04 octobre 2016

TOUT CA, C'EST PEANUTS. 7, Dormir ou ronfler (4)

Bien des années après, j’ai retrouvé une situation analogue dans un film de Blake Edwards, «Elle», avec Dudley Moore et Bo Derek. Là – c’est un peu gênant, finalement, ce parallèle ! – c’est pour atteindre l’orgasme que la fille, un peu plus âgée quand même que la mienne, avait besoin d’entendre ce fameux Boléro. Autant que je me souvienne, cela avait par contre le tort de couper ses effets à son partenaire !

Dieu merci, je n’ai pas à représenter graphiquement cette scène-là. Qu’auriez-vous mis, vous, à la place du « Z » au bout de la partition du Boléro pour représenter le drapeau de l’étalon en berne, le planquage-plantage de son capital en Suisse ?

Un verre de Pschitt ? Oui, d’accord, mais… orange ou citron ?

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Explication pour les plus jeunes :

Image du Blog fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris
Source : fr.pickture.com/blogs/acoeuretacris sur centerblog.


29 septembre 2016

TOUT CA, C'EST PEANUTS. 6, Incipit (1)

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Je me souviens que la machine à écrire était de marque Underwood.

Avant qu’on ne la possède, mon grand-père m’emmenait parfois le jeudi après-midi à l’imprimerie. On m’en prêtait une et je tapais, sagement, en bon élève, sans déranger personne. Je n’ai rien gardé de ces séances-là mais j’ai encore, dans une valise au grenier, les premiers poèmes que j’ai écrits et tapés sur cette machine Underwood.

Je me souviens d’un titre de Louis Aragon : « Je n’ai jamais appris à écrire ou Les incipit ». Et donc, oui, écrire a toujours été pour moi un des très grands plaisirs de l’existence.

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TOUT CA, C'EST PEANUTS. 6, Incipit (2)

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 Le ruban de la machine était bicolore, rouge et noir, et c’était peut-être un petit cliquet à manipuler qui permettait de soulever le rouleau et de taper sur la partie rouge du ruban. Ecrire, c’était une façon de prendre de la hauteur. Sans aller jusqu’à me percher sur le toit de la maison, j’écrivais dans la chambre ou mon frère et moi dormions et je tapais à la machine de préférence quand j’étais seul.

ruban rouge et noir

S’il m’est arrivé d’écrire un roman – à dix-sept ans, ce n’est pas sérieux, comme dit l’Autre qui est un je – je n’ai jamais visé vraiment le statut de romancier. Trop compliqué. Un travail de trop longue haleine pour un ancien asthmatique ! Le poème, le texte court, la saynète me suffisent.

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TOUT CA, C'EST PEANUTS. 6, Incipit (3)

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L’idéal serait de produire des nouvelles en trois lignes comme le fit Félix Fénéon au XIXe siècle. Entre parenthèses, j’adore le portrait de Félix Fénéon par Paul Signac.

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Des romans en quatre phrases, ce ne serait pas mal non plus. Ca me rappelle la consigne du conte dont les quatre phrases commencent par « Bon, Mais, Alors, Et ».

Un exemple chez Charles M. Schulz ? « C’est une nuit de rêve. Deux étrangers dans une pièce pleine de monde. Mais ils ne se rencontrent jamais. Il y a trop de monde dans la pièce. » 

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TOUT CA, C'EST PEANUTS. 6, Incipit (4)

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Chez moi cela donne :

« Plus j’avançais, plus elles se rapprochaient de moi. Le temps ne faisait rien à l’affaire, au contraire. Un jour je m’arrêtai et me retournai pour les regarder en face car je sentais mes cheveux blanchir à force de fuir ainsi, perpétuellement effrayé. Alors, se jetant sur moi, les dégénérescences m’acculèrent." (Vieillir est un naufrage / par Charles de Gaulle, aux Editions du Québec libre).

« Il y a comme ça en France des coins de verdure où coule une rivière et où on serait fâché de découvrir un mec allongé sur le dos avec deux trous rouges au côté droit. C'est pourtant bien face à un cadavre de ce genre que le gendarme Rimbaud, en poste à Bourdeille, Dordogne, Périgord vert, eut à s'agiter cet après-midi-là."
(Incipit de "Une saison d'enfer" de Djemal Verlaine à paraître prochainement à Bruxelles aux éditions C. Delaballe). 

Ca ne vaudra jamais, sans doute, toutes les variations hilarantes de Snoopy sur « C’était par une nuit sombre et orageuse » !

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31 mars 2016

PROVERBES BANTOUS MADE IN BREIZH (4)

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 Le flatteur ressemble à la hyène qui vient pleurer à l’enterrement et bouffe le cadavre en ricanant une fois que la cérémonie est finie.

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 Qui n’aime que le missionnaire anglais bouilli avec des feuilles de menthe est détesté de tous les gastronomes chez les cannibales du Kenya amateurs de viande en sauce.

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 Qui ne regarde pas l’horaire avant de sauter risque de rater la liane de 8 h 47.

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Qui a été saisi par l’oreille et entraîné dans un maquis ne doit pas s’attendre à ce que le gorille lui fasse écouter là des disques de Georges Brassens.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 29 mars 2016 d'après la consigne décrite ainsi ici même hier : 

On fabrique des proverbes bantous en collectant dix mots qui ne contiennent que la voyelle « i », dix ne contenant que des « a », dix mots de quatre syllabes et dix qui évoquent l’Afrique. On s’en sert pour remplacer les mots de proverbes écossais ou russes dont on conserve la seule trame.

 

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

30 mars 2016

Je pourrais écrire sur ma tête

Elle ressemble de plus en plus à celle qu’avaient mon père et mon grand-père. Nihil novi sub sole. Je ne suis pas le fils du facteur.

Je pourrais écrire sur ma tête si j’étais équilibriste, si j’étais pou dissocié, si je trouvais cela intéressant.

Je préfère écrire sur ce qui passe sur la tête de Joe Krapov. Ou par sa tête ou dans sa tête. Sur ce qu’il est capable d’inventer comme farces gentilles.

Peut-être ne fait-il rire que moi seul ?

Même si cela était, cela justifierait son existence dans le système religieux que nous partageons lui et moi !

achille krapov copie

 

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