09 février 2017

Entre Ploumanac'h et Perros (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2016 (10)

Je me souviens de Nadia Comaneci. Certains à l’époque avaient encore une poutre dans l’œil qui les empêchait de percevoir la vraie réalité des démocraties populaires. A leur décharge, dans nos pays à nous où tout volcan aussi, il faut signaler que nous avons aussi de jolies pailles qui nous troublent la vision des populismes de nos cratères. (Peut-être me Trumpé-je mais j’ai du mal à le croire).

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Je me souviens de l’équipe de foot du Brésil emmenée par Pelé. A chaque fois qu’ils affrontaient les Grecs de Tsipras Tuladanlos sur une pelouse bien tondue, le score était de 3 à 2 pour le Brésil. Pourquoi ? Parce deux Pelé, trois Tondue.

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Je me souviens des duels Anquetil-Poulidor. La Normandie contre le Limousin. A quoi carburaient-ils ?

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Entre Ploumanac'h et Perros (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2016 (11)

Je me souviens que le jeu d’échecs est considéré comme un sport. Je me souviens de Fischer contre Spassky, de Kortchnoï contre Karpov, de Karpov contre Kasparov et de Kasparov contre Deep Blue qui était le nom d’un ordinateur (des pompes funèbres : victoire de la machine sur l’homme en 1997).

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Je me souviens de la légende de l’invention du jeu d’échecs :

- Que veux-tu en récompense ? demande le roi à l’inventeur du jeu.
- Pas grand-chose. Dispose un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième et ainsi de suite en doublant le nombre de grains à chaque fois.

Quand on arrive à la 64e case il n’y a plus assez d’argent sur les 17 comptes du monarque au Crédit agricole ni assez de blé dans les réserves du royaume pour tenir la promesse faite à l’inventeur farceur.

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Je me souviens de Trentin et Morelon, champions olympiques de quousque tandem aux jeux olympiques de Mexico en 1968. A cette époque bénie, quand deux hommes avaient des compétences dans le domaine de la pédale, il n’y avait pas le lendemain sous leur fenêtre une foule de pékins plus ou moins frigides et plus ou moins barjots qui venait manifester afin de protester contre le démarrage pour tous ! 

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Entre Ploumanac'h et Perros (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2016 (12)

Je me souviens de Michel Jazy, natif d’Oignies, dans le Pas-de-Calais, à côté de chez moi, et de Michel Bernard (surnommé M’Pompon ?) qui rivalisaient à la course sur 1500 mètres.

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Je me souviens du Chaudron de Saint-Etienne, du Parc des princes, du Stade Bollaert, du Roudourou et du stade de la Route de Lorient devenu le Roazhon park. J’ai beau habiter Rennes depuis 20 ans je ne sais toujours pas où est-ce qu’on colle le h dans « Roazhon » : à ce stade, j’ai encore écrit Rhoazon dans mon cahier !

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Je me souviens de Michel Vaillant et Steve Warson, pilotes de course imaginaires dont les aventures étaient dessinées par Jean Graton et paraissaient dans le journal Tintin. On pouvait aussi y lire les aventures d’un footballeur nommé Vincent Larcher et je me souviens d’avoir possédé l’album « 11 gauchers pour Mexico ».


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P.S. A relire ce texte, je vois que ce sont surtout des souvenirs d’enfance qui remontent à la surface.

- Mais alors m’interrogé-je, plus d’intérêt pour le sport, après, Joe Krapov ?
- Après, me réponds-je, j’ai travaillé, moi, Monsieur !
- OK, je n’insiste pas, conclut le parlementeur.

A l'exception du post scriptum et de quelques piques rajoutées, ce texte a été pondu en une demi-heure à l'Atelier d'écriture de Villejean le 24 janvier 2017 d'après la consigne "Je me souviens du sport, d'athlètes et d'événements sportifs".

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01 février 2017

PENNY LANE ! C'EST NOËL !

Chaque année, à la veille de Noël, elle se rendait dans une bibliothèque pour glisser un petit mot entre les pages d’un ouvrage qu’elle choisissait soigneusement. Son intention était claire.

« S’il vous plait, venez me délivrer de ce quotidien solitaire et pesant. Je serai votre Vendredi pour la vie. Répondez-moi en envoyant un mèl à penelope72@freeme.fr"

Ce message-là figurait, bien entendu sur uyen page de Robinson Crisoë de Daniel Defoe.

L’année suivante, elle avait investi « Un amour de Swann » de Proust et avait collé son post-it entre les pages 32 et 33 :

" Est-ce que ça vous dirait, pour Noël, de venir tremper votre petite madeleine dans ma tasse de thé en mon manoir de S.-sur-S. ? Nous ferons catleya et plus si affinités. S’il vous plaît, répondez positivement à votre petite abeille ou sinon j’aurai un gros bourdon ! Je suis toujours joignable à penelope72@freeme.fr"

La littérature ne lui réussissant pas trop, elle jeta son dévolu, l’année suivante, sur un manuel d’équitation :

« Excellente cavalière cherche partenaire pas mauvais cheval, montant bien et bien monté, pour partager chevauchées fantastiques et autres westerns fous. Pour la réponse, c’est comme d’habitude : un simple courriel à penelope72@freeme.fr"

Plus tard encore elle s’était énervée et avait écrit sur son feuillet glissé dans « L’Odyssée » d’Homère :

« Hého, les mecs ! Me voilà bien peinée ! Vous êtes des lopes ou quoi ? J’en ai marre de faire tapisserie, moi ! Surtout ne répondez pas à penelope72@freeme.fr !"

Et cette année, miracle, un homme a répondu ! Vœux exaucés ! Danse des canards ! Amour, gloire et CX diesel !

Ils ont convenu d’un rendez-vous et les voilà face à face. Elle jubile. Il est grand, beau, séduisant mais quand elle lui a proposé la bagatelle, il ne s’est pas montré très empressé.

Il faut dire que son jeu de l’invitation annuelle en moins de 42 mots pour se trouver un mâle dure depuis… 42 ans !

Et le gars, lui, il est du genre flic, journaliste ou contrôleur des impôts. Il aimerait surtout savoir comment elle a gagné sa vie entre deux « messages
in a bottle ».



Ecrit d'après la proposition d'écriture n° 317 de Pascal Perrat : texte à partir d'un incipit imposé.


P.S. Moi aussi je crie "Help !" Je suis un type un peu bizarre : je ne suis pas très fier ni très satisfait de publier ici ce texte qui a vraiment bien fait rire l'Atelier d'écriture de Villejean hier soir. Mais en même temps, justement, je vendrais père et mère pour obtenir des éclats de rire autour de moi ! Donc pas d'autocensure.

Simplement je me sens réellement effondré suite aux publications du "Canard enchaîné" de ces derniers jours. Les années que j'ai vécues à Sablé-sur-Sarthe (Samfou-les Boules et Solesmes-les-Bains !), même si elles ont été "agitées sur la fin", justement du fait de la Politique - et j'y mets un grand P pour l'occasion - m'ont laissé plein de souvenirs agréables et j'avais estimé que le bilan était, comme dit l'autre, "globalement positif".

A faire un tour rapide des réactions goguenardes des journalistes parisiens (la palme à France-Inter !), à considérer les sommes en jeu, je ne sais plus quoi penser, je ne me sens pas très bien. C'est comme si on venait de déverser un seau de prosaïsme sur mes aquarelles saboliennes. Mes images s'en trouvent toutes salies. Chuis dégoûté !

Et pourtant je reste persuadé que cette dame mérite de conserver toute ma sympathie.

Je vous l'avais bien dit que j'étais un type bizarre.

Tout ce que j'espère c'est que tout le monde s'en remettra.


Joe "Bisounours" Krapov

LE MARATHON DE L'ESCARGOT

En souvenir du soldat de Marathon, rédigez une phrase de 42 mots synthétisant les pensées d’un escargot au cours de l’ascension d’une feuille de chou

Il y a des gens qui sont prêts à tout pour avoir leur nom dans une feuille de chou alors que, pour un escargot, c’est plus simple de passer par-dessus et de boire, derrière, la bière salvatrice dans le pot de yaourt.

AEV 1617-17 escargot copie

 Ecrit d'après la proposition d'écriture n° 318 de Pascal Perrat 

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LA MYTHIQUE PAGE FACEBOOK DE BICHETTE SEGUIN

La chèvre de Monsieur Seguin vient d’ouvrir un journal sur Facebook.
Elle imagine qu’il s’agit d’un site de rencontre;
Rédigez son premier billet

Bonjour

Je m’appelle Bichette Seguin et je suis célibataire. J’habite à la montagne et j’aime à batifoler dans les prairies fleuries des alentours. Je cherche un compagnon de jeux avec qui je pourrais partager mes moments de liberté et d’éclate liée à mon amour de l’herbe. Je ne suis pas difficile comme fille mais il faut quand même savoir que j’ai un peu de poil sous le menton et que les mecs trop machos, les relous et les coureurs de marathon me broutent un max. J’ai une préférence très marquée pour les porteurs de bouc et les légionnaires grands et beaux qui sentent bon le sable chaud.

AEV 1617-17 Chèvre de M

 Ecrit d'après la proposition d'écriture n° 320 de Pascal Perrat énoncée en haut de la page.

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CAUCHEMAR

Chaque jour, au même endroit, il s’asseyait sur un banc et observait les passants. Quand la démarche d’une personne révélait sa claudication, il lui emboîtait le pas et ne la lâchait plus. C’était sa façon de partir à l’aventure, de se fier au hasard.

Ce jour-là, il n’aurait peut-être pas dû.

Son Ariane du jour n’était pas forcément de sexe féminin mais cela semblait relever quand même de la mythologie.
Ce n’était pas non plus le Minotaure mais ce guide hasardeux avait quelque chose de monstrueux.
Oh non, ce n’était pas Isaure Chassériau, toujours de rose vêtue, jamais claudicante, toujours prête à arpenter les rues de la ville de Rennes en quête de trésors du passé, d’élégance éphémère, d’insolite minimaliste.

Même s’il se sentait captivé par la petite musique du déplacement, il n’était pas à la traîne du joueur de flûte de Hamlin. Il n’y avait pas un chat ni un rat dans la rue pour l’accompagner.
Ce n’était pas le roi boiteux de Gustave Nadaud que Georges Brassens avait jadis mis en musique.
Ce n’était pas le capitaine Achab non plus ni Sarah Bernhardt et encore moins Rimbaud sur la fin de ses jours.
Ce n’était de toute façon pas un bipède. Et c’est sans doute pour cela que, machinale, la filature durait, que le bestiau traçait avec son bruit de pas si caractéristique.

Tic tic tic tic tic…

La première fois qu’il avait sorti son podomètre il avait lu avec étonnement que déjà ils avaient parcouru 21 kilomètres

Où l’emmenait-il ? Et lui, pourquoi s’acharnait-il à aller jusqu’au bout de ce jeu si stupide, moitié Oulipo, moitié Latourex et moitié Sophie Calle ?

Tic tic tic tic tic…

Pour un peu, par fidélité à à sa consigne panurgienne il aurait-lui-même emboité le pas à un régiment d’alexandrins boiteux !

Tic tic tic tic tic…

Il s’était mis à compter ses propres pas pour éviter d’avoir à répondre. 1, 2, 3… 10, 11, 12… 42, 43, 44… comme il le faisait quand il faisait du jogging entre deux filatures.

Mais, immanquablement, il y avait quelque chose qui le perturbait, une espèce d’extrasystole, d’arythmie dans la démarche de son prédécesseur, un tic ou un trouble obsessionnel compulsif qui chaloupait son mouvement bestial et, à lui, faisait perdre le fil – d’Ariane ! - de son énumération.

Et c’est en atteignant le kilomètre 42 qu’il percuta : ce bruit si caractéristique,

"Tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic tic toc…",

999 fois “tic” et une fois “toc”…

C’était celui du mille pattes géant avec une jambe de bois !

Mais quand il s’en rendit compte, il était trop tard. Il était tombé dans une faille spatio-temporelle et se retrouvait prisonnier à jamais d’un univers en forme de cours de récréation où l’on ne remontait plus en classe mais où l’espace clos de grilles était empli de cris d’enfants, de courses folles, de chats perchés, de balle au camp, de marelles et de blagues Carambar.

Et, horreur, malheur, salsa du démon ! L’école n’était même pas mixte !

 

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Ecrit d'après
 la proposition d'écriture n° 322 de Pascal Perrat : texte à partir d'un incipit imposé 

LES BRUITS DE LA MAISON

Un craquement inhabituel éveilla son attention. Cela fait des années que je n’ai pas écouté la maison, songea-t-il. Le soir même, assis dans le noir, il l’écouta attentivement. Il fut servi !

Toute la nuit elle émit des bruits de pas rapides, réguliers, semblables aux résonances sur la cendrée d’une course de fond et de temps en temps, il lui arrivait de l’entendre gronder, essouflée, quelque chose comme :

- On a… On a… On a… On a…

Il n’aurait pas dû tendre l’oreille ainsi. Il la préférait silencieuse, réconfortante, emplie de musiques douces. Il la découvrait violente, agitée, obsessionnelle.

- On a… On a… On a… On a…

Surtout, maintenant, il n’y avait pas moyen qu’elle s’arrête. Même avec des boules Quiès il entendait ce martèlement, ces ahanements proches du simple borborygme. Cela ne se termina que vers cinq heures du matin. Il crut comprendre qu’elle criait « …gagné ! » et il y eut un barouf extraordinaire, un gigantesque bruit de chute dans le grenier. Puis plus rien. Un silence de mort.

Le lendemain, il voulut comprendre quelque chose à ce mystère. Pour en avoir le cœur net il se rendit aux archives municipales et demanda à consulter les documents relatifs à la maison. Il trouva assez vite la réponse. Un des anciens propriétaires s’appelait Tsipras Tuladanlos.

Revenu chez lui il surfa sur Genalogy.net et il découvrit que ce Tsipras descendait, par la belle sœur du neveu de Tétoutt-Nusoutonpul Joligos, d’un ancêtre dénommé Euclès.

Oui, Euclès, celui-là même qui courut 42,195 kms de Marathon jusqu’en Athènes pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses. En 490 avant Jésus-Christ. 

Ecrit d'après la proposition d'écriture n° 316 de Pascal Perrat : texte à partir d'un incipit imposé .

29 janvier 2017

VOLER SANS SONNET, VELO SANS SONNETTE !

Le sansonnet se fiche, aux temps du Changement,
De compter les petons des vers : il les boulotte !
Il les porte à son nid où sa Marie-Charlotte
Couve quelque chef d’œuvre en mal de pépiement.

Ah ! Sacre du printemps ! Foutre de la métrique !
Calices d’égrillards ! « Poète, prends turlute » !
Crânes de piafs, trillant du mieux que vous le pûtes
« Dans le monde animal tout le monde a la trique » !

Les oiseaux sont des cons mais nous bien plus encore
Qui trimons durement pour séduire Pécore
Là où l’oiseau se rit de la complexité !

Ah ! N’embrasser personne et pas même les rimes
A la fin du tercet ! Quelle légèreté !
Mais après tout… N’est-ce pas là ce que nous fîmes ?

 

2017 01 27 L'étourneau des Rossini

"L'étourneau des Rossini" *

Collage de Jean-Emile Rabatjoie du 27-01-2017
d'après "Le Souper à Emmaüs" du Caravage.

* Ceci n'est pas... autre chose qu'un contrepet à dire avec l'accent italien !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 439 à partir de cette consigne

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19 janvier 2017

INVENTAIRE DES FÉES ET SORCIÈRES (1)

Les Fées

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La reine d’Angleterre

90 ans d’inélégance chapelière et pourtant elle est toujours en poste ! Soit la DRH de la maison Albion est nulle, soit cela tient réellement de la magie !

 

Laure Manaudou

Elle a refilé son bonnet de piscine à son frère Florent et elle pousse des cris orgasm-atyp-iques à chaque fois qu’il gagne de l’or frais. On l’aime surtout parce qu’à l’Atelier d’écriture de Villejean elle a été longtemps l’inspiratrice d’Anne-Françoise et que nous lui devons, de ce fait, des fous-rires féeriques.


Audrey Hepburn


Qu’elle fasse du scooter dans Rome, qu’elle tienne une librairie, qu’elle déambule dans une New-York kitsch ou dans un Paris glamour des années 50 elle fait montre d’une élégance et d’une classe inégalables. A l’écran comme dans la vie elle est toujours la plus émouvante et la plus naturelle des vedettes du cinéma américain.

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Julie Andrews


La nounou idéale (Mary Poppins) devient la maman idéale à la fin de « La Mélodie du bonheur ». De quoi redonner vie à votre complexe d’Œdipe si vous êtes un mec. Si vous ne savez pas exactement ce que vous êtes, regardez-la dans « Victor Victoria ». Vous ne saurez pas plus mais, parce que tous les films de son mari, Blake Edwards, sont des chefs-d’œuvre de finesse et d’humour, vous aurez forcément ri et n’aurez donc pas perdu votre temps.


Annie

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C’est un des personnages, avec François, Mick, Claude et Dagobert, du Club des cinq d’Enid Blyton. C’est sans doute la première héroïne de roman dont je suis tombé amoureux. Mais si je regarde ma situation maritale du moment, j’ai quand même plutôt l’impression d’avoir épousé l’autre fille du quintette. Plutôt que l’ange de douceur, le garçon manqué. Merci de n’en rien déduire quant à l’image que vous vous faites de ma masculinité. De toute façon, comme je me trouve très bien de cette situation maritale et qu’il n’y a pas de marche arrière sur mon existence – c’est un modèle vintage qu’on ne trouve plus dans le commerce –relisez « Oui-Oui » du même auteur si vous voulez et n’en parlons plus !