17 février 2018

LÉON, LUCETTE, SAM ET YVETTE : ATRABILOUTE ?

sucettes 45

Je ne suis pas de caractère
Atrabilaire.

Un jour sur deux je suis jovial,
L’autre d’humeur primesautière.

J’aime les guinguettes printanières ;
J’y garde le sac de ma copine
Car je danse vraiment trop mal.

Je reste derrière ma chopine,
J’observe le cérémonial
Du fest-noz, de la boîte, du bal
Populaire.

Et comme j’ai aussi la guitare amicale
Je chante des javas pour plaire
Aux défiantes septentrionales
Qui aiment quand ça part en sucette ! 



Spécial dédicace à Maryline18 qui a pondu   ici  ces  paroles immortelles !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 494 d'après cette consigne : atrabilaire


19 janvier 2018

L’EXPÉDITION DU KING TOU KON

8 mai

Nous en sommes déjà à quarante jours de navigation à bord du King Tou Kon.

- On a enfoncé Thomas Coville ! me dit ma coéquipière. C’est quand même une sacrée bonne idée que d’avoir changé les règles du tour du monde à la voile en solitaire pour ramener la durée du voyage aux quatre-vingts jours de Jules Verne !

Là-dessus ma coéquipière a déposé une grosse bouse. J’ai nettoyé le pont avec un paquet de mer aux enzymes gloutons.

- Retiens-toi un peu, Schilda ! Je n’ai pas que ça à faire !


9 mai

Ce tour du monde à la voile avec handicap, c’est vraiment une idée pourrie. Cohabiter avec une vache sur un trimaran, ça n’est finalement pas très marrant. Mais je ne me plains pas de ça. Les organisateurs auraient pu m’imposer un éléphant. Ce qui m’ennuie le plus c’est que Schilda parle.
Et qu’elle chante aussi.

- Hisse le grand phoque, tout est payé ! On demande Elvire au cabestan ! Qui les trois caps a passé dans l’eau a le droit d’bouser !


10 mai

- C’est le mois des catastrophes, le mois de mai ! Le Front populaire en 36, mai 68, le 10 mai 1981. Ce n’était peut-être pas une bonne idée non plus, dans le nouveau règlement, de confier le gouvernail à un novice en navigation !

Schilda, une vache de droite ! Et qui sait trouver les mots de consolation pour vous remonter le moral une fois que vous avez fait naufrage et que vous barbotez en plein océan parmi des vagues de trois mètres de haut et des requins d’autant tandis que vous emporte le vent vers un improbable destin.


11 mai

Dans une vie antérieure – j’en suis rendu à ma troisième – je faisais partie d’un club de ukulélistes. On se réunissait dans un café associatif et on jouait ensemble des morceaux américains. On faisait un bœuf, quoi. A croire que j’étais prédestiné à ma cohabitation avec Schilda !

Maintenant qu’on est échoués sur cette île je me souviens des paroles d’une des chansons, je crois qu’elle a été chantée par Louis Armstrong : «On a coconut island I'd like to be a castaway with you».

Voilà, c’est tout à fait ça : naufragé sur une île déserte avec ma vache !


12 mai

Moi aussi je pourrais chanter, sur l’air de «Rockcollection» de Laurent Voulzy : «Et Schilda ruminait» !

- Je ne comprends pas pourquoi vous appelez ça un abri de fortune ! Vous plantez une tente dans la jungle, un carton dans la rue, trois bouts de bois sur une plage et des branchages dessus et vous appelez ça un abri de fortune. Vous êtes vraiment a-tipi-ques, vous les hommes ! La fortune pour moi c’est autre chose. La corne d’abondance, la Voie lactée, la Riviera, un diamant gros comme le Ritz, le casino de Saint-Nectaire ou le gazon de Wimbledon !


19 mai

L’épave du King Tou Kon s’est échouée sur l’île. J’ai récupéré des provisions, de l’eau minérale et le bouquin que j’avais emmené au cas où. C’est «Robinson Crusoé» de Daniel Defoe.

IL 2018 01 15 Kastner-Erich-Les-Gens-De-Schilda- Qu’est-ce que ça dit ? demande Schilda agacée de ne pas savoir lire autrement que sur un écran – ben oui, un livre, faut le tenir et les vaches n’ont pas quatre mains ! -.

- Ca dit qu’il faut attendre Vendredi.

- Et on est ?

- Lundi !

- Merde ! Tu vas encore bouffer ces saloperies de raviolis ! Je déteste leur odeur !

Comble de malheur pour ma pomme, voilà que Schilda a chopé le vocabulaire de Stouf !

20 mai

Naufragés ou pas, il paraît qu’on va tous être obligés d’y passer : il y aura bientôt des sauterelles dans nos assiettes. Pinocchio a commencé à donner l’exemple. Il a enfin compris que pour avoir vraiment bonne conscience il faut se couler dans le moule et il a avalé ce Jimini Cricket. Avec la batte et la balle.

Moi je n’ai pas eu la patience d’attendre Vendredi. J’ai fait pareil. Autant Schilda était abondante et parfois bonne en commentaires, autant je la trouve succulente en steaks.

Je n’allais quand même pas crever la Heyerdahl et la laisser me brouter pendant cent sept ans, non plus !


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 15 janvier 2018

à partir de cette consigne

13 janvier 2018

ECRIRE A RIMBAUD ? 13, Vilebrequin

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

"Et souvent, la nuit, je m'éveille
En rêvant aux monts et merveilles
Qu'annonce un frôlement coquin
Mais ce n'est qu'un vilebrequin !"

Georges Brassens – Le Bricoleur


Les lectrices-commentatrices de mon blog et mon cher oncle du Défi du samedi semblent décidément de mèche. Il et elles semblent désirer encore et encore me faire tourner en bourrique autour du cas Rimbaud. Vas-y, Joe Krapov ! Fais tourner ton vilebrequin ! Creuse nous un joli trou ! Voici de quoi le remplir !

Et dame Adrienne de me confier l’adresse du blog des libraires associés où l’on disserte de LA photo retrouvée.

J’en ai encore appris de bien bonnes sur ton compte et surtout sur le potentiel comique de mes contemporains les plus sérieux !

Rimbaud à l'hôtel de l'Univers

Je résume, pour toi et pour ceux qui ne le sauraient pas encore. En 2010 Alban Caussé et Jacques Desse, libraires parisiens, publient une photo de toi au milieu d’un groupe de personnes assises sur le perron de l’hôtel de l’Univers à Aden.

Là-dessus un certain nombre de « refuzniks » décrète que « ça ne peut pas être Rimbaud parce que ci et parce que ça, il n’a pas une tête de poète, ce jour-là il tournait en rond pour garer sa chignole, etc. Il y a de quoi perdre une infinité de temps à la simple lecture des pièces de ce procès où les libraires se font avocats de la défense de leur bout de papier jauni et de toute l’imagerie qui te représente. Autant dire que j’enfonce mon foret dans la Forêt-Noire ! Bonjour les éclaboussures de Chantilly par-delà le bien et l’Aumale, comme dirait mon oncle Friedrich Nichts.

Mireille Mathieu

Sauf que je me suis bien amusé quand même lorsque je suis tombé, dans cette guéguerre entre historiens, thésards et autres rimbaldolâtres super-sérieux sur le portrait de Mireille Mathieu. Pourquoi est-ce qu’on ramenait sa fraise dans ce bordel à la demoiselle d’Avignon ? Je n’aurais jamais fait le lien entre celle qui a perdu l’accent qu’on attrape en naissant du côté de Marseille et celui qui avait son portrait au-dessus du berceau de la fille de Renaud.



Tu vas voir que c’est on ne peut plus capilloctracté – et c’est le cas de le dire ! - car, vois-tu, il y a un certain Gabriel Ferrand qui t’aurait connu en Afrique. Tout est ici, défendu et descendu par le libraire ! Attention, ça va Bardey !

Ce Gabriel qui brûle l’épaule de M. Desse aurait été diplomate et employé dans la même firme que toi à Aden. Il aurait raconté à Paul Claudel les carabistouilles suivantes à ton propos :

[Rimbaud] était très doux, coiffé aux enfants d’Edouard, sortant nu-tête à ce terrible soleil. Accroupi, les pieds et les mains nus et teints au henné. Il riait sans bruit et la main devant sa bouche avec une espèce de petit gloussement. Sa conversation était totalement insignifiante, des queues de poires…

"Etre coiffé aux enfants d’Edouard cela signifie avoir les cheveux longs autour de la tête et coupés court en frange droite sur le front, comme un page florentin" nous explique M. Desse.

 

Rimbaud vu par Gabriel Ferrand 06

Est-ce que c’est bien raisonnable pour moi d’aller me perdre dans ce labyrinthe où M. Desse - Quand est-ce qu’il trouve le temps de vendre des livres ? - semble vouloir polémiquer à tout prix avec messieurs Ducoffre et Bienvenu ? Finalement, oui, c’est raisonnable : dans cette phrase, il y a deux personnes et un mot qui me ramènent à ce vilebrequin dont j’ai obligation de parler cette semaine :

- Le labyrinthe est une invention du sieur Dédale or, nous dit Madame Wikipe, la joyeuse drille qui fait office de Madame Jesaistout dans nos existences larguées, «Le vilebrequin passe pour être une invention de l'Athénien Dédale".

- Monsieur Ducoffre a-t-il quelque chose à voir avec le «Tango interminable des perceurs de coffres-forts» des Frères Jacques et surtout de Boris Vian ? «Arthur, où t’as mis le corps ? A l’hôtel de l’Univers ?».

- Et Monsieur Bienvenu quelque rapport avec la station de métro Montparnasse-Bienvenuë ? Ce cher Fulgence à qui nous devons, par ricochet, la ritournelle du « Poinçonneur des Lilas », de « La jeune fille du métro » ou celle du « Trou de mon quai » ?

Comme quoi j’avais l’embarras du choix et le choix de l’embarras pour terminer en chanson cette lettre sur les mandrins, les malandrins, les requins, les vilebrequins, les bave-à-la-poupe et les vent-tarières qui te suivent à la trace avec plus de componction que je n’en ai pour ma part.

Place donc au « Bricoleur » de Georges Brassens, immortalisé par Patachou. Je lui ressemble de plus en plus, sauf que chez nous, c’est Madame qui s’occupe de la caisse à outils !

Mes amitiés à Madame Vitalie !

P.S. A propos de LA photo retrouvée, il me faudrait lire aussi le roman «Rimbaldo» de Serge Filippini qui décrit les différents personnages pendant les deux heures avant qu’elle ne soit prise. Sur Aden «Quatre saisons à l’hôtel de l’Univers» de Philippe Videlier. Alors que, dans le fond, j’ai plutôt envie de me réenvoyer «Le Club des cinq contre-attaque au vilebrequin» d’Enid Blyton ou d’attaquer «Guerre et paix» de Tolstoï !

P.S. Un jour on nous dira que les Américains n'ont jamais marché sur la Lune, que Paul MacCartney est mort en 1966 et que ce n’était pas Rimbaud sur la photo d’Aden !
- Un commentaire là-dessus, Joe Krapov ?
- Oui : Boîte à outils ! Boîte à outils !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 489 d'après cette consigne : Vilebrequin.

16 décembre 2017

Y ALLER A LA ACHE

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Plus je regarde cette plante, plus j’examine le mot qui la désigne et plus je me dis que la lettre «h» ne sert absolument à rien.

Qui est-ce que ça gênerait, qu’on écrive son nom "rododendron" ?

C’est comme la route du rum. On se doute bien qu’elle ne croise pas la route du Rom et si Rome ne s’est pas faite en un jour, ce n’est pas la hache de Clovis qui va y changer quelque chose. Au vase de Soissons peut-être mais à l’omophonie, que dalle !

Le facteur résus, les bords du Rin, la rapsodie de Liszt, la rétorique, le rinocéros, l’oto-rino, la rubarbe, le rume. Tout le monde me comprend, non ?

Gardons le rytme. Allons voir du côté du T. Le tym et la farigoulette, la talasso, le taumaturge, le téâtre, la téologie, le téorème, la téorie. Vous me suivez toujours ?

Il y aurait bien le thé et le té, le therme et le terme, le thon et le ton. Aurais-je tort, par Tor ?

Même là où on l’entend, là où il change le son de la lettre, comme dans "shérif", "show" ou "shopping" qu’est-ce qui nous empêche d’avoir une seule graphie ? "Chérif", "chow", "chopping" comme "chat" et "chien".

Et le ph ? » vont demander les chimistes. Le ph c’est f, un point c’est tout. Philippe, Felipe, pharmacie, farmacie, je t’écrirais tout ça en fonétique, moi, tiens ! C’est ma nouvelle filosofie !

Je te la donnerais à bouffer aux piranas, la lettre « h », je l’enverrais se balader au Gana. Jamais je n’aspirerais le aricot, c’est des coups à périr étouffé.

Suffit avec Jean Anouilh ! Plus personne ne sait qui c’est ! Finissons-en avec Jonny Allyday !

La réforme de l’ortografe, finalement, ce n’est pas grand-chose à mettre en place. On déplace juste Aïti et le Onduras dans le dictionnaire et on se retrouve avec un alphabet de 25 lettres. Tout le papier qu’on économiserait ! La place qu’on gagnerait pour écrire sur Twitter ! Les jeunes feraient moins de fôtes !

Elle n’est pas plus belle comme ça, la vie, avec l’ortografe simplifiée ? C’est-y pas le boneur de marcher sur les trasses d’Alfonse Allais, natif d’Onfleur ?

Merci, les rododendrons !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 485 d'après cette consigne : rhododendron

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15 décembre 2017

Tableaux remarquables au musée de Dieppe (Seine-Maritime) le 25 août 2017 (3)

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- Qu'est-ce qu'elle a de plus que moi, cette morue ?

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 "Dolly, Dolly,
Blonde poupée des Folies
Dolly, Dolly,
Élégante et jolie

Sur les planches à Deauville
Pendant le week-end
Tu faisais faire ton portrait
Par Van Dongen"

(Ricet Barrier - Dolly 25) 

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11 décembre 2017

N'EST-IL PAS EXQUIS ?

N'EST-IL PAS EXQUIS ?
(Adapté par Joe Krapov de "Ain't she sweet ?" Paroles de Jack Yellen ; Musique de Milton Ager )

1
N’est-il pas exquis,
Mon joli petit mari ?
Cent-trente-et-un kilos et demi
Tout nu sur le tatami

Judoka
Tu n’peux pas n’en pas faire cas
Si tu l’affrontes c’est plié
Tu deviens origami

Jette juste un œil
Dans sa direction
Et fais ton deuil
Il est la perfection oui
Un point c’est tout

2
Tout l’monde l’aime
C’est un homme plein d’attentions
Et mon Dieu qu’est-ce qu’il est beau
La nuit sans son kimono

Notre amour
Est comme une prise de judo
Et je pousse des hurlements
Mieux qu’ne f’rait Yoko Ono

C’est un mari
Extraordinaire
Je suis ravie
D’être l’épouse de mon
Teddy Riner

3
Ceinture noire
Si jamais ô désespoir
Il s’ mettait en tête d’aller
Chercher une autre souris

Coup d’poignard
D’un couteau à trancher l’lard
Je leur sauterais dessus
Et j’leur f’rais hara-kiri

C’est un mari
Extraordinaire
Je suis ravie
D’être l’épouse de mon
Teddy Riner

4
Mishima
Mangaka Ikebana
Kamikazé Nagasaki
Kyoto Banzaï

Kabuki
Hiroshima mon amour
Toky-o Hotel Kawasaki
Suzuki Bonzaï

Karatéka
Pikachu Lajaunie
Fukushima
Tamagochi Nô geisha
Yoko Tsuno

5
Jiu jitsu
Akira Kurosawa
Et le petit chien qu’il m’a ram’né
il nous jappe au nez !

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Joyeux Noël ! avec "Et Mon Uke"

Public chéri, comme disait Desproges, vous méritez mieux que des krapoveries ! C'est pourquoi la maison vous offre le "Joyeux Noël" de Barbara interprété magnifiquement par Marianne et Christophe du groupe "Et Mon Uke". Courez vite écouter leur calendrier de l'Avent ici !

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02 décembre 2017

LA CHANSON DE L'AMNÉSIQUE (1)

Elle est très sympa, cette dame Véronique ! Voici ce qu’elle écrit, ce lundi :

Les Amnez’ziques ont sévi sur la scène cet après-midi. Ils ont continué à sévir après leur départ en laissant, qui un chapeau, qui un parapluie rouge. Comme après leur passage la météo ne s’est pas améliorée, le chapeau attend son propriétaire-chanteur sous un coin de parapluie d’un auditeur ou d’une auditrice !

Avis aux amnésiques et/ou aux étourdis dont je sais faire partie !

Merci pour votre présence à tous et toutes et pour avoir partagé ce bon moment.

Véronique

Evidemment, celui qui a oublié son chapeau, c’est encore Manu Lebichon, le chanteur historique du groupe « Am’nez zique et les Biches » dont font aussi partie Sebarjo, Chris Biche et Joe Krapov, votre serviteur.

C’est moi qui suis arrivé le premier chez Dame Véronique. Je suis venu à pied. Trois quarts d’heures de marche avec sac à dos et guitare. On peut dire que je le bichonne, mon bilan carbone !

J’allais attendre les autres dans la rue mais Dame Véro est sortie et m’a fait entrer dans sa vaste demeure. Tout était prêt pour le concert : chaises, canapés, fauteuils installés, jolie vaisselle prête pour le goûter qui suivrait. Et, en guise de rideau de scène, il y avait un très joli et large paravent.

J’ai installé mon matériel : pupitre, guitare, ukulélé, kazoo, harmonicas. Les autres sont arrivés là-dessus et tout s’est bien déroulé, le concert a été très réussi.

Juste trois bémols et un dièse :

- Personne dans la nombreuse assistance n’a jugé bon de photographier les artistes. Du coup je ne peux pas vous montrer le paravent.

- Moi-même, bien qu’ayant amené mon appareil photo compact et rose, je n’ai pas pensé à photographier l’objet. Je savais bien pourtant que « paravent » était le thème du Défi de ce samedi ! 

- Manu a oublié son chapeau sur le paravent tout comme il avait oublié son pull chez moi la dernière fois, ses sabots chez Isabelle et perdu les micros de la sono en septembre ! Un véritable Am’nez zique, il est ! 

- Du coup, pour dièse, c’est #balancetontimbre ! Sur l’air de « Je n’suis pas bien portant » d’Ouvrard, je lui ai écrit « La Chanson de l’Amnésique » ! 



Les paroles de cette chanson sont ci-dessous.

Ecrit pour le Défi du samedi n° 483 à partir de cette consigne : paravent

30 octobre 2017

VIEUX GEEK TOI-MÊME !


VIEUX GEEK TOI-MÊME ! PAS DE SEPT REVISITÉ

(Traditionnel gallo ; paroles de Joe Krapov d’après une idée de Roger Négaret)

1
Ma grand-mère qui f'sait de la galette
Eh ben à c’t’heure vois-tu | elle surf’ sur Internet

Ma grand-mère qui f'sait de la galette
Elle ne va plus faire les | courses à la supérette

Une bolée ou un coup d'cid’ ?
V’la qu’on dans’ devant l’frigo vide !

Un coup d'site ou une bolée
Le monde est bien tourneboulé !

2
Mon grand père qu’avait plein de vinyles
Sur l’ Bon coin a r’vendu toute sa pile

Mon grand père qu’avait plein de vinyles
Sur l’ Bon coin a r’vendu toute sa pile

Y’a plus rien sur ses étagères
Depuis qu’il a un compte Deezer

Il écoute “No woman no cry »
Et Claude François sur Spotify

3
Ma grand-mère est une vieille dame indigne
V’là qu’elle joue au strip-poker en ligne

Ma grand-mère est une vieille dame indigne
V’là qu’elle joue au strip-poker en ligne

Google par ci et Skype par là
Facebook ici Instagram là

On peut bien les suivre à la trace
Sauf quand ils oublient leurs mots de passe

4
Mon grand père a trouvé ça tragique
Ni une ni deux il s’est mis sur Meetic

Mon grand père a trouvé ça tragique
Ni une ni deux il s’est mis sur Meetic

Une bolée ou un coup d'cid ?
V’là qu’on dans’ devant l’frigo vide !

Un coup d'site ou une bolée

Le monde est bien tourneboulé !

5
Ma grand-mère faisait de la galette
Et mon grand-père se chauffait les roupettes

Ma grand-mère faisait de la galette
Et mon grand père se chauffait les roupettes

Est-ce que c’n’était pas mieux avant
Quand ils n’avaient qu’un seul écran

Et qu’ils nous regardaient, bambins,
Quand on chantait chez Jacques Martin ?

Quand y avait pas tout sur Youtube
Et qu’on jouait au Rubik’s cube ?

Quand y avait pas Dailymotion
Pour entendre Peggy la cochonne ?

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22 octobre 2017

RIKKI-LA-LOOSE = RENGIN LAULU

Je me suis enfin décidé, ce dimanche où j'ai fait la grasse matinée, à enregistrer "Rikki-la-Loose" !

Pardonnez-moi, mes chers enfants, d'être de moins en moins sérieux au fil du temps qui passe !

Et merci encore à Voix nomades de m'avoir fait découvrir cette scie pour  le moins... folklorique !

Pour rappel les paroles de cette krapoverie sont ici

 

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