14 juin 2020

HÄRDÖPFELER !

- Pour savoir ce qu’un mari vaut
Il faut, Marie, que tu convoles
En préalables noces.

Si dès après le mariage
Il s’envole et va pratiquer,
Avec d’autres, marivaudage, 
C’est que c’est là mari volage.

Marivalise d’habileté
Pour le reprendre à Marylise
Ou Marie-Thé !
Marive-leur le clou en beauté !
Ironise !

Le mari vautré dans le canapé,
Marie, vaut-il mieux qu’un mari vaurien
Chez les Canadiens 
Ou qu’un mari vautour
Sur les bords de l’Adour ?

Ou bien est-ce qu’à la fin des fins
On peut décréter qu’un mari n’vaut rien ?

Si le mari vaut tant,
Passé dans l’isoloir,
Pourquoi tant d’abstention ?

Obtient-on réduction de peine
Si le mari s’tourne ?

Sait-on de quoi on se prive
A l’hôtel des culs tournés ?

Cinq minutes d’arrêt buffet !
C’est la pub à la télé,
Les jeux des feux de l’amour
Et de l’hagard Saint-Lazare.

Il est bon, cet Härdöpfeler !

200614 kartoffelbrand

 

Ici-gît le mari vosgien
Qui éclusa trop de p’tits verres
Ballon du côté d’Guebwiller

Ici gît le mari veau doux
Sacrifié fort cruellement
Sur l’autel par trop succulent
Du traité comme un coq-en-pâte.

2020 06 14 coqen pâte

Ici-gît l’affreux mari volatile
Qui m’enferma comme perruche
Dans une jolie mari-volière
Pour s’en aller chasser l’autruche.

Heureusement pour vous, maritornes,
Le mari veau d’or est toujours debout
Et - c’est là secret de licorne -
Le mari totem est tabou !

Les marivaux de Paintful Gulch
Ont, les uns, un long nez
Et les autres grandes oreilles

2020 06 14 ob_64da37_vittorio-leonardo-lucky-luke-les-rivau

Personne ne comprend au Bhoutan
Le mari volapük
Ni le charabia déroutant
Des opéras de Christoph Glück.

Veux-tu, Marie, que je m’arrête ?
Je vois que tu te prends la tête 
Lorsque mes mots marris volètent !

Sois heureuse ! Fin de l’opus !
J’m’arrive au bout de mon laïus !

Cessons-là ces billevesées !
Reprendras-tu un peu de ce vieil alcool suisse ?

- Oui, mais juste un marivaudoigt !

2020 06 14 Pierre_Carlet_de_Chamblain_de_Marivaux_-_Versailles_MV_2985


Ecrit le 14 juin 2020 entre Rennes et Nantes
pour le cas - pas improbable ! -  où l'oncle Walrus nous proposerait ce mot

Härdöpfeler

lors d'un prochain Défi du samedi ! ;-)

Posté par Joe Krapov à 21:59 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,


03 février 2020

QUOTIDIEN ETERNEL (cours d’angélologie n° 1)

Le jour où nous irons dans le grenier des anges
Nous trouverons peut-être, au fond d’un coffre lourd,
L’ultime symphonie de Beethoven le sourd
Et du divin Messiaen « avec chœur de mésanges ».

La toile qui voisine est un Van Gogh récent.
Les orangers, le long de l’allée bleu ardoise
Tracent un chemin d’ombre où flambent, sous la toise,
Des framboises superbes. Un peu plus loin, Vincent

Trempe dans l’encrier la plume d’oie ancienne.
La lettre est adressée à Jean-Arthur Rimbaud.
Il lui dit l’hérésie de la plaine de Baud
Et lui chante le crépuscule incandescent de Sienne

Avec passion. Il y aura, dans le grenier ;
De vieux costumes d’opéra grandeur nature.
L’oiseleur autrichien rêvera d’aventure,
De princesse facile et de main au panier.

Le jour où nous irons dans le grenier des anges
Nous ne connaîtrons rien, rien de sa vie privée,
Rien de la maison bleue où la belle arrivée
La veille chante à l’aube une romance étrange

Sa chanson parle de Venise et de Florence,
Du parfum de ces lieux et des couleurs du temps
Et de la danse des lutins, du vieux printemps
Qui vit naître Vénus avec indifférence.

Nous trouverons, sous la poussière extravagante,
Mille trésors insoupçonnés, venus sans doute
De l’hémisphère Sud, abrités dans la soute
D’un navire ancestral à la coque élégante

Et lorsque sonnera la cloche de midi,
Nous quitterons heureux les combles du château.
Nous reprendrons nos ailes au vieux porte-manteau
Et nous irons manger au R.U.* du paradis.

 

* Pourquoi ne pas imaginer en effet le paradis comme une université idéale au sein de laquelle on aurait tout loisir, l’éternité aidant, de s’intéresser enfin et uniquement à ce qu’il y a de meilleur dans les actes de l’homme ? La seule incongruité potentielle de ce dernier vers ne réside pas dans l’existence d’un Restaurant Universitaire dans un tel paradis mais dans le fait que les anges, qui n’auraient pas de sexe, paraît-il, y auraient un estomac ! Tout cela demande à être vérifié sur place, mais personnellement je ne suis pas pressé d’y aller voir.


 Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 27 avril 2004 d'après la consigne ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 19:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

25 janvier 2020

COLLAPSOLOGIE SAUTILLANTE

DDS 595 920be1ea5abd98ea1831bc1208cadb85S’il suffisait - Hop là ! Hop là ! -
De sauter par-dessus les flaques
Nous le ferions sans hésiter
Car nous avons su rester souples, 
Primesautiers, légers, gamins.

Mais c’est la banquise qui fond !
C’est Belgrade qui s’asphyxie !
C’est l’Australie qu’on incendie !
Des tsunamis pour le Japon
Et des îles qui s’engloutissent !

C’est pourquoi je vais maintenant
A pied jusqu’au bout de la ville
Jouer aux échecs tous les jeudis

C’est pourquoi je marche toujours
Vers Villejean tous les mardis
Pour y écrire des bêtises
Ou chanter la fin de la vie,
Les animaux qui disparaissent.

DDS 595 0ad6e431a9fa84acdecd51c5cb806c1eEt quand il a plu sur la ville
Je vais courir sur le halage.
Hop là ! Hop là ! Hop là ! Hop là !
 

Je saute par-dessus les flaques
Et je le fais sans hésiter
Car je fais preuve de souplesse.
J’ai su rester primesautier,
Léger, gamin et, de surcroît,
J’adore ce qui est inutile !


Photographies d'Henri Cartier-Bresson


Ecrit pour le Défi du samedi n° 595 d'après cette consigne : Hop là !

Posté par Joe Krapov à 02:08 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

15 janvier 2020

DE DAMES ET D'HOMMES : NEUF LIMERICKS OU COURTS POÈMES

 Dans le wigwam
Du grand sachem
Pas de tabou ni de totem…

Mais c’est bien quand même 
En l'absence des dames
Qu’on re-visionne « Théorème » !

AEV 1920-15 1 Théorème

***

Pourquoi donc le fils de Guillaume
A-t-il coiffé ce large heaume ?
C’est qu’son paternel a un rhume,
L’arbalète un carreau à plume
Et que la cible, c’est sa pomme !

AEV 1920-15 2 Guillaume Tell

 ***

Cagliostro, ma jolie môme,
Je suis parti place Vendôme
Dérober quelques précieux gemmes.
En m’attendant, lis des poèmes !
Signé : A. Lupin, ton binôme.

AEV 1920-15 3 Cagliostro

 ***

C’est terrible, les amalgames !
Incroyable comme on diffame,
Pour une sombre histoire de pomme,
Adam le mari monogame
Et Eve la première femme !

AEV 1920-15 4 Adam et Eve

***

Un costume
Pour la mi-carême ?
Exhume un plant de chrysanthème !
Mets-toi une plume dans l’érythème
Fessier et jette l’anathème
Sur les astronomes d’Angoulême !
Promets à tout bourgeois-bohème
La chute de milliers d’enclumes
Sur son crâne de zombi blême !
Tu seras le prophète suprême,
Philippulus ou Nicodème,
L‘allumeur ultime du système !

AEV 1920-15 Philippulus

 ***

C’est le bossu de Notre-Dame !
La lettre q : son monogramme !
Voici qu’Esméralda l’allume
Et que la flèche se consume !
Vraiment, vraiment, quel drôle de drame !

 

AEV 1920-15 6 Adam et Eve

 ***

A l’ « Auberge du Cerf qui brame »
Il était midi. Nous entrâmes.

- Tavernier ! Sache que nous sommes
Quatre-vingts chasseurs, gentilshommes,
Et une marquise anonyme
Célèbre pour sa grandeur d’âme
Et pour sa bourse magnanime.
Les bonnes odeurs que l’on hume
De ta cuisine nous réclament
Et l’exercice nous affame !

- Et que prendrez-vous, messieurs dames ?
Un petit bouillon de légumes ?
Ou du caviar par centigrammes ?

Alors la marquise proclame :

- On veut bouffer d’l’hippopotame !

AEV 1920-15 7 Adam et Eve

 ***

Vers le grand tournoi de Bergame
Où s’affrontent les fines lames
Sous de flambantes oriflammes
Le chevalier Jérôme
Sous son armure de chrome
S’achemine bonhomme

Soudain tombe la brume
Le chemin se déplume
Plus une once de bitume
Son grand cheval écume
Et Jérôme se paume

Pour aller à Bergame
Retenez cet axiome,
Ce brillant stratagème :

Fuyez les hippodromes
Et allez-y en tram !

AEV 1920-15 8 isabelle de Merrytureve
Image empruntée à Isabelle de Merrytureve

***

De ce que nous fûmes,
De ce que nous sommes
Je ne dirai rien car c’est trop intime.

La façon dont on s’aime,
Celle d’ont on s’arrime
A notre vive flamme,
A notre toit de chaume,
Au chemin de nos âmes...

Par ailleurs je présume
Que c’est trop métronome
Pour que vous en tiriez ne serait-ce qu’une épigramme.

Lors, laissez-nous, en somme,
Sans raison et sans rimes
Rester de beaux fantômes
D’amoureux à la gomme
Insoucieux de réclame.

Posez vos porte-plumes,
Biffez vos théorèmes !
Laissez-nous faire nos gammes
Et rêver de Paname,
De Bohême ou de Baume
De Venise sous la neige ou dans la brume. 

AEV 1920-15 9 Venise Caffi
Tableau d'Ippolito Caffi


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 14 janvier 2020 

d'après la consigne ci-dessous.

Posté par Joe Krapov à 14:43 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 octobre 2019

Bons moments de l'Apéro poétique du samedi 26 octobre 2019 au Grenier à sel de Redon. 1, Gwenola

Je publie ici quelques diaporamas réalisés à partir des photos que j'ai prises et de l'enregistrement que j'ai effectué lors de cette soirée. Si les personnes représentées ne souhaitent pas que ce diaporama reste sur Internet, qu'elles me le signalent en commentaire, je le retirerai immédiatement.

Les autres participant(e)s peuvent récupérer leur photo ici pendant quelques mois.

***

Gwenola avait la lourde charge de succéder au clown de service mais elle s'en est tirée admirablement. 

Posté par Joe Krapov à 11:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


08 octobre 2019

POURQUOI BON DIEU ?

Ma mère me disait :

« Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas
Mais chaque fois
On revient toujours
A l’Amour-mariage ».

Je dirais même plus :
« Filles de Garches, (Enfant de Puteaux),
Descendez l’escalier,
Du country dans les yeux,
Un seul cheval à la fois !

Il faut rendre au diable son violon !
Si le cœur vous en dit
Suivez le grand chariot
Où sont mes camarades
Et Moïse
Jusqu’à Tijuanaco

Au mois de mai, au mois de l’amour
Parmi les Ophélies
C’est
La fête des amis du clair de lune !
C’est Mexico, mon vieux !

Et quand vient la musique
Buvons à la santé
Du Fiancé de printemps :
Hyacinthe pour Frida
Emiliano Zapata pour Marie des Bruyères
Un loup au cœur tendre pour Émiliana
Et un Mohican pour Jeanette

Et moi,
Parce que je ne crois plus en Dieu,
Je marcherai jusqu’au vieux chêne
Avec l’homme qui vola les étoiles
Et la conversation du dernier éléphant

Allons ! Traverse
La rivière,
Le chat !

L’évasion
L’alouette
L’émigrant
Et les filles (et les filles !)
Ils font chanter le monde
Dans un tonneau de vin !

Emmène-moi
Dans la montagne !

Si j’y entends l’oiseau,
Ce sera la sieste à l’ombre :
C’est ma passion.

Tout ça
C’est pas ma faute :
Pendant qu’j’étais pas là
Ma femme
Devinez
A pris
Un aller simple
Pour
La visite
D’un mur à Jérusalem.

Là-bas elle
Prie pour ton salut
Sous le signe du lion.


Poème composé hors ateliers avec des titres
de chansons de Gilles Dreu le 7 octobre 2019.

Merci à l'oncle Walrus de nous avoir remis cet interprète en mémoire
et à l'INA de partager des images de cetteépoque folle !

 

Posté par Joe Krapov à 12:41 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 octobre 2019

CANTILENES DE LA BIODIVERSITÉ

Joe Krapov tient ses promesses, même s'il faut attendre... un certain temps ! 

Posté par Joe Krapov à 18:20 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

18 septembre 2019

POÈME DE MÉTRO (LIGNE A DU MÉTRO RENNAIS)

Ne tournons pas autour du pot
Je suis quand même un drôle d’oiseau,
Amoureux de Plaisanterie, 
Zeugma et Contrepèterie .

Poterie

A me lire, certains rient jaune.
Je n’ai pas le ticket cinq zones
Qui permet de descendre au Blosne ;
Je suis une drôle de personne. 

Le Blosne

Pour regarder ce monde exsangue
C’est certain, je choisis les angles
Les plus détachés de la sangle
Et crie sous la halle au Triangle. 

Triangle

Je suis bariolé comme un De Chirico,
Vivaldien comme un allegro.
Je chante des airs de folie
A la gloire de l’Italie. 

Italie

Un air frais envahit les villes
Dans lesquelles je marche tranquille.
Quelquefois je laisse des plumes
Entre le marteau et l’enclume. 

Henri Fréville

L’humain ne fait pas de quartier
Pour les « à côté de la plaque ».
Que je suive ou non le sentier
C’est bien certain : je fais le Jacques. 

Jacques Cartier

Mais gare aux retours de bâton :
On ne peut pas impunément
Se foutre du qu’en dira-t-on
Quand la parole est monument,
Quand émettent, sur le même ton
Celui qui crie, celui qui ment. 

Gares

Ah quoi ?! Déjà Charles de Gaulle ?
Et, toujours mis en examen,
Je cherche un lecteur qui rigole
Des pépiements de mon chemin. 

Charles de Gaulle

Je suis chardonneret public !
Si me dressez contravention
Je saurai bien prendre l’oblique :
Il n’est cage sans évasion. 

République

Partis comme églises me tannent,
Toutes les fleurs des bois m’étonnent
Et quelques-uns m’ont à la bonne
Entre Saint-Michel et Sainte-Anne. 

Sainte-Anne

Dans les profondeurs de la terre
L’écriture est mon seul pactole.
Pourquoi je ris ? C’est un mystère
Dans la sous-France d’Anatole. 

Anatole France

Aux urgences de Pontchaillou
Je n’irai pas, la chose est sûre
Me plaindre en hurlant qu’un caillou
A pénétré dans ma chaussure. 

Pontchaillou

Autant de gens dans l’univers,
Tant de villes et tant de cités…
Laissez-moi concocter des vers,
Chanter la biodiversité. 

Villejean Université

Quand le ciel est rouge incendie
Quand je suis pris de fatrasie,
Je sais descendre à Kennedy
Mettre des fleurs dans les fusils. 

J.F. Kennedy

P.S.

Or, rendu au bout du trajet
Je m’aperçois – vraiment, quel sot
Troublé par les « dring dring » !– que j’ai
Oublié Georges Clémenceau !

Clémenceau

 

AEV 1920-02 plan de la ligne 1 du métro rennais

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 17 septembre 2019

d'après la consigne ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 10:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

29 mai 2019

COUCHANT BLANC

C afe press - I love Rimbaud

Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ? La mer et le ciel sont à la parade mais le tambour du Jour s’est tu. La route nous conduit vers l’Eternité – c’est la mer salée avec le soleil ! -.

Piéton dans le siècle de la tautomobile (Ah tut tut pouêt pouêt la voilà, la tautomobile !) on finit quelquefois sa course sur le sable. Alors devant nos yeux d’enfant les géantes prennent naissance. C’est un cortège de balais, de chats rachitiques, de lune, un sabbat infernal qui nous glace d’effroi. Et pourtant cela n’est peut-être que la Nuit.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 22:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

DÉPART

170216 - LE MONDE HS - Arthur RIMBAUD, Le génial réfractaire - 019

Dans un grenier où je fus enfermé à douze ans j’ai connu le monde. Son déluge de sang emplissait les vieux livres que j’ouvrais, tout pleins de guerres anciennes et de tambours muets sur ce que coûte le progrès. Dans les cités en flammes les visages figés n’avaient pour horizon que la glace du tombeau ou le départ des peuples pour un lointain exil.

De toute éternité, avec les pierrries et le ciment des jours, on célébra l’Idole. On Lui a élevé palais et cathédrales.

Et quand on a ouvert la porte du grenier j’étais prêt. J’ai tué le geôlier qui venait me nourrir et j’ai pris le chemin afin de n’être plus, dans la vraie vie, Ailleurs, qu’un enfant du Soleil.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous