16 février 2021

SAINTES ÎLES BRETONNES

Iles bretonnes (Saintes)

Tout autour de ce cap – que dis-je, de ce cap ? De cette péninsule ! –des îlots de granit abritent des sauvages, des gens qui sont bâtis bien autrement que nous. Des îliens bretons ! Parmi ceux-ci il y a :

- Les Sénans qui résistent à l’envahissement de la France par les doryphores… en allant diffuser à Londres non pas du DTT mais, dans la TSF, des poèmes de Verlaine qui s’avèrent de ce fait avoir un double sens. Ainsi «Les sanglots longs des violons de l’automne bercent mon cœur d’une langueur monotone» cela veut dire en langage de l’île de Sein «Ce soir à l’église, concert orgue et bombarde». «Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur» se traduit par «En Bretagne il ne pleut que sur les cons. Tous les autres boivent un saint coup d'cid’ au saint café du port» . « Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches » ne signifie rien d’autre que «La pluie de l’île de Sein peut mouiller la Hollande quand le Hollande y mouille».

- Les Groisillons. Ces drôles d’oiseaux sont tout fiers d’avoir une plage convexe et un trou de l’Enfer plus profond que le gosier du plus grand des poivrots qui s’arrêta jamais boire des bières chez Beudeff. A Groix, d’après le proverbe stupide, «Qui voit Groix voit sa croix». Pour ma part j’ai goûté jadis ici à une petite mort des plus paradisiaques. Au soir d’une longue marche, nous étions à la Sainte crêperie « Chez Paule » et la musique de harpe celtique par-dessus l’effet du cidre n’en finissait pas de me porter dans les nuages. Incessante félicité due au fait que le magnétophone était autoreverse et que la cassette tournait en boucle pendant toute la soirée !

- Les Belle-Îliens envahis plus souvent qu’à leur tour par des flopées de Parigots à tête de veau, ce depuis que la mère Sarah Bernhardt vint s’installer à la Pointe des Poulains pour y faire des expériences de séjour en cercueil, s’adonner à la sainte pêche à la crevette ou imiter Rimbaud « l’homme aux semelles de vent » à qui la poésie finit par faire une belle jambe. Ca rappelle 999 fois tic et une fois toc, non ?!

Pour ma part, je n’ai pas encore vu ma peine à Molène ni mon sang à Ouessant. Et encore moins ma fin à Sein. Mais les îles bretonnes sont des valeurs plus que sacrées pour moi. Et les autres auront beau faire, ça ne le fera pas !

En effet :

- Qui voit la Corse voit son morse

- Qui voit la Sardaigne voit sa musaraigne
- Qui voit la Sicile voit son codicille
- Qui voit la Crète voit son arbalète

Ca ne fait pas des proverbes très tops !

Il y a juste, pour rivaliser un peu « Qui voit Sainte-Hélène voit son destin hors d’haleine » mais personne n’a jamais pondu ça, c’est moi qui viens juste de l’inventer. Tout comme « Qui voit Bréhat voit la fin de son alinéa ».

AEV 1415-01 Bréhat


Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 9 septembre 2014

d'après la consigne 1415-01 ci-dessous.

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11 février 2013

Crépuscule sur l'embarcadère vers l'île de Bréhat à Ploubazlanec (Côtes d'Armor) le 7 avril 2004

 

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LA MAGIE OPÉRA ?

Lorsqu’Athéna pose ses armes
Pour s’adonner, sens en alarmes,
Dans le milieu de ses clairières
Au troublant repos des guerrières

(Le monde apaisé sous la palme
Atteint lors un moment de calme) ;


Quand Neptune arrête son char
Et, dans l’écurie en bazar
Qu’Hercule ne nettoie jamais,
Dételle ses grands chevaux bais

(Alors les vagues sous les cieux
Ont le fracas silencieux) ;


Lorsque Zeus ne fait plus mystère
Qu’il n’est pas un gars du tonnerre
Et qu’il aime son rocking-chair,
Ses mots croisés et sa rombière

(Les séducteurs transformateurs
Doivent soigner leurs adducteurs) ;


Quand Apollon pose sa lyre,
Qu’il met son pyjama rayé
Et qu’il enfouit, comme en délire,
Sa tête sous son oreiller

(J’assistai au coucher du fauve,
Le ciel alla de jaune à mauve) ;


Alors le populo radieux
Se dit avec ravissement
Qu’il voit, comme les Allemands,
L’entier crépuscule des dieux

(Il y a bien Diane qui s’enfuit
Mais c’est qu’elle est gardien de nuit).


Ce tableau réjouit l’athée :
De ce feu, jamais ne s’en lasse.
L’amoureux, lui, alors se tait ;
Sa mie enlace, sa mie embrasse.

(Et ce moment, en vérité,
Est beaucoup plus divin que la divinité)

Ecrit pour Les Impromptus littéraires du 28 janvier 2013

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Sur l'île de Bréhat (Côtes d'Armor) le 8 avril 2004

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Sérénité Bréhatine.

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