26 septembre 2021

En un mot comme en cent. 7 septembre 2021, Une affaire de choix

Profiter de ce qu’on est déconnecté pour nettoyer les archives du grenier. Retrouver, vingt-cinq ans après, le naïf qu’on a été, qui croyait intéresser à la poésie et à la curiosité littéraire des découpeurs de poulet télévisionnophages.

Maintenant j’ai fait un autre choix : je n’y vais plus que rarement me montrer sur la place publique.

Et d’ailleurs, ici et maintenant, à Rennes, c’est peut-être encore pire ce «Tout le monde s’en fout de tout».

 Mais je ne rougis pas de mes choix.

D 93 26 Journée nationale du jeu d'échecs (25-09) à Solesmes 06 Partie d'échecs géante à Solesmes

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07 novembre 2020

LES MALHEURS DE SOLFIE

DDS 636 Aquarelle Solesmes IDepuis que je suis devenu musicien à temps presque plein, juste interrompu par des confinements gouvernimportementaux, c’est incroyable comme je souffre.

Né nul en solfège comme tout le monde, me voilà chargé d’écrire, de réécrire, de transposer des partitions musicales ou d’inventer des contrechants pour d’autres musiciens qui ne jouent pas d’oreille – c’est hors de leur portée ! – mais en lisant les petits signes noirs posés sur des lignes pleines de codes et pourtant aucun d’eux ne se débrouille comme un chef en informatique.

Mais bon, c’est normal, c’est moi le chef, donc c’est à moi de bosser ! Alors OK, je m’en tire très bien avec Noteworthy composer, Van Basco Karaoké et Partitionsdechansons.com mais là, faudrait voir à ne pas pousser le bouchon trop loin avec le chant grégorien et ce neume dont je n’avais jamais ouï parler! Les grands rigolos de l’abbaye de Solesmes, désolé, je les laisse à Vegas-sur-Sarthe : il habite plus près !

Allez, chantons maintenant !


Mon Neume

Sur cette terre ma seule joie, mon seul bonheur
C'est mon neume.
J'ai donné tout c'que j'ai, tout mon temps et toute ma sueur
A mon neume

Et même la nuit, quand je rêve, c'est de lui,
De mon neume.
Ce n'est pas qu'il est beau, qu'il sonne juste ou qu’il sonne faux
Mais je l'aime, c'est idiot,

Il est carré
Mais ses épaules
Par du carton
Sont rembourrés
A l'Auvergnate

Etc. 



Ecrit et enregistré pour le Défi du samedi n° 636

à partir de cette consigne : neume

23 octobre 2020

Argentiquités : grande boîte n° 3, scans du 22 octobre 2020 (2)

Ces trois photos de la Fête de l'Humanité sont de septembre 1981. Les Bretons affichaient déjà leur identité dans le but qu'on les trouvât remarquables, les gamins anonymes vous demandaient de les photographier sans se douter qu'un jour leur photo réapparaîtrait ici et il y avait encore  des voix à gagner pour le Parti communiste français !

insGB 3 Bretons anonymes à la Fête de l'huma vers 1980

GB 3 Deux gamins anonymes à la Fête de l'huma vers 1980 B

 GB 3 Militant anonyme et aphone à la Fête de l'huma vers 1980 B

Je possède relativement peu de photos de ma vie parisienne.
Il faut donc croire que je travaillais et que je consommais sans trop produire à l'époque ! 
En voici deux que j'avais agrandies... sans trop savoir pourquoi !
Et une troisième assez drôle.

GB 3 Dans les couloirs du métro à Paris vers 1975-80

 Jeu de reflets dans les couloirs du métro parisien

GB 3 Jean-Paul autoportrait à Paris (1974-80)
Autoportrait parisien

BM 6 Voisinage gauche droite avenue Jean Jaurès à Paris vers 1975
Voisinage improbable mais bien réel. Paris, avenue Jean Jaurès, ca 1975.

GB 3 Jeune joueuse d'échecs à Solesmes vers 1992 B

Ces deux portraits-ci sont datés "vers 1992" et ces jeunes joueuses étaient de Solesmes (Sarthe) où j'allais faire, le samedi matin, de l'initiation au roi des jeux. On y avait aussi monté un club d'échecs dans la salle Pierre Reverdy et j'ai encore les photos - et le texte - d'une partie vivante dans laquelle les pièces commentaient leur déplacement en alexandrins ! Va t'en donc essayer de faire ça aujourd'hui, tiens ! ;-)

GB 3 Jeune joueuse d'échecs à Solesmes vers 1992

09 septembre 2020

FIN DE PARTIE A SAMFOU-LES-BOULES !

Autrefois je n'écrivais que de la poésie et je peignais à l'aquarelle sans utiliser de pseudonyme. Mon existence d'écrivain satirique a débuté là où est né Joe Krapov, dans le Sud de la Sarthe, en 1989 et c'est surtout entre 1993 et 1997 que j'ai raconté les histoires du royaume de Sabolie où j'exerçais la charge de bouffon particulier du roi François 1er et de ses pittoresques barons.  La capitale s'appelait Samfou-les-Boules, rebaptisée ainsi par mes soins à cause de l'aménagement de la place centrale : de grosses boules noires posées à même le sol dans lesquelles les Saboliens cognaient en pestant "Heula !" quand ils garaient leur charrette.

D 93 11 34 La place Raphaël Elizé à Sablé la nuit

Las ! Avec le réchauffement climatique, ces neiges d'antan ont fondu, le roi lui-même est devenu plus drôle que son bouffon et surtout je sais depuis hier que ce mobilier urbain n'est plus. On peut le constater ici : 



Pour la petite histoire des ateliers d'écriture en ligne, on notera que notre amie Bongopinot, fidèle participante du Défi du samedi, a également, à une autre période, séjourné dans ce havre de paix sarthois.

Si vous-même passez par-là un jour, posez-vous donc un moment dans ces lieux idylliques traversés par une belle rivière comme vous pouvez le voir ci-dessous.

J'en profite pour saluer les collègues avec lesquels, pendant douze ans pleins, j'ai mené la vie de château (celui qu'on voit dès les premiers plans).

 




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25 septembre 2019

CINQ ANAGRAMMES A QUATRE MAINS

N 85-27 Salzburg II 11Ame de Salzburg, l’été, indicible, intouchable, imperceptible à l’imperméable que j’étais en 1985 !

Le passage en Autriche s’est effectué à l’issue d’un périple foldingue dans une Tchécoslovaquie encore communiste à l’époque. Nous y avions erré sans planification quinquennale ni préalable de nos lieux de séjour. Nous étions allés de camping improbable avec feu de camp collectif à deux mètres de votre toile de tente en camping avec taxe de luxe, comme au Monopoly, pour les étrangers en passant par pas de camping du tout, une nuit en pleine campagne à dormir à trois dans une Fiat Panda !

Lorsque nous sommes arrivés dans ce camping autrichien en bordure d’un très beau lac, le gérant allait fermer ses portes. On s’est inscrits en vitesse et on est allés se baigner. Je me souviens très bien de la fête de la bière qui a suivi de l’autre côté du lac, du feu d’artifice et du rangement des chaises métalliques à quatre heures du matin.

De Salzburg j’ai gardé souvenir d’enseignes surchargées, hélas photographiées en noir et blanc. Nous avons croisé Simone Weil et surtout nous n’avons même pas cherché à voir le Mozarts Geburtshaus, La maison natale du petit génie Wolfgang Amadeus. C’est que je préférais alors Vivaldi et les Beatles. Il aura fallu que je voie « Amadeus », le film de Milos Forman, un Tchèque sans provisions, pour que je me mette à apprécier la reine de la nuit, le concerto pour clarinette, le requiem, bref, le beau legs de Mozart.

***

Isaure 1024

La vie en rose, à part dans sa belle robe d’anniversaire, celle avec laquelle elle a posé pour le tableau peint par son oncle Eugène Amaury-Duval et conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes…la vie en rose, la vie heureuse, la vie joyeuse, Isaure Chassériau ne l’aura pas connue.

Est-ce son père, Adolphe Chassériau, le libraire-éditeur aux expériences foireuses qui lui a donné l’exemple d’une vie triste ? Je crois me souvenir qu’il a fini par s’exiler en Amérique du Sud et qu’il y est mort jeune, laissant la maman d’Isaure, Emma-Antigone Duval, veuve, parisienne et salonnarde, vivre de leçons de piano, de confection de sacs et bijoux et surtout d’un remariage réussi avec un député vendéen, M. Guyet-Desfontaines.

Le mariage d’Isaure Chassériau avec un militaire devenu percepteur, Alfred de Brayer, fut un réel échec. Les jeunes gens ne s’entendirent pas, ils se séparèrent et Isaure la neurasthénique abandonna sa vallée de larmes à l’âge de 35 ans.

Toute cette somme d’informations perdues, toute cette histoire parallèle ou perpendiculaire à la ville de Rennes dont tout le monde se fiche éperdument aujourd’hui, Joe Krapov et moi-même nous demandons parfois si on ne l’a pas inventée, si cette existence fut réelle ou si on l’a rêvée.

***

1909225 Le bateau ivre cover

« Le Bateau ivre », moi, je n’ose plus le lire, ce texte !

Je connais deux personnes à Rennes qui savent ce poème par cœur et, je dois l’avouer, elles me font peur toutes les deux. Il faut, pour apprendre ce truc, être à mon humble avis aussi fou que l’auteur, ce jeune provincial fugueur de seize ans monté à Paris pour le réciter devant un cénacle de poètes ébahis qu’il ne mit pas longtemps à agresser de sa folie de punk à chien sans chien des Ardennes. Oui, c’est ça, Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud !

Et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque de l’enregistrer à mon tour. Oui, derrière Gérard Philipe, derrière Léo Ferré. Tout est possible, tout est réalisable et sur ma chaîne Youtube la vidéo postée par moi qui a le plus de succès est une interprétation déglinguée de « La Patrouille des éléphants » extraite du « Livre de la Jungle » de Walt Disney.

Autant dire que je ne risque rien à le faire sinon à m’effrayer moi-même d’avoir osé toucher du doigt et de la voix cette beauté virale.

***

Serge Gainsbourg ! On pourrait dire aussi, à la façon du dictionnaire : Gainsbarre, Serge : provocateur des années soixante à quatre-vingts du XXe siècle qui a fait fortune en vendant de la chansonnette en art mineur, alors que toute sa vie, à l’instar de Ludwig Van Beethoven, il a cru qu’il faisait de la peinture.

Mais pas la peine de se prendre la tête de chou à propos de cet homme-là, de son « soixante-neuf année érotique », de sa « Marseillaise » en reggae, de son « Je t’aime moi non plus », de son roman « Evguénie Sokolov », de sa façon de brûler un billet de cinq cents francs devant les caméras de la télévision ou du fait de filmer des petites filles toutes nues qui courent sur une plage pour illustrer un clip de Renaud.

On connaît moins le cinéaste qui a transposé dans « Equateur » avec Francis Huster le roman "Le Coup de lune" de Georges Simenon.

Et moi je l’aime bien pour ça, pour sa « Javanaise », pour son « Accordéon », pour son « En relisant ta lettre », pour sa couleur café, pour ses petits papiers et même ses sucettes à l’anis, sa poupée de cire, sa poupée de son, sa situation sous le soleil exactement. Bien plus pour ses chansons que pour ses provocations notoires ou ses grabuges ignorés.
 

*** 

190925 Solesmes aquarelle IP Krapov 114238838_o

Le chant des sirènes monte dans le jour. C’est le premier mercredi du mois et il est midi.

Mais pourquoi ne les entends-je pas ? Pourquoi ne les entends-je plus ? Non seulement je suis attaché au mât du navire Terre en grande perdition pour cause de réchauffement climatique, de populisme et de guerres larvées ou déclarées à tous les étages mais en plus je deviens dur de la branche, sourd comme un pot, malentendant comme un Tryphon dans un champ de tournesols appartenant à M. Van Gogh ?

Le chant des sirènes monte dans le jour. En février prochain François-Ulysse en prendra pour son grade et ça bardera pour Pénélope !

Je ferai une croix sur une partie de mon odyssée. On couchera le roi de Sabolie et j’abandonnerai dans un coin de ma mémoire ces jolis paysages de la Sarthe avec l’abbaye de Solesmes, les pénichettes et les barques amarrées devant dont j’aimais tant les tendres chaînes.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 24 septembre 2019
d'après la consigne ci-dessous


24 juillet 2018

Retour à Solesmes-les-Bains (!) le 9 juillet 2018

180709 Nikon 150
L'abbaye de Solesmes vue depuis Juigné.

180709 Nikon 155

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Dieu sait comme j'ai photographié déjà mille fois cette abbaye ! Mais voilà une photo que je n'aurais pas pu prendre il y a vingt ou trente ans lorsque j'habitais la ville voisine : il n'y avait pas de roses trémières sur la petite place d'où l'on a la meilleure vue sur le monument.

180709 Nikon 156
Et il n'y avait pas d'effet créatif "dessin" sur les appreils photos argentiques à l'époque !

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02 juillet 2017

Retour à Sablé-sur-Sarthe en mai 1993 (2)

D 93 11 09 Brume devant l'entrée du château de Sablé

D 93 11 10 Brume devant l'entrée du château de Sablé

D 93 11 13 Chat dans la Grande rue à Sablé

D 93 11 14 Chat dans la Grande rue à Sablé

D 93 11 15 Cimetière de Solesmes

 Le cimetière de Solesmes

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13 janvier 2017

Les aquarelles saboliennes d'Ilarion Pavlovitch Krapov (13)

36 Solesmes - Barque devant l'abbaye 1993 04 25

Solesmes - Barque devant l'abbaye (1993)

37 Solesmes - Pénichette devant l'abbaye (non datée)

 Solesmes - Pénichette devant l'abbaye (non datée)

39 Solesmes - Barque devant la maison rose 1992 02 09 (4 de 5)

Solesmes - Barque devant la maison rose (1992)

40 Solesmes - Reflet de l'abbaye dans la Sarthe 1994 08 15 (1 de 3)

Solesmes - Reflet de l'abbaye dans la Sarthe (1994)

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Les aquarelles saboliennes d'Ilarion Pavlovitch Krapov (14)

41 Solesmes - Barque devant l'abbaye 1992 01 26 (2)

Solesmes - Barque devant l'abbaye (1992)

42 Solesmes - Crépuscule sur l'abbaye

Solesmes - Crépuscule sur l'abbaye (non datée)

43 Solesmes - Crépuscule sur la Sarthe 1994 08 21

Solesmes - Crépuscule sur la Sarthe (1994)

44 Solesmes - Pénichette devant le pont 1992 01 27 (2)

Solesmes - Pénichette devant le pont (1992)

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Les aquarelles saboliennes d'Ilarion Pavlovitch Krapov (15)

38 Morannes - Barques 1996 07 17

Barques à Morannes (1996)

46 Sablé - Lever de soleil sur l'église et la Sarthe (vu depuis la rue du Moulin) 1995 07 25 (3 de 4)

Lever de soleil sur l'église et la Sarthe (vue depuis le pont de la Grande rue) (1995)

47 Solesmes - Barque et pénichette devant le pont 1995 08 20 (1 de 2)

Barque et pénichette devant le pont (1995)

48 Sablé - Le château (vu depuis la capitainerie) 1994 08 15 (2 de 3)

Le château de Sablé (vu depuis la capitainerie) (1994)