21 octobre 2017

IL NE FAUT JAMAIS DIRE "FONTAINE"

DDS 477 juventusA part Madame Najat Vallaud-Belkacem – repose en paix, camarade ! – peu de gens par ici ignorent que « jouvence » vient du latin «juventus» qui signifie «jeunesse». Notre amie Najat qui rêvait que l’on supprimât le latin des apprentissages scolaires croyait que «juventus» signifiait «bande d’idiots qui courent après un ballon dans un stade à Turin». Elle n’a du reste jamais proposé, pour mettre fin aux violences des hooligans après le match, que l’on distribuât un ballon à chacun des joueurs, histoire de calmer le jeu. Le manque d’imagination de nos politiques, quand même !

Juventus a donné «juvénile», «jouvenceau» «jouvencelle» et «jouvence». Ce dernier terme nous rappelle juste «Fontaine» qui était lui aussi un footballeur mais également un lieu affable où coule une eau si spéciale que, dixit Madame Wikipe, «quiconque boit de cette eau ou s'y baigne est guéri de ses maladies, rajeunit ou ne vieillit plus».

"Dixit Madame Wikipe", ma chère Najat, ça signifie que c’est Wikipédia qui l’a dit.

Moi vous me connaissez, je suis comme Obélix : la fontaine de jouvence j’ai dû tomber dedans lorsque j’étais petit. Du haut de mes huit ans et demi d’âge mental, je ne me suis toujours pas éloigné de ma prime jeunesse et je n’ai pas envie de prendre un bain. Pas tout de suite, toujours.

Je ne vais pas pour autant me fâcher avec mon oncle préféré et je vais donc vous parler, à sa demande, de l’année 1971, histoire de… ne pas vous rajeunir ! Comme l’a dit le célèbre poète dont j’ai oublié le nom «On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans».


A l’époque j’écrivais déjà des conneries dans des cahiers à petits carreaux. Je n’étais pas un fan de Marguerite Duras dont Pierre Desproges a dit « Elle n’écrivait pas que des conneries : elle en a filmées aussi ! ». Cependant, tout comme elle, j’écrivais des conneries et j’en dessinais également.


Tout cela se trouve dans une valise bien poussiéreuse, là-haut, dans mon grenier. J’ai failli en faire un roman, « La valise à Scherzos » dont on trouve des bribes sur Internet.


J’y suis monté tout à l’heure, au grenier. Je voulais retrouver un passage où j’avais entrepris d’analyser « la musicalité dans les œuvres d’Arthur Rimbaud » - ça y est, je me suis souvenu, du nom du poète de dix-sept ans ! - mais je suis tombé sur dix cahiers de mon écriture irrégulière et ça m’a découragé de chercher plus loin.


En lieu et place de ce pensum, je vous livre quelques petits dessins faits à l’époque et retravaillés à l’ordi spécialement pour vous cette semaine. J’étais déjà un rigolo, à l’époque, non ?
 

Et je le suis toujours, je crois. Mille excuses à toi, camarade Najat ! "Jouvence" vient en fait de l’adjectif «juvenis» qui signifie «de jeunesse» et pas du nom «juventus», qui se disait plutôt «juventa» du reste. Tu vois qu’il y a du boulot et que moi aussi, quelque part je devrais retourner à l’école… réapprendre le latin.

Gaston Lagaffe ! Yo !

Quand même ! Dans l’un des deux classeurs où j’ai retrouvé ces dessins, j’ai aussi mis la main sur celui-ci qui s’intitule «Portrait de Jean-Arthur Rimbaud». "C’est beau, la constance, non ?" comme demandait Mozart à sa groupie du pianiste.

A part ça, portez-vous bien, jeunes gens !

65 Portrait de Jean-Arthur Rimbaud V2

Ecrit pour le Défi du samedi n° 477 à partir de cette consigne : jouvence


25 janvier 2017

Le gars Pierrot en 1928 et/ou 1929 (1)

001 Pierre dans les bras de sa mère

Vous rendez-vous compte que si cette dame et son bébé n'avaient jamais existé
le cours de ma vie en eût été fortement changé ?

Las, que fussé-je devenu ?

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Le gars Pierrot en 1928 et/ou 1929 (2)

004 Pierre dans le jardin sur fond de topinambours

Ce petit garçon, dont je publie quatre photos ce jour, c'est M. Bourgeoizov à ses débuts dans la vie en 1927-28-29. Il m'a confié cet après-midi une boîte de "plaques ultra-rapides à rendement maximum (grain extra-fin) pour grands instantanés 9x12" à charge pour moi de voir si je pouvais numériser ces antiquités sur mon Canon Mark II 9000F. La réponse est : "Apparemment, oui, je peux". Mais n'ai-je pas déjà bien du pain sur la planche avec mon propre grenier, mes chansons météorologiques, mes chants de marins, mon Défi du samedi, mon apprentissage de la défense sicilienne... ?

J'ai passé trois heures pour récupérer douze photos ! Ma bonté me perdra ! ;-)

"Ma bonté me perdra
Dans la fête de l'Huma

Dans l'esprit de bonté
D'une belle humanité

(Si elle n'existe pas,
Nous l'aurons bien rêvée !)"

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Le gars Pierrot en 1928 et/ou 1929 (3)

006 Premiers pas de Pierre et cheval à bascule

La tête des chaussettes
En 1927 !

Ces photos ont été prises par le papa du petit Petr qui se prénommait, lui aussi, Petr.

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Le gars Pierrot en 1928 et/ou 1929 (4)

011 Pierrot et sa mère au parc de Saint-Cloud
C'est fou comme il me semble connaître ce sourire et ce regard bienveillant de la maman de Pietr que j'ai moi-même connue en tant que grand-mère de Marina Bourgeoizovna !

Etiquette des boîtes de plaques de verre
Ce qui est intéressant dans l'histoire, pour moi, c'est le contact avec ce support inconnu : la photographie sur plaque de verre. Quand le papa du petit Pietr partait en expédition il ne pouvait emmener que trois châssis pour son appareil. Trois photos par jour ! L'Enfer pour les photographes habitués au numérique ! Qu'est-il advenu des produits "As de trèfle" ? Saint-Maur se souvient-il de ces usines ? A quoi ressemble le 5 de la rue Scribe à Paris aujourd'hui ? Combien de temps le magasin Photo hall a-t-il été installé là  ?

Modiano, réveille-toi ! ;-) 

009 M

 Et qui peut nous dire des choses à propos de M. et Mme Lesacher qui habitaient Saint-Cloud en 1928 ?

Posté par Joe Krapov à 22:23 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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