30 mars 2021

LOIN DES BUILDINGS DE RENNES

210328 Nikon 125

C’est un endroit très chouette, un très grand jardin dans lequel les gens se promènent sans manières mais pas sans distinction.

C’est le parc du Thabor, un endroit empli de verdure en plein centre de la ville de Rennes. Si vous n’êtes que de passage dans cette cité, un samedi ou un autre jour, allez-y obligatoirement. Votre cœur de touriste se chargera peut-être d’émotion devant les statues de Charles Lenoir.

210328 Nikon 043

Pour ma part j’éprouve toujours un peu de chagrin devant celle qui représente cet imbécile d’Hermès, Dieu du commerce et des voleurs et pour l’heure sous-préfet d’Hadès, le maire du palais des Enfers, en train d’enlever la fille Eurydice au poète Orphée au prétexte que le musicien a tourné les yeux sur son épouse avant même que d’être sorti de la nuit souterraine.

Les Dieux romains et grecs ! Gavés d’ambroisie au buffet de Ganymède, soûlés de nectar dans les bars de l’Olympe, pourront-ils jamais comprendre quelque chose à l’amour des hommes ?

Que pouvons-nous attendre de ces brutes en blouson clouté qui n’ont jamais cueilli un bouquet de primevères, qui se changent en oiseaux, taureau ou cygne – pourquoi pas en canards du bois joli ou en grenouilles à embrasser ? – pour séduire nos belles et les tromper derechef ?

Il y a plus de douceur dans l’autre groupe sculpté à l’autre bout des jardins à la française. Il représente Diane, déesse de la Lune, arrêtée dans ce lieu au hasard de sa promenade nocturne avec ses compagnons, son arc, son carquois et ses chiens aux pattes cassées.

Derrière la roseraie en contrebas vous apercevez un bout de Toscane grâce au profil typique du collège Saint-Vincent et avec un peu d’imagination on croirait entendre ici une chanson italienne de la Renaissance accompagnée au luth. Non, vous n’êtes pas clients ?

210328 Nikon 058

 Tant pis ! Les roses n’étaient pas sorties mais les tulipes, si. Sous le kiosque à musique je me souviens de robes de bal virevoltantes – la valse, ça ne mange pas de pain ! – et d’orchestres de vents pas mauvais, n’en déplaise à Paul Verlaine.

210328 Nikon 050

Dans ce trou de verdure où ne coule plus de rivière, l’Enfer, saison été, j’ai des tas de photos de danseuses à visage d’ange qui évoluent sur des morceaux joués par Bombarde et Biniou, les deux fameux duettistes bretons dont le chapeau est rond… de Saint-Vincent (cf supra).

Et si l’agent 212, celui qui veille toujours au grain, était venu ce dimanche-ci vérifier si les jeunes adeptes du flirt, de l’amourette ou de la glande qui avaient posé leur derrière sur le gazon des pelouses autorisées ou s’en étaient fait une couchette portaient bien un masque sur le nez, croyez-moi, il aurait pu en distribuer, des amendes à 135 euros.

210328 Nikon 126

Avant de regagner vos autocars ou vos pénates, n’oubliez pas d’aller jeter un œil à la volière qui rime si bien avec «gruyère» et «bruyère», à la statue de Glenmor, au carré Du Guesclin, aux grottes ou à l’allée des chênes ni surtout de saluer Monsieur Zébulon, le délicieux manège où je vis autrefois une bonne sœur attendre son tour pour tournicoter sur la grande girafe !

Pondu pour l'Atelier de Villejean du mardi 23 mars 2021

d'après la consigne n° 2021-23 ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 10:59 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


06 février 2021

N'ORMEAU-LISATION

200225 Nikon 219C’est dans le quartier de Quineleu, à Rennes, que se trouve la rue des Ormeaux. Je n’ai pas grand’ chose à en dire sinon qu’ont vécu ici, pas très loin, dans l’impasse de la Herpe rebaptisée rue Albert Martin, les arrière-grands-parents puis les grands-parents de mon épouse.

Ce quartier du sud immédiat de la gare est resté presque dans son jus, à base de maisons de cheminots. Elles sont aujourd’hui habitées, comme celles du quartier Sainte-Thérèse, par une population de bourgeois-bohême. Mais qui peut se payer le luxe d’habiter un centre-ville aujourd’hui sans entrer peu ou prou dans cette catégorie ?

Le meilleur moyen de gagner ce quartier de Quineleu est de passer, sans faire le zouave, par-dessus le pont de l’Alma qui enjambe les voies de chemin de fer et près duquel aucune princesse anglaise ne vient se crasher ou alors c’est qu’on ne me dit pas tout.

200225 Nikon 186Au bout du pont vous tournez tout de suite à gauche dans la rue de Châtillon et vous passez entre les lieux d’enfermement les plus emblématiques de la ville de Rennes. Sur votre droite se trouve la prison des femmes et sur votre gauche cet immeuble de bureaux neufs complètement grillagé que j’ai pour ma part baptisé « la Burqa ». Le vocable « architecte » est un gros mot partout, pas seulement à Bruxelles, et le concept de permis de construire débouche très souvent sur une insulte à l’environnement.
 

200225 Nikon 184Après, vous vous perdez dans un labyrinthe de rues presque toutes semblables les unes aux autres et surtout envahies par des SUV stationnés-là parmi d’autres voitures de taille imposante. Le concours de celui qui a la plus grosse n’est toujours pas terminé.

Comment remettre de la poésie dans tout cela ? C’est bien simple suggéré-je à Nathalie A., notre maire préférée, que j’aime bien quand même malgré ses partis pris architecturaux ultra-minéraux et limite très moches. En rebaptisant tout ! Puisqu’il y a une rue des Ormeaux, faisons comme dans les lotissements neufs : créons l’unité du lieu par la thématique maritime ou zoologique induite par ce nom de rue ! Appelons Brigitte Bardot à la rescousse ! Rebaptisons les rues de Quineleu à l’aide de coquillages et crustacés !

Exit la rue de Riaval, fin de la rue Jean Boucher, arrêtons-nous à la poissonnerie !

Voici mes suggestions du jour :

200225 Nikon 228

Rue de la Môme Crevette, personnage de Georges Feydeau
Rue de la Moule rieuse
Rue de la Bernique hurlante, café rennais
Rue Marcel Gamba
Rue Bernard Lhermitte, frère d’acteur
Rue des Sœurs Palourde (elles étaient de mœurs légères)
Rue des Longs couteaux (à éviter la nuit)
Rue Homard Matuer
Rue du Crabe aux pinces d’or
Rue Abalone Some, cow-boy
Rue des Quatre praires d’Altona
Rue O. Bulot (elle donne dans la rue des Trois huît·re·s)
Rue Coquillard Saint-Jacques
Rue Casse-corps et Mollusque
Rue Yoko Bigorneau
Rue de l’écrevisse platinée
Rue Jean Tanlamer
Rue de la Naissance de Vénus
Rue Monseigneur Pétoncle-Walrus, prélat belge

***

200225 Nikon 217Marina B., mon épouse préférée, m’insinue dans les conduits auditifs que la rue des Ormeaux aurait été ainsi dénommée en référence aux arbres qui portent ce nom ou aux jeunes ormes plutôt qu’à ces coquillages en voie de disparition..

En arrivant à la fin de ce billet, il se pourrait donc que j’aie tout faux quelque part ! Voilà ce que c’est que d’emboîter le pas à la première idée qui passe en arborant un « suivez-moi-jeune-orme » derrière son chapeau !

Si malgré cela j’ai le droit de revenir en deuxième semaine, je repartirai de zéro et parlerai du jeu Abalone que je ne connais pas et auquel sans doute je ne comprendrai rien non plus !

Car voilà, la preuve en est apportée à nouveau : en ce bas-monde l’imbécile curieux et indigeste survit mieux que le coquillage nacré, comestible et fort couru !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 649 d'après cette consigne : abalone

01 janvier 2021

NOUS VOUS SOUHAITONS UNE BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2021 !

Les M'A2R1 d'O douce, La Ritournelle, le Club des 5, Am'nez zique et les Biches, l'Atelier d'écriture de Villejean, Maïck la conteuse et moi-même vous souhaitons une bonne et heureuse année 2021 !

 

Posté par Joe Krapov à 06:41 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

31 octobre 2020

CHASSEZ LE NATUREL, IL REVIENT AU MÉGALO !

Un·e mégalomane, c’est quelqu’un·e qui aime beaugacoup la mugasique.

Un·e mégalopyromane c’est quelqu’un·e qui met le feu à toute sa ville rien qu’en la prenant en photo.

201010 Nikon 064

Un·e mégalomordéfinomane c’est quelqu’un·e de complètement piqué qui trouve son bonheur en déposant un texte chaque semaine sur le Défi du samedi.

Et par-dessus-tout ça il y a le mégalomusic-hallomane qui se croit obligé de trouver et chanter une chanson relative au mot choisi par le mégalowalrusonowheremane qui est le tenancier de ce lieu de mégalodébauche ou de mégaloperdition.


P.S. Mégalomane ! Mégalomane ! Il n’existerait donc pas de mégalowomane ?

 




Ecrit et enregistré pour le Défi du samedi n° 635

à partir de cette consigne : mégalomane

09 août 2020

Bric-à-brac rennais du samedi 1er août 2020 (2)

200801 265 014

200801 265 016

200801 265 018

200801 265 019
Vu au 6e étage des Champs libres

200801 265 021
... Duck ?

200801 265 022


13 juin 2020

Découverte d'un graff de centre ville à Rennes le 25 mai 2020 (1)

200530 265 010 bis

200530 265 015bis

200530 265 019bis

200530 265 022

200530 265 023

Ces "Personnages flottants au-dessus de la ville de Rennes" sont installés dans une entrée d'immeuble de la rue Le Bastard. Le portail étant toujours fermé, je n'avais jamais eu jusqu'à présent l'occasion de les admirer.

Posté par Joe Krapov à 19:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Découverte d'un graff de centre ville à Rennes le 25 mai 2020 (2)

200530 265 010

200530 265 011
Des Twin towers à Rennes ?

200530 265 012

200530 265 013

200530 265 014
Les Champs libres et la Sécu !

Posté par Joe Krapov à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

14 mai 2020

Lettre d'un bigorneau à son ami / Philippe Baron

Un court métrage de 11 minutes, signalé dans le journal Ouest-France de ce jour, consacré à des balades dans Rennes déserte pendant le confinement 2020.

 

Philippe Baron : Lettre d'un bigorneau à son ami from La Cinémathèque française on Vimeo.

Posté par Joe Krapov à 19:33 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,