30 mai 2015

GANIMEDE ALORS : UN RECIT DE CAMILLE CINQ-SENS (2)

- Comprenez-moi, les gars, les filles, a dit le directeur de la taule. Les mômes d'aujourd'hui n'ont plus rien dans le citron. Avec ce qu'ils gurgitent sur Ternette ils ne savent plus aligner un sujet, un verbe et un complément. Alors du coup ils alignent les profs dès qu'ils leur causent histoire des religions ou éducation civique. Ils le traitent de raciste comme font le jazz et la java dans la chanson de Nougaro.
Vous, messieurs-dames, vous avez fait votre temps ! Ca fait plus de 2000 ans que vous enquiquinez le monde avec vos coucheries, vos fâcheries, vos numéros de magie, vos oripeaux fripés, votre mythologie et vos mites au logis.
En plus, comme dirait Janus, vous nous compliquez l'existence avec vos prénoms bilangues même pas classes : Vulcain-Héphaïstos, Zeus-Jupiter, Junon-Héra, Kama-Soutra, Mercure O'Chrome... Comment voulez-vous que les mômes s'y retrouvent là-dedans. Ils y perdent leur latin dans vos « monsieur et madame ont un fils » !
Et puis des dieux qui se transforment en taureau, en cygne ou en pluie d'or pour séduire des gonzesses, ça fait quand même un peu grosse tache à l'heure du mariage pour tous, non ? Pas un seul d'entre vous qui aille se faire voir chez les Grecs alors que vous en venez de chez la belle Hellène, c'est pas un drachme mais avouez que c'est limite homophobe, votre discours religieux, non ?

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Alors je suis sympa. Je laisse les portes des cellules ouvertes, vous vous baladez comme vous voulez dans la prison, mais pas de tentative d'évasion s'il vous plaît, OK ? De toute façon tout est hyper sécurisé ici."

On n'a rien entravé à son charabia.

Là-dessus le temps a passé. Supers-pouvoirs ou pas, Dieux de l'Olympe ou pas, il faut reconnaître que les mecs sont balèzes. Plus rien ne marche pour nous : Zeus ne commande plus à la foudre, l'enclume de Vulcain pèse juste le poids d'un édredon, Héra périclite et Vénus ne monte plus.


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Il n'y a plus que Neptune qui nous fait rire encore un peu de temps en temps. A la dernière visite médicale la doctoresse, Madame Trépas, lui a trouvé un profil d'étape des Pyrénées dans le tour de France au niveau de ses gamma-globules Marilyne ou de ses lipides amniotiques, on ne comprend rien ni à leur vocabulaire ni à leur écriture à ces Esculapes de seconde zone !

- Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse, Madame le Major ? qu'il a répondu. Vous ne croyez tout de même pas qu'on a le même sang de navet que vous autres les humains, Palsambleu ? On n’est pas de la même veine !

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Eh bien, colère ou pas, il a quand même eu droit à une deuxième prise de sang de contrôle qui n'a absolument rien donné par rapport aux critères des hominidés qui n’ont pas idée de ce que nous sommes ! Et là, gag : toute sa chimie est plus que normale, dans la fourchette prévue, pile-poil au milieu même ! 
C’est quand même bien bizarre, je vous l’accorde, qu’un sous l’eau comme ça ne développe même pas le début d’un embryon de cirrhose de la foi. Sans compter qu'avec sa fourche il se goinfre comme pas deux de choucroute de la mer et mange plutôt comme quatre. C'est normal : quand nous on a la dent, lui il a le trident ! La toubibe était drôlement vexée. Du coup elle lui a prescrit une analyse d’urine.

- Ah non, pas Wagner ! L'analyse du Ring, Wotan en emporte le vent ! Autant relire « Les Chevaliers de Königsfeld » et tourner en rond sur le circuit du Nürbürgring avec Michel Vaillant !
- Je ne vous parle pas d'analyse du Ring, je vous dis que nous allons analyser-vos urines de 24 heures.
- Dûment ?
- Je vous fais une ordonnance. Vous retournerez à l'infirmerie voir Mme Lapis-Couse.


GANIMEDE ALORS : UN RECIT DE CAMILLE CINQ-SENS (3)

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Le temps a passé. Neptune s'est occupé de sa quatre-chevaux dans l'écurie de la prison, à côté de l'endroit où Héphaïstos chantait avec Orphée la chanson des « Filles des forges », un tube local en acier. Et puis le doute s'est insinué dans son peu de cervelle. A force de vivre sous la flotte, ses neurones prennent l'eau et le doute s'insinue parfois sous son crâne.

Il s’est dit qu’il n'avait jamais fait d'analyse d'urine de sa vie et qu’il aimerait bien savoir finalement comment ça marchait ce truc la, si ça ne débouchait pas sur une séance de touche-pipi avec Mme Lapis-Couse qui lui avait semblé jeune, jolie et désirable. Dans le « Dictionnaire des histoires drôles » d'Hervé Nègre qu'il avait dégoté à la Bibliothèque de la prison il avait lu des histoires de banque du sperme qui l’avaient bien fait marrer. Pourquoi ne pas se prêter au jeu de la médecine humaine ? Cela pouvait s'avérer drôle finalement, comme expérience !

Alors le mois suivant, parce que du temps avait passé et que les dieux ont tout le leur, il a poussé la porte de l'infirmerie. Mme Lapis-Couse était au téléphone. Il a attendu patiemment, regardant la décoration murale à base de toiles mi Picassiettesques, mi Pop-Artistiques mi Andywarholiennes.
A un moment donné, Mme Lapis à raccroché le bigophone.

- Bonjour. Vous aviez rendez-vous ?
- Je ne crois pas. C'est le docteur Trépas qui me renvoie vers vous pour une spécialité maison. 
- Donnez-moi votre ordonnance et votre carte Vitale.
- L'ordonnance je l'ai, mais la carte Vitale, nous autres, dieux immortels, on en a pas besoin.
- Vous avez votre flacon?
- Un flacon ? C’est un peu amphore de café, le docteur ne m’a pas parlé de ça ? 
- Je vois, a fait Madame Lapis-Couse visiblement excédée. L'objectif est de collecter vos urines pendant 24 heures. Je vous donne ce bidon de deux litres cinq. Un jour où vous restez chez vous…
- On ne peut pas sortir d'ici, Madame, c’est une prison. On est comme les verres de Saint-Etienne ou de Saint-Gobain, on est consignés.
- …Vous allez faire pipi dedans. Les urines du matin au réveil du premier jour ne comptent pas, vous les jetez. Les suivantes vous les lovez là-dedans.
- Ah oui ! Pisse and love, je connais, c’est mon trident mais à l’envers dans un rond.

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- Je ne comprends rien à ce que vous dites. Si le bidon ne suffit pas vous mettrez le surplus dans une bouteille en plastique.
- Formidable, a dit Neptune. Je commence demain et je reviens vous voir quand le bidon est plein.

Poséidon - c'était là son pseudo quand il coinçait la bulle entre deux vagues à l’âme et surfait sur le net - rentra chez lui et posa le bidon à côté de sa gamelle.

Il laissa passer un autre mois. Ca n'était pas aussi excitant que cela, finalement. Et puis quand même un jour il se dit que c'était peut-être au moment de l'analyse qu'il se passerait des choses avec la jolie infirmière.
Alors ce dimanche-là, précautionneusement, il pissa dans le bidon comme si c'était dans un violon, avec âme. Bien qu'il eût bu du café et quantité de vin au banquet du midi il ne remplit guère qu'un petit demi-litre.

GANIMEDE ALORS : UN RECIT DE CAMILLE CINQ-SENS (4)

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Quand il se présenta à l'infirmerie le lendemain à 8h00 il eut peur de paraître ridicule, genre le mec qui joue petit bras ou qui a la prébende un peu plus que molletière.
Mme Lapis-Couse lui fit juste remarquer qu'il n'avait pas rempli… les données nominatives sur l'étiquette du bidon.
Il le fit, mettant juste des croix là où l'on demandait la date de naissance.
- Vous avez commencé à uriner à quelle heure ?
- Je ne sais pas… A neuf heures ?
- Alors je ne peux pas les prendre. Il faudra compléter et revenir me les donner à 9h00.
- Mais attendez ! C’est que je vais au boulot, moi, et puis j'ai plus envie !
- On vous avait dit les urines de 24 heures ! 24 heures c’est 24 heures ! Je vais devoir noter que les conditions du test n'ont pas été remplies convenablement !
- Si vous voulez ! Je m'en fiche un peu du reste : je ne sais pas ce qu'elle cherche la médecine-woman ! Moi ce que je sais, c’est que je ne suis jamais malade. On a tous une santé du tonnerre de Zeus et on a en permanence une forme olympique.
- Les résultats… vous passerez les prendre ou on vous les envoie ?
- Je passerai les prendre. J’adore avoir rendez-vous avec vous !
- Ils seront prêts demain soir. Tenez voilà le ticket pour venir les retirer.

Il le mit dans la poche intérieure de sa toge. Il attendit la suite mais rien d'autre ne vint.

-C'est bon vous pouvez partir. Vous attendez quoi ?
- Vous ne regardez pas mon pipi ?
- Non, on va l'envoyer au labo.
- C'est tout alors ?
- Oui c'est tout. Bonne journée !

Neptune est sorti un chouïa déçu et frustré.
Le temps a encore passé. 
Il n'est jamais allé chercher les résultats.

V’là l’boute, ma chère Isaure. »

Isaure Chassériau a regardé son oncle Camille Cinq-Sens avec des yeux en billes de loto.
Quand il racontait ce genre d'histoire mi-iatrophobe mi-y’a trop bu elle se demandait toujours si c'était du lard ou bien du cochon.

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2015 d'après deux photos d'un voyage à Tunis et sur le thème du temps qui passe.

12 avril 2015

Une affiche rue d'Antrain à Rennes le 11 avril 2015

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"Convention de tatouage", on comprend très bien aussi !
Et invitation à collage, encore mieux !

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03 janvier 2015

JE ME SOUVIENS DE L'AN 2000

- Je me souviens que le prénom d’Alzheimer est Alois.
- C’est bien, c’est suffisant pour qu’on ne t’enferme pas et qu’on te laisse libre de tes mouvements !
- Je me souviens que le prénom de Pérec est Georges et qu’il avait une tête de marin-pêcheur breton.
- Je confirme, aussi vrai que je m’appelle Jean-Emile Rabatjoie.

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- Je me souviens qu’on disait « Je vous souhaite une année bonne et heureuse » et qu’on répondait : « Une longue et vigoureuse ! ».
- Aussi vrai que je m’appelle Jacques-Henri Casanova, je confirme !
- Je me souviens que ma nièce, Isaure Chassériau, avait reçu un ukulélé rose à Noël !
- Aussi vrai que je m’appelle Joe Krapov, je confirme. C’est moi qui le lui avais offert !

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- Je me souviens que j’ai toujours eu horreur de jouer à ce jeu de « Je me souviens »! A partir d’un certain moment ça devient le carnaval des animaux autofictionnels ! Voire la Danse macabre des années qui passent !
- Alors, aussi vrai que tu t’appelles Camille Cinq-Sens, oublie ça et sers-nous une autre tournée ! Et souhaitons une bonne année 2015 au Défi du samedi de la part de Rennes-en-Délires !

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Ecrit pour le Défi du samedi n° 331 à partir de cette consigne

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09 décembre 2014

Les Graffs de la rue Saint-Malo à Rennes le 6 décembre 2014 (1)

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Isaure Chassériau, tu peux enlever ton casque, on t'a reconnue !

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12 novembre 2014

Des affiches à Rennes Beaulieu le 30 octobre 2014 (1)

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Qui est-ce , F.F. ?

141030 A 004 B Isaure fait la moue

 Franfoive Faffériau ?

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08 novembre 2014

A VENDRE SUR "LE BON COIN" (3)

ECHANGERAIS : royaume contre cheval, idées contre chemise, fusil contre épaule, correspondance avec gens plus ou moins timbrés.
Référence : Sévigné 35 MSE

A VENDRES : Port
Référence : Pyrénées Orientales 66660

A VENDRE : magnifique portrait ovale représentant une jeune fille en robe rose, coiffée de macarons, qui a l’air de se demander pourquoi le Couesnon en sa folie mit le Mont en Normandie, pourquoi on lui a fait cadeau d’une journée pourrie, comment on peut aimer Paris sans être jamais monté sur la Tour Eiffel et ce qu’elle va bien pouvoir vivre comme existence passionnante au château de Linières à Saint-André Goule d’Oie, en Vendée, coincée dans cette famille ultra-bourgeoise, entre une mère intello, écolo et bricolo, un beau-père politicien, un mari un poil goujat et un oncle plus incarné encore que le petit Marcel, son fiston, qui se couche de bonne heure et qui, tremblez, mortels, écrit de la poésie !

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Photographié Place de la République à Rennes le 8 novembre 2014

Ecrit à l'Atelier d'Ecriture de Villejean le 4 novembre 2014
d'après la consigne "Rédiger une petite annonce pour "Le Bon coin" ".

04 octobre 2014

ISAURE CHASSERIAU SE FAIT COUPER LES CHEVEUX CHEZ FRANCIS LE COIFFEUR-PHILOSOPHE

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Il coupe la toison, ouvre la juvénile valse du peigne et des ciseaux, lacère parmi les ondulations. Il promène le museau de la tondeuse parmi cette forêt. Elle l’allume à nouveau avec son jardin de macarons et son quelque chose qui n’est pas à sa place dans cette robe rose et printanière. Mais rien ne va. Rien n’est mieux. La plastique est parfaitement baroque, abrupte et frisée drue. Comme un voile de pollen qui voudrait caresser les oiseaux dans la lumière neuve du jardin.

Sa chance réside dans sa propension au plaisir, dans les beaux restes de ses mèches qu’elle a su préserver des cicatrices de l’écroulement et dans son désir de clairières, de prés printaniers, de lumières de paradis, d’errance d’oursonne excavatrice dans la ville à moitié vide malgré l’heure matinale.

Lui, Francis, le coiffeur-philosophe, voudrait capter, dès qu’il le peut, des fragments d’attention, des encouragements pour qu’il se remette à tournoyer, à lâcher des figures de style ou des formules de soprano qui bougent là-haut en apesanteur et qui s’offriraient à lui dès qu’il lèverait le peigne au ciel. Mais aujourd’hui le grand ballet des aphorismes et des sentences définitives s’est glissé dans une pile de silence haute jusqu’au plafond.

C’est pour ça qu’il aimerait mieux être dehors, transporté par le flot de ses pas. Il lui arrive même d’avoir des envies prunifères envers cette jeunesse, de vouloir la mettre à l’amende, de désirer grimper aux rideaux du zeugma, de la périphrase et de la fenêtre qui donne sur la rue pour que, du sommet de cette colline, il voie, au-dessus de l’espace bleu ciel de la blouse enfilée par la cliente, se suspendre ne serait-ce qu’un instant l’incessante danse de ce mutisme soudain.

 

Isaure

C’est plutôt beau quand le coiffeur s’énerve, songe-t-elle. Quand les pistes se brouillent dans son désert de mots. Quand les nuages de perplexité se dressent dans ses muscles, dans ses crocs de verrat. Que Francis lève un menton noir, défiant, en fronçant les sourcils m’indiffère. Je sens que je ne lâcherai pas. La patience est la mesure du véritable amour, jusqu’à l’explosion du feu allumé sur la gelée blanche, jusqu’à la révolution du vent léger, désespéré qui enflamme la peau de sa douceur.

Car Isaure, malgré les apparences, ne lâche rien elle non plus. Juste un peu surprise de temps à autre, perdue dans ses jeux, mais c’est pour mieux conjurer les aléas d’un quotidien terre à terre qu’elle transgresse à sa manière les codes sociaux inégaux, vieux comme le temps, gris comme les tempes, luisants et patinés le long des routes, qui permettent que, seul maître à bord après Dieu, à la suppliciée du fauteuil comme aux décrépis friables comme des os qui patientent sur les deux longues banquettes, le coiffeur-philosophe assène ses vérités sur la forme du 8, le cheval qui ressemble à Shakira et va gagner selon lui la course de dimanche, l’église écroulée du PSG relégué derrière Marseille en ce début de championnat, le soleil de ce merveilleux matin et patati et patata. Il y a chez lui un instinct de survie qui lui permet de ne jamais perdre le fil de cette logorrhée, comme s’il possédait en tête l’ordre immuable dans lequel les chars de ce Corso fleuri vont défiler sur cette placette familière.

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Aussi, quand il déprime, parce qu’il est seul, parce que la cliente n’accroche pas, succède au premier réflexe, celui du repli loin des mises en plis, un irrépressible besoin de sortir, de se mêler à l’air ambiant, de croiser d’autres solitudes et de frotter au passage quelques-unes à la sienne.

Il y a des moments comme ça, malheureusement parcimonieux et rares, pense Isaure, où on a l’impression de ne pas parler la même langue que l’autre.

Il y a des moments comme ça, heureusement parcimonieux et rares, pense Francis, où on a l’impression de ne pas parler la même langue que l’autre.

Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 30 septembre 2014 d'après cette consigne :

Fusionner les trois textes suivants en vous servant du premier comme d'une matrice et des deux autres comme réservoir de vocabulaire :

La  part des nuages / Thomas Vinau

La ventolière en plastique / Marius Chivu

Le lamento de l'excavatrice / Pier Paolo Pasolini 

P.S. Merci à L'Adrienne pour les liens !

 

28 septembre 2014

Le vélo d'Isaure Chassériau à Rennes Beaulieu le 25 septembre 2014

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Il y a plus agréable encore que d'entendre parler Dieu ou de lire Atala de François-René de Châteaubriand !
Deux fois par semaine, le midi, je vais faire une petite marche d'une vingtaine de minutes sur le campus universitaire de Beaulieu.
La semaine dernière, le croirez-vous, j'y ai rencontré Isaure Chassériau !
Je m'étais arrêté pour photographier son vélo rose et même accroupi pour immortaliser les élastique multicolores dont je me demande encore aujourd'hui à quoi ils servent sinon à m'aguicher l'oeil.
Quand je me suis relevé, Isaure était là, la clé de son antivol à la main !
Que croyez-vous qu'on se soit dit ?

Rien ! On s'est souri, l'étudiante a enfourché son vélo et je suis retourné bosser !

Et aujourd'hui je ris encore de découvrir le sous-titre d'Atala : Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert !

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