06 octobre 2018

QU'EST-CE QUE C'EST QUE CE VIRELANGUE RUSSKOFF ?

1

A part aller danser le ska
Est-il rien de plus exquis
Que de s’empiffrer de zakouski ?

Qu’en pense Madame Hanska
Qui emmène tous les ans
Jak et Balzac au ski ?

Que nous en dit Vénus
Qui toujours s’évertue
A faire cascader la vertu ?

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2


A part aller danser le ska
Est-il rien de plus exquis
Que de s’empiffrer de zakouski ?

Du couscous dans un casque ?
Des secousses sous un kiosque ?
Moscou pas comme un prunier !

Un aller simple pour Irkoutsk ?
Un Michel Strogoff qui s’casse ?
Une scansion dans un gueuloir ?

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3

A part aller danser le ska
Est-il rien de plus exquis
Que de s’empiffrer de zakouski ?

Ils sont la crème du casse-croûte
Et ils enfoncent même la choucroute
Que l’on ne réserve qu’aux scouts !

Il n’y a que le whisky d’Ecosse qui puisse
Leur arriver au bas de la cuisse
Et ce qu’esquisse Kokoschka !

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4

A part aller danser le ska
Est-il rien de plus exquis
Que de s’empiffrer de zakouski ?

Liquidons les questions casse-couilles,
Le cavalier bleu de Kandinsky
Et les causses calcaires du Larzac !

A part la vieille vodka qui secoue
Il n’y a rien de plus exquis
Que de s’empiffrer de zakouski !

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Ecrit pour le Défi du samedi n° 527 d'après cette consigne : zakouski

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04 octobre 2018

Au parc de la Roseraie à Nantes le 18 juillet 2018 (1)

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Entre nos trois semaines de vacances, il m'a fallu aussi jouer pas mal de fois cet été
au "groupie de la conteuse". Ce fut l'occasion de découvrir ce parc nantais assez sympathique.

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Au parc de la Roseraie à Nantes le 18 juillet 2018 (2)

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Ce parc a plus de relief que le Thabor.
Il est niché au bord de l'Erdre et la roseraie a un côté plus sauvage.

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Au parc de la Roseraie à Nantes le 18 juillet 2018 (3)

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Sans doute des pots de Claude Ponti.

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Un petit côté zen !

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Au parc de la Roseraie à Nantes le 18 juillet 2018 (4)

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On fait des rencontres charmantes dans ce parc !
Il prend quelquefois des allures de jardin d'Alice au pays des merveilles !

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03 octobre 2018

LES PRÉNOMS DES SALLES DE LA MQV

Quelle que soit la longueur du serpent, il a toujours une queue. Il a même parfois aussi des sonnettes mais ce n’est pas la peine d’aller les lui tirer, de s’adresser à lui pour résoudre notre problème du jour. Nous nous demandons en effet à qui appartiennent les prénoms qui identifient les salles à la Maison de quartier de Villejean !

- Bonjour ! Je voudrais la clé de la salle Rosalie pour la danse country !

- Bonsoir, elle a bien lieu en salle Gaston la réunion du Conseil d’administration de « Rencontre et Culture » ?

Le serpent des origines le sait-il ? Qui étaient ces huit personnages ? Fiacre, Mandoline, Auguste, Rosalie, Marius, Gaston, Achille et Narcisse ! Les premiers administrateurs de l’association «Rencontre et Culture» qui gère la maison ?

***

Le plus rigolo de la bande était Fiacre de Villejean. Il allait toujours trottinant, cahin-caha, Hue dia, Hop-là, et il avait un indéniable franc-parler. Ce n’était pas pour rien qu’il était délégué syndical à l’usine Citroën de la Janais. Il avait des saillies exceptionnelles.

- Si ta parole n’est pas plus belle que le silence, ferme-la !

Avec ça, féru de poésie… mais seulement de celle d’Aragon, Eluard et Maïakovski. Il connaissait aussi toutes les chansons de Jean Ferrat et Leny Escudero. Avoir sa carte au Parti communiste en 1975 c’était aller à la rencontre d’une certaine culture.

- Tu peux être-là pour la braderie de Villejean, Fiacre, afin de vérifier les emplacements ?

- Non, désolé, camarades, ce dimanche-là je suis à la Fête de l’Huma !

AEV 1819-04 Vive_dictariat_proletatureLa fête du journal L’Humanité à la Courneuve, c’était sacré pour lui. Fiacre aurait pu assister là-bas aux concerts de Jacques Higelin, de Malicorne, de Bernard Lavilliers mais il s’en fichait. Il aurait pu y écouter Leonard Cohen, Pink Floyd ou les Who.

- Les Qui ? Moi j’y vais pour le discours de Georges Marchais et pour boire des coups avec les copains !

Au royaume des sourds, les borgnes ne la ramènent pas. Il n’y avait qu’une ligne, celle du parti. Et des chemins de traverse pour la rigolade : on soupçonnait fort Fiacre et ses copains de la cellule Maurice Thorez d’être montés sur le toit de la fac de lettres de Villejean pour aller peindre sur le haut de la façade du hall B ce slogan resté longtemps visible : «Vive la dictariat du prolétature !»

***

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Mandoline, c’était le camp d’en face ou presque. Elle ne jurait que par le curé de Saint-Luc, par les œuvres de la paroisse, la kermesse, le Secours catholique où elle faisait du bénévolat.

- Ah oui, la clique à encycliques de Paul VI qui mérite des claques ! plaisantait gentiment Fiacre.

Il la chinait toujours mais ils s’entendaient comme larrons en foire. Elle avait beau jeu de lui rabattre son caquet en lui rappelant qu’il avait lui-même été enfant de chœur autrefois !

- Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes ! maugréait-il en mode Gino Cervi-Peppone face à Fernandel-Don Camillo.

Toujours active, positive, constructive, la Mandoline. Elle quand elle n’était pas à la braderie, c’est qu’elle avait un week-end de « La Vie nouvelle ». On la voyait souvent dans le hall de la maison prendre le café avec ses copines ou alors, toute seule, assise tranquillement en train de lire Témoignage chrétien sur une banquette à côté de la table marocaine. Celle-ci est toujours là encore aujourd’hui.

***

Gaston n’en pouvait plus, de Nino Ferrer et de son «téléfon qui son». Gaston était bougon. Gaston sortait de ses gonds. Gaston pétait les plombs. Mais Gaston était toujours là à la braderie. C’était son jour de gloire à lui, celui où, chaque année, il tentait de battre le record de vente de galettes-saucisses détenu par Narcisse. Pas de bol pour lui, on était en 1976, l’année de la sécheresse et il faisait encore, en ce début de septembre, une chaleur à crever.

- Vends des bières, Vendémiaire ! lui avait balancé Fiacre au Conseil d’administration de rentrée.

- Ton humour à la con, ça me tarabuste l’omoplate du côté des trapèzes ! avait répondu Gaston qui était décidément très bougon.

***

Que sont-elles devenues, ces huit personnes ? Je n’ai trouvé trace que de ces trois-là, étant pris moi-même ces temps-ci par un maelström d’activités plus ou moins folles. Je ne suis pas historien de profession, juste journaliste occasionnel et il n’y a pas d’archives consultables en ligne sur ces histoires locales. Tous ces instants de vie des années 1970, il n’a que Marius Aznavourian, le premier président de l’ARC qui aurait pu nous en livrer les secrets mais il vient de décéder hier.

Et du coup, je crois que j’ai trouvé la réponse à la devinette posée par Pépito Matéo dans son livre «Contes à régler» : «Tant qu’on le porte, c’est celui d’un autre mais si c’est à nous, c’est qu’on n’est plus là».

Vous avez trouvé la solution ? Non ? Retournez le journal ou faites le poirier devant l'ordinateur pour découvrir la mienne !

AEV 1819-04 réponse devinette

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 2 octobre 2018

d'après la consigne ci-dessous.

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