15 août 2015

Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (1)

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 Le samedi matin, nous visitons la ville puis nous nous rendons au Salon du livre de conte, au marché couvert. Grâces soient rendues à Mme Muriel Bloch. Elle nous livre là une prestation bien plus traditionnelle, bien plus captivante, faite de légendes de tous les pays et nous délivre l’histoire de la bibliothécaire paranoïaque : un régal !

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (2)

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Le midi nous déjeunons de mezze au restaurant la Cappadoce. La manifestation « tout le monde conte-lit », en face, semble faire un flop toute la journée. Nous aurions pu y chanter « La légende » avec un soutien de ukulélé mais non car il y a une règle du jeu : vous vous présentez spontanément avec le livre que vous souhaitez partager et c’est parti pour dix minutes.

Je livre ici ce que j’ai noté dans mon cahier orange et qui relate mon jet d’éponge de la soirée du samedi :

"Le Festival EPOS ? C’est un concept basé sur un souvenir littéraire, celui de «  Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Il se trouve donc en Vendômois et ailleurs des gens assez fous pour mettre dès maintenant en pratique cette idée d’homme-livre afin d’en tirer matière à spectacle.

Pourquoi pas après tout ? Ca m’a semblé quand même ressembler par beaucoup, de ce fait, à une secte et n’avoir plus rapport que de loin avec le conte. C’est sans doute que dans « Littérature orale », il doit y avoir un grand L à littérature. Elle a plus de poids que l’oralité de la transmission qui caractérise le conte. Dès lors, le côté supportable ou pas de l’entreprise est lié au choix des textes, au découpage effectué, à la façon dont on agrémente ce pensum intellectuel de la lecture globale, pardon, intégrale d’une œuvre en public.

Je veux bien accepter qu’on réduise la trame de «Ce qu’Alice trouva de l’autre côté du miroir » à cette progression linéaire du pion Alice de la deuxième à la huitième case d’un échiquier mais j’y perds l’aspect labyrinthique et inquiétant du délire Carrollien. Si on dit "Vive le livre", alors qu'on me laisse lire comme je veux, ce que je veux, à ma façon, à mon rythme personnel.

Je supporte "La solitude du coureur de fond", même si je me sens mal à l’aise de voir l’acteur s’agiter sur la scène dans un univers carcéral noir, glauque et humide à souhait alors que nous transpirons nous-mêmes à grosses gouttes dans cette chapelle si peu fraîche du fait de la canicule, même si ce n'est pas un récit que j'irais lire. Nous sortons un peu écrasés de tout cela.

Mais le samedi soir, je dis stop devant cette histoire d’Amérindiens cannibales plongés dans la guerre de 14-18. On ne me forcera pas à l’entendre et on ne me donne pas vraiment plus envie de la lire. Comme je suis libre d’éteindre le poste ou de quitter la salle quand ça ne me convient pas, on sort, effectivement.

Eh bien figurez-vous que nous serons même punis de cette désertion, de cette désobéissance aux codes intellectuels du spectacle sado-masochiste Epossien : tous les bistrots sont fermés ce samedi soir à 22 heures ! Adieu la limonade ! Nous nous contenterons de l’eau du robinet !

Je profite de la fin de la soirée pour terminer le Modiano en cours « Quartier perdu » et je chope une idée géniale : relire chacun des romans du monsieur en compagnie de Google Maps et de Street View afin de localiser la pagode, le boulevard de Courcelles, l’hôtel du narrateur, la maison de Gyp, celle de Carmen Blain. Moi aussi je peux inventer des concepts intellos ! ;-)

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09 juillet 2015

Orphée et Eurydice au Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (1)

On sort la table, on branche la glacière, on mange, on monte la tente, on prend une douche pour conjurer la canicule. Puis on va prendre le café en ville. Madame B. oublie qu'on ne commande pas un Perrier citron mais un Perrier rondelle ou tranche. Tant pis pour elle, une méchante dose de sirop jaune recouvre ses glaçons ! Moi c'est café + limonade. Ensuite de quoi, après une première découverte du parc Ronsard, des bras du Loir et du quartier Rochambeau, on se sépare pour les spectacles de 16 h 30. Marina B. s'en va écouter Pinocchio par Marie Prête. Et moi Orphée et Eurydice d'après les Métamorphoses d'Ovide par Louis-Marie Zaccaron-Barthes.  

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 Plus que d'un conte, il s'agit d'une lecture, pleinement assumée, dans un cadre bucolique, ensoleillé, cultivé : nous sommes à l'entrée de la bibliothèque municipale, le public est attentif, la voix est grave, posée...

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Orphée et Eurydice au Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (2)

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En même temps, ne s'agirait-il pas quand même de théâtre ?
Est-ce vraiment une spectatrice assoupie ici ?
Ne serait-ce pas plutôt une actrice qui joue le rôle d'Eurydice
piquée au pied par le fatal serpent ?

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Orphée et Eurydice au Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (3)

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Un spectateur, représentant Orphée, est tombé à genoux,
frappé par ce coup du sort. Il demeure ainsi dans une pose
identique à celle du héros tragique au sein du groupe sculpté
par Charles Lenoir près du kiosque à musique au parc du Thabor à Rennes.

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Orphée et Eurydice au Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (4)

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 Ou alors c'est du kamishibaï, un mot et un concept japonais que j'ai découvert à Vendôme. 
Le narrateur conte ou lit son récit en montrant les illustrations au public.

Ici Orphée découvre le plan des Enfers, un endroit infesté de moult Styx !

On rigole, on rigole, mais en fait ce fut un fort agréable moment
pour débuter ce marathon pour les oreilles et pour l'esprit.
Merci M. Zaccaron-Barthe.

P.S. L'enseignement du latin, c'est aussi l'accès à des mythes,
à des religions, à des récits autrement plus motivants et émouvants
que les comptes d'apothicaires moutonniers d'énarques autiques
du Ministère de l'EducNat, vous ne trouvez pas, Miss Najat ?

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