21 novembre 2021

99 DRAGON : EXERCICES DE STYLE. 67, Disparition du n° 5

Casting :

Giorgio Dalida, working class Hiro-Hito ;
Papy Moujot, paysan quasi cajarcois ;
Rachid « Wild » al Rachid, roi sans pouvoir ;
Kominbalai, dragon.

***

Qu’on s’introduisît dans la pampa ou dans la toundra sans visa, pass ni PCR, ça lui faisait ni chaud ni froid à Papy Moujot, paysan quais cajarcois. Ca lui causait aucun souci. L’immigration ? L’invasion ? Pas son truc à lui, l’administratif  ! On a un roi pour ça, non, mis là on n’sait plus quand pour qu’aucun Attila malfaisant n’vînt assouvir son goût du pouvoir ou nous glapir son baringouin d’au d’la du Rhin.

Nonobstant ça, c’ qui lui plaisait pas du tout au paysan, ç’qui l’ chagrinait dru, c’mardi-là, c’tait qu’un dragon pas du coin s’attaquât à son gagn’pain !

Aussi n’ tarda-t-il pas à brandir sa faux, furibard, furax rapport aux moutons qu’on lui boulottait puis il partit vomir son vitriol au grand vizir :

- Alpaguons Rachid « Wild »al Rachid ! Il y a là du travail pour son armada ! Fantassins, spadassins, haschichins, cornichons à chichon, bachi-bouzouks, soldats du souk, avatars d’assassins, au turbin !

- Qui va-là ? lui opposa-t-on aux abords du palais. Puis il fut saisi, conduit au roi qui lui ordonna la fin du barouf car sinon ça s’rait Moujot droit au gnouf.

- Non mais dis donc, roi plus sourd qu’un pot, n’ouis-tu pas du ramdam dans nos champs ?Kominbalai, dragon pas commun, y fichant bazar, crois-tu qu’on va pouvoir subir l’individu sans qu’ici, à ta cour, nul n’ait souci du charivari commis ? Roi, vassal ou locdu, chacun doit au pot commun ! A ton tour, Rachid al Rachid ! Fais-nous voir ton pouvoir, ton savoir, ton tranchoir ! Fous nous donc au saloir l’animal malfaisant !

Las ! Un pays parfait où tout s’accomplirait suivant un plan divin, faut sortir tôt du lit pour foutr’ la main d’ssus !

Voilà pourquoi, quand Rachid « Wild » al Rachid brailla :« Soldats thalasso ! Pardon, j’ai fait la liaison mal-t-à propos : Soldats z’à l’assaut ! » la maison Poulaga, la maison Soldata, oyant « dragon » « combat » « Aux fusils !», « Taïaut !», « banzaï !», « sus à King-Kong !» « bataillons ! » « sang impur dans nos sillons !» aussitôt mit adjas, bouts, fila, calta, s’carapata ! Frank zappa sur « Taratata » !

***

Par hasard passa par là un Romain qui avait pour nom Giorgio Dalida. Un gros costaud tout droit tout flamboyant sur son grand pur-sang blanc. Il arborait la croix sur son scutum brillant. On voyait à ça qu’il avait la foi. Du coup, on s’ fia à lui. Il dit qu’il pouvait, lui, raccourcir l’animal.

Il fixa son prix : pyramidal, pontifical, dur pour l’anal !

Sans solution à l’horizon car Kominbalai poussait Mamy dans l’artichaut au point qu’il commandait qu’on lui livrât la chair d’humains fort mignons, pas trop croûtons, plutôt dodus, vingt ans pas plus, - Putain ! L’Gargantua, lui, ho ! - on marchanda mais ça coûta un max. On vous dira ça plus loin.

On combattit.

saint_georges_terrassant_le_dragon

Giorgio gagna. D’un coup sur son tarin il occit l’Tarascon. Kominbalai finit dans un hachis Rossini.

A la fin du combat on adopta la foi du Romain. A lui, Giorgio Dalida, ça n’rapporta pas lourd. Il n’obtint nul Oscar à Hollywood, fut omis dans l’Who’s who, n’apparut pas plus dans l’bottin mondain puis, surtout, fait paradoxal, il finit martyr, un 23 avril, l’occiput distrait du corps.

Passons sur l’humiliation. Oublions l’an 303, s’il vous plaît. Quoiqu’on ait fort appris du truc : jamais plus un rasta n’arriva pour nous brandir sa loi, nous mugir son bon vouloir ou nous bonnir son diktat : on s’arma pour ça d’un paladin sanguin : Mouammar Khadafi.

Qui a ri, par ici ? T'aurais pas dû ! Puni cagibi, Nicolas Sarkozy !

Jeu 70 de La Licorne

 

Ecrit pour le jeu n° 70 de Filigrane (la Licorne) d'après cette consigne.


25 août 2020

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 56, Désinvolte

200821 Nikon 083Si tu crois que je vais prendre de mon temps et noircir du papier pour te raconter l’histoire de Saint-Georges et de son dragon, tu te fourres le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate, mon pote ! A quoi ça servirait sinon que Monsieur Wikipédia se décarcasse pour ramasser toutes les petites herbes de provenances scientifique et historique diverses qu’il met dans son encyclopédie au piste-tout ?

Déjà il faudrait que je sache où se trouve la Libye parce que, tu vois, c’est là-bas que se déroule l’action. Et moi, la Libye, ou plutôt l’alibi pour mon inculture géographique, je suis comme tous les Français, j’en ai pas. Je ne sais pas où ça perche, Normand, les Tripoli à la mode de Caen !

Mettons que c’est au Sud de la Loire, quelque part en Afrique, là où il y a plein de sable et de cailloux. Et déjà, tu vois, on imagine mal des paysans élever des moutons dans ce paysage-là. Qu’est-ce qu’elles boufferaient, ces bêtes ? Des farines animales importées ? Ce serait déjà plus crédible si les bédouins du coin élevaient des dromadaires mais bon, je ne suis pas sûr que ça se mange, ces animaux-là. C’est comme le pangolin et la chauve-souris, je n’en fais pas mes choux gras et j’imagine que le dragon non plus.

Parce que là-dessus, complètement irréaliste surréaliste, arrive dans l’austère décor rien moins qu’un dragon flamboyant ! Tu saisis le topo ? Le bestiaire mystique des cathédrales moyenâgeuses qui sort de la pierre pour vivre une vie de cocagne dans un pays où les mecs sont pas très avancés. « pas encore entrés dans l’histoire » comme a déblatéré Sarko.

Pour sûr, dans la réalité ce bestiau-là n’a jamais existé et il devait s’agir d’une bande de pillards un poil exaltés, menés par un nommé Ibn al Drakhoun ou un blase à la con dans ce genre-là.

200821 Nikon 087Maintenant, bien sûr, il faut les comprendre les gilets jaunes autochtones. Ils sont un peu comme les nôtres. A toujours se faire bouffer la laine sur le dos on se trouve un poil dépourvu quand le fisc s’en fut venu. Alors, carrément, quand le taxman verdâtre s’empare de leur matière première, le mouton lui-même, ça panurge d’aller sonner à la gendarmerie et les paysans-éleveurs remuent leur scôtelettes.

Après ça, je suis désolé, le scénar est quand même un chouïa bien pourave ! Il y a autant de mou dans la corde à neuneus du pitch que dans le genou du Macron local !

Comment ? Le potentat et son élite ne sont pas capables de se débarrasser d’une bande de voyous de banlieue ou d’un ours des Pyrénées à quatre Carpathes ? Mais qu’ils s’en aillent tous, alors !

Infoutus d’envoyer un escadron de CROS (Compagnie Régulatrice de l’Ordre Saharien) qui réglât le problème à coups de crosse ? Pas équipé en LBD ou en Rafales ? Mais qu’est-ce qu’il foutait Le Driant à l’époque ? Il dansait le laridé au premier Festival interceltique ?

200821 Nikon 090Je sais déjà ce que vous allez me dire : à l’heure actuelle aussi on a une opération Barkhane sur le dos pour sécuriser le honni soit qui Mali pense. A croire que la faiblesse du genou est héréditaire par là-bas, chez l’Ubu de Libye ! Allons, un peu de sérieux ! C’est du bricolage propagandiste et prosélyte, tout ça ! Car bientôt un cavalier surgit hors de la nuit. Son nom, il le signe à la pointe de l’épée d’un J qui veut dire « Jojo » ! Et d’une croix qui veut dire « position du missionnaire obligatoire et interdiction du boogie-woogie avant la prière du soir ».

D’où il sort, cézigue, Saint-Georges ? De Lydda-ccessible étoile ? Il a lu sur les réseaux sociaux un appel à la résistance et il est venu jouer au djihadiste à sa façon ? Ou bien ce sont les caves du Vatican qui se sont rebiffés et qui ont décidé d’envoyer quelqu’un pour évangéliser ce patelin où ça devenait n’importe quoi ? "Ca n’est jamais que trois bouts de cailloux, mais sait-on jamais ? Peut-être qu’on y découvrira du pétrole, plus tard ?".

Quant à l’histoire des jeunes gens otages et de la princesse, ça a été un truc bien tordu mais bien pratique d’imaginer un dragon qui les réclame pour les bouffer. N’aie crainte que s’il s’agissait réellement d’une milice d’obsédés sexuels en manque les jouvenceaux auraient peut-être préféré passer dans la casserole que à la casserole.

Mais j’arrête car je sens que je deviens cynique. Surtout j’ai autre chose à faire que de t'ennuyer avec cette légende christiano-disneyenne : j’ai mes mots croisés à terminer et je bute sur cette définition d’un mot de dix lettres : « Traite le sujet par-dessus la jambe ».

N.B. L’auteur de ce torchon se montre désinvolte jusque dans le choix de l’illustration : il a choisi en effet une photo, prise par lui en août 2020 dans l’église du Juch (Finistère) et montrant la statue de «Saint-Michel terrassant un diable» !

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06 mai 2015

A Granville (Manche) le 30 avril 2015 (2)

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J'avoue que mes lectures slavophiles du moment,
(contes et pièces de l'auteur des "Trois soeurs",
"Journal d'un fou", "Nez" et "Manteau" de Gogol)...

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 ... et des tas d'autres choses ont fait que je n'avance pas trop 
dans la rédaction de "99 dragons : exercices de style".

Je serais volontiers le premier à ne pas m'en plaindre
si je n'avais entrepris par ailleurs de transformer en krapoverie hautement blasphématoire
un conte tzigane de Marina Burgeoizovna !
Joe Krapov n'est décidément pas sortable (sauf sous la pluie !) !

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07 mai 2014

La Casa Amatller à Barcelone le 30 avril 2014 (1)

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La Casa Amatller est ornée de sculptures et décorée de sgraffites
(j'adore ce mot découvert en Tchécoslovaquie dans une vie antérieure !)

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99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 24, ANAPHORE

Le poète :
Un dragon qui serait de taille épouvantable,
Pourvu, en supplément, d’une humeur fort méchante,
D’écailles, de deux ailes et d’une queue battante,
De pattes fort griffues, d’un gueuloir redoutable,
Qui cracherait le feu partout autour de lui
Et qui viendrait chez nous s’installer aujourd’hui ?

(Une telle Géhenne
Je l’imagine à peine !)

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Le paysan :
Un dragon qui viendrait nous bouffer nos moutons
Alors que c’est disette en ces temps reculés
Et que les Dieux nous ont à Misère acculés,
Condamnés à la schlague et aux coups de bâtons ?
Les rascals du château au service du roi
Ne pourraient-ils donc pas lui imposer leur loi ?

(Les puissants peuvent-ils
Un jour se rendre utiles ?)

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Le roi :
Un dragon que craindraient mes « braves » chevaliers,
Qui les verrait tous fuir vers un lointain exil
Plutôt que d’affronter ce « buffalo au grill » ?
J’avoue que ces combats sont plutôt singuliers
Où l’on voit décamper mes « top chefs » bien ruinés
Devant ce gros lézard qui les a calcinés !

(Ne serait-ce pas là
Une Bérézina ?)

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La princesse :
Un dragon qui voudrait croquer de la princesse ?
Sans même lui avoir offert un brin de cour ?
Mon jeune iguanodon, reconnais que c’est court
Et que tu ne fais pas dans la délicatesse !
Te crois-tu tout permis avec ton brasero ?
(Elle sort son portable et appelle Zorro)

(J’ai peine à croire
A cette histoire !)

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Saint-Georges :
Un dragon que je suis venu faire plier !
Dans son sang répandu une rose a fleuri,
Un peuple libéré tout à coup a souri
Je leur ai demandé de se mettre à prier
Car la bête toujours est prête à repartir
Et puis je suis allé où va chaque martyr.

(Ah j’ai failli m’en étouffer
Tant c’est anaphore de café !)

Les photos ont été prises à la Casa Amatller de Barcelone le 30 avril 2014.

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20 octobre 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 17, Dépliants publicitaires

 Ne dites pas à ma mère que je travaille dans la pub,
elle croit que je suis guitariste dans une maison de quartier !
 

N'oubliez pas de cliquer sur la croix et de zoomer pour lire !
Et pour celles et ceux qui ont une liseuse, 
le fichier pdf est téléchargeable ici : 

DDS_268_99_dragons___exercices_de_style 

 

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 268 à partir de cette consigne

15 septembre 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 14, Néologismes

DDS 263 Vaillant 17

Alors tous les arbres frémissent, le grand véréfour qui porte le nid retient son souffle ; se referment les tapinoufles et les ronils à pois bleus s'évanouissent car jamais en cette contrépétrie d’effroi on ne vit pareil harnachement à un vertugredin.

Sa cavale d’abord, à la robe caparaçonnée d’arvers, semble très inédite : elle piaffe d’archifougue et gerbedécume aux nazebroques. La princefesse que l’hérosantidote vient sauver des griffes du dragontrançonneur n’en revient pas. Le léquidé vaillant semble doué de parole et son chevaliaucheur joint le rutile à l’agréable, question zyeutage. Mais seront-il assez costarcostauds, cachevalier et monture pour vaincre le bestial ?

C’est qu’on en a vu défiler des présomptueurs et des sivains dont le cracheur de feu n’a fait qu’une bouchée mais ce vertugredin-là semble d’une autre marietrempe.

Les désossetilités dont elle, la princefesse, est l’enjeu ne tardent point d’ailleurs à s’engamélanger.

Georges de Lydadirl à dada – car c’est bien de lui qu’il s’agite –sort sa colicauchemarde et en fiche un grand coup dans l’oeiltorv de la bête.

130818 186

En retour le crachebousin pyrocrashe mais la cavale-star n’a pas été nourri à la petite bière. Le léquidé en pétard jeumpe par-dessus les flammèches.

Georges lance un deuxième assaut et qui n’est pas de courtoisie. Il tambourpiffe les écaillharissures, il tranchetronche à tout va, il déshydrate de l’herne à ne plus savoir où amidonner de la tête. Bientôt le bestial entailladé paindépisse le sang de partout. Dans un dernier sursaut il fait jaillir de son mâchecoulis une dernière pétarasade de pestepétrole enflammé. Mais le cachevalier est déjà descendu de son Jolisauteur et grimpant tout le long de son échine à pied, il lui troue le conservelas d’un grand coup de ramasse-bourier.

Le dragontrançonneur sonné chancelle du Colbacktowhereyouoncebelong puis s’écroule d’un seul coup aux pieds du Souveraindanlfroc qui n’en revient pas.

Alors les circonspectateurs se lâchent ! Ils poussent un grand charivhourra, portent l’hérosantidote en triomphe et viennent le déposer aux pieds de la princefesse pour la grande aubescène du deux.

- Maintenant vous êtes mienne, dame Cucunégonde, déclare le gagnagalant à la belle, puisque vous étiez le bélenjeu de ce combat. J’ai bien hâte c’est vrai que nous nous ébatifolions sous votre baldaquin mais avant que je soye d’une humeur fortaquine, mon estomac crifamine. Vous voudrez bien vider la bête et m’en cuire les partigrasses. Pendant cestuy temps que cela cuillera, votre paternul et moi-même allons zapouiller devant ménestrelles et tapeurs de baballes. Surtout, réservez-moi les solilesses, Mapoulette !

Facrotale erreur d’aspicologie !

La princefesse s’empare d’un grand couscoussier de marque Marmitondorg et le lui balance en travers du frontal pas à l’Apache.

- Hola Machoguilhomme, on ne m’a pas demandé mon sentiment et je ne suis poinct du genre à en faire. Nenni suis le grolo du loto, la falote du phallo, le cache-pot du charlot ! Damnature sur toi pour ces puanpropos !".

Elle l’éméleftourbit, le matducouloire, l’ourlette, l’upperpacute, le chassériaute et l’isaure par la fenêtre.
Se relevant du tadpurin dans lequel il est chu, il lèvepouce et dit :

- Poinct ne battrai femmenifleur en reprépousailles, ce n’est point dans mes uscoutumes, je prèfère laisser péronchonnelle à paternul. J’ai dû me tromper d’espastempe ! Ou alors estions ici en pays de galette complète Mandingue ? Je préfère m’esbigner les rougnolles avant qu’il ne m’en outrecuise plus ! Adieu vat, follegensses !".

Et de fait tandis qu’il s’éloigne dans le soleil couchant en chantant « Aïe ! Me poure l’aune, zoo me nuit, Saint-Georges suis » les Libyens trop affamés déchiquètedugrallent la carcasse du monstre pour transformer les écailles en porte-clefs alors que ni serrure ni clé n’ont encore été inventées en cestuy temps et découpent l’amibidoche de ce gros mouton pour en faire haricomestible.

130818 187

- Si tu veux mon avis, cow-boy, lui confie un peu plusloin sa cavale, il y a une Gilberlafaille dans le continuum spécieux-temporal. Va savoir, si j’en juge d’après la façon dont je claudikadicke, si nous ne sommes pas dans un univers paracoudanlèle ! Peut-être même erratiquons-nous dans une nouvelle de Joe Krapov !

- Par Tout Matisse et Bel Eros ! Si tu as raison, Jolisauteur, dis moi donc ce que j’ai fait au Seigneur pour mhériter cela ?

- Je ne sais pas mais vlà l’boute, dit le cheval en partant au gallo.

DDS 263 dragon rouen

 Ecrit pour le Défi du samedi n° 263 à partir de cette consigne.

07 avril 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 13, Sonnet

LE DRAGON DE SAINT-GEORGES EXISTA-T-IL JAMAIS ? 

MIC 2013 0401 coeurs volants

Pour peu que votre cœur vous porte vers les cieux
On vous fait chevalier, on vous donne une épée.
Votre croisade aura des grandeurs d’épopée,
Vous combattrez pour votre Dieu ou pour vos Dieux.

 

Là où quelque dragon a dévasté les lieux,
Rançonné, et mangé la brebis étripée,
Le malheur par-dessus chante sa mélopée :
Le courage des hommes est demeuré vœu pieux.

130324 142

A force d’illusion, vous devenez héros.
Le feu flamboie en vous comme en un brasero
Mais les dragons jamais eurent-ils existence ?

 

Au printemps des croyances en l’avenir meilleur,
A mains nues, dans la paix, loin des guerrières stances
Il faudrait travailler, ensemble, de tout cœur.

 

N.B. Ceci doit être le treizième texte de « 99 dragons : exercices de style » mais je ne sais déjà plus où j’ai publié les autres ! Celui-ci à été écrit pour "Un mot, une image, une citation" du 1er avril 2013 d'après cette consigne

 

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