29 octobre 2016

QUESTIONS INSOLUBLES (MEME DANS L'ALCOOL)

Même si je me sens souvent « artiste sur les bords », je ne comprends rien à l’art !

Je ne sais pas, par exemple s’il faut préférer les portraitistes aux paysagistes. Je ne comprends rien à l’art conceptuel, au réalisme socialiste, à la FIAC et à la manie qu’a M. Pinault d’entreposer des horreurs dans la douane de Venise. Ce sont des saisies de trafiquants en tous genres ? Comment ? C’est de l’art ? 

DDS 426mammouth-grotte-rouffignac

J’en viens parfois à me demander : faire de l’art, est-ce imiter la nature ou imiter son voisin ? Dans les débuts, je pense, on imitait la nature. En soufflant dans un flûtiau, on pouvait se prendre pour le rossignol de mes amours. Même avec des talents de caricaturiste minimaliste on pouvait représenter les premiers faits divers. Ainsi l’un des tout premiers dessinateurs, M. Victor Pierrafeu, avait entrepris le portrait de son futur beau-frère, Roméo Cromagnon, et n’était pas loin d’achever le portrait de celui-ci quand l’amoureux de Juliette, sa sœur unique et préférée, se trouva la victime d’un malencontreux accident de chasse au cours duquel il perdit la vie. Terminé, le Roméo de Lascaux.

Le petit Victor rentre dans sa grotte, il gratte, il gratte pour effacer le croquis du bellâtre et à la place il représente la scène de chasse en buvant sa bière.
- Comment tu vas l’appeler, ton tableau ? demande Juliette en pleurs, à peine remise de son récent veuvage, en admirant la paroi de la galerie.
- « Mammouth écrasant l’épris », répond l’autre.

 

DDS 426 Mammouth

Pendant longtemps le salaire des peintres a été lié à leur talent d’imitation et au niveau de ressemblance de leur portrait avec la marquise qui sortit à cinq heures et dont on voulait garder une trace florissante, même si, quelques années plus tard, le mari n’hésitait pas à la traiter de « vieux tableau » et les héritiers à ne plus pouvoir voir leur mère en peinture.

Et puis est apparue la photographie. Pour reproduire une image de la réalité, il n’y avait rien de mieux. Même si, pendant très longtemps, on n’avait que des clichés en noir et blanc, l’illusion était presque parfaite.

Malgré cela, la peinture a fait de la résistance et les peintres ont fait les malins. Et donc il y a eu les impressionnistes, les cubistes, les futuristes, Pablo Picasso, Marcel Duchamp et son urinoir, la peinture abstraite, Malevitch et tout le reste qui ressemble parfois à un gros foutage de gueule pour bonobos friqués – le bonobo friqué étant le stade ultime de l’évolution des espèces, vous l’aurez compris de vous-même. Je ne connais rien à l’art mais je m’y connais en Darwinisme. 

DDS 426 instagram-filtres

Aujourd’hui, grâce aux filtres Instagram et aux smartphones qui font des photos et des frites, tout le monde est un artiste moderne. « Ah non, dit Monsieur Instagram, vous n’allez pas encore essayer d’imiter, avec votre smartphone qui fait des photos et des frites, cette saloperie de réalité triviale et imposer à vos semblables vos horribles paysages convenus, couchers de soleil, plats de restaurant et vos selfies plus troublées que troublantes. On vous colle un barrage filtrant. Le réel ne passera pas ! Pas sur ma plate-forme !".

Et maintenant, voilà le résultat des courses. Sur mes appareils photos récents, je n’ai même pas besoin de filtres Instagram : ils sont intégrés à la bête ! J’ai juste à sélectionner « dessin » ou « illustration photographique » et je me retrouve avec un appareil photo qui, au lieu d’imiter et reproduire la nature, imite les gens des années 60 et 70 qui représentaient le monde avec des couleurs à bousiller les pupilles et enrichir les ophtalmos de France et de Navarre. Andy Warhol, Vasarely, etc.

Et vous savez quoi ? Je suis devenu accro au truc, non sans m’interroger un maximum. Si je colle par-dessus ces images des musiques jouées à la guitare électrique par M. Jibhaine et que j’en fais un diaporama musical, qui imité-je ? Des millions de Youtubers ?

Est-ce que c’est de l’art ? Qu’est-ce que l’art ? Est-ce que c’est un objet réel virtuel composé d’images surréelles et de musiques-collages inclassables ? Où sont passés la Vilaine et le ciel breton ? Où est partie la brume qui rend le monde si beau dans le silence du matin ?

Par pitié, ne répondez pas à toutes ces questions ! C’était un exercice gratuit : j’imitais le vieux singe à qui on n’apprend pas à faire des grimaces. Et je me fiche de savoir si mon numéro est bon ou pas !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 426 d'après cette consigne


22 octobre 2016

BOITE A SARDINES

BeethovenSi je ne collectionnais que les timbres !

Mais, d’abord, entendons-nous : par « timbre » il faut comprendre «chanson faite à partir d’une chanson existante, composée, pour le texte, de paroles différentes de la version originale mais dont la musique est inchangée par rapport à celle-ci». 

Francis Blanche

Pour mieux me faire comprendre encore, citons les timbres célèbres de Francis Blanche et Pierre Dac :
« Le complexe de la truite » sur l’air du quintette D 667 en la majeur, «Die Forelle», de Franz Schubert ;
« La pince à linge » sur l’air de la 5e symphonie de Beethoven ;
« Le parti d’en rire » sur l’air du Boléro de Ravel.

Ne me dites pas que, pour célébrer un anniversaire ou autre chose de ce genre, vous n’avez jamais entendu quelqu’un mettre des paroles sur le «Il faut que je m’en aille» de Graeme Allwright, je ne vous croirai pas !

Pour ma part, j’en ai tout un classeur. Je n’en reviens d’ailleurs pas d’avoir écrit toutes ces bêtises ni surtout de les avoir chantées dans le cadre des festivités liées à mon activité professionnelle.

AUTOAD-2010-11a22a22a1394885840La liste des mélodies que j’ai empruntées et celle des titres de mes timbres vous feront comprendre, à défaut de vous donner l’âge du capitaine, que celui-ci a :
- soit de la "sacrée bouteille" ;
- soit un goût très prononcé pour les rengaines anciennes.

«La plus bath des javas» de Georgius est devenue «Les rats déridés» ;
«Emmène-moi» de Graeme Allwright nous parle d’imprimantes partagées, de secrétaires pas remplacées, de calcul de congés et du « CD de Myriade » ;
«Ah les p’tits pois» de Dranem évoque des dames dénommées Jacqueline et Alexandrine, un certain Patrick Navatte, les Gras de Douarnenez, Winnie Bédobeuliou et des méthodes de désherbage ;
«A Joinville le Pont" est devenue «Winnie l’ourson» (C'est vrai, je ne vous l'ai jamais dit mais depuis que je suis à Rennes, je suis (j'étais ?) gardien de l'animalerie de l'Université de Rennes 3) ;
«Ma cabane au Canada» a donné «Mon portable au Canada» ;
«Germaine» de Renaud est devenue «Ghyslaine» ;
Etc. Etc. Etc. 

Henri Salvador

Je m’arrête là, même s’il y a aussi une «Complainte du catalogueur» qui a fait rire toute une liste de diffusion nationale très sérieuse, un «Anne-Claire est au CRI» sur l’air de «Ta Katie t’a quitté» qui doit toujours être affiché dans le bureau de la récipiendaire et des tas de chansons destinées à des pots de départ en retraite.

Il traîne aussi, sur mon ordi, réalisées en dehors du cadre du boulot, des choses comme «Les Paimpolaises» ou «Le folklore Iowanien» que j’ai peut-être bien dû publier ici, dans le cadre du Défi du samedi. Parfois "J'ai la mémoire qui flanche, je m'souviens plus très bien" !



Si je ne collectionnais que les timbres !

Mais je collectionne aussi les chansons timbrées :
pezenas-boby-lapointe2

- Les chansons osées, coquines, pleines de sous-entendus ou de rimes attendues… qui n’arrivent que dans votre esprit mal tourné : «La photographie» de Pauline Carton, «Ouvr’ la f’nêtre qu’on respire un peu» de Sandrey, «Le p’tit objet» de Polin, «La jeune fille du métro» reprise par Renaud, «Félicie aussi» et «Folâtrerie» de Fernandel, «Mon cousin» et «Ma cousine» de Pierre Vassiliu »,«La chose» de Patachou, «Les amis de Monsieur» immortalisée par Barbara mais que je préfère dans la version d’Isabelle Huppert.

- Les chansons gaies de Ray Ventura, Georgius, Bourvil et consorts : du «Lycée Papillon» à «Tout va très bien Madame la marquise" en passant par "Comme de bien entendu".

00813- Les chansons écrites ou chantées par des natifs du signe du cancer, ceux que j’appelle ma « famille astrologique » : Henri Salvador, Pierre Perret, Julos Beaucarne, Guy Béart, Bernard Dimey, Francis Blanche.

J’ai évidemment pioché aussi avec allégresse chez les Frères Jacques, Ricet Barrier, Boris Vian, Georges Brassens, Chanson Plus Bifluorée, Les Charlots, Boby Lapointe, le Renaud de la première période…

Et je ne fais pas que dans l’ancien : je pique des trucs à Thomas Fersen, aux Wriggles, aux Joyeux urbains, à Juliette Noureddine, à Gérard Morel, à François Morel, à Sttellla même si la veine « comique » est un peu en voie de disparition dans la chanson francophone d’aujourd’hui.

Bref, je n’en finis pas de « mettre des chansons dans ma guitare » et j’ai l’impression que mon oncle préféré, celui qui promène son chien et fait le taxi pour ses petites-filles en maugréant contre le petit Marcel, celui qui aime l’excellent Porto du Portugal et les bons restaurants du Trégor, notre vénérable et vénéré Onc' Walrus m’incite à en remettre une couche à chaque fois qu’il publie un billet sur son blog ou commente chez la plus abécédairante de nos blogamies communes !

-bonjour-allegresse-chant-d-allegresse-f-chopin-pierre-dac-la-morue-du-port-j-villars-gilles-boite-a-sardines-g-claret-p-gilbert-le-cheval-de-corbillard-r-souplex-g-claret-les-quaAprès m’avoir collé dans les pattes les épatantes scies de « L’Auberge du Cheval blanc » il m’a fait découvrir cette semaine une chanson « bretonne » des Quatre barbus qui m’a laissé littéralement plié de rire.

Allez hop ! Les timbres (de voix) ça s’échange et les drôleries, ça se partage :

 

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 425 à partir de cette consigne

Posté par Joe Krapov à 08:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

19 octobre 2016

PORÊME

AEV 1617-06 boa 2

Pour écrire un porême drôle
Il faut sortir de sa gerôle
Le bora bora constrictor
Du zoro de La Flèche (Sarthe)

Et un chanteur belge

Il faut dire du bora bora
Qu’il s’appelle Gargantura,
Que dans son estomac marousse
Il avale tous les hiratus

Et un chanteur belge

AEV 1617-06 boa 3

Il mange tout ce qui se présente
Les vahrinés de Tahriti,
Le tout dernier des Mohricans
Assis sous un grand barobab

Et un chanteur belge

Il dévore toute la Bohrême
L’Oklahroma et l’Irowa
Les canorës et les kayaks
Qui flottent sur le fleuve Ohriro

Et un chanteur belge

AEV 1617-06 boa 4

Il bouffe Rahran fils de Craro,
Ivanhoré, Anarïs Nin,
Yannick Norah, Etienne Dahro
Laro tseu, Yehrudi Menuhrin

Et un chanteur belge

Quand le vent souffle et vous fourette
Il avale des tas d’oiseaux,
Mourettes, chourettes, alourettes,
Et même parfois l’érolienne

Et un chanteur belge

Il croque des bahruts Henri II,
Des hommes du nérolithique,
Des murs pleins de dazibaros
Et de graffitis hérorïques

AEV 1617-06 Stromaé

Et un chanteur belge

Le chanteur belge c’est Stromaré !
Il est stromarrant, ce porême,
Non ?

Moi-même j’en suis tout ébahri
Comme fait mon éléphant rose

Mais le bora bora
Du zoro de La Flèche
Je n’irai pas le voir

Car je m’appelle Joe
- On dit parfois Joré –
Joré Paduvnirla !

Je suis un gars prudent
Je m’méfie des serpents
A sornettes
Et de ces chanteurs belges
Qui réclament « Au suivant » !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 18 octobre 2016
d'après la consigne ci-dessous

N.B. Les trois premières illustrations sont extraites du "Petit prince" d'Antoine de Saint-Exupéry.

Posté par Joe Krapov à 13:20 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :

QUAND TU RONFLES : M(O)RPHEE AU PARADIS

Quand tu ronfles
Faut-il que je siffle ?
Faut-il que je te gifle ?
Que je te file une mornifle
Quand tu ronfles ?

AEV 1617-06 sieste 1

Quand tu ronfles
Faut-y t’pincer l’nez ?
Faut-y t’réveiller ?
Faut-y t’retourner
Quand tu ronfles ?

Quand tu ronfles
Tu me laisses vraiment en carafe
Je reste muette comme une girafe.
Y faut-y que j’te colle des baffes
Quand tu ronfles ?

Quand tu ronfles
Est-ce un cas de majeure force
Pour que je demande le divorce ?
Est-ce que tu parlerais en morse
Quand tu ronfles ?

AEV 1617-06 sieste 2

Quand tu ronfles
Tu deviens un gros tunnelier,
Tu nous perces une ligne B,
Tu fais trembler l’quartier d’Cleunay
Quand tu ronfles !

Quand tu ronfles
Franchement tu me désespères !
Tu fais tomber Monsieur Richter
De son échelle : il s’vautre à terre !
Quand tu ronfles

Quand tu ronfles
T’arrives à réveiller Morphée !
Il m’emmène pour me consoler
Visiter sa vieille canopée :
Les nuages y sont canapés
Quand tu ronfles.

AEV 1617-06 sieste 3

Quand tu ronfles
Je compte sept moutons, j’ monte au ciel
Avec l’homme providentiel
Et nous allons à l’essentiel :
De son amour je fais mon miel
Quand tu ronfles.

Quand tu ronfles
Pendant que tu dors comme une souche
Il me propose du bouche à bouche :
Petit à petit je découche
Et tu ne vois là rien de louche
Puisque tu ronfles !

Et lorsque tu ne ronfles plus
Tu te réveilles chiffonné
Avec la gueule enfarinée
Des cocus du p’tit déjeuner.

AEV 1617-06 sieste 4

Et lorsque tu ne ronfles plus
Il t’est poussé, pendant l’sommeil,
Des cornes à nulles autres pareilles.
Moi je souris à cette merveille ;-)

Et lorsque tu ne ronfles plus…
Fallait pas te piquer la ruche !
C’est fou maint’nant comme t’as l’air cruche
Une fois dégonflée la baudruche !

Et lorsque tu ne ronfles plus…
J’attends très fort que tu r’commences !
J’aime Morphée avec démence !
Viv’ment ce soir qu’il m’ensemence !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 18 octobre 2016
d'après la consigne ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 12:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

LA CHOUETTE

AEV 1617-06 Chouette

 La chouette effraie
Ton poisson ne l’est pas

Le chrétien étouffe
L’herbe sous ses pas

Le canard s’ébroue
Par-dessus deux noix

Le babouin épile
Sa face de gourmand

La belle montre étanche
Glisse dans l’étang

Le renard étripe
Le road movie du toucan

Un ourson épluche
Des notes de frais
Et se frotte le nez

La chouette effraie
Ton poisson ne l’est pas

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 18 octobre 2016 
d'après la consigne ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 11:20 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


16 octobre 2016

NOTES TROUVÉES SUR UN MICROFILM

Que serait S.O.S. sans le message dans la bouteille ?
Que serait l’OM sans sang neuf ?
Que serait l’RO sans Sète ?
Que serait OSS sans dix-sept ?

***

Déjà, du temps de Jason, les espions nous cassaient les bournes.
Ca ne s’est pas arrangé par la suite.

***

Mata_Hari_2

Longtemps Mata Hari.

Longtemps Mata Hari
De ses plaisanteries,
De ses duplicités
Et de ses duperies.

Et puis quand elle a dû se faire hara kiri
Ben Mata n’a plus ri.


***

Sans avoir vu ce film, je sais que Roger Moore
est « L’espion qui m’aimait »

Mais qui est l’espion qui paie P. ?
Qui est l’espion qui tâta ?
Quel espion tond l’thon flingueur ?

***

promotion

L’espion que je préfère
C’est celui qui arrive
Au bout de l’échiquier
Se transforme en esdame
Et s’en revient mater l’esroi de l’adversaire.
Pourquoi est-ce lui que je préfère, ce transformiste au petit pied ?
Parce que j’ai toujours bien aimé les travelos de recul ?

***

Les espions sont partout dans ton ordinateur :
Pour eux c’est du gâteau
De se déguiser en cookies

***

Un barbu, c’est un barbu. Trois barbus, c’est des barbouzes ! (Michel Audiard)
Un « Jamais le début », c’est un « Jamais le début ». Déduis la suite ! (Joe Krapov)

***

2016 10 14 Isaure sous un sombrero


Acrostiche :

S ous mon
P oncho
Y o scroute : nada !

(Ma qué, peut-être qué lé soumbrero il est trop grandé por yo, no ?)



***

Quand on répond par QCM à la question « 3 x 13 »,
« 39 » marche.

A part ça t’as le bonjour d’Alfred (Hitchcok).


***

L’espion qui venait du froid : c’est qui ce pingouin ?
L’espion qui fout le cafard : Hubert Bonnisseur de la Blatte.
L’espion qui saute sur tout ce qui bouge : James Bond.
L’auteur de romans d’espionnage qui a quatre côtés égaux : John Le Carré.
L’espion le plus mignon : Langelot.
L’espion le plus utile dans un sous-marin : SAS.
L’espion infidèle qui jacasse trop : Notre agent à la Havane.
L’espion aux pattes de velours : un film de Walt Disney.
L’agent double : Blake et Mortimer.
L’agent qui donne l’heure exacte : la troisième taupe de l’horloge parlante.
L’agent très spécial : My UNCLE Walrus.

***

L’espionne la moins sexy de toute l’histoire de l’espionnage : Pauline Carton ! Et pourtant elle dévoile tous ses trucs dans cette chanson que j’ai osé reprendre ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 424 à partir de cette consigne

13 octobre 2016

BREXIT AVANT L'HEURE

Si les Anglais avaient voté pour le Brexit en 2000 avant Jésus-Christ, ils seraient restés sagement chez eux à boire du thé sur le coup de cinq heures, à tondre leur gazon pour qu’il soit plus vert et plus impeccable que le chapeau melon de mon oncle qui est tailleur et qui est riche.

Il y a des tas de choses auxquelles nous n’aurions pas eu droit et nous nous en serions peut-être portés mieux – ou pas.

Sans la guerre de cent ans, déjà, on aurait échappé à Jeanne d’Arc. Les riverains de la place du Vieux marché à Rouen n’auraient donc pas été incommodés par une vieille odeur de cramé le 30 mai 1431. Accessoirement le 1er mai serait peut-être resté la fête des travailleurs syndiqués plutôt que celle des adorateurs de la famille et de la patrie qui se gourent de date pour commémorer la disparition de leur sainte pucelle.

Henry-VIII

Henry VIII ne serait pas venu faire le malin dans la jungle de Calais pour y poser son camp du drap d’or et jouer au bras de fer gréco-romain avec Anchois Pommier. Anchois Pommier ! Que celui qui n’a jamais péché ou pêché me jette la première pierre, l’hameçon et le trognon !

Pas de coup de Trafalgar pour Napoléon the first, l’homme à la main dans le gilet pas en tweed. Le facteur « amiral Nelson toujours deux fois » n’aurait gêné en rien les conquêtes du Corse le plus célèbre au monde après Tino Rossi.

 Mais il y a aussi des choses dont on n’aurait pas été gratifiés et ça, c’eût été bien dommage. Dans le fish and chips littéraire du Grand-Breton héritage, par exemple, même s’ il faut trier un peu.

Le rendez-vous au tas de sable du « Oh les beaux jours » de Samuel Beckett est sans doute moins drôle que les réparties de la « Cantatrice chauve » d’Eugène Ionesco. Je n’ai jamais eu l’occasion de lire ou de voir cette pièce, même pas en attendant mon tour chez le docteur Godot.

ivanhoe

J’ai toujours confondu « Les Hauts de Hurlevent » avec les hurlements de Léo (Ferré) et je ne sais jamais laquelle des sœurs Brontë a écrit « Raison et sentiments de Beatrix Potter » et « Orgueil et préjugés de Jane Austen ».

Sans Ivanhoé et Robin des Bois transposés au cinéma en cinémascope on aurait dû se contenter de Thierry la Fronde en noir et blanc sur un écran de télé même pas plat. C’eût été un peu « cheap », non ?

Qui aurait écrit « Etre ou ne pas être, c’est là la question », « Mon royaume pour un cheval ! » « Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark ». D’ailleurs, on ne sait même pas si c’est Shakespeare lui-même qui a écrit cela. Il parait qu’il utilisait beaucoup le playback. Ces paroles sont peut-être de Bernard Lavilliers, finalement ?

 

On aurait dû se passer du Frankenstein de Mary Shelley. Moi, ça ne me gêne pas trop : la chirurgie inesthétique n’est pas ma « cup of tea » et je n’aime pas qu’on me parle, à table, de biopsie, de pansement et de nez qui tombe avec quand on le retire. C’est ce qui est arrivé au sphinx de Gizeh, paraît-il. Mais alors, pas de « Frankenstein Junior », de Mel Brooks. Zut alors !

Monty_Python_Sacre_Graal

Pour « Alice au pays des merveilles » de Lewis Carroll je suis plus mitigé. Autant cette histoire de voyage souterrain m’avait flanqué la trouille lors de la première lecture lorsque j’étais gamin, autant ce vieux garçon photographe semble flirter à la limite de la pédophilie, autant le coup du lapin à montre à gousset, le trempage de marmotte lors de la cérémonie du thé, Humpty Dumpty, le chapelier fou et le chat de Chester sont devenus avec le temps des copains loufoques que j’ai fait passer allègrement dans la famille Monty Python, celle où l’on voyage à pied en frappant des noix de coco pour imiter le trot du cheval dans un univers où le monstre le plus sanguinaire qui soit est justement un petit lapin blanc ! Sacré Graal, va !

Et puisqu’on va parler de cinéma bientôt, en cas de Brexit avant l’heure pas de « Merlin l’enchanteur », pas de roi Arthur parodié dans « Kaamelott », pas de patrouille des éléphants dans « Le livre de la Jungle » ! Ca commence à se faire rude-Yard Kipling !

Sherlock_Holmes

J’aurais eu beaucoup de mal aussi à me passer d’Hercule Poirot – C’est un Belge, pourtant, il aurait résisté à l’engloutissement ! – de Miss Marple, de Lestrade, le stéréoscopique Dupond-Dupont de Scotland Yard, et des adaptations d’Agatha Christie au cinéma et à la télévision.

Pareil pour les élémentaires Holmes et Watson, premiers représentants du surmoi sociétal qui met un flic en chacun de nous, comme on fait avec les cookies sur les ordinateurs. Espionner, maintenant, c’est du gâteau ! C’est vrai qu’il faut bien démêler les mystères du smog, faire taire le chien des Baskerville et arrêter Jack l’éventreur mais je l’aimais bien aussi, Arsène Lupin, à la même époque : c’étaient là mes boulimiques lectures d’élève de 5e A au Lycée-Collège Benjamin Franklin à Lille (Nord) au siècle dernier (Twentieth century, folks ?).

Je ne peux me prononcer sur J.K. Rowling et son personnage de jeune magicien à lunettes. J’espère juste qu’Harry Potter l’emportera sur Harry Potfer. C’est comme pour Terry Pratchett que mon épouse dévore depuis un an avec voracité. Ce sont là des lectures « à venir » que j’entamerai quand je serai en retraite. 

Mary Poppins

Mais surtout… Qu’aurait été notre vie sans Mary Poppins, sans ce morceau de sucre qui aide la médecine à couler, sans Supercalifragilisticexpialidocious, sans les pingouins qui dansent, sans la guimauve qui coule des notes de « Tuppence a bag », sans ce discours écolo naïf qui nous va si bien au teint : « Mieux vaut nourrir les oiseaux qu’engraisser les banquiers ». Si nous avons tous en nous quelque chose de Ken Loach, c’est à John « Give peace a Chance » Lennon et à Mary « Magic »Poppins que nous le devons !

Et alors là, côté musique, sans les Beatles, sans Kevin Ayers, sans Mike Oldfield, sans Hawkwind, sans Uriah Heep, sans Pink Floyd, sans Dire Straits, sans Genesis, sans Supertramp, que fussé-je devenu ?
Avec juste Mireille Mathieu, Desireless, Line Renaud ou Sheila pour remplacer Maggie Reilly, Maddie Prior et les toutes chanteuses irlandaises ? Avec Michel Sardou privé de lacs du Connemara pour nous faire oublier Paul McCartney ou les Pogues ?

The_Prisoner

Qu’ai-je oublié encore dans les bonnes choses que nous devons aux habitants de l’UK ? Vendredi n’aurait jamais rencontré Robinson, Roger Couderc n’aurait pas commenté le tournoi des cinq nations. Il n’y aurait pas eu « Allez France » de Robert Dhéry, James Bond pour qui aime ça, « Astérix et les Bretons » et surtout le génial « Prisonnier » du village de Portmeirion !

C’est pourquoi, finalement, et c’est tant pis pour l’idée que vous vous faisiez de mon affection pour la démocratie, je suis bien content qu’ils n’aient pas eu le droit de vote, les rosbifs, en 2000 avant Jésus-Christ !

 

Produit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 11 octobre 2016 d'après la consigne ci-dessous.

Posté par Joe Krapov à 10:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,

09 octobre 2016

SAM'DI TOUT L'MONDE REVIENT POUR LA SUPER SOIREE DIAPOS !

 

Il suffit de dire « Sésame »
Et la porte de la caverne
S’ouvre sur les trésors cachés.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et de vieux ponts sur la rivière
Posent la question du parcours.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et tu fais six au jeu de l’oie :
Tu rejoues tes pas au hasard.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et par trente-huit degrés tu trempes,
Tu siestes, tu lis, tu farnientes.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et la pie t’apporte la clé
qu’elle a volée à Rossini.

Les rubis de la Castafiore
Liquéfiés dans le Bergerac,
Tu ne rebiffes aucune cave.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et les kayaks se précipitent,
En régime, des bananiers.

Il suffit de dire « Brantôme »
Et l’on perd Igor en chemin
Dans ce massacre du printemps

Que joue l’été dans les sous-bois,
Enguirlandant le cœur des feuilles
Et promenant les hippocampes.

Il suffit de dire « balade »
Et tu pénètres des châteaux
Où trônent des curiosités.

Il suffit de dire « Bourdeille »
Et tu flânes, en d’autres jardins,
Parmi des fleurs d’âge moyen.

Il suffit de dire « vacances » :
Tout est changé par la magie
De la "prestigivacation".

Il suffit de dire « Brantôme » :
Toutes les dames sont galantes
Et le Périgord est plus vert.

Il suffit de dire « Brantôme ».
Ce philtre a des côtés puissants
Et j’en reprendrais bien un verre !

Mais je sais aussi être sage
Et archiver ces mille images
Pour les longues soirées d’hiver !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 423 à partir de cette consigne

05 octobre 2016

ERNEST ET BERNADETTE VONT A LOURDES. 1, L'étape de Rohan

Le premier soir ils firent étape à Rohan. Ils avaient pédalé toute la journée sous un très beau soleil sans rencontrer grand monde sur le chemin de halage au long du canal de Nantes à Brest, enfin de Brest à Nantes, puisqu’ils venaient de Carhaix.

Bernadette était ravie.

- Après nous, on peut tirer l’échelle ! lança-t-elle en franchissant la dernière écluse, située juste avant l’entrée dans la riante cité morbihannaise.
- Moi je tire déjà la charrette, ça me suffit ! avait protesté Ernest.
- Et la gueule aussi, on dirait, cher voisin !
- Dame ! C’est que je n’ai plus ton âge, très chère, ni ton énergie. Bernadette, ça rime avec Paulette. Ton père était facteur ? Tu avais fait en le suivant tous les chemins environnants à bicyclette ?
- C’est vrai, j’ai toujours aimé pédaler, et même parfois dans la semoule, à l’école.

Pour bien savourer la première répartie de la jeune fille il faut se souvenir que le canal de Nantes à Brest, entre Pontivy et Rohan, présente un dénivelé certain et qu’il a fallu construire 54 écluses sur 20 kilomètres pour en assurer la navigabilité. A vélo, on n’est pas exactement sur du plat. Sans être obligé de changer de braquet pour autant, il faut appuyer un peu plus sur les pédales.

Arrivés au camping du Val d’Oust ils posèrent leurs vélos contre le mur de la réception et entrèrent. Pendant que Bernadette réglait les formalités d’inscription Ernest se caressait la barbe et s’éventait le béret tout en lisant, sur le panneau de liège, la légende des photographies épinglées.

- C’est notre camping et on l’aime !
- On y vient depuis quarante ans tous les ans !

Et de fait, c’étaient toujours les mêmes têtes qu’on voyait, celles d’accortes grand-mères à cheveux violine, blanc, poivre et sel, roux, bleu ou noir d’encre : la teinture n’est pas faite pour les chiens non plus, enfin on verra plus loin que peut-être si ! Toutes ces braves dames posaient par groupes de deux ou trois devant leur caravane, leur camping-car, sous leur auvent aux motifs et couleurs fleuris et les reflets dispensés par un soleil breton pour une fois généreux donnaient à leurs peaux tannées des couleurs qui n’étaient pas sans rappeler les premiers shows psychédélique du Pink Floyd de 1967 dans le swinging London sous acide de leur préadolescence.

Toutes, absolument toutes, et c’est cela qui interpellait Ernest, avaient un caniche noir couché à leurs pieds ou fièrement assis sur leurs genoux cagneux. Pas une seule photo de mec en revanche ! Il fallait bien quand même quelqu’un, un Robert, un Roger, un Jean-Paul, un Jean-Claude pour parcourir au volant, en polluant le paysage avec une large caravane ou un camping-car de plus en plus gros au fil des ans, les quelques kilomètres qui les séparaient de ce paradis indéboulonnable. Ce n’était pas qu’elles fussent veuves, assassines ou lesbiennes. Les Pierre, Paul et Jacques existaient bien mais ils passaient leurs journées entre eux, cent mètres plus loin, hors du camping, installés le long du canal avec leurs cannes à pêches, leurs bourriches, leur amorce Dudule « pour que le poisson pullule ! », leur épuisette, leur clope au bec et leur vague à l’âme dans les mirettes.

Ils ne rentraient retrouver Denise, Josiane ou Maryvonne que le midi, pour grailler, et se dépêchaient après le café de regagner leur terrain de chasse. Car ils s’étaient, au fil du temps, les pêcheurs, habillés comme les autres porteurs de carabines : treillis kaki, casquette de militaire, bottes noires et tant pis si comme ce jour-là il faisait vraiment chaud voire orageux. On tombait la veste, on ouvrait une autre Kro et on réécrivait la France en marcel – le maillot de corps, pas Proust, bien sûr ! – ou en T-shirt lettré, orné d’un « Cerné par les cons » par exemple ou d'un autre slogan choisi parmi les milliers de possibilités vestimentaires d’un goût incertain que l’on vend ici et partout. 

AEV 1617-4 JP 107558906

 - On se pose où on veut, Ernest ! Pas d’emplacement numéroté ! J’ai commandé du pain et des croissants pour demain matin.

Ernest remit son cul endolori sur la selle en fox à poil dur de son vétété d’Ertétiste.

Ils repèrèrent les sanitaires afin de planter Céline Dion – c’était là le nom que Bernadette avait donné à sa canadienne – à bonne distance.
- C’est pas pour la vue c’est pour l’odeur ! avait-elle commenté dans un grand rire. Et puis aussi pour ménager tes oreilles sensibles. A cause des Hollandais qui passent leur vie là-dedans à claquer les portes, faire du barouf, bavasser d’une cabine à l’autre et ce même la nuit ! Tu vois comme je prends soin de tes insomnies, hein, Ernest ?

C’est vrai, Ernest avait le sommeil léger. Un rien le réveillait et le réendormissement n’était pas toujours au rendez-vous. Pour ce voyage-là, il aurait préféré séjourner à l’hôtel mais ça ne faisait pas partie du programme. Et de toute façon, à l’hôtel aussi, il s’en payait des nuits à moitié blanches.

- Ici, peut-être, ça ne serait pas mal ?
- OK. De toute façon, j’suis crevé, je rends les armes !

Ils étaient le dos au canal, sur un emplacement tout plat, tout gazonneux, genre « Le cul dans l’herbe tendre » de Michel Simon et Serge Gainsbourg.

 AEV 1617-4 pelouse Adrienne
Photo d' Adrienne

Pendant qu’ils montaient la tente, le ciel se couvrit. Lorsque la dernière sardine fut enfoncée, le dernier tendeur mis en place, ils n’eurent que le temps de se précipiter sous leur abri de toile. L’orage éclatait.

Une averse carabinée se précipita sur le camping. Ca sonnait comme des rafales de mitraillette. Ca ne s’arrêtait pas. Les belligérants au-dehors gueulaient comme des putois : « Fermez le portillon, les gars ! ».

- Quand on ferme le portillon, interrogea Ernest, il fait moins froid dehors ? Ca empêche la pluie de tomber ?
- Je crois que c’est rapport aux caniches noirs ! Tu as remarqué ? Tout le monde a un caniche noir ici ! Elles ont peur que leur cabot se fasse la belle. Qu’il aille faire du vagabondage sur le chemin du halage !
- Que leur clébard ne se barre ! Ils peuvent bien aller se noyer s’ils le veulent. Moi je n’ai jamais eu de chien. Ou alors y’a longtemps. Ou il sentait pas bon.
- « Chien mouillé » ils n’ont pas encore osé le lancer, ce parfum-là, Dior et Givenchy !
- Merde !
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- J’ai le cul mouillé. La flotte… elle rentre dans la tente.
- J’aurais dû emmener un tapis de sol.
- Elle ne rentre pas, la flotte, elle remonte. On est installés dans une flaque. Ca ne serait pas arrivé si on avait choisi l’hôtel.
- Allons, Ernest, ne sois pas aussi bougon ! Je parie que dans vingt ans, tu t’en souviendras encore du camping de Rohan. C’est ce genre de mésaventure qui fabrique les meilleurs souvenirs. Un train qui arrive à l’heure ne reçoit jamais la légion d’honneur !
- C’est peut-être vrai mais en attendant…

Dix minutes après la pluie cessa et le ciel bleu se réinstalla au-dessus d’eux. Ils s’ébrouèrent puis démontèrent le campement pour aller le replanter vingt-cinq mètres plus loin sur du terrain plus propre et plus sec.

C’est Ernest qui fit la cuisine ce soir-là. Faire la cuisine est un grand mot. Il ouvrit une boîte de cassoulet et une bouteille de vin blanc. Encore fallut-il pour cela que Bernadette aille emprunter un tire-bouchon au voisin de la caravane d’en face. Elle avait oublié cet ustensile indispensable à Carhaix. Elle revint de cette expédition complètement pliée de rire.

- Le voisin d’en face… C’est le sosie craché de Bill Clinton comme toi tu es celui de Che Guevara ! Et sa femme n’arrête pas de faire le ménage avec une petite balayette à poils bleus !

Bien qu’il fût fatigué voire esquinté par les coups de pédale et les kilomètres parcourus, Ernest eut du mal à s’endormir ce premier soir. Il découvrit que Bernadette ronflait et que quand on dort, même si on est une jeune fille bien élevée, on n’a aucune retenue. De temps en temps en effet elle lâchait des pets plus ou moins tonitruants pour accompagner ses ronflements. Le cassoulet faisait son effet. Quel charmant voyage cela allait être jusqu'à Lourdes !

AEV 1617-04 JP Che Guevara à vélo

P.S. En cherchant sur le web de quoi illustrer ce billet, j'ai découvert que Che Guevara avait parcouru 4500 kilomètres à vélo (!) et dit ceci : "La révolution c'est comme une bicyclette : quand elle n'avance pas, elle tombe." Etonnant, non ? ;-)

02 octobre 2016

PLUS TRÈS VÉLO-CE !

S'échapper !

Bien sûr qu’on aimerait s’échapper !
Quitter le peloton et remporter l’étape, recevoir le maillot jaune,
le bouquet de fleurs et la bise au vainqueur !

Mais, sérieusement, comment faire quand…

109618113

- Vous avez l’impression que ce n’est pas du nougat ; 

111896991

- On vous a rayé des cadres ;

112700222

- Vous n’êtes pas le Dieu Pan et encore moins en état de faire la roue ;


109354414

- Vous êtes toujours plus ou moins déjanté ;

112521773

- Vos articulations sont rouillées ;

111896994

- Votre matériel date un peu…


112521699

- … ou n’est pas à votre taille ;


109721148

- Les jeunes générations vous traitent de Charlot ;


108865209

- Le dopage est interdit, même pour les machines ;


108709452

Seules vos sacoches ont la cerise ; 

112700228

- Le médecin vous a mis au régime sans selle ;

105666850

- Vous n’êtes plus que l’ombre de vous-même .

107517611

- Vous ne croyez pas aux miracles ;

111054461

- Vous vous dites même parfois que vous êtes bon pour le rebut ?

110259806

Alors vous décidez que ces objectifs-là sont comme les raisins de La Fontaine : trop verts et bons pour des goujats !

109276409

Photos prises à Montélimar (Drôme), Port-Bail (Manche), Toulouse (Haute-Garonne),
Rennes et Vitré (Ille-et-Vilaine) en 2015 et 2016.

Ecrit pour le Défi du samedi n° 422 à partir de cette consigne

Posté par Joe Krapov à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,