20 mars 2022

Corrèque et réguyer / Edith Piaf

Promis, après ce billet-ci je m'arrête et je vais mettre la cuisine en route !

Découvert également sur les sites d'Anne Mélou - il y en a un par spectacle ! - cette perle d'Edith Piaf, inchantable et impubliable aujourd'hui, qui s'intitule "Corrèque et réguyer".

Je la mettrais bien à mon répertoire pour un spectacle futur intitulé "Nos grand-pères étaient des sales types !". ;-) 

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01 août 2021

Tour de chant / Martin Pénet

On a beau acheter Télérama (qu'on ne lit presque plus à cause de son parti pris "féministe à tous les étages") on pourrait passer, si on ne faisait pas attention, à côté de trésors étonnants.

Ainsi de cette émission de France-Musique, le dimanche à 12 h 30. Elle s'appelle "Tour de chant", est produite et présentée par Martin Pénet et est consacrée à la chanson française des années 1940 à 1970, une période que j'apprécie par-dessus tout.

Je suis en train d'enregistrer tout ce qui peut l'être de cette série en cours. En ce moment, on diffuse huit émissions sur Brassens en public ! Il y a aussi les débuts de Barbara, Brel, Gainsbourg, Aznavour, des inconnu·e·s à découvrir et tout cela n'est que du bonheur.

L'indicatif de l'émission est une chanson d'Edith Piaf que je ne connaissais pas et que je vais m'empresser de mettre dans ma guitare ! 

A noter aussi une autre série sur France-Culture, "Les Séries musicales d'été". Ici aussi deux émissions sur Brassens (chacune durant 1 h 58 !) et d'autres sur Joan Baez, les Beach boys, Myriam Makeba, etc.

On trouve là également des archives des années précédentes où les producteurs ont exploré des thématiques chansonnières un peu à la façon du regretté Philippe Meyer dans son "La Prochaine fois je vous le chanterai".

Bonne écoute !

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18 octobre 2020

L'Hymne à l'amour / Betty Mars

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09 février 2020

"Les Sales gosses" à la péniche spectacle de Rennes le 7 février 2020

On a vu et beaucoup apprécié ce duo formidable qui "dépoussière" la chanson française. Mais de fait elle n'en a pas forcément besoin, la vieille chanson française,  de cette technique de boucles parfois difficiles à maîtriser ;-).

On en a pour preuve le premier morceau, repris d'Edith Piaf, et les morceaux avec violon et accordéon seuls comme sur ce joli clip réalisé d'après une composition du duo.

 

Nous avons eu droit aussi à du Gainsbourg et à du Vian (dans nos crânes) : "Couleur café", "Les Petits papiers", "Ne vous mariez pas les filles".

Bref un très chouette moment plein de charme et de gentillesse. Merci "les Sales gosses (mais pas tant que ça)" ! 

 



Il me semble qu'on a droit ici à une réalisation de Jean-Christophe Averty, non ? 

25 mai 2019

J’AI PÔ EU L’TEMPS D’L’INTERPRÉTER MOI-MÊME !

DDS 560 Goualante du pauvre jean

Dans la goualante du pauvre Jean, l’eusses-tu cru, il n’est pas question du chat de la mère Michel. On soupçonne d’ailleurs le matou d’être allé chercher fortune ailleurs que chez cette maritorne, autour du Chat noir très précisément. C’est Pierrot, écrivant au clair de la Lune, qui aurait été le dernier à le voir passer sous sa fenêtre.

Pendant ce temps le meunier dort, son moulin va trop vite, il va s’envoler. Frère Jacques lui aussi roupille déjà : il rêve qu’il se trouve dans le palais de dame Tartine ou qu’il est étendu auprès de sa blonde dans un champ de gentils coquelicots.

Tout un folklore de beautés archaïques se baigne à la claire fontaine, file la laine, danse sur le pont d’Avignon ou sur celui du Nord, trouve son mari trop petit tandis que Malbrough s’en va-t-en guerre, que trois jeunes tambours en reviennent en chantant « Le déserteur » de Boris Vian et que Monsieur Dumollet fait de beaux voyages en passant par la Lorraine.

Aux marches du palais on prétend que le roi Dagobert met sa culotte à l’envers et ne sait pas planter les choux à la mode de chez nous.

Finalement c’est Margoton la jeune bergère qui a trouvé le chat de la mère Michel : elle l’a adopté et lui donne la tétée.

Mais tout ça n’est que chansonnette. Si la goualante est une complainte plus ou moins populaire il nous faut entonner le répertoire piaffant de la môme Edith et évoquer quelques épisodes moins glorieux de la misère humaine. Ici on essuie les verres au fond du café, on essaie de voir la vie en rose avec un légionnaire de passage, un accordéoniste au coin de la rue là-bas, un pauvre clown, un Milord abandonné. Chez Cora Vaucaire on trouve des mendigotes sur la butte et chez Mouloudji les amants sont infidèles. Surtout ceux de Saint-Jean.

Dans la belle province on plume l’alouette et on fait raconter leur vie aux phoques d’Alaska. C’est vraiment n’importe quoi, la chanson francophone !


C’est pourquoi, par solidarité avec Dieu, dont je me souviens qu’il est mélophobe, je n’entamerai pas de goualante aujourd’hui !


Ca vous fera des vacances à vous aussi !
 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 560 à partir de cette consigne : goualante.

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03 mars 2018

ECRIRE À RIMBAUD ? 14, Carrousel

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« J’avais rendez-vous, j’avais rendez-vous…
Dis-moi… Après quoi on court ? »

Carrousel 

 

DDS 496 Mary Poppins

Si comme le chantait jadis Nicoletta « ma vie est un manège » et que « ce manège tourne bien », c’est qu’il tourne en rond ! Pas question pour moi de jouer ces temps-ci les Mary Poppins et d’emmener galoper dans la nature les chevaux de bois du carrousel. Pas question de me trouver mêlé à quelque chasse à courre, j’ai trop peur de devenir le gibier dans ce monde où le trafiquant d’armes et le maffioso de tout poil mènent leur manège au grand jour, ont pignon sur rue.

D’ailleurs mon destin est semblable au tien ! Malgré ton désir de fuite tu t’es finalement retrouvé planté à Charleville-Mais-Hier où tu fais désormais office de chapiteau de cirque, où tu trônes en effigie sur la caisse du carrousel local. De mon côté, en tant que musicien épisodique, pas question de décoller, côté tournées ! A part celles qu’on s’envoie aux bars, bien sûr ! Les dates de concerts ne se bousculent pas au portillon du train fantôme. J’irai juste faire un tour à Tours en juin et sinon je suis condamné à enfourcher un renne à Rennes. A preuve l’excellent gag de l’autre jour. 

170709 Nikon 116

- Assieds-toi, j’ai reçu un coup de fil pour toi, me dit Marina B., ma préposée au téléphone fixe quand je suis le mardi au club d’échecs ou à l’atelier d’écriture. Une chorale de quinze personnes s’est montée à la Maison de quartier de Villejean. Elle s’appelle la Ritournelle et elle cherche… un guitariste !

Bon, d’accord ! Il faut savoir que j’ai déjà fait le clown là-bas de 1998 à 2008 à faire chanter « La java bleue » et « la Valse brune » à des dames aux cheveux argentés ! Recommencer ? Alors que je me suis remis à jouer aux échecs le mardi après-midi et que ces dames de « La Ritournelle » ont choisi cet horaire-là pour chanter. Choix cornélien ! Sur quel dada vais-je monter ? Dois-je refaire ce que j’ai déjà fait ?

C’est que tu ne connais pas mon bon cœur, mon cher Arthur ! Il sait quand il le veut faire se faire plus sirupeux qu’une musique de limonaire ! Qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour aller fredonner « Les Roses blanches » « Mon amant de Saint-Jean » ou « Le Tango corse » ! Mais bon, tel qu’il est, il me plaît ! Moi en général, les gens de mon voisinage, « tels qu’ils sont ils me plont », comme disent Annie Cordy et Renaud Séchan quand ils chantent ensemble.

Donc le mardi suivant je préviens mes potes d’échiquier que je ne pousserai pas le bois avec eux cet après-midi-là. C’est drôle, là où on joue, ça s’appelle « le Diapason » ! La musique me poursuit partout ! Et je me retrouve comme prévu avec des retraitées en goguette dans la salle Mandoline - ça ne s’invente pas non plus ! -. Après un rapide tour de table et une présentation du musicien à deux balles et de sa guitare à douze cordes on entame la répétition dans un désordre digne de la Yougoslavie autogestionnaire de jadis. Chacune y va de sa suggestion et la cheffe du groupe, c’est-à-dire la personne la plus malléable de la bande, accepte de commencer par « la chanson sur la Vilaine qui est si drôle ».

Chouette, me dis-je in petto. Man, tu vas mettre une nouvelle chanson drôle dans ta guitare !

- Vous la connaissez ? me demande-t-elle en me mettant sous le nez une chanson timbrée qui se chante sur l’air de « En passant par la Lorraine ».

- Si je la connais ? Et comment ! C’est moi qui l’ai écrite !

Et voilà comment on se retrouve embauché pour une autre répète le 13 mars et un concert-karaoké à la maison de retraite voisine le 14 !

- C’est pour quand, l’Olympia ?
- Tais-toi et rame, Joe Krapov !
- Mais ce n’est pas un bateau, c’est un avion dans lequel je suis monté !

A part-ça j’ai continué à lire ici et là des bouquins qui parlent de toi.

Rien à redire sur le "Rimbaud le fils" de Pierre Michon. Il est bien écrit, comme du Proust, avec l’avantage que si les phrases sont longues, le bouquin et les chapitres sont courts ! Au bout du conte on n’apprend pas grand-chose de plus.

J’ai laissé tomber les « Quatre saisons à l’hôtel de l’Univers » de Philippe Videlier. Très bien écrit, passionnant même mais c'est en fait un livre-roman-étude historique sur la ville d’Aden. On y narre, au début, quelques horreurs sur ton compte. Que tu envoyas proprement promener ta compagne-concubine-servante abyssine Mariam et surtout que tu empoisonnas un temps les chiens du voisinage qui venaient uriner sur tes sacs de café !

Désolé, mais pour moi tu n’avais pas mérité que l’on te mît au mitard pour cela ! Le café ça doit se boire très fort et ne pas être du pipi de chat. Encore moins de chien. Dans mon Pas-de-Calais natal on appelait la lavasse « chirloute » et le café de ma grand-mère dans lequel la cuillère se tenait droite toute seule tant il était costaud était baptisé « Tortosa ». Si le premier terme est avéré, je n’ai pas trouvé trace du second sur Internet.

Et donc, pour en revenir aux chiens, ce n’était que légitime défense ! Parce qu’il y en a certains, des clebs, dans le genre empoisonneurs d’existence, ils se posent un peu là, non ? Je vais encore me faire des copines avec cette phrase, tiens ! Le fan-club de Jackie Russell , par exemple !

Et enfin, à propos de Charleville et Monthermé, sache que j’ai un mal fou à trouver du temps pour enregistrer « Un clair de lune à Maubeuge » en vue de coller ce morceau sur mes photos de « ma croisière sur la Meuse » ! Peut-être vais-je confier cette ritournelle à la Ritournelle – quand ces dames auront fini de me réclamer du Michel Sardou, du Chimène Badi et du  Florent Pagny - ! Ah la la ! Savoir aimer, c’est dur ! Mais je prêche un convaincu !

En attendant comme elles m’ont un peu massacré « Je ne regrette rien », je n’ai plus aucun scrupule à faire un mauvais sort à « Mon manège à moi » pour aligner mes photos de carrousels !

Dors en paix, camarade Arthur, empereur posthume du pays de Poésie ! Sans le savoir, tu as décroché le pompon et tu continues à jamais, à cause de fous dans mon genre, à faire des tours gratuits dans la nuit pleine de ducasses de l’Internet en folie ! 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 496 d'après cette consigne : carrousel

05 avril 2014

CHEZ L'ORNITHOLOGUE

- Je ne sais pas ce que j’ai, docteur, mais j’ai l’impression d’avoir des oiseaux dans la tête.
- Des oiseaux dans la tête ? Et ils font quoi ? Ils volent ?
- Non, ils chantent !
- C’est quel genre d’oiseaux ? Un rouge-gorge ? Un merle moqueur ? Quelque chose comme un moineau ? Un aigle noir ? Un épervier ? Un rossignol anglais ? Un rossignol de mésamour ? Un oiseau sur un fil ? Un oiseau rouge du buisson ? Un goéland ? Un albatros ? Un perroquet ? Un pigeon ? Un petit oiseau de toutes les couleurs ? Une pie dans un poirier ? Une alouette sur un miroir ? Un condor qui vous demande « Qué pasa ? » ?
- Non, c’est plutôt un oiseau de nuit. Un de ceux qui ont des grands yeux et qui… hululent !
- Les hiboux ?
- Oui, c’est ça, les hiboux !
- Et qu’est-ce qu’ils vous chantent, les hiboux ?
- Un truc bizarre !


- Oui je vois. Ca n’est pas du tout ça, Monsieur !
- ???
- Vous n’entendez pas des chants d’oiseaux, vous avez un air de piaf !
- Soyez poli, Docteur !
- Ce que je voulais dire c’est que vous avez un air de Piaf dans la tête !
- Et… Et dites... Qu’est-ce que je dois faire pour m’en débarrasser ?
- Mettez des boules Quiès pour dormir la nuit et dès que vous en avez l’occasion, ouvrez la cage aux oiseaux ! Regardez-les s’envoler, c’est beau !
- Merci Docteur. Je vous dois combien ?
- Ca fera 72 euros.
- 72 euros ? Mais vous êtes un vrai rapace, vous alors !
- Tss ! Tss ! Tss ! S’il vous plaît ! Pas de nom d’oiseaux dans mon cabinet ! J’en ai déjà plein la tête !

DDS 292 Folon

Ecrit pour le Défi du samedi n° 292 à partir de cette consigne (l'image ci-dessus)

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