23 octobre 2022

REDON DANSE

Si tout va bien, j'aurai chanté hier soir aux Apéros poétiques de la Bogue à Redon ce poème de circonstance furieusement intellectuel ! ;-)

J'ai plaqué les paroles, pondues vendredi matin, sur la musique de "Dance, dance, dance", un vieux titre de Neil Young.

REDON DANSE

1
Voici revenu le temps de la Foire Teillouse !
On met son mouchoir par-dessus son vieux blues,
On file à Redon faire provisions de toutes sortes ;
On se marche sur les pieds : attention aux femmes fortes !

Dense, dense, comme Redon est dense !
Que de monde !

Ce rassemblement trouble plus d’un sociologue
Mais c’est une évidence : Redon dense à la bogue !

2
L’époque est opaque ! On a besoin d’autre chose
Que d’voir Macron-Poutine ou de lire Jean Échenoz !
Pendant qu’ils se bombardent et qu’ils se biniou-causent
On met ses bottillons et on file au fest-noz

Danse, danse ! Comme Redon danse !
Cendrillon

Va perdre sa pantoufle et rentrer en pirogue
Mais son prince saura que Redon danse à la bogue

3
On voit des sonneurs de haut rang sur les estrades
Et des musiciens qui jouent comme des malades
Dehors dans les grilloirs y’a les marrons qui pètent
Sous tous les chapiteaux de Redon c’est la fête

Danse, danse ! Comme Redon tricote
Des gambettes !

Oubliant les soucis, les mots des désastrologues
Redon danse danse ! Redon danse à la bogue !

4

Attention, il y a une devinette et un piège ici!

La bière et les coups d’cid’ réjouissent les Chimène,
Les Guirec, les Kevin et même les Ségolène
Sur le parquet de bal tout le monde son costard ôte
Et s’ prend l’auriculaire pour danser… le rond de Saint-Vincent

(Ca ne rime pas mais on ne se prend pas pas par le petit doigt pour danser le kost ar hoat !)

Danse Danse ! Dans' la Redon-danse
Comme tout le monde

Si tu n’aimes pas danser ou si t’es d’humeur rogue
Alors reste au comptoir bois des coups à la Bogue !

5
Même au Grenier à sel rendez-vous des poètes
Les mots viennent danser et chanter dans les têtes
On déclame, on susurre, tous les signes trompettent !
A tournoyer dans l’air les rimes se la pètent !

Danse ! Danse ! Y a les mots qui dansent
La Redon-danse !

Poème, conte, slam, airs plus ou moins en vogue,
Quand Redon dense danse, y’a tout le catalogue !

6
Tant pis si je dilue, je délaye ou répète !
La superfluité réjouit les esthètes
Je me dis que de jouer au gugusse un peu bébête
Si s’que ça pléonasme, ça plaira aux minettes !

J’aime j’aime ! J’aime la redondance
A outrance !

Aussi pour mettre un terme à cet aveu de drogue
Je vous le réaffirme en guise d’épilogue

7
Quand Redon dense danse c’est un peu une transe
Un signe d’allégeance ou bien d’appartenance
Un goût d’intempérance, de retour en enfance
Entre la survivance et même la transcendance

Danse ! Danse ! Alors, Redon, danse
Encore longtemps !

Sans jamais te soucier de tous ces déclinologues
Danse, danse, Redon !
Danse, danse à la Bogue ! 

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05 mars 2022

LE BLUES DU VAMPIRE

J’avais le choix entre trois chansons pour illustrer ce Défi du samedi consacré au thème « vampire » :

- « Champagne » de Jacques Higelin ;
- « Vampire blues » de Neil Young ;
- « Dracula » de Sttellla.

La première était trop compliquée et trop bien orchestrée pour une guitare toute seule.

La seconde, je m’y suis collé, même si j’avais un peu oublié l’air. Elle est extraite de l’album « On the beach » dont j’adore la pochette et comme il s’agit d’une traduction-trahison-adaptation, j’ai tiré les paroles et les illustrations du côté de l’actualité.

Voici ce que cela donne :

DDS 705 On the beach

1
Je suis un vampire
Je bois le sang de la terre
Oui j’ suis un vampire
Je fais le plein de super
Oui j’suis un vampire
J’t’en vends ou j’te fais la guerre

2
J’suis une chauve souris
Je viens cogner à ta fenêtre
Une chauve-souris noire
J’viens semer le désespoir
Oui tu peux trembler
J’en veux à tes champs de blé

3
Des temps meilleurs
Ceux qu’on souhaite de tout coeur
Des jours heureux
A coup sûr vont arriver
Des jours de paix
Mais ils ne sont pas pressés

Les paroles originales sont ici : https://www.lacoccinelle.net/1041103.html

 

La dernière était trop courte alors je suis allé chercher sur Youtube s’il n’existait pas une version rallongée.

Vous allez rire : j’en ai trouvé une !
Vous allez rire encore : c’est moi qui l’ai faite, pour le Défi n° 283 en 2008 !
Vous allez rire toujours : je l’avais complètement oubliée !

Le jour où j’aurai envie de me payer une pinte de bon sang et une belle tranche de rigolade, j’irai écouter ma chaîne Youtube. Apparemment il y a plein de trésors deux-dents ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 705 d'après cette consigne : vampire

04 mars 2022

Un peu de fanitude musicale : Neil Young "On the beach" (1)

C'est un secret de quelques heures seulement : pour le Défi de ce samedi, le n° 705, j'ai enregistré ce jour "Vampire blues", une chanson de Neil Young qui figure sur l'album "On the beach" paru en 1974.

J'ai illustré les paroles, traduites-trahies en français par mes soins, à l'aide de la pochette de ce disque jadis bien aimé. En allant la chercher chez M. Google-Images, j'ai ramené des photos annexes et j'ai vu que les gens se sont bien amusés avec cette image mélancolique et drôle à la fois.

Je partage mes trésors collectés ici avec une version en public du titre homonyme. 

Neil Young on the beach 9

Photos de Neil Young On the beach 2

Photos de Neil Young On the beach 3

Photos de Neil Young On the beach 10

young-neil

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Un peu de fanitude musicale : Neil Young "On the beach" (2)

DDS 705 On the beach

Neil Young on the beach 13

Neil Young on the beach 15

Photos de Neil Young On the beach 5

Photos de Neil Young On the beach 71017371

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Un peu de fanitude musicale : Neil Young "On the beach" (3)

Photos de Neil Young On the beach 4

Photos de Neil Young On the beach 11

Sylvain Leheu - On the beach

 Sylvain Leheu Copyright 2019 pour la dernière

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17 juin 2021

En un mot comme en cent. 16 juin 2021, Faim de

FAIM DE

Aujourd’hui j’ai une faim de loup ! dit le chasseur de baleines.
Aujourd’hui j’ai une faim de loup de mer ! dit la baleine.
Aujourd’hui j’ai une faim de pré vert ! dit la vache.
Aujourd’hui il fait grand soleil mais je ne mettrai pas de bob ! dit l’âne.

Et moi j’ai juste faim parfois de questionner le vent qui souffle les réponses.

Mais questionner le vent… 

Je reprends ce jour le petit jeu des 366 réels à prise rapide de Raymond Queneau auquel je m'étais livré en 2017 sans parvenir à tenir le rythme une année durant ! On verra bien ce qui advient cette fois !

La consigne est détaillée ici 

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18 novembre 2020

Rufus Thibodeaux chez Neil Young !

Comme j'ai cité "A treasure" sans mettre de lien, j'ai quand même chercher à expliquer ce dont est-ce que je causais. C'est ici.

Et du coup je suis retombé sur cela qui vous fera re-faire connaissance avec le fameux Rufus Thibodeaux qu'évoquat Michel Fugain dans sa chanson de 1975 "Les Acadiens".

Allez, deux pour le prix d'une !

Et le gars qui joue de la mandoline, Anthony Crawford, c'est dingue comme il ressemble à Nils Lofgren, une autre pointure dela bande dont je causerai peut-être aussi un jour. Vous les aimez, les belles histoires musicales d'oncle Joe coincé sous le piano du grand studio RTLavec le guitariste qui fait des sauts périlleux sur la toute petite scène, les enfants ? ;-) 



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04 septembre 2020

LES MOISSONNEUSES

Maintenant que j’ai assez de temps pour pouvoir regarder dans le rétroviseur je m’étonne d’avoir été accompagné, tout le long de mon chemin, par un fabuleux moissonneur.

Moisson 09

C’est une espèce de Canadien errant. Il s’appelle Neil Young et on a absolument le droit, si c’est votre cas, d’être passé à côté de sa voix nasale, de son rock lourd, de ses interminables soli de guitare électrique et de sa production pléthorique. J’en connais beaucoup qui, dans un autre genre, n’ont toujours pas lu Proust, par exemple.

Et justement, on va rire, c’est dans une ville appelée La Madeleine, chez mon copain Jean-Baptiste B. que j’ai entendu pour la première fois «Uncle Neil» et ses premières galettes plus ou moins «country» ou «country-rock».

Le chef d’œuvre du bonhomme dans ces années-là était un album intitulé «Harvest», sorti en 1972. Il y enfonçait des portes ouvertes comme «Un homme a besoin d’une femme» c’est pourquoi je suis comme toi, «Vieil homme», je cherche «un cœur en or» et je ne me paie pas de «mots» avant de faire ma «moisson».

Il remet ça en 1992 avec un album intitulé «Harvest moon». Mais pour illustrer le mot «éteule» – Que reste-t-il après la moisson ? Des éteules et des chansons ! – j’ai choisi de vous traduire-adapter-massacrer une autre chanson de l’album «Rust never sleeps» intitulée "Thrasher" (La moissonneuse).
Sans prétention aucune, comme est le bonhomme qui ne craint pas, depuis le confinement, de se faire filmer en vidéo en train de gratter-chanter-pianoter… dans son poulailler ou sous le porche de son ranch !

 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 627 à partir de cette consigne : éteule

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LES MOISSONNEUSES – Neil Young (adaptation de Joe Krapov)

1

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Ils se cachaient dans les meules de foin
Ils plantaient à la pleine lune
Ils donnaient tout ce qu’ils avaient
Pour quelque chose de nouveau

Ils avaient la lumière sur eux
Et malgré la grande faucheuse
Des diamants brillaient pour eux
Dans la rosée

Et c’était là mon commencement
Mes premiers pas dans le jour
J’essayais d’attraper le soleil

Et quand j’ai vu passer la moissonneuse
J’ai regardé ses deux traces
Et j’ai senti qu’c’était le début de ma route

2

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Là où l’aigle plane très haut
Sur les boucles d’une rivière
Dans les gorges des Changements
Où Dame Insomnie nous attend

J’ai cherché mes compagnons
Perdus dans la poudre des canyons
Où des aiguilles de cristal
Font croire au paradis

J’ai compris que j’avais assez fait flamber
Ma carte bleue pour de l’essence
Et là où les pavés deviennent la plage

Avec un aller simple pour la Vérité
Et ma valise à la main
Je suis monté dans l’ train des amitiés perdues

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Ils avaient du premier choix
Et s’empoisonnaient tranquilles
Ils n’avaient besoin de rien
Et plus rien à prouver

Comme des formations rocheuses,
Transmués en bancs publics
Sur les trottoirs et dans les gares
Ils sont restés attendre attendre

Alors j’en ai eu marre et je les ai quittés
Ils n’étaient qu’un poids lourd pour moi
J’avance beaucoup mieux sans ce fardeau

Ca m’ rappelle l’époque de mes neuf ans
J’regardais sur la télé de maman
L’épisode du sauvetage du Grand Canyon

4

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Par-dessus l’autoroute courbe
Le vautour fait de larges cercles
Je traverse les bibliothèques
Les musées les galaxies les étoiles

Des couloirs venteux de l’amitié
A la rose coupée par le fouet
Le motel des amitiés perdues
Tend son bar et sa piscine chauffée

Mais moi je ne m’y arrêterai pas
J’ai mon propre sillon à creuser
Une ligne de vie dans le champ du Temps

Et lorsque viendra la grande Faucheuse
Elle me coincera comme un dinosaure dans un temple
Mais je saurai alors donner tout ce que j’ai

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02 juillet 2020

DÉBRANCHÉ !

200617 Nikon 018

Finalement, c’est très bien, le confinement ! On lit, on regarde ses dévédés, on fait du jogging ou du vélo ! On observe les gens abrité derrière un masque sans qu’ils puissent vous juger sur la mine ou voir si vous vous êtes rasé ou pas ce matin !!

On se retrouve chez soi avec des tas de fantômes mais tous les Parisiens qui causent dans le poste ne semblent pas avoir plus de matérialité que vos propres ectoplasmes – sauf quand ils vous envoient les flics afin de contrôler que vous ne faites pas de jogging à plus d’un kilomètre de chez vous -.

Entre mars et mai je me suis quand même bien démené – sans apéros-Skype ni réunions-Zoom - pour maintenir du lien social avec l’atelier d’écriture de Villejean et les M’A2R1 d’O douce et j’ai repris très vite contact à partir du 11 mai avec Am’nez zique et les Biches.

Mais j’ai chopé aussi une vieille fatigue au sortir de cette période : mes complices joueurs d’échecs ont jeté l’éponge, nous n’avons pu organiser qu’une toute petite fête de la musique, les chanteurs et chanteuses de l’A2R1 s’étant égaillé·e·s-égayé·e·s dans la nature, et surtout j’ai perdu le goût de participer au Défi du samedi.

J’essaie de résister à cela mais c’est dur. Trop occupé par mes voyages dans le temps, ma chasse aux belles images et mes archives de Neil Young, le chanteur pour poulaillers d’acajou. 



Et en plus parfois, ça ne veut vraiment pas.

Par exemple, pendant le trajet de voiture vers Lannion j’ai écrit quelque chose sur la confiture (Défi n° 616 du 13 juin 2020). « Chouette ! » me suis-je dit, j’ai emmené mon nouvel ordi-tablette, je vais pouvoir le taper et l’envoyer dans les délais impartis depuis ce Trégor si cher à l’oncle Walrus.

Sauf que pour utiliser le Word qui est dessus, il faut être connecté ! Ok, j’emprunte les codes WIFI de notre hôtesse et je commence, entre deux piapiatages, à taper mon délire. Puis je m’aperçois que ça ne va pas être coton de l’envoyer : j’ai oublié d’emmener le mot de passe qui donne accès à mon webmail. Tant pis, je demanderai à Marina B. si elle connaît les siens par cœur.

Après quelques parties décevantes de « Six qui prend », un jeu qui ne laisse pas place à la stratégie, finalement, quand on applique ses règles stricto sensu, nous allons passer une bonne nuit, bercés encore par l’écho du bruit de la pelleteuse qui a retourné le jardin du voisin tout l’après-midi.

200617 Nikon 026Le lendemain matin, je vais faire mon jogging local. La pelleteuse est déjà à l’ouvrage. Quand je reviens, elle a terminé sa besogne.

Puis sur le coup de dix heures, quand ces dames sont prêtes, nous descendons faire un tour en ville. Mais avant de nous mettre en chemin vers l’étape Gwalarn, l’arrêt obligatoire à LA librairie du lieu, il y un mémorable épisode de soufflage dans les bronches de l’artisan-aménageur de territoire.

 C’est qu’on ne soulignera jamais assez le zèle et la délicatesse des déménageurs bretons, des pêcheurs du Guilvinec ("Sarkozy ! Encorné !") et surtout des pelleteurs lannionais réunis. Ces gougnafiers-là se sont barrés sans prévenir leur patron – c’est lui qui était là et a pris la gueulante en pleine tronche– ni la voisine, c’est-à-dire Madame Anita, qu’ils avaient haché d’un coup de pelleteuse bien placé le fil téléphonique qui reliait sa petite maison au village mondial !

Bien entendu Orange n’est pas venu réparer dans les délais promis, à savoir avant le samedi soir.

Désolé, cher oncle, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas !

200619 265 061

- Qui dira le côté tristouille
De ce fil coupé  qui pendouille ?

- Ben, Joe Krapov, l'espèce d'andouille !

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