17 avril 2017

Choses vues à Cherbourg le 29 juillet 2016 (1)

160729 265 029

160729 265 031

160729 265 032

 

Cinéma d'autrefois !

Posté par Joe Krapov à 06:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


15 août 2014

Manger et boire à Bordeaux le 24 juillet 2014 (3)

140724 B 064

140724 B 065

140724 B 066

Dans la vitrine voisine, le caviste fait son cinéma !

Posté par Joe Krapov à 21:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

12 avril 2014

CI-LOMBALGIT JOE KRAPOV !

la-metamorphose-des-cloportes-a02

Il suffit de changer une ampoule dans sa salle de bains et on se retrouve métamorphosé en Clo-Cloporte. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Franz Kafka, spécialiste du genre qui eut sa petite heure de gloire jadis en raison d’un numéro de transformiste qu’il exécutait dans un cabaret de Prague.

C’est avec des jeunes sots qu’on fait des vieux cons. Cela, c’est paraît-il, de Louis Aragon. Moi je me fiche de cela comme de mon premier slip aéré – c’est aussi de lui – mais mon dos, non : avec le temps, va, comme tout s’en va – oui, gagné, Léo Ferré ! -, il paraît que ma colonne vertébrale a perdu sa courbure en chemin. Pour apprendre cela l’iatrophobe militant que je suis a dû avaler une couleuvre supplémentaire après le dernier lumbago subi et prendre rendez-vous avec un kinésithérapeute-ostéopathe. Très sympa, le gars, pour une fois !

Ca ne m’a pas fait perdre le sens de l’humour pour autant ! Quand je suis rentré de la première consultation j’ai demandé à Marina Bourgeoizovna : « Tu n’aurais pas un annuaire du téléphone pour que je me lave les dents ? ».

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes mais Joe Krapov si. Pierre Lescure et Philippe Gelück aussi. C’est pourquoi il partage ses images, ses citations de Louis Aragon, ses délires verbaux et désormais ses cours de maintien pour internautes à mal de dos récurrent avec vous.

- Chaque fois que vous vous laverez les dents, conseille l’ostéopathe sarthois de Rennes, vous mettrez un annuaire sous vos orteils. Cela vous aidera à retrouver la cambrure naturelle de la colonne vertébrale.
Et de fait, à part les taches de dentifrice sur le pyjama ou sur le pull le matin, ça marche !

La deuxième visite a eu lieu vendredi dernier. Ce soir-là j’ai appris à me métamorphoser en chevalier servant. Toutes les dames qui passent par ici savent très bien que leurs désirs sont des orgues et que je me ferai un réel plaisir d’en jouer. Désormais je pourrai pour elle, en plus, mettre un genou en terre, poser sur le tapis le cœur que j’avais sur la main, appuyer mes deux mains sur l’autre genou allonger vers l’arrière la jambe avec le genou en terre en la faisant glisser, cambrer les reins et me casser la gueule sans me faire mal aux seins : c’est juste vous qui vous fendrez les côtes en regardant le tableau.

DDS 293 ASTERIX_SPHINX-1

Et puis j’ai aussi appris à me transformer en sphinx. « Chic ! se disent les messieurs qui passent par ici, il va enfin la fermer, celui-là ! ». C’est vrai, je les comprends, je suis comme ça, moi aussi : quand on en a plein le cul d’entendre des gens bavards parler pour ne rien dire, on rêve de voir le sphinx se taire.

Mais vous allez voir que ce n’est pas si évident. Pour faire le sphinx, on s’allonge sur le ventre. On pose les deux bras étendus devant soi et on relève la tête. On rapproche les bras en pliant les coudes, on prend appui sur les avant-bras et on relève la tête au maximum.
- Voilà, c’est tout, ça fera 72 euros.
- Rapace !

Nân, je déconne. Le praticien qui m’a avoué être né à 72300 La Chapelle d’Aligné ne me demandera qu’à la 3e et dernière séance en mai de les.
(Oui, de les aligner !)

Pour terminer, puisque me voilà devenu sphinx, je ne résiste pas au plaisir de vous soumettre à la question. Notre atelier d’écriture « en vrai » du mardi à la salle Mandoline s’est en effet métamorphosé la semaine dernière en fabrique de questionnaires cinéphiliques. A vous, cher(e)s Oedipes in the dark, de donner les titres des films évoqués, ci-dessous

Une robe blanche soulevée au-dessus d’une bouche de métro ?

Un charlot portant moustache joue au ballon avec un globe terrestre ?

Un défilé de mode ecclésiastique avec des chasubles qui clignotent dans un film italien du siècle dernier ?

Un parapluie orné d’un perroquet au bout du manche et ce perroquet parle à une dame à chapeau chargée d’éduquer deux enfants ?

Un rideau de douche et un couteau ?

Quatre notes d’harmonica dans un film de Sergio Leone ?

Un couple qui écarte les bras au milieu de l’océan ?

Jean-Paul Belmondo avec le visage peint en bleu ?

Une femme nue allongée sur un lit et qui demande à son amant « Est-ce que tu les aimes, mes fesses ? » ?

Deux hommes dans un canot à moteur. L’un des deux, habillé en femme, enlève sa perruque et dit : « Je suis un homme ! ». L’autre répond « Personne n’est parfait ! » ?

Un gamin tout nu dont le nom évoque un chapeau a bien du mal avec le conditionnel ?

Un type en pantalon bleu à rayures blanches fait tomber le nez du sphinx ?

Si le nez de Liz Taylor n’avait pas été ce qu’il fut, la face du monde en eût été changée ?


P.S. Je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler des métamorphoses de libido vide en désir de rata et que je n’ai pas placé non plus « Métamorphose où j’ai mon doigt ! ». J’espère que d’autres y auront pensé à ma place !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 293 à partir de cette consigne 

21 septembre 2013

VENDREDI 13

Chères amies et chers amis du Défi du samedi,
la rédaction de votre e-journal préféré
est heureuse de vous offrir une longue nouvelle inédite
de notre collaboratrice Isaure Chassériau.

 Rappelons qu’Isaure vient de recevoir le prix Alphonse Allais 
pour l’ensemble de son œuvre
et que ses « Aventures éclatées de l’ineffable Joe Krapov »
égaient nos e-colonnes déjà pourtant pleines
de chansons, de saillies, de poésie et de génie
depuis maintenant plus de 5 ans !

Le récit inédit s’intitule « Vendredi 13 » et il est consultable ci-dessous
sous forme d'un ibouque 
ou téléchargeable en pdf ici. 

Bonne lecture à vous ! N'oubliez pas de sélectionner le mode plein écran !
C'est la petite flèche en haut à droite. Pensez aussi à utiliser le zoom de la liseuse  !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 264 d'après cette consigne.

01 septembre 2013

LES HEUREUX ET LES DAMNES

- C’est l’histoire d’un mec qui est né dans un bled nommé Ascalon. On va l’appeler H. pour faire court. Il est le fils d’Antipater, le bras droit d’un gangster nommé Hyrcan II qui détient le pouvoir sur tout un territoire de l’empire des jeux. A l’époque où commence le périple, H a déjà du sang sur les mains. Il s’est débarrassé d’un concurrent nommé Ezéchias mais grâce à l’intervention de son avocat, Maître Saméas, H. a été relaxé au bénéfice du doute par le juge Sanédrin.
- C’est le scénario du remake du « Parrain » que tu nous amènes-là ? Ou une resucée des « Soprano » ?
- Au début du film, il vient d’être recruté par le boss de la Mafia, Sextus Caesar qui a besoin d’un stratège en Samarie. Mais Sextus Caesar est assassiné.
- D’où la réplique un peu brute « Tu quoque mi fili ! ». Tu nous proposes un péplum ou quoi, là ? Je te signale qu’on n’aura pas le budget de « Cléopâtre » pour ce film !
- Antipater et H. se rallient alors à Cécilien Bass dont la spécialité est le racket des potentats locaux mais Antipater est assassiné par Terence Malik, un notable qui rechignait à casquer et qui rêvait de prendre sa place. H. nommé intendant de Syracuse par Cassius Clay venge son père en faisant assassiner Malik près de Tyr.
- Je rêve ou j’ai enfin entendu le mot « tire » ? Ça manquait cruellement de moyens de locomotion, jusque-là, pour un road-movie !
- Puis il y a une guerre des gangs entre H., son frère Phasaël, Antigonos et Marion. H. soudoie le grand Tonio qui est devenu le patron de la Mafia entre temps. Comme il a versé bonbon, il est nommé tétrarque.
- « Touchez pas au grisbi » ? « L’argent de la vieille » ? Ah non, je confonds avec l’or et Pétrarque !
- Mais bientôt le clan des Siciliens envahit le secteur. Phasaël, Antigonos et Hyrcan II sont pris en otages par leur chef, Balthazar Farnese. H. s’enfuit de Jérusalem avec 9000 hommes.
- 9000 hommes !? Bonjour la facture des figurants ! Tu prends Canal + pour Cecil B. de Mille, le facteur Crésus ou l’abbé Gomme ou quoi ? Et Jérusalem, maintenant ? Tu crois qu’on va pouvoir aller là-bas tourner les lamentations de ton héros qui va droit dans le mur ?
- J’y peux, rien, c’est inspiré de faits réels ! Ils tombent dans une embuscade mais il parvient à mettre sa famille en sécurité à Massada et à aller chercher du renfort à Pétra. Mais le succès des Siciliens est sans lendemain et finalement H. devient le patron de toute la Mafia. Il consolide son pouvoir, fait exécuter 45 notables, il s'allie à la Mafia russe par son mariage avec Mariamne, fait nommer Aristobule III, son beau-frère de 17 ans comme bras droit puis, le jugeant trop populaire, le fait noyer sans tambour ni trompettes dans une piscine près de Jéricho. Plus tard, il fait exécuter son beau-frère Joseph, sa belle-mère, et même sa propre femme à la demande de sa sœur Salomé qui accusait celle-ci d’infidélité. Il devient à moitié fou et la caméra le suit alors qu’il a entrepris de massacrer tous les mômes de moins de deux ans sous prétexte que son successeur à son poste est parmi eux.
- Eh ben ! « Massacre à la tronçonneuse dans la maison Shakespeare», maintenant ! T’as des réductions chez un marchand de ketchup pour l’hémoglobine ? Tu me prends pour Tarantino ? Ecoute, je t’aime bien, Francis Scott, mais il y a un truc qui ne va pas dans ton pitch. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que tout est vieux, qu’on a déjà vu ça quelque part, que ça sent le réchauffé. Et il me semble qu’on t’avait demandé un scénario de road movie.
- Mais ça se passe en Syrie, en Judée, à Rome. Ca s’appelle justement « Herod’s movie ». C’est un concept intellectuel post-moderne : j’ai tout plagié sur Wikipédia, juste changé quelques noms, transposé de nos jours…
- Un film historique ! N’importe quoi ! Je crois qu’il vaut mieux que tu renonces. Tiens, je te rends ton dossier.
- Tu refuses de le tourner ? Alors là, tu me déçois. Je ne te reconnais plus, Francis Ford. Et puis on va passer pour des cons : j’avais pressenti Gérard pour le rôle principal et il avait accepté.
- Gérard ? Quel Gérard ?
- Ben, Depardieu, pardi !
- Tu as l’accord de Depardieu pour tourner ça ?
- Il a dit que si c’était toi qui réalisais, il se libérait tout de suite.
- Pourquoi tu ne m’as pas dit ça plus tôt, imbécile d’alcoolique ? Qu’est-ce que tu nous fais perdre comme temps, toi alors ! Rends-moi ce dossier, j’appelle le producteur. Je lui demande un à-valoir maousse pour que tu puisses continuer à te soûler la gueule comme un putain d’Irlandais génial que tu es et on le met en route dès demain.
-Ca roule !

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 26 août 2013 sur le thème "road movie".

Posté par Joe Krapov à 16:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,