17 mai 2022

Si tu veux faire mon bonheur....

... Marguerite, donne-moi ton coeur ! (air connu).

Et donc, ce 13 février 1916, Marguerite De... devient veuve et ses deux enfants, Léon et Constant, 6 ans et 3 ans, orphelins de père. La guerre de 14-18, contrairement à ce que chante Brassens, ce ne sera jamais la guerre que ils et elle préfèrent !

Après il faut du courage à ce beau monde pour porter un tel deuil. N'étant ni psychanalyste, ni historien, je n'ai pas eu à interroger mes aïeux sur cette période alors du coup je n'ai que les dates de Généanet pour faire le lien avec les deux autres photos qui me restent de la famille De... qui peuvent être datées d'avant la deuxième guerre mondiale.

Et donc le 2 novembre 1921, Marguerite, pas forcément vêtue de noir et pas forcément veuve joyeuse de Franz Lehar pour autant, devient Madame Li... Elle épouse Auguste Li..., un autre ouvrier mineur né à Oignies le 1er septembre 1887, fils de Auguste Li... 1853-1902 et Augustine Tu... 1858-1922.

Cet Auguste avait épousé en 1911 une Fernande De... qui lui avait donné deux fils : Auguste Arthur Li... 1912-1996 et Fernand Li... 1913-2004.

Le mystère de Fernande !

Qu'est-il arrivé à Fernande qui me fait tant rire ce soir où j'investigue sur des parfaits inconnus ? Simplement, d'après certaines notices de Généanet, elle serait décédée en 1911 avant de donner naissance à ses deux fils ! J'ai fini par arriver sur la bonne notice qui me dit qu'elle est morte en 1972 à l'âge de 80 ans et qu'elle et Auguste avaient divorcé le 9 mars 1920.

Abrège, Joe Krapov !

Marguerite et Auguste, quatre garçons sur les bras - encore qu'on ne m'ait jamais parlé de ces demi-frères en forme de pièces rapportées de famille recomposée - sont heureux de vous annoncer la naissance de Gilberte-Augustine Li... !

A vous de trouver sa date de naissance d'après la photo suivante !

Alcidie De-No avec Gilberte Li et Jeanne De

 Cette photo a été prise en 1933. Elle représente Gilberte avec ma grand-mère, Victorine, qui tient sa fille Jeanne, ma mère, dans ses bras. Si vous lui donnez entre  neuf et onze ans, elle est née en 1922 ou 1924.

Gilberte Li (demi-soeur de Léon De)

Et comme la vie des pauvres gens n'est parfois qu'une suite de malheurs, Gilberte est décédé d'une méningite seize ans après sa naissance. Cela a bien affecté mes grands-parents qui l'aimaient beaucoup et qui, pudiques ou orgueilleux, s'abstenaient de parler d'elle pour ne pas raviver leur douleur quand on explorait avec eux, avec la grand-mère surtout, les boîtes de photos qu'on avait sorties du buffet du couloir.

***

Mais j'en viens au meilleur en retournant au grand-père Auguste que j'ai dû connaître alors que j'étais tout petit. Il est mort en 1962 alors que j'avais sept ou huit ans. 1962 ! Epoque opaque où tout le monde n'avait pas une voiture, un frigidaire, un joli scooter, une tourniquette à faire la vinaigrette ou un smartphone pour s'empêcher de penser ! L'arrivée de la télévision dans les foyers, ça a été d'abord chez Auguste et Marguerite. Elle était en noir et blanc, une seule chaîne, posée dans le coin de la pièce unique de la longère où ils habitaient. La visite aux aïeux était devenue un rituel pour les différentes branches de la famille : les enfants de Léon venaient du centre du village, ceux de Constant du coin de la rue. Il y avait un poêle à charbon qui ronflait, on pouvait bien être dix ou quinze là-dedans à regarder le jeu de la Chance, Télé-dimanche, à regarder le film, puis, plus tard, Les Trois coups et Thierry la Fronde avant de s'en retourner chez soi. 

Je n'ai pas assisté à la scène mais ma grand-mère me l'a racontée. C'était un dimanche où on passait un bon vieux western des familles avec une bataille entre cow-boys et Indiens. A un moment le Grand-père Auguste est parti dans sa chambre et puis il est revenu armé d'un pistolet à bouchons et à bombardé le poste en hurlant : "Pan t'es mort !" L'ambiance !

 

Piège à oiseaux

Un autre de ses faits d'armes de retraité qui s'amuse comme il peut est le suivant. Il avait fabriqué un piège à oiseaux de ce style. Le bâton qui soutenait la cage était relié à sa main droite par une longue ficelle. Quand l'oiseau allait picorer les graines qu'il avait mises dessous, il tirait la ficelle et le piaf était emprisonné. Il allait le chercher et procédait à la même opération savamment préparée : il avait découpé dans du carton une espèce de crète de coq qu'il avait colorée en rouge ; il l'enduisait de colle et la posait sur le bec de l'oiseau puis attendait que ça sèche. Alors il sortait et relâchait l'oiseau ! Et il se réjouissait quand un oiseau ainsi décoré par ses soins se faisait prendre au piège une deuxième fois !

Si mes enfants passent par ici, qu'ils le sachent : je ne suis décidément pas le plus farfelu des zozos de la famille !

Sacré (arrière-)grand-père, va !

P.S. Vous avez remarqué ? Cet Auguste était fils d'un Auguste tout comme Léon 2 était fils de Léon 1 et comme Constant 2 était le neveu de Constant 1 et comme Léon 3 est le neveu de Léon 2 ! Eh bien, il n'empêche ! Avec ce système de prénommer les enfants comme leur père, je puis affirmer qu'il y a un phénomène constant dans la famille De... : depuis 1885 il y a toujours eu un Léon De... à s'agiter du côté d'Oignies et de Libercourt ! ;-)

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16 mai 2022

Oh, mes aïeux !

Ce serait bien de classer les photos dans l'ordre chronologique. C'est ce que je fais avec les miennes et j'indique bien, sur la pochette de négatifs, de tirages papier ou sur le dossier de photos numériques, ce dont il s'agit : le lieu, la date, le numéro constitué de l'année suivie d'un numéro d'ordre...

Mais comment faire dans cette photothèque héritée quand le verso des clichés est vierge ? Eh bien on passe des heures sur Généanet et on récolte ceci à propos de son arrière-grand-mère maternelle, Marguerite Du... dont voici la bobine immortalisée sans doute au début du XXe siècle. C'est donc la plus ancienne des photographies familiales en ma possession.

Grand-mère Marguerite jeune

Marguerite Du... est née le 27 juillet 1887 à Annoeulin (59), décédée à Bapaume (Somme) le 11 juillet 1976. 

Elle est la fille de Philippe Du... né en 1854 et de Marguerite Re... née en 1858.

Sa fratrie est composée de :

Pierre Du... 1879-???
Guy Du... 1882-1915
Marie Thérèse Du... 1884-1951
Joseph Du... 1886 - ????
Clarisse Du... 1890-1977
Olivier Du... 1891-1973
Théophile Du... 1901-????

Ici, une photo des deux soeurs aînées, Marguerite et Marie-Thérèse qu'on appelait la tante Thérèse.

Marguerite et Thérèse De-Du

Je crois avoir connu l'oncle Olivier qui avait épousé une tante Berthe un peu portée sur la bouteille (mais qui ne l'est pas un peu dans le Nord ? Elle buvait du Muscat). La tante Clarisse est allée habiter dans les Vosges, peut-être après avoir épousé un nommé Georges-Joseph An..., sans doute le fameux parrain chez qui mon grand père avait fait un stage d'apprenti boulanger-pâtissier et qui l'entraînait en le faisant courir derrière sa moto pour qu'il gagnât "le tour de Charmes ", une épreuve de course à pied que, d'après ses dires, il remporta effectivement.

Parenthèse : La vie est merveilleuse ! En cherchant sur Gallica, j'ai trouvé le compte-rendu de cette épreuve sportive disputée le 14 juillet 1929. Eh bien, c'est vrai, dites donc ! Et peut-être bien que le parrain a lui-même gagné le 800 mètres organisé ce même jour pour les vétérans !

Léon victorieux du tour de Charmes le 14-07-1929

Mais revenons à Marguerite. Elle épouse le 3 décembre 1909 à Libercourt (62) Léon De... Lui est le fils de Adolphe De... 1837- et Virginie Br... 1844-

Il est né le 28 février 1885 à Oignies (62) et décédera sur le front le 13 février 1916 à Bellemagny (68), à l'âge de 30 ans. Il a été soldat en 1907 puis ouvrier mineur en 1909.

Il est le frère de Constant De... qui a épousé Marie-Thérèse Du... le 23 février 1903. Si vous êtes perdu·e, résumons : les deux soeurs ont épousé les deux frères !

Léon De 1 le grand-père à moustache (réduit)

Léon De... est le fameux grand-père à moustache dont j'ai déjà parlé ici. (On peut voir aussi mon grand-père jeune, au service militaire, sur cette même page).

De leur union naîtront deux fils :

Léon De... 1910-1986, mon grand-père

Constant De... 1913-1988 dont voici la photo de mariage avec Marie Li...

Constant De (frère de Léon) et son épouse Marie Li le jour de leur mariage

Comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille et comme le montrent les dates de décès des deux frères, les deux soeurs deviendront veuves à la fin de la guerre. Ca fâche vraiment quelqu'un si je répète avec Prévert que c'est une connerie, la guerre ? Eh bien tant pis, je le pense vraiment.

Acte de décès de Léon De

 

J'ai encore deux photos de mon arrière-grand-mère.

Une avec sa soeur Marie-Thérèse. Le bébé qui est dans ses bras est ma mère. La date est donc 1933. D'après une note au dos de la photo la tante Thérèse serait la maman d'un Olivier Delfosse dont Généanet ne dit rien mais que j'ai connu. J'ai des photos de son fils André, instituteur, qui est venu en vacances avec nous une année en Auvergne et qui m'a aidé sur un problème de maths lorsque j'étais en 6e.

Je crois me souvenir aussi que la tante Thérèse habitait une maison du genre coron en face de celle de Marguerite de l'autre côté de l'avenue Jean-Baptiste Delobel à Garguetelles, un hameau de Libercourt qu'on appelait aussi "Guerté".

Grand mère Marguerite avec sa soeur, Tante Thérèse De et Jeanne De

Ici je peux aussi dater approximativement la photo. Marguerite tient sur ses genoux ses deux petits-fils, Georges, fils de Léon et Léon fils de Constant. Si vous leur donnez deux ou trois ans, la photo est de 1948 ou 1949. La jeune fille à droite est ma maman, Jeanne, fille aînée de Léon et la jeune fille à gauche ma grand-tante Lucie, soeur de ma grand-mère. Oui, bizarre, hein : la tante et la nièce ont le même âge ! Mais là on passe du côté des No... et Généanet est bien muet sur les "immigrées d'Erchin" !

Grand'mère Marguerite avec Jeanne De, Lucie No et les cousins Georges et Léon De

Allez hop, fini pour aujourd'hui !

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15 mai 2022

Mes grands-parents à Karpacz en 1950 !

Il y avait aujourd'hui 15 mai 2022 dans "le dimanche Ouest-France" un article très intéressant intitulé "Les petits souvenirs de famille écrivent l'histoire". C'est une historienne de Rennes 2, Caroline Muller, née sous le signe du cancer (tiens donc !), qui raconte comment les documents familiaux de tout un chacun peuvent intéresser la recherche universitaire.

L'article est disponible ici pour je ne sais combien de temps, avec une interview en podcast de la dame.

Cela tombe d'autant plus à pic pour moi que je me suis débattu cette semaine avec mes deux caisses de photographies héritées de ma famille. Me voilà donc à pester contre l'absence d'étiquetage, de localisation, d'identification, de datation de ces petits objets de papier dont certains sont très abimés. Mais aussi à avancer un peu grâce à des éléments extérieurs. Ainsi de ces deux photos prises à Karpacz en Pologne (Silésie, Monts des géants) en 1950, le 12 août précisément. C'est écrit en filigrane sur la photo. On y voit mon grand-père et ma grand mère maternels et leurs deux enfants, donc ma mère et mon oncle. Je ne sais rien du couple qui est présent sur la première photo. Ils ont des têtes de Polonais, je trouve. Ce que dit Caroline M. est vrai : c'est ma grand-mère qui a inscrit la date du 12 août 1950 sur la première. Mon grand-père a écrit "1951" au dos de la deuxième !

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950

Sur la deuxième je reconnais, à droite, Joseph Legrand qui fut maire de Carvin et député de la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950 avec Joseph Legrand

Là-dessus, illumination ! La photo de ma grand-mère habillée en costume polonais qui a trôné sur la cheminée tout le temps où nous avons habité au 73... elle date du même séjour !

Bingo ! Elle porte le même filigrane !

Mémé en costume polonais à Karpacz en 1950

Heureusement que je l'avais scannée parce que... je ne la retrouve plus ! Ca doit être congénital : maintenant c'est moi qui mets le souk dans ce boxon ! Au secours, Caroline ! ;-)

En complément d'enquête j'ai trouvé sur le web cette photo-ci qui représente la cascade devant laquelle tout ce monde a posé. C'est un déversoir-barrage de la rivière Lomnica.

De plus le fait de recenser les lieux dans lesquels ils sont passés m'a donné une idée d'atelier d'écriture pour mardi prochain !

Karpacz réservoir de Lomnica pour photo de 1950

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09 mai 2022

LA GLOIRE DE MON PÈRE

Filigrane jeu 77 photo-mains-noir-et-blanc-photographie-enfant-et-parent-artistique

La gloire de mon père est très similaire à celle du capitaine Haddock. Ces deux individus bruts de décoffrage sont, ou plutôt étaient, toujours sur leurs gardes, prompts à s’emporter et surtout capables d’invectives fleuries.

Dans le répertoire de mon père il y avait par exemple « Flamind d’bos » (Flamand de bois). Pourquoi en avait-il contre les Belges ? On n’en connaissait pas, on n’allait jamais Outre-Quiévrain même si on était des Boïaux rouches (boyaux rouges) vu qu’on habitait la partie extrême-orientale du Pas-de-Calais ! Et surtout la découverte, certes tardive, grâce à un cousin, de notre arbre généalogique du côté paternel montre que ses ancêtres, peu mobiles il est vrai, ont été Belges pendant près d’un siècle !

On ne voyait pas plus d’Espagnols dans le coin, plutôt des Polonais puis des Algériens et des Marocains, mais le mal dégourdi, l’imbécile étaient forcément des « agosils », mot qui vient de l’ancien « alguazil » des Ibères.

Un « trop d’gueule » désigne un beau parleur, « faquin » un hâbleur trop bien habillé, « Marie Toutoule » une femme qui parle pour ne rien dire, une pas grand-chose. L’« ébeulé » est un abruti. Le « pourchiau » n’est autre qu’un cochon mais #balancetinpourchiau ça le fait moins que #dénoncetonmacho.

Je n’ai pas retrouvé « bouloute » (pour Mouloud ?) qui désigne un individu mal vêtu, dépenaillé.

Ses expressions étaient également assez pittoresques :

« Ramasse tin cô, y a les pattes cassées » invitait le destinataire à rabattre son caquet, à se montrer moins vantard ou moins fanfaron. Et pourtant il n’y avait pas de ces traditionnels combats de coqs du Nord par chez nous.

« Compte tes blèques ! » vient sans doute de la belote quand l’adversaire n’a fait qu’un ou deux plis.

« Qui qu’ch’est qui t’a dit gros genoux, ti qui as d’aussi belles gampes ? » permet de mettre un bémol, de calmer le ton et les susceptibilités quand l’agressé-agresseur monte sur ses ergots. (Qui t’a traité de « gros genoux », toi qui as de si belles jambes ?)

De ma cousine très bavarde il disait qu’« elle avait été vaccinée avec une aiguille de phonographe ».

A part ça la vie de mon père n’a rien eu de très glorieux et, semblable en cela à bon nombre de ses congénères, dont le dénommé Archibald Haddock quand on fait sa connaissance à bord du Karaboudjan dans « Le Crabe aux pinces d’or », il avait un penchant certain pour la bouteille. De ce fait, comme il passait toutes ses soirées au bistrot, j’ai très peu connu mon père et je suis très mal placé pour parler de sa gloire.

Filigrane jeu 77 Andy Capp

Celle-ci m’a paru surtout être du genre posthume et très vite éphémère. Le jour de son enterrement on a découvert qu’il était connu « comme le houblon » et apprécié de tout le village. Enfin de tous les habitants du village qui, comme lui et comme le personnage fictif d’Andy Capp, le « héros » de papier de Reg Smythe, consacraient l’essentiel de leur temps à picoler chez Sidonie, chez Marie Taillez, chez Albin ou chez Figaro. Avant ce jour-là je n’avais jamais vu autant de trognes d’alcooliques, bien marquées par la cirrhose naissante ou galopante, rassemblés dans un cimetière !

Mais qui suis-je pour juger? Je n’ai pas très envie de me faire traiter de « trop d’gueule » même si je sais que j’en suis un quelque part.

Déjà, allez savoir pourquoi, je suis un très petit buveur dans ma catégorie : je ne fréquente pas les cafés, je ne bois que chez moi, de l’eau gazéifiée le plus souvent, un porto rosé le samedi et une vodka polonaise le dimanche. Je ne suis même pas rancunier : je lève mon verre à la santé de mon père, de ses copains d’estaminet et à celle du capitaine Haddock, en fait à la santé de tout le monde à part peut-être Madame Thatcher, Vladimir Poutine et quelques autres agosils plus ou moins sinistres ici et là de par le monde.

Je bois surtout à la santé de mes deux enfants dont je me demande parfois ce qu’ils pourront se dire à propos de « la gloire de leur père ».

- Qui, vous dites ? Papa ? Celui qui a donné la petite graine à Maman pour qu’on naisse ? Le gars qui jouait au jeu d’échecs et qui chantait des chansons stupides ? Ah si ! On se souvient ! On sait même : il faisait très bien la cuisine et il racontait sa vie sur Internet sous le pseudonyme de Joe Krapov !

Mais bon, ils n’auront même pas à se préoccuper de ce questionnaire Pagnolo-Proustien vu que je serai encore là, encore et toujours là. C’est que voyez-vous, Messieurs et Mesdames, je suis immortel, moi ! « Et ch’est pas des cacoules !» (Ce ne sont pas là des carabistouilles !).

Que celles et ceux qui, à la lecture de cette dernière assertion se sont posés le bout de l’index sur la tempe, l’ont fait tourner quatre fois en pensant « Y’est dumm dumm, ch’ti lal ? » se le tiennent pour dit : dans ce que m’a légué mon père, mon proverbe préféré est « Intique, intasse, n't’occupe pas de ch’ti qui passe !".

Ce qui signifie, en quelque sorte, « Bien faire et laisse dire » !


Ecrit pour le jeu n° 76 de Filigrane (la Licorne) d'après cette consigne

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31 mai 2020

L'UNIVERS, LES ÉTOILES

Comme je m’interdis de parler de mon frère (Comment s’appelait-il déjà ? Jack ? William ? Averell ?) je vais parler de mon cousin Alan, de généalogie, du monde et des étoiles.

Dans la famille, nous sommes au moins trois à être partis habiter ailleurs que dans notre lieu de naissance (C’est quoi, le pluriel de « social-traître » ?). Mon frère qui, comme tout le reste de la famille, était resté vivre là où il était né, disait du cousin Alan qu’il me ressemblait. Chez lui ça voulait dire « un mec sérieux, équilibré, avec une vie affective stable, une vie sociale riche, des intérêts prononcés pour telle ou telle discipline et de la discipline pour dégager du temps afin de s’y adonner avec intérêt».

Alan, l’un de ses dadas, c’est la généalogie. C’est fou de voir jusqu’où il est remonté dans l’arbre familial ! 1629 !

01 Sommet de l'arbre généalogique Krapov

C’est grâce à ce travail-là d’exploration des archives que j’ai découvert, très récemment, la raison d'être réelle de mon sentiment de belgitude.

En 1629 la famille Krapov est établie à Hasnon, un village du département du Nord situé entre Douai et Valenciennes. Elle y demeure jusqu’en 1779. A cette date mon ancêtre Pierre-Antoine Krapov épouse dame Anne-Joseph L. native de Ville-Pommeroeul dans la province du Hainaut en Belgique. D’après M. Google-Maps 31 km 300 les séparaient avant qu’ils ne fusionnassent dans la même rivière d’un lit à deux places (Ne confondons pas la rivière du lit et le lit de la rivière : c’est moins facile de faire des cochonneries dans le deuxième sauf si on est pollueur professionnel).

Leur union est féconde puisqu’ils ont sept enfants tous nés à Ville-Pommeroeul. L’une des filles, Jeanne-Agnès-Joseph donnera naissance en 1816 à François-Joseph Krapov né de père inconnu. La dame était servante, vous pouvez imaginer tous les scénarii que vous voulez sur ce Belge de passage. On avait bien dit qu’on écrivait sur un univers d’étoiles filantes, aujourd’hui, hein ?



02 Milieur de l'arbre généalogique Krapov

Ce François-Joseph est né à Beloeil (où tous les natifs de sexe masculin sont surnommés « Coco »). Il épouse en 1839 une dénommée Catherine Q. née à Sirault (Existe-t-il aussi outre-Quiévrain une ville qui s’appellerait Suppausitoire ? (question de M. Joe Krapov, quatre étoiles au guide Michelin de la vulgarité (et troisième prix du concours international d’ouverture de parenthèses))).

Eux aussi ont sept enfants mais en 1854, lorsque naît Jules Krapov, la famille a déménagé à Elouges, un peu plus au Sud. Ce fils-là devient mineur de charbon. Il épouse Joséphine-Catherine M. de Wasmuel en 1880. Le mariage a lieu à Réty (Pas-de-Calais donc France). Ils ont trois enfants : François né à Réty, Jules né à Mazingarbe et Jean-Baptiste né à Liévin. Celui-là est mon arrière-grand-père du côté paternel. La famille Krapov est redevenue française.

03 Bas de l'arbre généalogique Krapov

Voilà. Magnifique, le travail, hein ? Merci, cousin Alan !

Nous sommes sept milliards d’êtres vivants dans l’univers, sans compter les petits hommes verts de la planète Mars et il aura fallu toutes les vies et les souffrances de ces gens-là, dans les quelques kilomètres carrés de ce plat pays, belge ou français, pour que l’on aboutisse ce jour à l’évocation de cette dichotomie fraternelle.

Moi je leur dis merci à tous ces gens de ma famille. Ils m’ont porté, ils m’ont soutenu, ils m’ont poussé, ils m’ont aimé et ça m’a bien aidé dans la vie (même si, comparativement aux astronautes de la mission « Space X crew dragon » je ne suis pas allé bien loin !). Mon frère, lui, reprochait à mon grand-père « de lui avoir laissé trop croire que la vie était facile ». Comment, qu’est-ce que tu dis  ? Le père Noël est une ordure ?

Ben non, fallait pas croire ! Et même, il ne faut pas croire, écrire un texte comme celui-ci, c’est du boulot aussi !

Mais comme disait Rimbaud : « Faut jamais s’arrêter sinon on meurt ! ».

AEV 1920-32 Joe K Plonk Père Noël

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10 mai 2020

PERDUS DE VUE. 1, Guy L. (2)

Perdu de vue en 1985 et retrouvé avec grand plaisir en mai 2020 ! Comme quoi la publication de photos anciennes sur internet permet des plaisirs très inattendus, comme celui de converser au téléphone avec un ami d’enfance qui est également un cousin au troisième degré : nous sommes petits-fils de deux cousins germains.

De ce fait nous avons résolu l’énigme de la « photo des inconnus » et des signatures féminines : il s’agit d’une photo prise lors d’une colonie de vacances à Petit-Fort-Philippe, dans le Nord.

Et j’ai la confirmation de cela grâce à d’autres photos anciennes trouvées sur le Net ! Elle (n’) est pas belle la vie ?

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe (entouré)

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 2 entourée

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 3

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 4

Si vous voulez découvrir cette petite ville située entre Calais et Dunkerque, admirer l'embouchure de ce fleuve en deux lettres bien connu des cruciverbistes et occuper votre dernière journée de confinement par un voyage gratis dans les cartes postales anciennes, il y a chez Monsieur J.-R. Fournier une trentaine (!) de diaporamas fort sympathiques !

P.S. Joe Krapov visionne pour vous ! C'est dans le diaporama d'inédits n° 14 qu'on voit le plus de vues de cette colo !

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05 mai 2020

LE PORTEFEUILLE D'ILARION VIKTOROVITCH KRAPOV. 2, Le mortuaire de V. I. Krapov

La deuxième pièce trouvée dans le portefeuille est  le mortuaire de Viktor Ivanovitch Krapov (son père et donc mon grand-père paternel)

J.K. - C’est en fait l’avis de décès de mon grand-père paternel, le père d’Ilarion. On y lit : « Médaillé du travail, membre du P.C.F., adhérent à la C.G.T.. Décédé le 15 fevrier 1965 dans sa 59e année. Vous êtes prié d’assister aux convoi et funérailles civiles qui auront lieu le jeudi 18 février 1965 à 15 h 45. Gardez-lui un bon souvenir.

De la part de

- Ses cinq enfants. A l’époque seuls les trois aînés ont des enfants

- Un frère
- Six beaux-frères et belles-sœurs
- Sa marraine
- Dix noms de famille correspondant à ses oncles, tantes, neveux, nièces et cousine.
- Une veuve Predal-Bels
- Un couple Henri Delvoy
- Le Docteur Houssin
- M. Berton son infirmier dévoué.

C’est édité par les Pompes funèbres Veuve Lemaître.

L.L. – Chez nous on appelle ça un avis de décès. C’est curieux d’avoir fait un substantif de cet adjectif ! Un mortuaire !

Fl. F. – En tout cas, l’adhésion au PCF, ça met par terre ta théorie d’une famille catholique, bâtie à partir de la photo des deux garçons en communiants !

F. Fl – C’était peut-être pour aller à un bal masqué !

L.L. – Ok, tu sors, Ferdinand !

Fl. F. - C’est quand même spécial d’afficher jusqu’au bout ses opinions politiques et syndicales. Tu imagines « Roger Dugenou, membre du Rassemblement national, syndiqué à la FDSEA de Saint-Glyphosate dans le Gers».

JK – Tu peux le garder, ce formulaire-là. J’irai pas à ses obsèques à lui !

F. Fl. – Pourquoi ? Les morts sont tous de braves types d’après Brassens !

L.L. – Déjà il n'ira pas parce qu’il n’a droit qu’à un kilomètre autour de chez lui pour faire son jogging !

Mortuaire de Victor I


Complément d’information fourni par Joe Krapov

17 Ilarion et Viktor en communiants

Ilarion Viktorovitch et Viktor Viktorovitch Krapov en premiers communiants

02 Viiktor Ivanovitch Krapov (mon grand-père paternel)

Viktor Ivanovitch Krapov

03 Berta Krapova ma grand-mère paternelle

Berta Lioudovikovna Krapova

07 Viktor et Berta et leurs enfants 1

La famille Krapov et ses cinq enfants

08 Victor et Berta et leurs enfants 2

La Fratrie Krapov

Sur le nombre de beaux-frères et belles-sœurs, il faut savoir que ma grand-mère était la septième d’une tribu de dix enfants. Elle est décédée (ou partie au ciel ?) en 1957 à l’âge de 49 ans. Peut-être avions nous là un couple similaire aux parents Brassens avec le père plutôt libre-penseur et la mère plus encline au catholicisme. Je sais que le curé de l’église Saint-Henri, en face de chez eux, venait parfois jouer aux cartes chez eux.

Je me souviens très bien par contre de leur maison. Elle a été rasée depuis mais comme dans toutes ces cités les maisons étaient construites à l’identique, on trouve à l’entrée dans la commune, sur la gauche, après la station essence, d’autres maisons bâties sur le même modèle. Et là on peut remercier M. Google-Street !

Maison du même type que celle de Grand-père Victor qui était en face de l'église saint-henri

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LE PORTEFEUILLE D'ILARION VIKTOROVITCH KRAPOV. 1, La carte de pêche

Je ne sais pas si c’était une très bonne idée,  finalement, pendant le confinement de l’année 2020, d’avoir convoqué Ferdinand Flure, Florent Fouillemerde et Madame Lapsi-Lejolusse à cette visioconférence. Vu le niveau des propos échangés, peut-être qu’un simple apéro-skype aurait suffi.

J. K. (Joe Krapov) – Nous sommes-là aujourd’hui pour analyser le portefeuille d’Ilarion Viktorovitch Krapov. Je vais vous présenter les pièces une par une et vous me direz ce que vous en pensez.

1, Une carte de sociétaire 1989 de « La Gaule libercourtoise »

Carte de pêche d'I

 

F. Fl. (Ferdinand Flure) – 1989, ce n’est pas l’année où est sorti « Le Bandard fou » de Moebius ?

L.-L. (Mme Lapsi-Lejolusse) – Ok, tu sors, Ferdinand !

Fl. F. (Florent Fouillemerde) – La Gaule… La Gaule… les irréductibles Gaulois… Quel album d’Astérix est donc sorti cette année-là ?

J. K. - La carte porte le n° 0041. Elle est « à présenter à toute demande de vérification du garde ou d’un membre mandaté de la commission ».

L.-L. – Un peu comme l’attestation de déplacement dérogatoire ?

F. Fl. – Il n’y avait pas de confinement à l’époque. Au contraire, toutes les vannes s’ouvraient ; le mur de Berlin s’écroulait sous les coups de pioche de Sarkozy et Juppé !

J.K. – En fait, il était impossible de confiner mon père ! Lui aussi avait le virus de la pêche. Cette carte permettait de fréquenter l’étang de l’Emolière, aménagé dans un bois appartenant aux Houillères en 1976 à l’initiative de mon grand-père maternel qui était alors adjoint au maire. C’est bien la seule chose qu’ils avaient en commun, ces deux-là : c’étaient des « péqueux ». Je me souviens du marais de Fampoux, du canal du Nord et peut-être aussi d’Arleux. Plus tard, pour assouvir cette passion qu’ils partageaient eux aussi, l’oncle Georges et l’oncle René allaient passer leurs vacances et même leurs week-ends dans la Somme où ils laissaient une caravane à l’année.

L.-L. Autre chose, Joe Krapov ?

J. K. – Adresse du sociétaire : 5, résidence du Petit bois. La carte comporte une signature au verso : quelque chose comme « Maryse Sobon ». Elle est imprimée par Narodowiec à Lens. Ca doit vouloir dire « Le National » en polonais. Quand j’y repense, au nombre de copains d’origine polonaise que j’ai eus, les Américains, avec leur melting pot, ils me font bien rigoler !

Fl. F. - Je me charge d’approfondir tout ça.

Carte de pêche d'Ilarion V

COMPLÉMENTS D'ENQUÊTE DE FLORENT FOUILLEMERDE

1) Narodowiec sur Wikipedia :

"Narodowiec est un journal quotidien en langue polonaise fondé par Michał Franciszek Kwiatkowski en 1909. D'abord édité à Herne en Westphalie (Allemagne), le quotidien a été transféré en France, à Lens dans le Pas-de-Calais en 1924 afin d'accompagner les nombreux mineurs polonais qui venaient s'installer dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais : les « mineurs westphaliens »

À la mort de Michał Franciszek Kwiatkowski, le 21 mai 1966, son fils Michel poursuit son œuvre jusqu'en juillet 1989, lorsque sort des presses de l'imprimerie de Lens le dernier numéro du Narodowiec."

Quotidien_Narodowiec

 

2) Un album d'Astérix en 1989.

Ce n'est pas un album de bande dessinée à proprement parler. Il s'agit d'une adaptation du film "Astérix et le coup du menhir"

Je vous dispense d'extraits en vidéo. Les deux que j'ai regardées ce matin ne m'ont pas paru très convaincantes.

Le-coup-du-menhir


3) Le 5, résidence du petit bois à Libercourt

M. Google-street n'est d'aucun secours. La rue du petit bois n'existe plus... qu'à Oignies ! Par contre il existe bien ici une artère appelée "Résidence du petit bois". De quand date cette page ? Pourquoi le cartographe américain met-il l'embargo sur le passé krapovien ?

J.K. - Dans mon souvenir ça ressemble à ça mais là on est rue Pasteur !

Rue du petit ponchelet ou du petit bois à Libercourt

 

4) La Gaule libercourtoise

On trouve à son sujet :

- Un compte Facebook

Un blog arrêté en 2016

- Un autre blog plus ancien aux couleurs flashy qui fait un peu d'histoire et est  finalement très intéressant pour qui veut connaître les poissons... mais qui dégénère très vite en fan-club de Frédéric François et autres stars des années 80 !


J.K. - Allez ! Spécial dédicace aux ami-es de La Ritournelle ! 

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29 avril 2020

PERDUS DE VUE. 1, Guy L. (1)

Classe de garçons de Guy Lecorne (MPlus je regarde la photo et moins je localise cette école. Il y a bien là quatre élèves du groupe scolaire André Pantigny de Libercourt mais le bâtiment du fond ne correspond pas à celui qui donne, de l’autre côté, sur la rue des écoles et la place de la Poste.

Les deux garçons accroupis à droite sont Daniel Kaczmarczyk et Guy Lecorne. Le deuxième debout à partir de la gauche doit être Christian Caron. Il n'était pas de ma classe. J’avais participé avec lui à un concours interscolaire consécutif à la visite de la fosse 10 d’Oignies. Je me souviens de lui avoir soufflé la bonne réponse à une question posée.

Le troisième avec les mains dans les poches s’appelle peut-être Daniel Martin. J’ai une autre photo de groupe, prise en classe de maternelle en 1959 ou 1960 sur laquelle je pense qu’il figure aussi.

J’ai la vague impression que l’instituteur s’appelle Carpentier. Mais rien n’est moins sûr.

Photo de classe marternelle (1959 ou 1960) réduite
J’ai cherché sur Internet les instituteurs que j’ai eus en CM1 et CM2. J’ai trouvé trace du premier, M. Borowiak ou plutôt de son épouse. Elle était institutrice elle aussi et est mentionnée sur une photo de Copains d’avant. J’ai retrouvé le deuxième, Edouard Hudziak, sous forme d’un
 avis de décès de 2017. J’ai déduit d’après son âge qu’il était né la même année que mes parents en 1933. En cours préparatoire j’avais eu une institutrice nommée Gellez.

Après le CM2, je suis allé faire mes études à Lille, au Lycée Franklin, boulevard Louis XIV. Ce n’était en fait qu’un collège, avec des classes de la 6e à la 3e et il y avait une école primaire attenante dans laquelle j’allais suivre, en 4e, des cours de russe avec une lectrice très séduisante mais un peu débordée par la troupe de potaches que nous étions alors.

J’ai donc perdu de vue tous ces copains de CM2 et les autres de la bande de « par derrière » : René Kmieck et son frère Janusch, Alexandre Dancoisne, Raymond Saudemont, Jean-Louis Breschard, Christian et Jean-Michel Callot, les Frères Bigotte...

Classe de garçons de Guy Lecorne (M

Il se pourrait très bien que ces quatre-là sur la photo soient eux allés en sixième à Oignies ou à Carvin. Ce qui me fait penser à ça, c’est le fait qu’il y ait des signatures au verso. Je déchiffre : Nadya, Christian, Daniel, Alain, Chantal, Jean-François, Revel Yvette, Avec mon meilleur souvenir Thérèse, Liliane, Juplet Serge, Colette, René, Molon Nadine.

Le collège était peut-être mixte à partir de la sixième. Le lycée Franklin ne l’était pas.

Mon épouse suggère qu'il y a peut-être eu une seconde photo de cette classe sur laquelle n'apparaîtraient que les filles.

***

De fait cette photo n’avait rien à faire dans les boîtes familiale qu’avait conservées ma mère puisque à part Guy-Guy – mon frère et moi l’appelions comme ça de manière tout à fait naturelle – tous les autres sont de parfaits inconnus.

Aux dernière nouvelles Guy Lecorne était le monteur presque attitré des films de Guillaume Nicloux. Il a travaillé aussi avec Bruno Dumont. On trouve quelques vidéos sur Youtube dans lesquelles il intervient pour parler de son métier.



A voir aussi :
Le montage au cinéma
Masterclass Guy Lecorne

J’ai retrouvé aussi l’avis de décès de Daniel Kaczmarczyk.

Sur la photo de la classe de maternelle où je pense reconnaître Daniel Martin, je me souviens aussi de deux noms : Eric Marchand et Jean-Claude Hourdequin. 

 Daniel Martin 2

Daniel Martin Eric Marchand Jean-Claude Hourdequin
 Daniel Martin
au collège
 Daniel Martin
en maternelle
 Eric Marchand  Jean-Claude Hourdequin

Tout cela est sous réserve d'erreur de ma part.

Voilà, vous pouvez disposer de ces informations et images pour mener l’enquête sur Internet, inventer un match de foot dans l’heure qui suit avec cette équipe de dix joueurs en sandalettes, chercher Joe Krapov sur la photo de maternelle, bâtir des romans modianesques ou trouver des similitudes avec votre propre passé « vintage ».

Ou zapper. La seule chose à retenir est que la publication de ces photos ici ne poursuit aucun objectif. Sinon celui d'occuper un peu mon neurone confiné du mois d'avril de 2020 ! Sinon celui de ranger un peu les choses dans la mémoire d’un hypermnésique à qui les hasards de la vie ont confié des archives un peu bordéliques !

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07 avril 2020

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1920-25 DU MARDI 7 AVRIL 2020 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Les Inconnu·e·s sur la photo

 

Que faire des photos ratées ? Des photos sur lesquelles vous ne reconnaissez personne ? Deux solutions : soit les mettre à la poubelle, soit les donner à un atelier d'écriture avec la consigne suivante.

Vous choisissez une personne sur une des photos ci-dessous. Vous parlez d'elle "de l'extérieur" en utilisant le pronom "il" ou "elle" pour parler d'elle et raconter où elle se trouve, à quelle époque, et pourquoi elle figure sur la photo.

Puis vous reprenez votre texte et vous le réécrivez une seconde fois "de l'intérieur", à la place de la personne, en disant "je".

Facultatif : Vous pouvez, si ça vous aide, insérer dans votre texte les mots ou noms de personnes ou de lieuxsuivants :

- brillantine, château, champignon, pont, harmonie, concorde, pleurs, masque, policier, dérogatoire, girafe ;

- Boutilliez, Moneyron, Tardy, Carpentier, Caron, Masqueliez, Hauchard, Félix, Laure Manaudou ;

- Lens, Hongrie, Pologne, Carvin, Auvergne.

Cliquez sur les photos pour les agrandir et naviguez dans le diaporama
avec les flèches en bas à gauche jusqu'à l'image 24.

 Boutilliez, chef de l'harmonie La Concorde 1

 Cueillette de champignons (détail)

 Jeune inconnu devant la porte

 Joueurs de boules à la Faisanderie (peut-être) détail

 La lectrice

 La famille Moneyron chez Pierrette

 La mère aux trois enfants dont un qui pleure (détail)

 La photo de groupe du chien dans la cour du 73

 Le premier communiant inconnu

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne)

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne) détail

 Les Inconnus brillantinés

 L'inconnu par Hauchard de Lens

 Les inconnus du vieux pont

 Les inconnus du vieux pont (détail)

 Les Masqueliez en Pologne (peut-être)

 Louise, Françoise et Edmund

 Louise, Françoise et Edmund (verso)

 Moumoune, chat siamois

 Pêcheurs à Tence

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Scène de rue en Hongrie (peut-être)

 Prendre le bus à la Napoule

 

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