22 mars 2018

UN MARCHÉ PAS COMMUN

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Bonjour, l’entrée dans un monde robotisé à plein !

Un jour, bientôt, demain, j’en ai la certitude, le cabas fou ira faire les courses tout seul !

A force de poser le numérique au pavillon des vases de Sèvres comme le nouvel étalon or, à force de nous planter l’aiguille de la connexion permanente dans une veine de l’oreille droite, on va finit par se choper des étiquettes comme des choux fleurs. On ne pourra plus passer les portes, on sera tellement branchés sur partout qu’on ne sera plus qu’un amas de données en tas dans nulle part.

On n’est déjà plus capables de savourer un trajet de bus ou de train en silence, d’aller à pied acheter son basilic au marché d’en bas : un clic de la souris ou deux tournages de pouces sur l’écran tactile du smartphone et tu peux te calfeutrer chez toi pour t’abreuver de séries, on va te la livrer ta feuille de verdure avec la pizza ou le burger qui fait ton bonheur.

Je ne te reproche rien, Modernité de mes deux, sauf que je n’ai pas besoin de tes salades, de ta malbouffe puante et de ta mobilité numérique !

Avec toi, plus besoin de pneumatiques, on roule déjà sur la jante ! Demain le cabas fera tout pour nous. Il ira pointer à Pôle emploi, il partira en vacances en nos lieux et places.

Et quand, à force d’ignorer la réalité de nos semblables, on n’aura plus envie de faire l’amour qu’avec des androïdes, le cabas fou, le cabas foutra…

Le cabas foutra…

Le cabas foutra…

Le cabas foutra le camp de ce monde pourri pour créer sa propre communauté.

Et pour lui pas de souci ! Ca marchera comme sur des roulettes !

Ecrit pour Treize à la douzaine en partant de la liste n° 2