31 mai 2017

UN LÉGER SENTIMENT D’EUGÈNE

IL 170529 Amaury-Duval par DevériaEugène Amaury-Duval (1808-1885), dont un site anglo-saxon prétendait jadis, à tort, qu’il écrivait sous le pseudonyme d’Isaure Chassériau, n’a jamais vu aucun de ses manuscrits littéraires édité. Si j’en crois les perles que j’ai relevées dans son roman « La Couleur des sentiments », il y a quand même de bonnes raisons pour que les éditeurs aient laissé cela à l’état de relique dans mon grenier déjà trop plein de vieilleries :

« Quand l’heure du crime sonne, le roi s’empourpre. C’est qu’il est indigné quand l’un dit « go » et que l’autre se désape. »

« Bien souvent, quand on est mis K.O., on va au tapis. Le tapis n’est pas vert mais par contre, parfois, l’œil est au beurre noir. Comme la raie du combat signifiée par l’arbistre. »

« Heureux celui qui voit la vie en rose s’il a fait faire la paix aux rouges qui affrontaient les blancs. »

« Il n’est jamais totalement hilare, celui qui rit jaune, sauf si c’est un Bouddha au restaurant chinois. »

IL 170529 Amaury-Duval autoportrait 1

« Difficile de rester impavide si tu commandes du rosé et que tu vois le barman mélanger du rouge et du blanc. »

« Par-delà la beauté de leurs pelages fauves, de leurs robes alezanes, leurs crinières tourdilles, si un cheval bai vient à déposer son crottin, on peut très bien être incommodé par cette odeur. Aucun parfumeur jamais ne baptisa un de ses produits « Écurie » ou « Fumier ». Ça se saurait ! »

« On peut rester interdit devant ce panneau : un trait rouge horizontal sur un fond circulaire blanc. Est-ce bien sensé, tout cela ? »

« La moutarde monte au nez de l’irascible dont la maison aux murs moutarde fut ornée cette nuit d’un tag noir anthracite. Pour un peu il en broierait. »

« Lorsque la rose est réséda, le croyant, incrédule, ne sait plus à quel saint se vouer. L’incroyant non plus ! »

« Les enfants joyeux s’élancent dans une danse capucine. »

« Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
A la quatrième taupe, il était six heures du matin. »

IL 170529 Amaury-Duval Hyppolite Bayard et Bertall, coll« Quelquefois, on est à la noce. Et ce n’est pas forcément une mariée en blanc qui vous emmène au septième ciel. Cela vaut mieux, d’ailleurs, pour tout le monde : il n’y a plus que les homosexuel(le)s qui se marient aujourd’hui. Ça limite les occasions d’être à la noce. »

« Parfois Tartuffe battait sa coulpe : il lui serrait la haire chair avec une discipline aubergine. »

« De voir toutes ces vieilles photos, ça peut vous foutre le bourdon. Surtout si vous avez vécu à l’époque où la vie était en noir et blanc et si vous avez des souvenirs sépia. »

« On peut avoir le cœur au bord des lèvres et conclure par le dépôt d’une gerbe au monument aux ors mais il faut avoir sacrément forcé sur le curaçao pour que le vomi soit turquoise. »

« Elle était attendrie par mes côtés fleur bleue : lui offrir un bouquet de violettes la faisait fondre. Quand elle n’était plus qu’une flaque j’avais les nerfs en pelote. Je l’ai quittée, ce glaçon. »

« Bienheureux les pauvres en esprit ! Ils peuvent désormais se façonner un savoir dans l’argile écru de Wikipedia et se fabriquer une culture incolore en regardant Youtube dans le blanc des yeux ! »

IL 170529 Amaury-Duval photo« Les gars qu’on asticote, ils prennent la mouche, ils en font tout un fromage. C’était juste une blague, même pas amarante, certes, mais qui ne justifie pas ces expressions de douleur soufre, d’orgueil enflammé, d’ascension de grands alezans. »

« On peut errer comme une âme en peine dans un purgatoire blafard ou glauque, surtout si c’est un labyrinthe zinzolin. Rappelons-le : le zinzolin s’obtient à partir de la graine de sésame. »

« Cette jolie jeune fille en robe champagne, sa seule contemplation l’avait mis d’humeur pétillante. Il avait même réussi à troquer sa mine de papier mâché contre une teinte assez bulle. »

« Monsieur le curé était décontenancé par la couleur du vélo que ses paroissiens venaient de lui offrir : cyclamen ! »

IL 170529 Amaury-Duval naissance de Vénus« Quand le FC Nantes perd 5 à 0 contre les Rouge et Noir (Rennes) le canari est d’une humeur massacrante. Et pourtant c’est lui, le massacré ! »

« Si vous êtes débordé, déprimé, que le travail vous rend chèvre, mettez-vous au vert. Allez en élever dans le Larzac ! »

« Quand elle est d’humeur folâtre, elle s’habille en rose saumon ; quand elle est d’humeur saumâtre, elle s’habille en bleu Folon. »

« J’étais désorienté : elle avait des yeux verts en amande, des petites fesses grosses comme des noisettes et elle était partie d’un fou-rire gigantesque lorsque, me voyant nu comme un ver elle avait trouvé mes noix acajou. Alors qu’elles n’étaient qu’auburn. Est-ce que je me mêlais des couleurs de son abricot, moi ? »


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 29 mai 2017 à partir de cette consigne :
"Couleurs primaires... et sentiments"


12 mai 2017

Retour à Saint-Martin-de-Ré le 18 avril 2017 (4)

 

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Cette forme ne vous rappelle rien ?

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A moi, si ! ;-)

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Où sont partis les trois autres ? Rendre visite à leur copain du pont de l'Alma ?

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28 mars 2017

De Beaulieu à La Binquenais : Rennes le 23 mars 2017 (3)

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 Que Monseigneur Mouézy ne s'offusque pas, de grâce ! Dans l'avenue qui porte son nom, de drôles de bonhommes se promènent en "slipe" et de drôles d'équipages y font la lessive à même la rue !

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 Qu'est-ce que tu fiches rue Saint-Hélier, Isaure Chassériau ?

Bien que tu ne fusses pas en rose mais en bleu, je t'ai reconnue à ton visage souriant et à tes yeux pétillants de malice... contenue.

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15 février 2017

Choses vues à Rennes le 11 février 2017 (4)

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J'ai pris cette photo en songeant à Tiepolo.
C'est chouette, la culture, quand même , hein ?
(C'est con, la mémoire, oui !)

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Et celle-ci en songeant à Isaure Chassériau !

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2017 02 15 Isaure Bouglione

Comment ? J'aurais plutôt dû coller la gueule du lion ?

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22 janvier 2017

Le collage du 22 janvier 2017

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Isaure est solidaire de la "Women's march".

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19 janvier 2017

INVENTAIRE DES FÉES ET SORCIÈRES (4)

2016 06 08 Isaure twisted sessions

La fée ultime

Isaure Chassériau !

Je crois que dans le tableau où on l’avait enfermée au Musée des Beaux-arts de Rennes elle attendait quelqu’un. Quelqu’un qui viendrait la délivrer de cette famille bourgeoise du XIXe siècle pas insupportable mais quand même un peu. Je crois qu’elle m’attendait, moi, et j’espère qu’elle est ravie des nouvelles aventures que je lui ai inventées, de cette vie plus libre et des nouveaux métiers que je lui ai fait exercer : journaliste, guide touristique déjantée, exploratrice spatio-temporelle…

En même temps, comme tous les écrits produits ce soir à l’atelier d’écriture, tout cela est resté et reste si discret, souterrain, parallèle que cela relève de la prestidigitation de salon ou de la magie noire.

Cette salle Mandoline dans laquelle nous nous réunissons le mardi, c’est un cirque ambulant qui ira demain poser son chapiteau dans une autre petite ville ?

Ou bien c’est une cabane au fond des bois où d’horribles Carabosses et deux vilains Gargamels jettent leurs maléfices pour faire disparaître, un temps, le monde dans lequel des hommes politiques tout-à-fait honorables vendent à qui en veut des armes, des avions, des tanks et des missiles pour qu’au Sud de la Loire où les esprits sont plus chauds on puisse se dézinguer à tout va ?

Finalement, les fées, les sorcières, c’est bien gentil tout ça à côté de ces hommes de pouvoir de pays civilisés qui livrent les clés de la planète aux tyrans, qui mettent la paix et l’humanité « aux monstres » *.

* C’est ainsi que l’on nomme, dans certains coins de France, la collecte des encombrants.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 17 juin 2017 d'après cette consigne entendue aux "Papous dans la tête" sur France-Culture dimanche dernier :

Pour inventaire : fées et sorcières

Nos fées et nos sorcières dans la vie, héroïnes réelles ou de fiction que nous aimons, craignons ou haïssons.
Nos magiciens et nos sorciers dans la vie, héros réels ou de fiction que nous aimons, craignons ou haïssons. 

Faites la liste de qui vous aimez ou haïssez et expliquez en deux ou trois phrases pourquoi.

25 septembre 2016

FAMILLE THENARDIER, JE VOUS HAIS !

Ils continuent de ne pas s'embêter, à l'Université de Rennes 3 ! L'équipe de chercheurs un brin farfelus formée par le Pr Isaure Chassériau et les trois frères Park (Luna, Jurassic et Central) envoie toujours dans le passé son véhicule-robot baptisé Tornado afin d'en ramener des trésors (?) non parvenus jusqu'à nous. Il en est ainsi du poème ci-dessous, un  pastiche de Victor Hugo écrit par André Gide et que l'auteur a sans doute jugé bon de déchirer un peu avant de recevoir le prix Nobel de littérature en 1947. Remercions l'Université de Rennes 3 d'avoir récupéré ce document très intéressant pour l'histoire littéraire du XXe siècle.

FAMILLE THENARDIER, JE VOUS HAIS ! (un poème retrouvé d’André Gide)

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Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu débarques en porte-jarretelles
En brandissant un tournebroche
Garni de blanches tourterelles !

Surtout, n’fais pas dans la dentelle,
Au nouvel an chez ta belle-doche !
Vas-y déguisé en poubelle
Avec des restes de cantoche
Dans ta chevelure poivre et sel ! 

AEV 1617-02 5176981

Comme Lady Gaga l’infidèle
Tu te recouvres de bidoche,
Tu joues au vieux Polichinelle
Et tu accroches en haut de l’échelle
Les plus turbulents des mioches moches
De ta belle-sœur Isabelle.

C’est fastoche de faire un festoche
De mauvais goût un peu cruel !
Je sais d’infâmes ritournelles
Extraites des « Fiancés de Loches »

Du genr’ « Le chat d’la mère Michel
Mixé dans la pâte à brioche » !

 A la petite Pimprenelle
Tu confisques sa vieille totoche,
Tu la lui caches dans l’eau d’vaisselle
Et à sa grande sœur, la gazelle
Qui crèche rue du Maréchal Foch,
Pendant qu’elle touille son vermicelle
Tu lui roules deux ou trois galoches !

AEV 1617-02 dubout6

Si tu veux foutre le bordel
Au nouvel an chez ta belle-doche
Tu viens avec la varicelle,
Avec la peau qui s’effiloche !
J’ai un pote qui boss’ dans l’cinoche,
Il connaît toutes les ficelles
Du maquillage gore qu’on s’accroche
Pour faire trembler les jouvencelles !

 Si t’es du genre intellectuel
Tu viens avec Aldo Ripoche !
Il jouera sur son violoncelle
Le « Concerto pour la main gauche »
Du dénommé Maurice Ravel
Ou de frondeuses tarentelles
Composées par Gérard Filoche :
Y’a pas plus chiant comme saltarelle ! 

AEV 1617-02 albert-dubout-le-prince-des-humoristes-7-m

Si ta famille, par les bretelles,
T’envoie ramasser une gamelle
Sur le pavé de la place Hoche
Tu as gagné ! C’est dans la poche !
Tu ne paieras plus la gabelle
De cette sinistre bamboche :
Tu ne fais plus partie des proches !

Et l’année prochaine, à Noël
Moët et Chandon plein la valoche,
Caviar de Russie à la pelle,
Tu pourras te taper la cloche
Sans te farcir les sales caboches
De ces messieurs et demoiselles !

Tu pourras te faire un cinoche,
Mireille Darc dans « La grande sauterelle »,
AEV 1617-02 62d7064dUn film avec Juliette Binoche,
Un vieux polar avec Bébel
Ou rester devant ta téloche
En te gavant de caramel !

Famille, je vous Gargamelle !
Vous ne méritez que taloches,
Horions et coups de manivelle !

Et je signe, sans anicroche :
Gavroche, rebelle de la Bastoche.

Les illustrations sont d'Albert Dubout et empruntées ici et là sur le web. Merci à l'artiste et aux généreux partageurs.

 Produit à l'Atelier d'écriture de Villejean et utilisé pour le Défi du samedi n° 421.

La consigne de Villejean était la suivante : 

 Belle ou moche ? 

 On collecte du vocabulaire : dix rimes, pas forcément riches, à l’adjectif « belle » et dix rimes «  à l’adjectif « moche ».

 On met ce vocabulaire en commun. On obtient ainsi la liste ci-dessous. Il est demandé d’écrire une chanson, un poème, un texte dans lequel on fait alterner les sonorités en « elle » et les sonorités en « oche ».

 Accroche - Bamboche - Bastoche - Belle-doche - Bidoche - Boche - Bouloche - Brioche - Caboche - Cantoche - Cinoche - Cloche - Coche - Effiloche - Fantoche - Fastoche - Fastoche - Festoche - Filoche - Gavroche - Galoche - Gauche - Juliette Binoche - Loches - Maréchal Foch - Mioche - Moche - Place Hoche - Poche - Proche - Ricoche - Roche - Sacoche - Taloche - Télé-poche - Totoche - Tournebroche – Valoche. 

 Aile - Annabelle - balancelle - Bébel - Bordel - Bretelle - Camel - Cannelle - Caramel - Caravelle - Carrousel - Colombelle - Cruel - Damoiselle - Demoiselle - Dentelle - Donzelle - Echelle - Escarcelle - Femelle - Ficelle - Fidèle - Gabelle - Gamelle - Gargamel - Gazelle - Glorfindel - Hirondelle - Hôtel - Isabelle - Jean de Nivelle - Label - Manivelle - Marcel - Marelle - Mère Michel - Miel - Mirabelle - Missel - Pelle - Pimprenelle - Polichinelle - Poubelle - Porte-jarretelles - Quel - Ravel - Réel - Ribambelle - Ridelle - Rimmel - Ritournelle - Saltarelle - Sauterelle - Sel - Tagliatelle - Tarentelle - Tel - Tourterelle - Vaisselle - Varicelle - Vermicelle – Violoncelle.

  Ce jeu d’écriture est inspiré de la chanson « Belle et rebelle » de Juliette Noureddine sur l'album "Nour".

  AEV 1617-02 juliette_nour-1024x1024

 Celle du Défi était celle-ci.

15 juin 2016

Sur le chemin du Thabor à Rennes le 12 juin 2016 (1)

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Vous ne voyez pas où je veux en venir ?

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 Vous ne me voyez vraiment pas venir avec mes gros sabots ?







2016 06 15 Isaure fait la moue

Pour moi, c'était évident dès la prise de vue !

(Ca existe, le délit de cruauté mentale envers une oeuvre picturale ?)
(Et pourtant personne n'aime plus Isaure Chassériau que moi dans cette ville !)

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24 mai 2016

Des graffs vus à Nantes le 5 mai 2016 (4)

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Vous sévissez aussi à Nantes, Mademoiselle Chassériau ?
Merci dans tous les cas de nous faire voir la vie en rose !

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Signé Gotlib et Druillet ?

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17 mai 2016

ISAURE EST PARTOUT !

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

13 mai 2016


La toute première question qu’on va vous poser

La toute première question qu’on va me poser, c’est « T’es précog, devin ou quoi ? ».

J’ai emprunté ce jour à la bibliothèque les « Chansons et contes de Haute-Bretagne » d’’Angelina Duplessix.

Je trouve à la page 64 une chanson intitulée "Isaure". C’est l’histoire d’une jeune fille dont le fiancé est jaloux. Il la suit, l’épie, se cache derrière un buisson et l’entend faire une déclaration d’amour à quelqu’un… qui n’est autre que son chien !

Et qui a inventé, il n’y a pas plus tard qu’une semaine, une Isaure amoureuse de ses 101 dalmatiens ?

Dingue, non ?

Le jaloux trompé

 Des recherches rapides m'ont amené à un livre chez M. Google books où j'ai retrouvé les paroles de cette chanson sous le titre "Le jaloux trompé". C'est dans le "Grétry des dames" de 1823. Les voici, retapées par mes soins d'après ce pdf. La version chantée viendra bien sûr très vite, les partitions des chansons figurant dans le livre.

Le jaloux trompé
Musique du vicomte de MARIN ?

Plus fraîche que le matin
Qui venait d'éclore,
Je vis du hameau voisin
Accourir lsaure ;
Elle fuyait;
C'était bien fait,
Car son jaloux la poursuivait
Car son jaloux la poursuivait.

Au fond d'un sombre bosquet
A peine était-elle
Que notre amant inquiet
Faisait sentinelle;
Il écoutait ;
C'était mal fait
Car écouter est indiscret.

L'œil au guet, le cou tendu ,
Le corps à la gêne,
Et sur un pied suspendu ,
Respirant à peine,
Il enrageait ;
C'était bien fait,
Car voici ce qu'il entendait
Car voici ce qu'il entendait :


« Objet fidèle et chéri,
O toi qui m'adore!
Bon serviteur, bel ami,
Compagnon d'lsaure ,
T en cœur me plaît;
Ah c’est bien vrai
Car il est sensible et discret

Au bruit du plus doux baiser
Mon jaloux s’élance
Bientôt son bras va percer
Celui qui l’offense
Il ne fit rien
Il fit fort bien
Car elle caressait son chien
Car elle caressait son chien

 

 

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