20 octobre 2017

ROULE BIEN, ROULE AU LOIN ! = LONG MAY YOU RUN

1

Nous avons traversé
Bien des pays ensemble,
Malle pleine de souvenirs et de joies à venir.

On a toujours su quoi faire
Au temps de nos galères
Aussi je te r’dis ce qu’on s’disait hier :


Refrain 1

Bon voyage au lointain !
Roule bien, roule au loin !
Tout change et plus jamais rien n’est pareil.

Je vois ton coeur de chrome
Qui brille sous le soleil.
Va–t’en faire chanter les lendemains !


2

IL 171016 consigne

Quand je t'ai vue en vie
Pour la dernière fois
C’était, je crois, en 2003 ;

Un virage bien raté,
Un tonneau sur le bas-côté,
C’est là que nos routes se sont séparées.


3

Peut-être qu’un surfeur
A fait rebattre ton coeur
Et qu’il écoute à bord Radio Caroline ?

Tout au long de l’océan
Vous glissez seuls en chantant
Comme sur les vagues du bon vieux temps.

4

Peut-être bien aussi
Que tu finis ta vie
Là où la rouille ne dort jamais,

Quelque part dans un pré,
Corbillard abandonné,
Et que tu te souviens de notre passé ?


Refrain final

Bon voyage au lointain !
Roule bien, roule au loin !
Tout change et plus jamais rien n’est pareil.

Je revois ton coeur de chrome
Et mes rêves de jeune homme
Qui s’en vont chanter dans le soleil.


P.S. Il s’agit d’une traduction/adaptation d’une chanson de Neil Young intitulée « Long may you run ».
 



Traduction effectuée pour les Impromptus littéraires du 16 octobre 2017

à partir de cette consigne.


Blablabla - Encyclopédie de la parole

De temps en temps, Marina Bourgeoizovna juge qu'il est bon d'aérer le neurone de son Joe Krapov et elle l'emmène voir le monde culturel au-dehors. Le plus souvent, l'homme casanier mais vagabond quand même, a droit à des soirées contes, à des concerts de chant choral mais aussi quelquefois à des concerts de musique classique, du cinéma ou du théâtre. Nous avons eu une très courte période TNB, des abonnements Arvor et Ciné-TNB, des concerts à l'OSB et, mais là, c'est moi le moteur, testé nombre de pièces de théâtre amateur à l'ADEC.

En ce moment, l'établissement culturel qui a la cote auprès de Madame est le théâtre de l'Aire libre à Saint-Jacques-de-La-Lande. Je m'y amuse beaucoup, en touriste, de l'observation de la faune locale, typiquement Téléramurienne et, si ça se dit encore, boboïde. Je n'en dis pas plus à son sujet, je ne voudrais pas devenir l'ennemi de mon propre miroir ! ;-)

blablabla la villette 960-17-Joris-Lacoste_Martin-Argyroglo-1

Photo empruntée au site de La Villette

Le cinq octobre dernier nous sommes donc allés y voir Blablabla. Je n'ai rien lu sur le spectacle avant d'entrer dans la salle et j'ai bien eu raison. Car ce fut une belle surprise. Blablabla est un collage de paroles réellement prononcées ici et là, collées et enchaînées les unes aux autres pendant 45 minutes et interprétées, chantées, jouées, dansées par Armelle Dousset. Une très belle prouesse, un spectacle original s'appuyant sur le réalisme jusqu'à la surréalité ! Euh non, s'appuyant sur la réalité jusqu'au surréalisme !

L'oeuvre est signée Joris Lacoste et Emmanuelle Lafon. Le plus intéressant est qu'elle s'appuie sur un site web relativement fou. Si vous avez du temps à perdre pour naviguer sur un bateau ivre ou si vous souhaitez récupérer des enregistrements sonores x ou y, je vous recommande ce labyrinthe sans minotaure. C'est ici.

Dommage qu'on ne puisse faire de liens directs vers les enregistrements.

Jusqu'à présent j'ai surtout flashé sur "Cadences". Cliquez dessus puis sur "Index" et, si ça vous dit écoutez ceux que je préfère :

Le lac
Le mot grelot me rend fou
Tout simplement monsieur pour vous dire
Si! No!
Célèbre avenue
Et comment ils sont cons

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18 octobre 2017

UNE INVENTION ROYALE

C’est moi qui ai eu la fève ! Alors, du coup, je suis devenu le roi de la fête. Et j’ai inventé le pays où personne ne sait comment faire. 

C’est un pays très rigolo. Les gens qui l’habitent regardent des séries américaines. Ils voudraient bien arrêter de les regarder mais ils ne savent pas comment faire. Chaque saison comprend dix épisodes de vingt-six minutes. Pour calculer la durée d’une saison, et donc le temps qu’on a perdu à regarder des idioties, personne ne sait comment faire.

1718-06 problèmes de robinetBien sûr, vous qui n’habitez pas ce pays-là vous savez qu’il faut multiplier 26 par 10 et que ça fait 260 minutes. Mais pour savoir combien d’heures ça représente, au pays où personne ne sait comment faire, personne ne sait comment faire.

Dans ce pays-là, personne ne sait qu’une heure contient soixante minutes et qu’on obtient le nombre d’heures en divisant 260 par 60. Quand j’étais petit, à l’école, on nous donnait des problèmes de calcul de ce type et d’autres où deux trains partaient à la rencontre l’un de l’autre en traversant la nuit dans une salle de bain où la baignoire fuyait en traversant le plancher. Il fallait calculer l’heure à laquelle le voisin du dessous appellerait les pompiers pour signaler une flaque inattendue sur son tapis persan.

A l’époque les instituteurs et institutrices devaient avoir eux aussi hérité de la fève et inventé le même pays que moi parce que dans la classe personne ne savait jamais comment faire pour trouver la solution.

Mais revenons à notre loi des séries. Ce feuilleton-là a duré six saisons. Et, croyez-moi, on a eu bien du mérite à regarder tous les épisodes. Parce que, tout du long, c’est rien que des histoires de filles. Des filles qui vivent dans le pays où personne ne sait comment faire. Comment faire pour devenir écrivain alors qu’on ne fait que regarder des vidéos sur Youtube, appeler sur son smartphone les copines pour aller de fête en fête, danser, boire, baiser, vomir, danser, boire, baiser, vomir, danser, boire, baiser, vomir ? Comment faire pour maigrir en s’empiffrant de bonbecs, de hamburgers et de glaces ? Comment faire pour perdre sa virginité au Japon quand soudain, au moment de passer à l’acte, le téléphone du partenaire fait retentir un « Cocorico » bien sonore annonçant que c’est l’heure de la cérémonie du thé ?

Girls saisons 6

C’est vraiment très frustrant, « Girls » - car ces histoires de filles s’appellent « Girls » - parce que moi, j’ai beau avoir eu la fève, je n’ai pas inventé le pays ou j’ai vingt-sept ans et du coup je n’ai pas les réponses à ces questions que je ne me pose pas ou plus. Même dans la réalité, dans le pays où tout le monde sait comment faire, je ne sais pas comment on fait quand votre père quitte votre mère pour vivre avec un homme. Je ne sais pas comment on fait pour vivre en colocation avec un ou une homosexuel-le. Est-ce qu’il faut manger vegan ? Est-ce qu’on peut parler de médecine à table ?

« Mais ce n’est pas si grave » va-t-on me rétorquer. Il y a sept milliards d’individus sur cette planète, dans ce monde où tout le monde sait quoi faire. Il y en a qui meurent de faim, qui fuient leur pays en guerre et tout ça c’est de la fiction imaginée par des gosses de riches américains qui s’ennuient et s’enrichissent grâce à leur autofiction et donc tu es bien idiot d’avoir consacré…

Alors, nous disions donc : six saisons à quatre heures et vingt minutes ça fait six fois quatre vingt- quatre, six fois vingt cent vingt, divisé par soixante, égale deux, vingt-quatre plus deux… Vingt-six heures, dites donc !

Et comme par magie, au cours des six derniers mois, j’ai passé vingt-six heures dans un pays que je viens juste d’inventer ce soir, à l’instant !

La prochaine fois que j’ai la fève, promis, je l’avale ! Ca évitera à Lena Dunham / Hannah Horvath de restée plantée sur Facebook ou Twitter avec sa couronne de reine des pommes ! Notez que je ne lui en veux pas d’être le pendant féminin de Woody Allen et donc, très logiquement, la nouvelle coqueluche de Télérama. Vous savez, la coqueluche de Télérama, celle qui donne toujours des boutons à qui ne prend pas ses distances. Je ne lui reproche même pas son usage immodéré des mots « fuck » ou « fucking » dans chacun des dialogues de ses personnages. Je ne m’étonne même pas qu’elle enfonce, à l’épilogue, les portes ouvertes du crédo féminin-féministe à la mode : « Fuck les mecs ! Je fais un enfant pour moi-toute seule ! Et tant pis si c’est un accident de contraception et que je vis avec lui au pays où personne ne sait comment faire ! ».

Je m’en veux juste, à moi, d’être resté collé aussi longtemps dans une toile d’araignée. Vous vous rendez compte du nombre de bouquins sur Rimbaud que j’aurais pu lire pendant ces vingt-six heures ?

N.B. Les incipits que le sort m'avait attribués : "C'est moi qui ai eu la fève" et "Je suis resté collé dans une toile d'araignée"


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 17 octobre 2017
d'après la consigne ci-dessous

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CONSIGNE D''ECRITURE 1718-06 DU 17 OCTOBRE 2017 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

Comment j'ai adopté un dragon

 

1718-06 adopte un dragon IMG_0408

1718-06 adopte un dragon IMG_0408Il s'agit d'un jeu de cartes et de dés d'Yves Hirschfeld et Fabien Bleuze édité par "Le Droit de perdre".

Chaque écrivant lance les deux dés verts. Prenons un exemple : s'il obtient un et quatre, on convient qu'il peut avec ces chiffres écrire les nombres quatorze et quarante-et-un.

L'animateur regarde sur une des quatre cartes du jeu ce qui correspond à ces nombres :

14 Moi aussi, j'ai marché sur la Lune

41 Je crois qu'on m'a jeté un sort

L'écrivant choisit un de ces ces deux incipits/thèmes de l'histoire et entreprend de la relater.

1718-06 adopte un dragon IMG_0408 3Toutes les sept minutes l'animateur lance un dé. On doit alors inclure dans son histoire les petits mots qui sont apparus.

Pour cette séance les mots à inclure ont été : 

Quand j'étais petit
Et croyez-moi
Quand soudain
Mais ce n'est pas si grave
Et comme par magie

 

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Le Bateau ivre / par Gérard Philipe

Avant que de l'oublier parmi mes multiples tâches à exécuter, je publie cet enregistrement épatant trouvé lors de mes récentes navigations... sur le Net !
La preuve - mais est-il besoin d'en donner ici ? - que je n'ai pas fait que regarder "Girls" ! ;-) 

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Randonnée de Réthoville à l'anse de Gattemare (Manche) le 1er août 2017 (1)

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On a passé la pointe de Barfleur et on retourne vers Cherbourg en longeant la mer.
Plutôt que de vous laisser avec une série d'images muettes, je recopie ici les krapoveries un poil décousues  que j'ai écrites à Barfleur cette semaine-là.

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Randonnée de Réthoville à l'anse de Gattemare (Manche) le 1er août 2017 (2)

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Il y a fort à parier que ces gens qui, autrefois, traitaient de voleurs de poules les romanichels en roulotte sont les mêmes qui aujourd'hui défigurent le paysage avec leur camping-car !

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Randonnée de Réthoville à l'anse de Gattemare (Manche) le 1er août 2017 (3)

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Balzac... Pour écrire autant de romans, il devait être un peu dérangé de la cafetière, non ?

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- Je m'appelle Rimbaud. Vitalie Rimbaud. Je suis peintre en lettres et animatrice d'atelier d'écriture.
- Pratiquement vous faites quoi ?
- Je ponds des consignes et je peins des consonnes. 

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 Rimbaud, voyant, voyou et peintre de voyelles.

Après lui, tirez l'échelle
Ou barrez-vous aux Seychelles !

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Randonnée de Réthoville à l'anse de Gattemare (Manche) le 1er août 2017 (4)

Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, mais les villas construites ici par les Allemands au siècle dernier, je les trouve particulièrement moches ! Eux aussi ont dû se lasser de vivre là-dedans puisque, à un moment donné, ils sont retournés chez eux et les ont laissées à l'abandon. Et puis dites donc, construire si près de la mer... Y'avait pas de loi littoral à l'époque ?

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Finalement, ce n'est pas si bien que ça, la retraite !
Quand on est retraité, partout où l'on va on ne voit que des vieux !

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17 octobre 2017

Nouveaux graffs au boulevard du Colombier à Rennes le 11 octobre 2017 (5)

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On était tellement défoncés dans ce canapé qu'il a fini par nous ressembler.
Quand il s'est mis à s'envoyer en l'air avec la bergère on les a fichus en l'air !

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J'adore cette vision du métro !

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