19 novembre 2022

YOUPI !

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- Youpiiiii ! J’ai retrouvé et scanné la boîte de diapositives des barques colorées de l’Île Renote à Trégastel, dans les Côtes d’Armor ! Elle date de 1997 ! Quelle année magique ! C’est celle où nous nous sommes installés à Rennes et où, donc, je suis devenu Breton !

- Toi, Breton, Joe Krapov ? Avec tes origines ch’ties et ton quart de trente-deuxième de sang belge, que même ça, ça ne compte pas ? Tu rigoles ! Tu es et resteras ce que tu as toujours été partout où tu vas : un extra-terrestre ! 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 742 d'après cette consigne : Youpiiiii !


10 janvier 2021

Schubert in love / Rosemary Standley et l'ensemble Contraste

Si j'avais eu le temps de participer au Défi du samedi "urticaire", j'aurais enregistré une version du "Complexe de la truite" de Francis Blanche, un timbre plaqué sur la musique du quintette "La Truite" de Schubert. J'ai d'ailleurs cherché dans mes enregistrements une version des M'A2R1 d'O douce puisqu'elle est à notre programme mais n'ai pas trouvé la session où nous l'avions chantée. Du coup mes corréligionnaires du Défi ont dû se gratter ! ;-)

Je n'ai pas de passion particulière pour ce compositeur allemand (autrichien ?) né en 1897 et décédé en 1828. J'ai juste bien aimé par le passé les trois morceaux de lui qu'on trouve sur la B.O. du film "Péril en la demeure" de Michel Deville que je possède en disque vinyle.


Et puis je promène toujours l'anecdote qu'on m'a racontée. Un ami de mon grand-père, nommé Eugène Cacan, m'avait par plaisanterie, quand j'étais tout enfant, pris sur ses genoux et fait chanter "l'Ave Maria". Il faut dire que mon grand-père était communiste et que cet Eugène était un copain de régiment avec qui il a toujours conservé de très bonnes relations. De toute façon mon grand-père était un drôle de coco vu qu'il avait lui-même été enfant de choeur !

Eh bien aujourd'hui, je peux l'écrire, c'est pas mal du tout, Schubert ! Il faut dire que je m'auto-intoxique, depuis la veille de Noël, avec l'album "Schubert in love" de Rosemary Standley qui revisite le Franz avec un aplomb incroyable, des improvisations, des percussions, du jazz, du cha-cha-cha... 

J'adore surtout le cinquième morceau "Heidenröslein, D.257 Op.3 No. 3". Je crois que je vais me le faire, celui-là... quand j'aurai le temps !
 





Et carrément, disponible en ligne jusqu'au 21 janvier 2021,
le concert ques ces braves gens ont donné le 9 octobre 2020 au Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines ! 

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13 décembre 2020

UNE VIE DE CHAT

Ronald Searle 6 Bye Bye blues

Dans cette vie antérieure où j’habitais Paris, j’ai longtemps mené, comme ce chat, une vie très régulière et j’ai collectionné des galettes de vinyle. Je les écoutais, ces grands disques noirs, sur la même chaîne hi-fi que je possède encore.

Je n’ai commencé qu’il y a deux ou trois ans à me séparer de certains de ces disques : mon épouse adore vider mon grenier ! Il est vrai que le monde a changé et qu’on trouve à peu près toute cette musique sur Youtube ou Deezer. On n’a plus besoin de se lever toutes les vingt minutes pour aller retourner le trente-trois tours, poser à l’aveuglette le trou dans le piquot pour écouter la face B et retourner vaquer à ses occupations pour vingt autres minutes.

Dans cette époque opaque de dématérialisation généralisée, je n’en reste pas moins attaché à certains trésors artistiques et je pense que je ne me séparerai jamais de certains de ces objets fétiches.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 1

Il y a parmi ceux-ci les disques du groupe Hawkwind, des Anglais malades dans leur tête (comme tous les Anglais ?) qui ont mélangé le rock’n’roll et la science-fiction pour donner naissance à de curieux space-opéras placés sous le signe du vent et du faucon. Si j’ai bien tout compris.

Dans leur deuxième album, « In search of space » il y a un livret en noir et blanc qui me semble symboliser à lui tout seul tout le psychédélisme qui régnait encore à l’époque (1971). On peut le voir en ligne ici. l Quand j’aurai du temps à perdre, je le traduirai, bien qu’étant ignorant presque parfait du breton langage d’Albion.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 2

Pour leur cinquième album « Warrior on the edge of time » c’est la pochette qui est devenue un bouclier de guerrier !

Mais le plus extraordinaire est bien leur "Space ritual", leur quatrième album et le premier à être enregistré en public (oui, je sais, on dit « live » quand on est bien élevé, mais je suis comme le chat, je fais ce qui me plaît). Quand j’ai la nostalgie de mon enfance, je vais le sniffer.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 4

Quoi comment ? J’avoue enfin que je me drogue ? Oui, c’est vrai, les pochettes intérieures de ce disque ont la même odeur que les décalcomanies d’autrefois, non pas celles qu’on grattait mais celles qu’on trempait dans l’eau et que l’on faisait glisser soigneusement pour qu’elles adhèrent à leur support ! Très pratique comme test pour savoir si on a perdu l’odorat et donc si on a chopé cette maladie si répandue de par le monde !

AEV 2021-11 Jean-Paul Ozark

Dans une prochaine chronique, je vous parlerai du disque en acétate rouge qui figure dans l’album « The Car over the lake album » des Ozark mountain daredevils, groupe de country rock américain dont les premiers albums sont magiques.

En attendant, salutations à Monsieur Searle et à son chat dont la collection de vinyles n’a rien à envier à la mienne.

Gageons qu’il écoute volontiers, ce matou matois, du chat-rleston, La Cucara-chat ou du chat-chat-chat.

A moins qu’il n’ait un penchant pour l’album d’Al Stewart « The Year of the cat » ? ;-)
 



Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean d'après la consigne 2021-11

du 8 décembre 2020 ci-dessous

22 novembre 2020

Roots / Martin Fröst

Quand vous trouvez une pelote de laine brillante avec un bout de fil qui dépasse, qu'est-ce que vous faites, vous, même si, comme je le soupçonne,  vous n'êtes pas un chaton de l'année ?

Oui, hein ! Vous tirez dessus ?

C'est ce que j'ai fait moi aussi dimanche dernier après le Vivaldi pour clarinette et c'est pourquoi je vous propose à nouveau d'écouter Martin Fröst et son instrument magique dans un répertoire plus récent (quoique !).

Le premier morceau, crédité sur Discogs d'un compositeur anonyme, est parfois signé chez Youtube Hildegard von Bingen (1098-1179). C'est de toute beauté. 

 

M. Deezer a fait je ne sais trop quoi dans son découpage de l'album en CD ! Enfin si, je sais. Ils vous font écouter les morceaux 7 à 14 puis 1 à 6 puis 15 à 21.

Ca n'est pas gênant du reste. Tout est très bien, y compris même les Danses populaires roumaines de Bartok. (En général, quand on entend venir Béla Bartok, hongrie au secours et on se carapathe vite fait bien fait !)

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04 octobre 2020

Juditha triumphans / Antonio Vivaldi

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Lemezoldal ! Ca veut dire "face" en hongrois ! Je me souviens encore de ce seul mot que je connais dans cette langue ! Il figurait sur les étiquettes jaunes des deux disques vinyles du "Juditha triumpans" que mon grand-père m'avait ramené en import direct de Hongrie !

Je crois que je ne le lâcherai jamais cet enregstrement-là ! Même s'il n'est pas pratique à écouter : la face 1 est collée à la face 4 et la 3 au verso de la 2, ce qui veut dire qu'il faut changer deux fois de disque si on écoute l'intégrale de cet oratorio dans l'ordre. Quel imbroglio !

Vous allez me dire que maintenant, avec Deezer, Youtube, Musicme, il suffit d'un seul clic pour entendre tout. Pas du tout ! La version de Vittorio Negri est très bien certes, mais le "O quam vaga" est bien trop rapide ! Or donc je vais m'empresser :

- soit de laisser tomber mon ordinateur et d'aller relire mes bandes dessinées en écoutant mes vinyles dans le séjour

- soit de convertir en MP3 cette interprétation de l'Orchestre d'état de Hongrie dirigé par Ferenc Szekeres pour pouvoir continuer à jouer ici, le dimanche soir, au critique musical de "La Tribune des critiques de disques" de France-Musique !

Je vous propose une version très moderne, par l'ensemble Jupiter avec Léa Desandre au chant, de l'air "Armatae face et anguibus" et une autre également aimable - et plus proche de l'enregistrement hongrois - du "O quam vaga, Venusta, o quam decora" par Tiziana Carraro.

 

 

Bon, maintenant, c'est vrai, il ne s'agirait pas d'oublier LA, ici très Castafiorienne, Bartoli !
(C'est à elle que Joe Dassin et Nicolas S. ont dédié leurs chansons "Cécilia" et "Si tu reviens, j'annule tout" ?).

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05 avril 2020

Kusturica et Bregovic

C'est bien joli d'écrire d'après une collection de photos mais ça prend du temps ! Il faut dire qu'on est si bien dehors, dans son "shrubbery" au soleil avec le jeu d'échecs électroniques pour alterner les plaisirs ! Et ça va en prendre encore plus, du temps, pour taper le flux de souvenirs et de délires que cela engendre !

Du coup ce blog a failli rester vide ce dimanche. Heureusement qu'on a choisi de regarder, hier soir, ce dévédé dont j'ai parlé chez Célestine, "La vie est un miracle", un film qu'on avait bien aimé, ne serait-ce que pour son titre et sa bande son. J'avais oublié combien il était "yougoslave", c'est à dire baroque, violent et déjanté mais aussi très humain avec son histoire d'amour interethnique qui situerait l'objet dans la catégorie téléramienne "Roméo et Juliette chez les Marx brothers".

Comme on ne trouve guère sur Youtube que la bande annonce et des morceaux de la bande originale, j'ai choisi de vous envoyer la quintessence de la musique de Kusturica et de Goran Bregovic. On a revu celui-là l'année dernière à Paimpol dans un spectacle enfin généreux et sans prise de tête (le bonhomme-star ne doit pas toujours être commode avec ses musiciens ou son entourage) !

Emir Kusturica - In the beginning 

 Goran Bregovic - Ederlezi 

Goran Bregovic - In the deathcar 


Goran Bregovic - Talijanska



Emir Kusturica - Evergreen



Sinon une bonne sélection de "La Vie est un miracle" est là.

11 janvier 2020

VOUS ETES FAN DE FAR AUX PRUNEAUX ?

- Vous êtes fan de far aux pruneaux ? Voici ma recette :

Ingrédients :

- Deux danseuses en jupe, débardeur et chaussures jaune et noir ;
- Un emperruqué en short et maillot jaune avec des lunettes noires ;
- Une fleuriste à chapeau noir, air de typhon et fleurs de tournesol ;
- Un cravaté de jaune citron sur chemise noire ;
- Une abeille du genre Maya passionnée de trombone ;
- Un chauffeur de taxi jaune et noir ;
- D’autres ingrédients de même couleur capables d’insuffler des saveurs exotiques (ou pas) à votre gâteau de fête.

Comment procéder :

1. Dans un festival de chants de marin, genre Paimpol, par exemple, mélangez les saxos, les flûtes et les trombones

2. Ajouter un soubassophone et une batterie. Donnez le marmi-ton du morceau à tout le monde

3. Vérifier que le chef n’est pas parti tout seul sans tambour ni trompettes. Battre la mesure sans trop fouetter l’air.

4. Faites monter la Chantilly et chauffer l’ambiance

5. Faites revenir tous les deux ans au même endroit en versant un cachet pour montrer que vous êtes bonne pâte pour les ingrédients du coin (Vive le circuit court !)

6. Servir avec des graines de grand soleil et un brin ou deux d’amour de la Bretagne.

- M’enfin, Joe Krapov ! On avait dit « far », pas « fanfare » !

- Comment, Camarade Dieu ? Toujours aussi mélophobe ? T’es pas fan de mon (Fan)far’ô Pruneaux à la mode de Paimpol ?
 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 593 à partir de cette consigne : far

22 octobre 2019

La Fête de la pomme et du développement durable au Landry à Rennes le 20 octobre 2019 (4)

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Sur les stand des Tisseurs de contes (qui étaient pour le coup, surtout, des tisseuses !).

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Cette fête c'était aussi l'occasion de découvrir des talents musicaux rennais trop méconnus. Ainsi du Sweet swing band dont on ne trouve que peu de traces sur Internet, sinon des annonces de concerts échus. C'est dommage car la chanteuse et ses quatre accompagnateurs sont excellents dans leur registre.

Je publie un extrait sonore capté avec mon nouvel enregistreur
pour clore ce compte-rendu d'une belle après-midi d'automne. 

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P.S. J'aurais pu mentionner aussi le groupe "Come together". Je ne l'ai entendu que de loin en suivant la balade mais cela avait l'air très bien aussi : le trio violon, guitare, cuivres joue et chante des reprises de chansons des années 60 et 70, les Beatles évidemment mais pas que. On peut les voir surtout sur leur Facebook mais très peu les entendre, sauf ici.

Posté par Joe Krapov à 18:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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13 septembre 2019

La Fanfar' ô Pruneaux au Festival du chant de marin de Paimpol le 3 août 2018 (4)

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Et maintenant que vous avez vu les artistes, vous pouvez les écouter ! 

28 mars 2019

Sêma Lao met de la couleur à Villejean

Sêma Lao met de la couleur à Villejean 

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On cherchait. On cherchait. On se doutait bien qu’il y avait une lacune. On a une piscine, un centre social, une maison de quartier, une mairie, une bibliothèque, un commissariat de police, des églises, des écoles, une université… On sentait bien qu’il manquait quelque chose à Villejean mais quoi ? 

Et puis voilà que grâce à la nature qui a horreur du vide, grâce à LMH Syndic et surtout grâce à Sêma Lao, on a trouvé. Un musée ! C’est un musée qu’on n’avait pas encore ! 

Un musée gratuit 

Un musée ! Un lieu dans lequel on marche tranquillement de salle en salle, de surprise en surprise, un endroit où l’on peut contempler de grandes fresques écrasantes (« Le Radeau de la Méduse » ou « La Liberté guidant le peuple ») comme de petits tableaux touchants qui représentent des scènes de la vie quotidienne, des paysages, des portraits, des animaux, cinq fruits ou légumes par jour et par nature morte, des personnages historiques ou des histoires très ordinaires.

Eh bien oui, ça y est, nous avons enfin notre musée à Villejean ! Il est installé rue du Bourbonnais, dans les halls au bas des grands immeubles qui font ressembler la dalle Kennedy à la Bibliothèque nationale de France. L’entrée de ce nouvel établissement culturel est gratuite, il n’y a pas de vestiaire, pas de gardien pour vous surveiller, on a le droit de prendre des photographies des œuvres exposées et surtout de les admirer.

 Sêma Lao, artiste peintre

Elles sont toutes sorties de l’imaginaire et du savoir-faire d’une jeune et jolie femme, Sêma Lao, artiste peintre spécialisées depuis sept ans dans les peintures murales urbaines (« street art »)

Dans les six halls d’immeubles qu’elle a décorés à la bombe aérosol elle a surtout représenté des visages d’enfants ou de femmes, des gestes de tendresse, des regards parfois fatigués mais toujours sincères et l’on appréciera surtout ses animaux élégants, superbes, notamment un lion, un cygne et des oiseaux de toute beauté.

Ses représentations aux couleurs saturées mettent de la gaîté, de l’originalité et de l’humanité dans des lieux habituellement neutres ou froids.

 Si vous voulez vous payer, pour vraiment pas cher, une balade revigorante, un instant de zénitude, un moment de contemplation intemporelle, allez-y vite, allez visiter, si ce n’est pas encore fait, le tout nouveau musée de Villejean. Vous ne serez pas déçu.e.s et vous direz comme nous grand merci à Sêma Lao pour cette très belle réalisation et merci également aux copropriétaires de la rue du Bourbonnais pour l’avoir permise. 

Pour prolonger la visite 

Les autres œuvres de Sêma Lao sont visibles :
-          Sur son Facebook :
-          Sur son compte Instagram

On peut lire aussi un reportage sur la réalisation des fresques villejeannaises sur le site de Rennes.maville.com


Joe Krapov

Ecrit pour le blog Histoires ordinaires / Villejean

Posté par Joe Krapov à 12:53 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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