15 novembre 2022

Choses vues à Rennes le 29 octobre 2022 (2)

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- Est-ce qu'on peut tomber amoureux (à cause) d'une veste
et aller le déclarer à sa propriétaire sans en ramasser une ?

- Je vous suggère de vous intéresser aux tee-shirts avec un râteau, répond Madame Lapsi.

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- Bonjour, je voudrais essayer le modèle en vitrine, celui qui est à côté de la poire Chassériau.

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Chouette, le mot du Défi du samedi est : "Youpiii" !

12 novembre 2022

99 DRAGON : EXERCICES DE STYLE. 74, Zeugmatique

DDS 741 zeugma

Il y a des gens qui sautent des repas et sur tout ce qui bouge. Ce dragon-là n’était pas comme ça. Il se tapait la cloche et des brebis dodues et c’était moins pour la bagatelle que pour l’estomac. Il était par là-dessus enclin à s’asseoir, une fois repu, sur l’herbe et sur son code de déontologie vu qu’il n’en possédait pas. Le fait que ces animaux couverts de laine et de probité candide appartinssent à l’ordre des ovins et au père Mathurin ne le gênait en rien.

Or, depuis qu’il était sur terre, Mathurin élevait des brebis et la voix quand quelque chose le contrariait. Il ensevelit le contrevenant sous un tombereau d’injures et une tonne de cailloux balancés avec force mais cela n’entrava point l’appétit de la bête ni sa carapace d’écailles résistantes.

L’éleveur mal élevé partit donc au château et au galop de sa mule pour soulever le problème et des troupes qui puissent le résoudre.

***

Quand on est roi d’un petit pays, même en 303 après Jésus-Christ, on peut être appelé à un grand destin et en même temps « Cuisses de fennec, fleur de Baalbek ». Le populo des temps anciens avait bien de la misère à lui tomber dessus et bien de la gouaille pour lui résister. Ça équilibre, croit-on, du moins un certain temps.

Quelquefois les monarques perdent le sens de la mesure et les pédales. Ils peuvent perdre pied et la tête sur la lancée et leur chef de chef tombe dans un panier et le son de leur dernière parole au pied de la guillotine, machine à trancher les têtes temporaires et les opinions définitives. Mais point n’est besoin ici d’uchronie ni de tirer à la ligne. Quoique…

Cuisses de fennec n’était pas aussi con qu’il en avait l’air. Cette histoire d’envahissement du pays par inadvertance et par un dragon était plutôt du ressort de Fetchez Lavach, son commandant en chef des armées et des pâtisseries orientales du petit-déjeuner. Il le convoqua, lui exposa la situation et ses motifs d’inquiétude.

- Vous, vous en avez gros sur la patate et de drôles de façons d’interrompre mon petit-déj, protesta le militaire. Qu’est-ce qui se passe qui ne passe pas ?

- Ce n’est rien qu’un étranger à expulser ou à trucider.

- Ça, je suis prêt à parier que c’est la bonne nouvelle. C’est quoi, la mauvaise ?

- C’est un dragon qui pète de santé et un boulon : il sort vite de ses gonds et des vérités premières comme quoi il faut manger pour vivre les moutons de Mathurin.

- Le genre balanceur de punchlines qui vous grillera la priorité et les guibolles au chalumeau ? Un lanceur d’alerte et de flammes ? Sire c’est une affaire d’entreprise privée. Quand les bénéfices enflent on ne vient pas nous gonfler. Mais dès qu’il cesse de pleuvoir, les paysans nous bassinent ! Savez vous que mes combattants ne sont pas des flèches ? Face à de tels avatars ils se tiennent à carreau. On peut très bien tirer à l’arbalète et au flanc. Vous connaissez leur devise : « Si vis pacem para bellum et à virer ! ».

- J’aime mieux courir sur votre haricot que vers la catastrophe, dit le roi. Si je ne vous fais pas faire un grand pas en avant on va se retrouver au bord du précipice et de la crise de nerfs.

Mais rien n’y fit.


***

Bref, une fois de plus, devant la défection de ses troupes, le roi dut faire contre mauvaise fortune bon coeur et appel à « Georges de Lydda Ltd » pour que le Romain éliminât le fléau (à coup de blé ?), l’aidât (Par Zeus ! Quel beau cygne !) à vaincre l’adversité et sa 74e déprime, lui redonnât du poil de la bête et du peps, lui fît reprendre goût à la vie et deux fois des nouilles à midi. C’est à ça que ça sert, la religion, non ? Ou sinon, mais plus tard, ça sert d’auto ? D’autodafé comme dans les contes de gagas du même nom ?

***

DDS 741 Saint-GeorgesAlors (« Bis repetita nic et hunc placent » comme on dit en lapin de cuisine) revint le moment crucial où il refallut, pour le chevalier romain, entrer dans le lard de la bête et dans la mythologie chrétienne.

Ô rage, ô désespoir, comme a écrit Corneille en bâillant et en préambule d’une célèbre tirade. De l’Iliade à Game of thrones, d’Azincourt à OSS 117 et sans vergogne, c’est toujours avec des bourre-pif qu’on bourre le mou aux mômes, c’est toujours des mandales que se refilent les Vandales en sandales et en sueur qui nous ravissent le coeur, nous clouent sur les fauteuils et le bec au cinéma !

Muets d’admiration et à cause du pop-corn « qu’on ne parle pas la bouche pleine », bouche bée, le cul vissé au siège lorsque ça devient chaud au niveau effroi, plus gagas que Lady devant Rocky, Rambo, quand se pointe Maciste ou quand s’avance Hercule, que ces gens descendent dans l’arène et des zigues en pagaille – ce ne sont que des figurants, acteurs de second rang et vous êtes au troisième – vous aimez quand ça castagne et la baraque au box-office ! Bref d’Ulysse à Bruce Willis, pour que la populace se délasse, sur la place des Lices on rompt des lances et le silence.

Or, voyez-vous, quand on se bat on inflige des coups au flanc droit de son adversaire et des blessures à son propre code de l’honneur. Car enfin, qu’a-t-elle fait, cette bête, sinon manger pour vivre et un mouton énervant qui n’arrêtait pas de réclamer qu’on lui dessine un petit prince ? Ça ne vous arrive jamais à vous de tomber en panne dans le désert et en arrêt devant un menu de restaurant qui vous met l’eau à la bouche, vous ouvre l’appétit et des perspectives de félicité post-prandiale ?

L'illustration ci-dessous est de Xavier Collette

DDS 741 Xavier Collette

« Tu ne tueras point » a dit le commandement mais toute règle a ses exceptions et ses graduations qui servent à mesurer la longueur de tissu qu’il faut pour faire un kilt et celle des phrases de Marcel Proust mais là on est excusable par avance de l’envie de sauter des pages et au visage de cet insomniaque moqueur pour lui signifier qu’au moment de trancher dans le vif du sujet et la chair du dragon on n’a pas besoin de littérature somnifère ; range ta logorrhée sous ta préciosité et ta pile de marcels, Marcel ! Ici on s’en cogne et on cogne, on distribue des pains avec ostentation et force moulinets des avants bras (de Bazouges?), on constelle d’horions, on pousse son avantage et le gars Elliott dans les orties, on estoque, on esquive, on esquinte, on essaie des tactiques, on esquisse des pas de côté et des crayonnés qui sont tout sauf des gravures de mode (on fabrique du Bacon ?), on zigzague, on zigouille, on lance des invectives et son beau cheval blanc-t-à l’assaut (thérapie?) de l’ennemi, on assène (Lupin?) des coups insanes (Antonio), on lance des assauts et des insultes, on fait gicler le sang, jaillir les tripes, exorbiter les satellites, exhubérer (néologisme ?) les langages militaires, on ouvre des parenthèses (vous avez remarqué ?) lorsque tout part en couilles en même temps que le ventre du paria (on met dans le mille, Zola ?).

***

Justement Saint-Georges vient de briser sa lance en même temps que la glace lors du énième contact avec la cuirasse potemkinienne du dragon. Il sort de ses gonds et de son fourreau une courte épée appelée xiphos et à entamer la confiance et l’épiderme de la bête, ce qu’elle accomplit bientôt.

Un coup de cette épée très courte et donc très bonne peut provoquer de graves blessures et de vraies réactions en chaîne de tronçonneuse chez l’adversaire pour peu qu’il soit avide de massacre au printemps (en Père Igor) ou de dollars du Salvador (la pilule d’Ali ?) en hiver. Après, tout dépend de ce qu’on préfère et de la grandeur de l’andouille : une mélodie en sous-sol ou cent mille dollars au soleil ? Un Henri Verneuil ? Un klaxon-automne ? Yvonne Printemps ? Suzy Delair ?

- Ô Dragon que je taille en même temps que ma bavette, Romy Schneider rend-elle Claude sot l’été ? demande Saint-Georges au dragon en lui ôtant le goût des choses de la vie.

Lors, filmé en contre-plongée – on est au cinéma, rappelez-vous le ! - le gros dinosaure lâche prise et un pet sonore, tangue, tangote, valse, vacille, inonde de son sang le sable du désert et la surface de l’écran sur lequel s’écrit enfin le mot « Fin ».

Puis au moment de conclure, de mettre un terme aux piles avant de se défiler avec les généraux gênés et le généreux générique, le « préquel » de Lucky Luke part vers son destin et le soleil couchant tandis que le tireur à la ligne plus vite que leur nombre que je suis s’ébahit de la façon dont le saint solitaire tire sa rêve-errance.

P.S. Parfois mon écriture baroque et la breloque ! Qu’on me pardonne la taille XXL de ce texte, inversement proportionnelle à celle de l’épée imposée comme sujet et à 5,5 % de taux de TVA !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 741 d'après cette consigne : xiphos

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06 septembre 2022

Au fil des rues d'Abbeville (Somme) le 16 juillet 2022 (1)

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La Collégiale Saint-Vulfran

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29 août 2022

Pas de bruit dans Landerneau (Finistère) le 16 août 2022 (1)

Mon épouse, sa bonté d'âme la perdra.

Nous voilà en route pour l'aéroport de Brest. C'était là la raison de nos vacances en Trégor. Marina B. avait promis son aide à Dame Anita pour l'aider à rapatrier vers Berlin ses quatre invités venus passer des vacances chez elle et leur trois tonnes de bagages divers et variés.

Petit moment de panique à l’arrivée à l’aéroport : comme nous avons doublé Anita qui convoie Nicole et Ole tandis que nous avons pris en charge Olaf et Leonie, nous faisons deux tours sur le rond-point puis sur l’injonction d’Olaf nous nous mettons dans le sillage d’une C3 orange qui vient de nous passer derrière et s’en va se garer sur le parking 3. Mais ce n’est pas la bonne voiture ! Rien ne ressemble à une C3 orange comme une C3 orange !

C’est dans des cas comme ça qu’on découvre que le téléphone portable peut aussi être une invention formidable :

- Nous sommes sur le parking de proximité, dans l’allée n° 5 !

Bon, ça va, pensé-je, on ne va pas être obligés d’adopter ces – très sympathiques au demeurant - estomacs sur pattes qui auraient raté leur avion de notre fait !

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Au retour vers Lannion, Marina B. nous accorde le droit de visiter Landerneau.  Pour une fois que l'occasion m'est donnée de vérifier s'il y a autant de bruit qu'on le dit dans cette ville et si on y mentionne quelque part que cette expression vient d'une pièce de théâtre d'Alexandre Duval, le grand père d'Isaure Chassériau ! (Je dois être sans doute le seul individu sur Terre à faire de telles associations d'idées à la con !).

C’est une très jolie petite ville. Nous prenons le petit-déjeuner dans un café nommé le Saint-Thomas. J’ai bien mérité ça, je suis réveillé depuis 5 h 45, ayant compris « départ à 6 h 30 ». En fait c’était réveil à 6 h 30 pour départ à 7 h 15.

Comme je suis assez snob comme garçon, on n'est pas allés voir l'exposition Ernest Pignon-Ernest à la Fondation Leclerc. J'imagine qu'il fallait réserver et que l'entrée à l'expo ne donne pas lieu à des réductions sur la carte de fidélité comme quand on passe aux caisses de Michel-Edouard ! faut pas m'en vouloir, Ernest, j'aime bien ce que tu fais quand même !

On pourrait écrire bien des choses sur ces vacances 2022 mais je n’en ferai pas un roman finalement. Pas besoin : Marina B. vient de découvrir que ses talents d’observation psychologique de ses "contemporains-j’contemple rien", joints à ceux qu’elle a pour les petit croquis et à un certain temps de rédaction pouvaient alimenter de manière krapovienne son blog trop peu visité.

Allez donc lire son feuilleton de l’été, c’est très drôle et c’est tout à fait ça !

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25 août 2022

Au clair de la Lune de Landerneau le 18 août 2022

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Pourquoi autant de lunes à Landerneau ? L'explication est ici. Oui, elle est un peu concon !

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Au vu des livres exposés dans la vitrine, parmi lesquels "Le Jeune homme" et "Les Cahiers de l'Herne" à elle consacrés, j'avais cru qu'il s'agissait d'une histoire d'étymologie et d'une référence à la lune d'Ernaux (Annie), qui, par déformation, aurait donné Landerneau et... Non ?

Ok, Mesdames, le concon sort ! 

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03 août 2022

Au fil des rues de Rue (Somme) le 13 juillet 2022 (1)

Elle le vend bien, son pays, Ludivine Fasseu et finalement elle a raison. Elle est très mystérieuse, cette commune de Rue ! Je n'ai toujours pas compris si ce que j'ai photographié était l'église Saint-Wulphy, la chapelle de l'hospice ou la chapelle du Saint-Esprit ! Est-ce que toutes les salles étaient ouvertes au public ou pas ?

J'ai cherché sans le trouver le carrelage en forme d'échiquier qu'on voyait sur les photos de Cyrille Struy dans le bouquin emprunté à la bibliothèque des Champs libres. Pas vu non plus le tableau représentant je ne sais plus quel saint... attribué à je ne sais plus quel peintre... Je suis allé rendre le livre hier.

Je trouve les explications ici ce jour :

- le sol échiquéen est celui de la chapelle de l'Hospice, fermée au public à cause d'infiltrations.

- nous avons visité le seul narthex - je découvre ce mot - de la chapelle du Saint-Esprit. Le reste se visite avec un guide après paiement d'un forfait donnant droit également à l'ascension du beffroi et à un tour (d'avion ?) dans le musée des frères Caudron.

Sinon on trouve bien Télérama et le Canard enchaîné à la maison de la presse à côté du chapelier fou (voir plus bas) !

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24 juillet 2022

Choses vues au Crotoy (Somme) le 12 juillet 2022 (1)

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... d'où la désignation "mansarde" ?

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Une étape faite pour les grimpeurs !

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Cette année-là ou plutôt ce soir-là j'attendais Madeleine.

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02 mai 2022

Trois salons de coiffure nancéiens vus en avril 2022

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Salon de coiffure sis rue des Ponts

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Salon de coiffure pour chauves ?
Quand on ressort, on n'a plus un poil sur le caillou ?

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28 janvier 2022

A Ploumanac'h (Côtes d'Armor) le 31 décembre 2021

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