’ai plus aucune énergie pour ce qui est de te proposer la bagatelle.

Elle est en la mineur, elle n’a pas de numéro d’opus et c’est la 59e de mes œuvres sans numéro. Woo ! Il y a de quoi perdre le Nord, n’est-il pas, si les œuvres sans numéro en ont quand même un !

J’aurais bien aimé que tu la lises, que tu la déchiffres, la joues, l’apprécies et que tu m’offres en remerciement une bise.

Mais le début pour toi n’est pas assez balèze aussi vais-je l’offrir à Thérèse.

Je ne pense pas que l’Histoire retiendra cette oeuvrette !

Ludwig Van B., peintre naïf.
 



Ecrit pour le jeu de Lakévio n° 111 à partir de cette consigne.

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09 juin 2018

TÊTE DE SÉRIE MYSTÉRIEUSEMENT ÉLIMINÉE A MELBOURNE !

A quatre pattes sur la moquette, je m’étais mis en quête de ma paire de chaussettes.

Houla le mal de tête ! Quelle tempête sur le faîte de mon crâne ! Mes aïeux, quelle casquette ! Tout tournoie ! Faut que j’arrête la piquette ! Pourtant je n’avais rien bu la veille. Juste un peu d’anisette. Et aussi plus bas, quel besoin de balles neuves, quelque part !

Quand je soulevai la couette tombée dans nos ébats de cette nuit de fête, je trouvai ma conquête dans une posture fort peu coquette. Sûr qu’elle avait une drôle de binette, toute violacée sur la moquette, étranglée qu’elle était avec les cordes d’une raquette. Finies les galipettes, ma minette !

Pas de doute, comme disait le maître de requêtes Samuel Beckett, il allait bien falloir que j’échappe à l’enquête.

Et tant pis si j’étais le principal suspect.

Ah non : y avait aussi cet aviateur français, Roland Garros, à qui Phryne balançait sans cesse «Roland, arrête, t’es bête ! ».

Et l’écrivain également, un nommé Dashiell Hammett, qui ne m’avait pas semblé très honnête quand il jouait à la roulette.

Tout partait en sucette ! Mauvaise pêche ! En levant Miss Fisher, cette drôle de midinette, j’avais fait une boulette et perdu le premier set !

Je remis mes baskets, ma liquette, ajustai le toutime et je pris la poudre d’escampette. Par la sortie de service, bien entendu ! Pas question que je tombe dans les filets du brigadier Collins et de l’inspecteur Robinson, ces enquêteurs à la noah !
 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 510 d'après cette consigne : Quête

N.B. : Si vous aimez ce genre de jazz, vous pouvez écouter la B.O. de ce feuilleton ici.
Autre chose : l'interprète de Miss Fisher s'appelle Essie Davis. ca vous la coupe non ?

08 juin 2018

La première balade à Münich (Allemagne) le 1er mai 2018 (1)

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Peut-on faire des fautes d'orthographe dans la transcription des noms propres ?
Oui, et je vous en fais la preuve : j'écris Münich avec l'umlaut allemand (le tréma) sur le u alors que je ne devrais pas.
Mais faire ce qu'on ne doit pas, si c'est en liberté et sans souci de nuire à autrui, quel plaisir !

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En publiant ces vingts photos j'ai écouté, "en peau de caste", ce concert 
Trintignant, Mille, Piazzolla retransmis sur France-Culture.

C'est dans la série "Arrête, Jean-Louis, tu me déprimes" mais c'est magnifique !

Je l'ai même retrouvé en vidéo et je suis épaté de voir qu'il ne s'agit pas d'une lecture mais d'une récitation grandiose.

Mention spéciale aux textes d'Allain Leprest dont "Le Mime" et à la "Marche à l'amour" finale de Gaston Piron.

Mais bon sang, qu'est-ce que ça peut être
"Arrête, tu me déprimes" ce choix de poèmes !

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12 mai 2018

VERS DE MIRLITEUTON

180504 Nikon 105

J’viendrais bien faire le mirlifore
Mirlitontaine, mirlitonton,
Avec mes vers de mirliton
Pour chanter la faune et la flore
Et les charm’s du pays teuton !

Je ne ferais pas de manières
Pour vous jouer un ou deux airs
Avec mon petit mirliton
Et vous dire’ comment,
sans façons, 
Je me suis prom’né en Bavière.

 

Mais au kazoo vous l’sauriez pas
De cet instrument de carton
Ne sort pas le son de la voix,
Juste un bruit de vol du bourdon !
Pour s’exprimer, c’ n’est pas coton !

Et pour vos oreilles c’est rosse :
Le son est un poil casse-couilles !
Cet instrument est pour les gosses !
C’est la cinquième Ruhr du carrosse,
Ca n’vaut pas La Mirlitantouille !

 

180504 Nikon 052

Alors du coup je passe la main !
Alors du coup je passe le Main !
Tant pis ! Ce sera sans musique
Que je commencerai demain
Le récit quasi mirifique

De mon voyage magnifique
De Marktheidenfeld à Munich
Via le château de Nymphenburg
Et l’alte Brücke de Würzburg
Où l’on boit du vin en public.


 

180504 Nikon 037 B

Finalement ça vaut mieux pour vous !
Quand je turlute dans mon kazoo
Tous les mirlitaires tombent à terre
En criant « Dieu, épargnez-nous !
Ce Breton est un vrai calvaire !».

Aussi pour que grand bien vous fasse
Je passe mon tour, je laisse ma place
A ces chanteuses sympathiques
De la Kantorei germanique
Devant qui, humblement, j’m’efface !
 



N.B. Les tableaux ont été photographiés à la Neue Pinakothek de Münich.



Ecrit pour le Défi du samedi n° 506 à partir de cette consigne : mirliton


28 avril 2018

À QUOI RECONNAÎT-ON QUE TU ES RESTÉ JEUNE D’ESPRIT ?

A quoi reconnaît-on que tu es resté jeune d’esprit ?

L’assurance des profs de fac te sidère toujours. Elle te rappelle la pensée de Michel Audiard : « Les cons osent tout. C’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnaît ».

Une bonne pièce de théâtre t’emmène au paradis. Un conteur génial te plonge dans les racines de l’humanité et tu t’en trouves bien. 

Tu rigoles comme un bossu d’avoir réussi cette farce : on a accepté ta proposition de faire une conférence sur les inventeurs farceurs et tu vas la faire à l’Espace Ouest-France en janvier 2019. Joe Krapov conférencier chez François-Régis Hutin, faut le faire, quand même !

Tu refuses de regarder des films et des séries étranger.e.s autrement qu’en version originale sous-titrée. Cet attachement viscéral au ciné-club façon Claude-Jean Philippe est cependant plein d’ambiguïté : se souvenir de Claude-Jean Philippe c’est quand même être un peu ieuv sur les bords.

Tu es capable de regarder des séries nulles (Capitaine Marleau) uniquement parce que le personnage principal est un « anti-héros ».

Les vieux cons butés qui ont quarante ans et du pouvoir t’insupportent.

Découvrir des variantes foldingues du jeu d’échecs sur Lichess.com te met en joie. Citons la course des rois, la partie qui démarre avec une position aléatoire des pièces autres que les pions, le fait de pouvoir reposer n’importe où dans le jeu une pièce déjà capturée…

Tu as un peu honte d’appartenir à une chorale qui chante « Boire un petit coup c’est agréable » ou « Chevaliers de la table ronde ».

Tu te (re) prends d’affection pour les BD de Régis Franc et tu cours après les adaptations théâtrales du Zaï Zaï Zaï de Fabcaro.


Pondu à l'atelier d'écriture de Villejean le 24 avril 2018 

d'après cette consigne :


A quoi reconnaît-on que tu es resté jeune d’esprit ?

18 avril 2018

Fred Pellerin au festival Mythos au Thabor de Rennes le 13 avril 2018 (3)

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 Quel régal, mais quel régal, d'entendre ce gars-là ! 

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15 avril 2018

A la Fête du livre de Bécherel (Ille-et-Vilaine) le 2 avril 2018 (5)

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La compagnie Keras proposait ses livres vivants. Mais tout livre est vivant !
De Bécherel je n'en ai ramené qu'un, au titre prometteur : "Heureux !". 
C'est le recueil complet des sketches de Fernand Raynaud ! ;-)

Le site de la Compagnie est ici et j'aime bien cette vidéo ! 

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09 avril 2018

L’AMOUR EST UNE BOULE DE LOTO

Lakévio 102 Karin Jurick

C’était époustouflant de le constater mais Aurélien et Bérénice étaient bien une illustration vivante du mot «complémentaire».

On peut en juger ici sur ce tableau où ils sont portraiturés de face par Karin Jurick. Et ce même si le cadrage est particulièrement loupé. Parfois l’opérateur est victime de tremblote.

Il se dégage de ses mains de tortionnaire à elle une impression de drame ancien, de tristesse profonde et l’on ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a passé quelques années, plus jeune, à servir dans une armée révolutionnaire sud-américaine ou à purger une peine dans un pénitencier. Voire les deux.

La peine s’est arrêtée quand elle l’a rencontré. Lui respirait la joie de vivre du chanteur de cha cha cha, la légèreté de l’élégant en mocassins. Il oeuvrait au sein de l’orchestre dans les casinos de la Riviera. Il profitait de la baignade dans la piscine des hôtels à Monaco, Cannes ou Jersey et se mêlait aux magnifiques à la Gatsby en faisant comme s’il était des leurs. Il n’était qu’un parasite de ce monde-là, un musicien dont seul le costume était blanc, mais il eût été aberrant de se pourrir la vie avec des concepts crypto-marxistes de lutte des classes ou de révolution prolétarienne. Surtout quand le fait d’arborer un sourire et de balancer des rythmes cubains rapportait autant.

Lakévio 102 Carpe diem mon lapinIl avait perdu la tête pour elle. Elle avait perdu la tête pour lui. Si l’amour est une boule de loto, ils avaient coché les numéros de la grille ensemble et à l’aveugle. Sans se prendre le chou, ils étaient devenus adeptes du «Carpe diem, mon lapin !» si cher aux statues de l’île de Pâques. Qui vivra verra ! Tant que l’on pourra, on en profitera !

Cela dure depuis trois décennies et ils ne s’en lassent pas. En astrologie, il y a des mystères. Lui est natif d’un signe d’air, elle d’un signe de terre. Est-ce lui qui la rafraîchit de son tourbillon de paroles, est-ce elle qui le retient en lui ôtant l’envie de s’envoler volage ?

Il y a d’autres couples dans lesquels l’eau n’éteint pas le feu et où les flammes n’ont pas pour effet l’évaporation du liquide.

Carpe diem, mon lapin ! Ne faites pas ces yeux en billes de loto : certaines et certains parfois tirent le bon numéro. Oui, c’est vrai, c’est une question de chance.

 
Ecrit pour le jeu n° 102 de Lakévio

d'après cette consigne


 

 

07 avril 2018

ÉCRIRE A RIMBAUD. 15, Hystérique

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

 

"Ecoutez la chanson bien douce…" Paul Verlaine / Léo Ferré

Je ne suis pas le mieux placé pour te parler des hystériques. Quoique…

Le hasard fait que je dois aborder ce thème la semaine et le jour-même où Jacques Higelin disparaît du circuit, nous laissant esseulés avec son âme de poète qui court les rues et le souvenir de ses concerts-marathons dont certains relevaient de la folie douce voire furieuse – j’y assistai quelques fois au siècle dernier -. Je présente donc mes sincères condoléances à Dame Poupoune qui nous a réjoui(e)s ici il y a quelques années. Elle n’a rien à voir avec l’hystérie mais elle était La fan n° 1 du grand Jacques français.

En tant que iatrophobe pratiquant, je ne m’intéresse ni à la classification DSM IV ou 5 ni à la psychiatrie et encore moins à la psychanalyse. Il faut bien que tout le monde vive, y compris les émules du docteur Knock – on heaven’s door ! - qui sont toujours prêts à vous déclarer grands malades du moment que vous avez les moyens  de vous allonger et de les allonger. Mais je ne comprends rien à leur charabia, à leur manie d’épingler les papillons que nous sommes et à rédiger des étiquettes avec des noms abscons pour mettre dessous.

Si «l'hystérie décrit un ou plusieurs excès émotionnels incontrôlables», comme l’écrit Madame Wikipe, alors nous sommes tous hystériques.

Verlaine qui tenta d’étrangler sa mère pour lui soutirer du pognon et te tira dessus pour que tu ne te tirasses pas l’était quelque peu.

La houle qui assaille les récifs dans le Bateau ivre l’est aussi !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

L'étais-tu, toi ? Il faudrait que je lise cette thèse de Renaud Lejosne-Guigon pour le savoir.

Les jeunes filles qui se pâmaient à la vue des Beatles en concert étaient un bel exemple qui nous fait bien rire aujourd’hui où plus personne ne s’emballe pour la musique devenue gratuite sinon obligatoire. 

Higelin dérange mon plan. Je voulais poser la question « Où donc a disparu l’hystérie ?".  Hier on était Beatles contre Stones, Ricains contre Russkofs, cocos contre fachos, gauchos, trotzkos, socialos et de l’autre côté il y avait "les istes contre les iens » : chiraquiens, sarkozystes, balladuriens, giscardiens, fillonistes…

Maintenant il n’y a plus ni droite ni gauche mais « en même temps »… tout et son contraire, c'est à dire plus rien.

On ne retrouve l’hystérie finalement que dans le domaine du sport. Quel sport pratiquais-tu, cher Arthur, à part le lancer d’anathèmes et de sarcasmes et la marche à béquilles sur ta fin ?

La natation ?

Le judo ?

 Les plus curieux-ses de nos lecteurs-lectrices iront se documenter chez "les Papous dans la tête" qui posaient parfois cette question dans leur émission dominicale !

Moi je n’ai pas le temps. Je suis actuellement un stage d’adaptation au nouveau monde ! C’est vrai, c’est toi qui l’as dit, Arthur : "Il faut être résolument moderne". Je soigne donc mon hystérie en essayant de limiter «mes excès émotionnels incontrôlables». Crois-moi, c’est très dur !

Heureusement il y a « Léo Ferré chante Verlaine et Rimbaud » qui m’aide beaucoup ! Ou pas !

Bon repos à toi – et à moi ! – jusqu’à la prochaine fois !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 501 à partir de cette consigne : Hystérique