30 mai 2018

RETARD TOURNER LAPIN TAMBOUR

 

Quand le lapin est en retard
Le monde tourne comme un tambour !

Quand le lapin tourne en bourrique
Le tambour se met en retard !

Mais qui retarde ainsi le lapin ce matin ?
Quel tambour tourne dans sa tête ?

Dans le tambour de la machine
Alice a posé un lapin :
Plus rien ne tourne rond dans la tête à Lewis
Où le pétard retarde :

Plus il fait tourner le lapin sur la broche
Plus ça retarde le tambour

Aussi, sans retard, retournez tourner
Le lapin qui joue du tambour au fond du four

Faute de quoi
Il vous en cuira !

 AEV 1718-30 lapin en retard Tim Burton

Illustration de Tim Burton


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 29  mai 2018

d'après cette consigne

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REVE LIGNE AVION NAVIGUER

 

 Je naviguais en rêve
Sur un avion de ligne

C’était un avion de rêve
Dont la ligne naviguait au plus près de la beauté.

Toutes les hôtesses à bord avaient une ligne de rêve.
Quel bonheur de naviguer dans cet avion !

J’avais tant rêvé d’un avion
Qui naviguât (de la marine) sur toute la ligne de flottaison !

J’avais tant rêvé d’une ligne (de coke en stock)
Qui fît qu’un avion naviguât !

Sur la ligne d’un avion
C’est mon rêve qui navigue

Et quand je me réveille
J’ai les pieds sur la terre
Et j’en suis très heureux.

 180506 Nikon B 034






 N.B. La photo a été prise dans un hôtel de Strasbourg le 6 mai 2018


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 29  mai 2018

d'après cette consigne

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LANGUE QUATRE VENTS RITOURNELLE HARPE

 

AEV 1718-30 Morgan Le Cuff histoires des quatre vents

La langue d’Eole est bien pendue.
Le dieu s’accompagne à la harpe
Et chante à qui veut l’écouter
La ritournelle des quatre vents

La harpe du souffleur connaît la ritournelle.
Elle peut la jouer dans quantités de langues
En latin, en grec, en rap ou en slang,
La mélodie des quatre vents.

Quand les quatre vents ont pris langue
Avec les axes de la terre
La ritournelle aux doigts d’Eole
Est venue chatouiller la harpe.

La langue a frappé sur les dents
Pour envoyer la ritournelle ;
Les doigts ont caressé la harpe
Et raconté les quatre vents

Harpe de Mistral et d’Autan,
Langue de Zéphyr, Sirocco…
Quatre vents sont sortis d’une bouche divine
Et puis la Tramontane a volé la chanson ! Partie, la ritournelle !

Ma langue est empesée, les dieux ont disparu :
Pas de magnétophone pour cette ritournelle.
Tout ce folklore est dispersé aux quatre vents
La harpe est démontée tout autant que la mer

Il pleut des cordes de misère
Par-dessus la flûte de Pan.
Effet du glyphosate ?
Plus de mite au logis !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 29  mai 2018
d'après cette consigne

 

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26 mai 2018

TU AS BEAUCOUP D’ORIBLOGAMIS COMME ÇA DANS TES PETITS PAPIERS ?

Je trouve que l’on devrait aimer davantage le Japon et les Japonais(e)s !

C’est miracle que soient sortis, d’une si petite île, autant de concepts, d’inventions et de merveilles qui donnent à réfléchir à l’humanité toute entière. Citons par exemple :

 

DDS 508 origami10597841

- L’origami : là où nous autres occidentaux, dès lors qu’on nous donne une feuille de papier, nous nous obstinons à tartiner des phrases qui n’en finissent pas pour fabriquer des livres qui n’en finissent pas de remplir les rayons des bibliothèques, le Japonais plie savamment sa feuille et en fait sortir fleurs, personnages ou animaux qui enchantent le regard et l’âme alors que Marcel Proust par exemple, avec son papier noirci, ne fait rien qu’à énerver les nerfs de notre oncle Walrus. En même temps, c’est vrai, dans « écrivain », il y a « vain » alors que dans « origami » il y a « ami » ;

 

- Le judo : là où le Gaulois Obélix file un méchant coup de menhir sur la tronche du touriste romain qui suivait son petibonum de chemin pour visiter ce pays étranger où il ne pleut jamais – que des coups ! -, la Bretagne, le Japonais enfile son pyjama de cérémonie (kimono), déroule un tapis rouge pas rouge (tatami) et se lance dans une série de salamalecs gracieux mais compliqués pour exprimer à son hôte (judoka) l’idée « Après vous, je vous en prie, je n’en ferai rien » ;

 

DDS 508 Yoko Ono

- Yoko Ono : Il n’y a pas mieux que ce produit japonais pour semer la zizanie dans une bande de mecs qui font de la belle musique ensemble (oltouguézerno). Même quand on la cache sous un drap – le live à Toronto de 1969 – on ne voit et n’entend qu’elle. Yoko Ono, la reine de la caYokophonie !

 

- Fukushima : cette fabrique de « feux de bengale pour égayer le nouveau monde cher à notre Président » n’est pas sans nous rappeler que nous dansons tous sur un volcan. Bien involontairement, les Japonais nous l’ont déjà signalé par le passé. Ca s’appelait Hiroshima, mon amour, et Nagazaki ne profite jamais (Sttellla) ;

- L’ikebana : dîtes-le avec des fleurs ;

- Le bonzaï : dîtes-le avec des arbres ;

- Le Fujiyama : dîtes-le avec un disque de Léo Ferré qu’ « avec le temps va tout volcan » !

 

Je m’arrête là. Je pourrais vous parler du manga, du sudoku, du saké, du haïku, du mikado, du pays du soleil levant, de Mishima mais je suis sous l’empire de la décence : je me souviens que l’oncle Walrus est encore à Colmar (en cure d’intoxication au Gewürztraminer) et je ne voudrais pas lui envoyer ma copie ce soir entre 23 et 24 heures. D’autant que mon intention première était juste de vous refourguer cette histoire de judoka français qui fabrique des origamis avec ses adversaires aux abattis aplatis. J’avais livré la version studio en avril. Voici une version enregistrée « en public » dans un café rennais.

N’est-il pas exquis, mon sabir japonais ? 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 507 à partir de cette consigne : origami

24 mai 2018

POÈME FUTURISTE

180521 Nikon 009

J’irai par les chemins
J’irai parler chelou
J’irai par l’échelon
J’irai par lèche-main
J’irai par baise-main
J’irai parler d’écu
Au chevalier Saint-Georges

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 mai 2018 
à partir de la consigne ci-dessous

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POÈME INFINITIF

180503 Nikon 445

Décrypter geste remarqué :

- ôter, paraît-il, pellicule
- épousseter revers de col
- avoir une relation intime
- être le gorille dominant
- épouiller un Emmanuel
- bientôt échanger des beignes
- tambouriner sur le poitrail
- être président-singe

Et, côté lecteurs du journal :
Ne plus savoir quoi chimpanzer !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
le mardi 22 mai 2018 

à partir de la consigne ci-dessous

POÈME CACHÉ

180503 Nikon 447

Allez, les enfants, vous poser, artistes
Dans le cœur des robots !

Essayez de ne pas rire à la glose sponsorisée !

Nos champs sont déjà les Van Gogh d’aujourd’hui !

Du cochon chacun
En se déplaçant par terre
Réplique au-dessus des chiffres
Pour mieux te faire tonneau.

La vie privée disparaît,
Quantité d’emplois se mettent
A accompagner le mouvement insignifiant
Sans transmission d’aucun sens.

 

 


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
le mardi 22 mai 2018 
à partir de la consigne ci-dessous

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23 mai 2018

POÈME IMPÉRATIF

180503 Nikon 466

Ecris ! Ecris !
Ecris les mots du cœur !
Ecris les mots moqueurs !

Qu’on tique à ton cantique !
Qu’on s’écrie à tes cris !
Qu’on proteste à tous crins,
Qu’on conteste tes écrits,
Qu’on tempête face à leur écrin !
Qu’on critique ta poétique !

Ecris ! Ecris !
Et crie !
Sois preste à devenir peste !

Aie la rage !
Sois l’orage !
Noie les aèdes
Dans leur eau tiède !
Tire parti du tapage,
Prends parti pour le partage !
Jette-toi dans les rapides !
Ecris-nous des mots limpides
Sans te préoccuper des modes
Camarade !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 mai 2018 
à partir de la consigne ci-dessous

POEME NÉGATIF

180503 Nikon 454

Poésie, démonétisée,
N’ayant plus une seule lire
Ne joue plus dessus
Ses chansons napolitaines
Qui faisaient Scaramouche à tout coup.

Jamais plus hôte de Mark
Aux salons de l’opéra
Elle ne brille plus guère, non plus,
Sa couronne, aux palais tchèques
Sans provisions.

Il s’en fallait de peu du reste
Qu’on ne l’assignât à résidence
Ornée à la cheville ouvrière,
A ses pieds alexandrins,
D’un bracelet électronique

Elle n’est plus que pièce percée
Jusques au fond du cœur
D’une teinte imprévue
Aussi bien que mortelle.

Avec la disparition du liquide
Ne restent plus sur place
Que des cœurs secs. 

Jamais plus la carte ne sera du Tendre
Ni ne tinteront pareilles offrandes.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 mai 2018 
à partir de la consigne ci-dessous

NOUVEAUX VERBES

180503 Nikon 463

Cher Wolfgang Amadeus

Si tu entendais mes soupirs,
Saurais-tu combien je silence,
Combien je te pause sur un piédestal ?

J’ai double-croché ton portrait
Sur tous les murs-murs de ma chambre,
Je te gainsbarre de reprise,
Je te pointdorgue sans mesure.

Comme je voudrais que tu m’arpèges,
Que tu me dièses,
Que tu me crescendotes
Au bécarre de tour
De tout ton amour,
Que tu me blanches,
Que tu me rondes
Que tu m’anicroches
Que tu me clédesoles

Oui j’aimerais tant que tu me hautboives,
Que tu me tires l’ut,
Que tu me libidores la pilule,
Que tu me sérénaïades,
Que tu me symphonymphonies,
Que tu me concertisses
Des diamants de ta musique !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 mai 2018 
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