21 novembre 2017

Marionnettes au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (1)

Si vous allez un jour à Charleville-Mézières, ne ratez surtout pas la visite du Musée des Ardennes. Je vous offre ici seize photos prises dans les deux salles consacrées aux marionnettes. Il y en a beaucoup plus et je vous épargne, au moins pour aujourd'hui, celles de l'exposition temporaire qui étaient très bien aussi : elles venaient de Belgique et du Nord de la France.

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Marionnettes au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (2)

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Je regrette bien de n'avoir pas le temps mais c'est tout à fait le genre de personnages que j'aimerais peindre en aquarelle ou détourer en vue de les placer sur les paysages déserts de brumes ou de plages que j'adore tant !

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Marionnettes au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (3)

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Je ne dirai pas que je les ai  toutes photographiées mais presque !

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Marionnettes au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières le 12 juillet 2017 (4)

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Isaure Chassériau ? Vous ici ? Chez Rimbaud ?

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16 octobre 2017

Le Musée Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières le 12 juillet 2017 (1)

Tandis que le temps avance vers l'automne et l'hiver, je poursuis mes lectures "autour de Rimbaud". J'en tire l'impression que chacun a son Rimbaud, chacun met ce qu'il veut entendre ou voir dans les textes et dans l'aventure. Le plus honnête, et le plus intéressant à lire, me semble être Georges Izambard, le prof de rhétorique de Charleville qui se trouva ballotté entre Rimbaud et sa mother et se prit en pleine tronche la "Lettre du voyant".

Son livre s'intitule "Rimbaud tel que je l'ai connu"". Tous les autres pourraient s'appeler "Rimbaud tel que je me le réinvente" !

Avant que ce petit jeu ne me lasse et ne vous ennuie, il est plus que temps de publier quelques photos du Musée Rimbaud de Charleville et de l'exposition 'Isabelle Rimbaud, de l'ombre à la lumière". Si vous passez par là, allez-y, les trois musées de Charleville, qu'on visite avec un seul ticket à prix très modique valent vraiment le déplacement.

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Le Musée Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières le 12 juillet 2017 (2)

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La ferme de Roche

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J'ai mal Verlaine, comme disait, à peu près, Boby Lapointe.

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 Le fameux Paterne Berrichon, mari d'Isabelle Rimbaud.

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Isabelle peinte par Paterne.

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Le Musée Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières le 12 juillet 2017 (4)

Nous avons failli oublier en route le cabinet des curiosités consacré à Rimbaud l'Africain.
Parmi les pièces exposées, un collage de Jacques Prévert !

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15 octobre 2017

COMMENT SE CENTON LORSQUE GOGOL RIT ?

Après avoir longtemps erré dans la campagne,
Bien tard, quand il se sent l'estomac écœuré,
Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond
Et dit : "Je suis la ligne indécise des arbres
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Des lichens de soleil et des morves d'azur.
J'ai vu des archipels sidéraux et des îles,
Un bateau frêle comme un papillon de mai
Qui dans le bercement des hosannah s'endort ». 

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 La Meuse à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 

Après avoir longtemps erré dans la campagne,
Voilà que monte en lui le vin de la Paresse,
Soupirs d'harmonica qui pourrait délirer.
Dans la campagne en rut qui frémit solennelle
L'air s'emplit du lointain nasillement des danses.

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Nous faisons quelquefois ce grand rêve émouvant :
Telle un fil de glaïeuls au vol des libellules 
La nature s'éveille et de rayons s'enivre. 
La terre, demi-nue, heureuse de revivre, 
A des frissons de joie aux baisers du soleil.

On sent, dans tout cela, qu'il manque quelque chose
Du grand désert où luit la Liberté ravie
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits :
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées ?
Cette bête qui sue du sang à chaque pierre ?

Quand, des nefs où périt le soleil, pli de soie,
La Nuit vient, noir pirate aux cieux d'or débarquant,
Et, dans ce lourd sommeil, met un rêve joyeux ;
Lorsque tout s'engourdit sous le ton gris des cieux
Nous avons quelque chose au coeur comme l'amour !

Où lire Arthur Rimbaud

Ecrit, ou plutôt composé-collé, pour les Impromptus littéraires
du 9 octobre 2017 d'après cette consigne.

04 octobre 2017

LE MYSTERE DES DIX-HUIT CHAISES

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La vie est la farce à mener par tous
Alors déguisez vous
En clown,
En Superman,
En drag-queen ou en Jupiter
Puisque je est un autre !

*

Le monde a soif d’amour. Tu viendras l’apaiser.
Garde-toi cependant une poire pour la soif,
Une poire à lavement pour noyer ses laideurs.

*

Le chant des cieux, la marche des peuples !
Esclaves ne maudissons pas la vie !
La mort aura vite fait de ployer à genoux
Le poète qui maudit !

*

Mais que salubre est le vent
Qui sème tout à la fois
Les graines d’avenir
Et l’engrais de l’oubli !

*

Je me crois en enfer, donc j’y suis.
Pour combien de saisons ?
Pour quel crime commis ?
C’est de ne pas savoir qui fait que l’on y est
Sans même pouvoir y croire. 

AEV 1718-04 saison

 
C’est un trou de verdure où chante une rivière
Et la Nature, idiote, y berce un militaire !

*

Les inventions d’inconnu réclament des formes nouvelles :
Soufflons le verre de la cornue inusitée
D’où sortiront les germes de la vie éternelle !

*

J’écrivais des silences, des nuits. Je notais l’inexprimable, je fixais des vertiges.
Sous ce que j’ai écrit ils ont posé leurs mots
Et c’était détestable ;
Sur ce que j’ai écrit ils ont posé leurs culs
Et c’était lamentable !

*

Oh la la ! Que d’amours splendides j’ai rêvées
Mais chaque fois ma mère entrait et me disait :
« Boug’ toi donc, fainéant ! Il est l’heure de t’lever !

*

Et j’ai vu quelquefois ce que l’homme a cru voir :
Un homme qui aurait vu l’ours qui aurait vu le loir.

*

C’est faux de dire : je pense. On devrait dire : on me pense.
Couteau planté dans le ventre,
Balle perdue dans le poignet,
Pour que tout ce raisiné
S’arrête enfin de couler
On me panse, on me panse !

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Il faut être absolument moderne !
Il y a tant de vieilles badernes,
Il y a tant de vieilles casernes
Et si peu qui me concerne
Dans vos étendards en berne.

*

Ô justes, nous chierons dans vos ventres de grès,
Dans la colle du progrès,
Dans la quille et dans les agrès
Et dans les pantalons des paléontogogues.

*

J’ai avalé une fameuse gorgée de poison
Et j’aurais préféré qu’on ait
Sur ma table posé
Bière crémeuse ou, à foison,
Lumineux cruchons de gorgeon.
Où se trouve l’eau de la Meuse
Que j’y recrache mes misères
D’auteur « malgré lui » qu’il en ait
De best-sellers pour les liseuses !

AEV 1718-04 arthur R


Elle est retrouvée. Quoi ? L’éternité : c’est la mer allée avec le soleil
Jouer à saute-nuages et à change-couleurs dans le ciel de Barfleur

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Je m’entête affreusement à adorer la liberté libre
A en perdre la raison
Mais une chambre d’hôpital
Sera ma dernière prison.
Dis-moi, à quoi tout cela rime ?
Et, ma sœur, quel était mon crime ?

*

Ô saisons ! Ô châteaux ! Quelle âme est sans défaut ?
O cuisine ! Ô restau ! Quel cuistot sans couteaux ?

*

Oisive jeunesse à tout asservie !
Par délicatesse j’ai perdu ma vie

Si vous la retrouvez
Envoyez-moi un mot :

Cimetière de Charleville,
Boîte aux lettres Rimbaud.

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 Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 3 octobre 2017
à partir de la consigne ci-dessous