12 janvier 2019

"When i'm sixty four" des Beatles

Pour me faire pardonner cette version iconoclaste (mais on ne châtie bien que ceux qu'on aime bien) je nous remets ci-dessous la version originale. Je l'accompagne d'une version amusante par l'Apollo club : bon nombre de ces messieurs me semblent avaoir passé l'âge de 64 ans et ne plus avoir beaucoup de cheveux à perdre ! ;-) Et je fais suivre par deux petites dames, les MonaLisa twins,  auxquelles je tire mon chapeau et à qui je vais piquer les accords de la version avec capodatsre à la cinquième ! 

 

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10 janvier 2019

LES INVENTEURS FARCEURS. 7, Boris Vian

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Nous terminons avec Boris Vian l’évocation de ces personnalités douées pour les sciences comme pour les arts. 

 Boris+VIAN+écrivain+français,+poète,+parolier,+chanteur,+critique+et+musicien+de+jazz+(trompettiste),

 Vian Carte-AFNOR

 

 

Sa carte de visite en dit long sur l’activité déployée lors de sa courte existence (il est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 39 ans).

 

 

Sorti ingénieur de l’Ecole centrale il travaille à l’AFNOR où il s’ennuie beaucoup et se tourne vers une carrière littéraire et musicale.

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 Avant cela, il dépose un brevet pour une invention qui ne sera jamais appliquée : celle d'un procédé d'éclusage des canaux, consistant à « arrêter le canal à 10 kms de son aboutissement et à transporter le navire au-delà sur chariot et rails ». Cette invention fait l’objet d’un communiqué détaillé le 2 janvier 1942.

 

 Il envisage aussi un tracé du grand canal des Deux-Mers (le canal du Midi relié à celui de la Garonne) chanté par Charles Cros, et qui devrait selon Vian « nous délivrer de la terrible sujétion d’Albion sur Gibraltar».

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Le 18 décembre 1953 il dépose à l'INPI une demande de brevet pour l'invention d'une roue élastique, brevet qu'il obtient le 21 juin 1955 et qui sera utilisé dans les années 60 pour le tramway de Saint-Etienne.

Mais la plus célèbre de ses inventions est le pianocktail, évoqué dans son roman « L’écume des jours ». Voici le passage en question :

 

– Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianocktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
– Il marche ? demanda Chick.
– Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
– Quel est ton principe ? demanda Chick.
– A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde la quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
– C’est compliqué, dit Chick.
– Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
– C’est merveilleux ! dit Chick.
– Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
– Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
- Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le réglerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

 

pianocktail (1)

Pianocktail

 

 Ce pianocktail a depuis été réalisé. On peut le voir fonctionner dans la vidéo ci-contre. Si vous êtes pressé.e. et n'aimez pas trop le blabla télévisuel, visionnez le passage entre les minutes 2 à 4, ça vous donnera une idée de la chose.

 

 

Nous terminerons cette conférence en chanson avec la "Java des bombes atomiques" illustrée par Plonk et Replonk...

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... et interprétée ici par Serge Reggiani

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31 décembre 2018

"Cells" à la Fête des lumières de Lyon le 9 décembre 2018 (4)

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La Vidéo de France 3 Auvergne-Rhône-Alpes :

Celle de Yann Caradec :

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30 décembre 2018

"Monsieur", un film indien de Rohena Gera

Pour liquider leur abonnement au cinéma l'Arvor, les Krapov sont allés voir "Monsieur", un film indien de Rohena Gera. Ce film leur a fait le même effet que le plus renommé "The Lunchbox". De voir ces femmes qui font de la bonne cuisine pendant une bonne moitié du film, ça leur a surtout donné... faim !
 

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27 décembre 2018

"Tout de suite maintenant" un film de Pascal Bonitzer

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Les Krapov ont emprunté ce dévédé dans une de leurs bibliothèques et ils ont bien aimé ce film. Même si chacun des acteurs est employé dans un registre d'"autocaricature". La palme à Jean-Pierre Bacri, plus bougon de chez bougon que jamais.

L'affiche réalisée par Floch s'inspire de la scène de la plage tournée à Ostende. Les connaisseur.se.s apprécieront la ressemblance (ou pas) !

Un avis un peu "dévoilant" sur le film ? Ici

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23 décembre 2018

Abyss à la Fête des lumières à Lyon le 8 décembres 2018 (3)

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Merci à Caroline Bernard et surtout à Alban Guerry-Suire pour cette vidéo :

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21 décembre 2018

Dans le vieux Lyon (Rhône) le 7 décembre 2018 (6)

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Et puis il y a Frida qui est belle comme un soleil et qui m'aime pareil ? 

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17 décembre 2018

MOI AUSSI ON M'AZNAVOURA AUX GÉMONIES

De la cave qui se rebiffe
Au grenier qui se déballonne
Tout va mal dans cette maison !

181207 Nikon 073

Sans conversa-certa-tion, 
Sans concilia-vesti-bule,
Plus moyen de tenir salon !

Où est donc le bonheur-du-jour
Où nous rangions tout notre amour
Et nos recettes de cuisine ?

Il n’y a plus grand monde au balcon,
La chambre n’est plus horizon,
Autour de nous le monde gronde,

L’huissier chinois frappe à la porte !
Tu t’laisses aller, tu t’laisses aller !
Marianne, j’te l’dis, tu t’laisses aller !



Ecrit pour les Impromptus littéraires du 10 décembre 2018 d'après cette consigne

02 décembre 2018

A PART PEUT-ÊTRE… AU MUSÉE DES HORREURS ?

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Le regard a quelque chose de dur, déjà. Elle fera de la route, cette môme ! Elle est du genre à régenter son entourage, à tout réformer, à œuvrer en douceur et cependant en y mettant toute la fermeté voulue.

On ne la détournera pas comme cela de son but. Elle a du caractère, elle est tenace, peut même se montrer résolument féroce quand elle va au charbon.

Le trône sur lequel elle a posé ses fesses semble trop grand pour elle certes ou alors prévu pour une autre. Attendez quelques années et vous verrez que ça ne va pas durer : elle prendra de l’ampleur et comprendra que la royauté, ce n’est que du folklore, juste une couronne ou des chapeaux sur la tête et du tralala pour la presse people. Le monde se gouverne par l’argent, les réseaux et le carnet d’adresses.

Côté bagatelle ce ne sera pas ça par contre. Sur cette œuvre elle évoque déjà le fameux « Ferme les yeux et pense à l’Angleterre !».

Ce côté brut de décoffrage avec malgré tout un sens de l’honneur, de l’ordre, du haut rang, ce goût pour la sueur et les larmes nous évoque forcément la colonne Nelson et l’autre fumeur à gros ventre abhorrant le sport !

On s’approche du cartouche et on constate qu’on a vu juste. On l’a reconnue, la dame de fer ! Ce tableau représente en effet Margaret Thatcher enfant. Désolé, camarade Renaud ! 

Ecrit pour le jeu de Lakévio n° 132 d'après cette consigne

 

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19 novembre 2018

DENEZ, LE CHANT MAGNÉTIQUE

Ce dimanche après-midi, nous descendons à pied jusqu'au cinéma l'Arvor, rue d'Antrain. J'ai vu qu'on y jouait, à 18 h 15, un documentaire consacré à Denez Prigent, chanteur breton à la voix aussi belle que puissante. Quand on arrive, le hall d'attente est plein et on fait la queue dans la rue sans que rien ne bouge. Ils passent un blockbuster, avant, ou quoi ? Et puis en regardant l'affiche on comprend et on se dit qu'on n'aura peut-être pas de place : la séance bénéficie de la présence des réalisateurs... et de Denez lui-même. Tout le fan-club est là !

Comme nous sommes arrivés en avance nous faisons partie quand même des heureux bénéficiaires. Le documentaire est superbe et Denez aussi. Il a une présence, une humanité, un chant... magnétiques ! Et comme il a beaucoup d'humour, j'agrémente de mes éclats de rires l'atmosphère glacée que crée toujours, à l'Arvor, un public intellectuel à l'expressivité tout en retenue. C'est bien dit, hein ?  

On découvre que l'artiste est aussi graphiste, qu'il a une licence d'arts plastiques et réalise des oeuvres magnifiques. Mais qu'il n'aime pas les montrer (séquence très drôle dans le film : il montre le dessin qu'il vient de réaliser à la caméra mais pose sa main dessus) ! 

Bref un documentaire envoûtant, un moment de bonheur suspendu, une bulle de nostalgie et de célébration du sacré à travers le chant.

Au cours de la séance de questions du public, on a droit à l'histoire du fan qui poursuit et coince Denez dans le supermarché où il fait ses courses.

- Vous êtes bien le chanteur ?

- Oui ?

- Denez Prigent ?

- Oui ,c'est moi.

- Je me demandais. parce que ici, vous n'avez pas la main sur l'oreille ?

- Pour pousser un caddie (R), ce n'est pas très pratique non plus !

Du reste savez-vous pourquoi Denez chante avec la main sur l'oreille ? Parce qu'il téléphone à I Muvrini !

Un entretien gâché sur la fin par l'intervention outrecuidante d'un papy qui voulait à tout prix faire chanter à Denez la Marseillaise version Graeme Allwright !

On a beau vivre en intelligence, on est toujours obligé de revenir à une autre chanson, "le pluriel", de Georges Brassens !

A -t-on idée de vouloir faire chanter "La Marseillaise" en breton ?! C'est bête à pleurer !

Denez s'en est tiré en plaisantant : "Je ne connais pas la musique de ce morceau !"

Nous on s'est tirés purement et simplement. 

Je n'ai pas trouvé d'extrait du documentaire. Allez le voir si vous en avez l'occasion. Je vous laisse juger du talent de l'homme d'après deux trois vidéos ci-dessous : 



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