24 mai 2022

Mental vortex aux dimanches du Thabor le 22 mai 2022

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Quel contraste ! A 15 heures, ce dimanche, je suis allé écouté Voix nomades, un choeur féminin de musiques du monde, dirigé par Jean-Baptiste Farraigue. C'était à l'OPAR (Office des personnes âgées à la retraite) comme cerise sur le gâteau d'un repas dominical. J'ai regretté l'absence de l'accordéoniste la plus photogénique du monde, me suis consolé en mitraillant la violoncelliste et puis j'ai surtout écouté les grands classiques, "Arum dem fayr", "La Llorona",  et d'écouvert d'autres airs, bref j'ai passé un excellent moment. 

Ensuite j'ai poussé de la rue de Dinan jusqu'au Thabor. Et là, c'était un tout autre genre. Jugez vous-mêmes !

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Pour jouer au jardin de verdure, ce look d'"Enfer" * était adéquat !

Si vous voulez les entendre, c'est ici :

https://www.facebook.com/MentalVortexBand/

* Enfer est le nom donné à cette partie du Thabor parce que les moines y faisaient autrefois du canotage de manière un peu trop dissipée aux yeux des autorités !

Et maintenant, le roman-photo le plus drôle de la journée !

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23 mai 2022

Exposition sur le verre au Musée des Beaux arts de Nancy le 13 avril 2022 (2)

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Devant la beauté de toute ces verreries, on reste... soufflés !

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21 mai 2022

FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE

« Au diable la varice ! » comme disait cette dame qui n’avait pas la veine d’avoir de jolies jambes. Dès lors elle ne s’épargna pas, elle se dépensa sans compter, elle jeta tout sur le tapis et eut une collection d’amants tout ce qu’il y a de plus honorable - la collection, pas les amants bien qu’ils l’eussent couverte de cadeaux fort mérités du reste parce qu’il n’y a pas que les guibolles dans la vie.

Après tout la beauté ne se mange pas en salade et je connais plein de dames à qui ça fait une belle jambe de savoir que moi-même ai de beaux mollets.

DDS 716 Picsou

Tandis que ce vieux grigou d’Onc’ Picsou, je ne suis pas certain du tout qu’il y ait eu une tante Picsou dans l’histoire. Je ne puis cependant pas l’assurer car j’ai toujours été plus Tintin que Mickey, plus Belge qu’Américain sans parler des aspects plus russophiles de mon environnement, car c’est de très mauvais ton de les évoquer aujourd’hui. Du reste, qui connaît encore Pif le chien de nos jours ?

De la même manière, je n’ai jamais vraiment entendu parler de grigoute mais je suis certain que le « biloute » des Ch’tis n’a pas de masculin. Un bilou, ce serait quoi ? Pareil pour choucroute alors que le masculin de La Redoute c’est le redoux.

Un homme soûl dans la soute, un homme roux sur la route et des zazous à Knokke-Le Zoute. C’est quoi le féminin de Knokke, docteur ? Et celui de zoute ?

Ah ça je sais, c’est « zout ». Ne dit on pas "j’ai un poêle à mazout" ?

C’est vraiment compliqué, la langue française ! Je plains les étrangers !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 716 d'après cette consigne : grigou

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19 mai 2022

Gardons le sourire à Rennes le 15 mai 2022

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Assis·e là, vous ne pourrez plus dire "je n'ai pas quatre bras !"
et vous pourrez prétendre être une lumière !

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A force de botter les fesses du petit Marcel, le voilà qui a envahi l'espace avec ses souvenirs
de trempette de ci de là renommées. Elon Musk, fais quelque chose !

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C'est un tableau du Musée des Beaux arts de Rennes. Je m'en vais de ce pas essayer de l'identifier !

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Pas de bol, se plaint Marcel. Pour mon anniversaire on m'a offert le troisième !

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Autrefois ici c'était la Villa d'Este puis ce fut le Downtown. Maintenant c'est le Gorille bleu.

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18 mai 2022

CASTING

- La candidate suivante est née à Guémené-sur-Scorff. Elle s’y connaît donc bien en matière d’andouilles !

- C’est vrai qu’elle va devoir en rencontrer pas mal !

2122-29 JK auto-stop

- Elle a beaucoup voyagé. En stop, de Briançon à Molines.

- Les gens s’arrêtent par là ?

- Oui, beaucoup et souvent. Pour faire pipi dans les confessionnaux du coin. Du coup elle a usé de sept véhicules pour faire ces trente kilomètres. Enfin de six parce que le laitier l’a embarquée deux fois.

- Bagages ?

- Sans doute un sac à dos et une tente de camping par-dessus ?

- Mais non, Alexis ! Bagage universitaire ? Diplômes ?

- Etudes de médecine. Spécialiste de l’embryologie des poissons. Sait donc bien nager en eaux troubles.

- Où passe-t-elle ses vacances ?

- A Lourdes. Elle va tous les ans voir le cirque de Gavarnie, ses clowns, ses lions, ses acrobates.

- Arrête de déconner, Alexis ! On cherche une perle rare qui connaisse bien les territoires. Il faut qu’on renoue le contact avec la province. Autre chose ?

- Ski à Morzine l’hiver mais s’arrête toujours en chasse-neige. N’a jamais décroché sa deuxième étoile.

- Côté sexe ?

- Clean. Aucune tache même si elle a failli suivre à 32 ans un pote gitan rencontré dans un bar de Montparnasse.

- Qu’est-ce qu’elle sait faire d’autre ?

- Essuyer des orages à Saint-André-des-Alpes, dans le Var, en se réfugiant dans sa voiture.

- Oui, ça fait cage de Farfadet.

- Faraday, monsieur le Président ! Faraday ! Et puis regarder le lever de soleil sur l’étang de Gruissan chez sa fille, à Narbonne.

- En écoutant « La Mer » de Charles Trénet, j’imagine ? C’était la dernière fiche ?

- Oui monsieur le Président !

- Ça m’embête bien. Toutes ces dames du bas-peuple sont sympathiques mais votre choix même large me semble quand même trop limité. Je crois que je vais prendre Borne.

- Emile, par jeu ?

- Non. Elisabeth, par dépit !

2122-29 JK Macron et Kohler

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 17 mai 2022

d'après la consigne AEV 2122-29 ci-dessous

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CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-29 DU 17 MAI 2022 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

La Vie d’un·e autre

 

1)
Listez dix villes de France de dix départements différents, qui apparaissent ou non sur la carte ci-dessous, et dans lesquelles vous êtes déjà allé·e. Dites quand c’était, ce que vous y avez fait d’original ou racontez une courte anecdote, pas plus d’une phrase, à leur sujet.

2) [facultatif]
Ensuite passez la feuille à votre voisin·e. Qui devra romancer ces éléments de votre vie ou dresser un portrait de vous, de manière fictionnelle, à partir d’eux. Ou faire ce qu’il ou elle veut à partir de ça !

Vous pouvez utiliser les éléments biographiques de Jean-Paul, Dominique et Anne-Françoise publiés sur le site de l'atelier pour ce deuxième exercice.

2122-29 Consigne Carte de France

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17 mai 2022

Si tu veux faire mon bonheur....

... Marguerite, donne-moi ton coeur ! (air connu).

Et donc, ce 13 février 1916, Marguerite De... devient veuve et ses deux enfants, Léon et Constant, 6 ans et 3 ans, orphelins de père. La guerre de 14-18, contrairement à ce que chante Brassens, ce ne sera jamais la guerre que ils et elle préfèrent !

Après il faut du courage à ce beau monde pour porter un tel deuil. N'étant ni psychanalyste, ni historien, je n'ai pas eu à interroger mes aïeux sur cette période alors du coup je n'ai que les dates de Généanet pour faire le lien avec les deux autres photos qui me restent de la famille De... qui peuvent être datées d'avant la deuxième guerre mondiale.

Et donc le 2 novembre 1921, Marguerite, pas forcément vêtue de noir et pas forcément veuve joyeuse de Franz Lehar pour autant, devient Madame Li... Elle épouse Auguste Li..., un autre ouvrier mineur né à Oignies le 1er septembre 1887, fils de Auguste Li... 1853-1902 et Augustine Tu... 1858-1922.

Cet Auguste avait épousé en 1911 une Fernande De... qui lui avait donné deux fils : Auguste Arthur Li... 1912-1996 et Fernand Li... 1913-2004.

Le mystère de Fernande !

Qu'est-il arrivé à Fernande qui me fait tant rire ce soir où j'investigue sur des parfaits inconnus ? Simplement, d'après certaines notices de Généanet, elle serait décédée en 1911 avant de donner naissance à ses deux fils ! J'ai fini par arriver sur la bonne notice qui me dit qu'elle est morte en 1972 à l'âge de 80 ans et qu'elle et Auguste avaient divorcé le 9 mars 1920.

Abrège, Joe Krapov !

Marguerite et Auguste, quatre garçons sur les bras - encore qu'on ne m'ait jamais parlé de ces demi-frères en forme de pièces rapportées de famille recomposée - sont heureux de vous annoncer la naissance de Gilberte-Augustine Li... !

A vous de trouver sa date de naissance d'après la photo suivante !

Alcidie De-No avec Gilberte Li et Jeanne De

 Cette photo a été prise en 1933. Elle représente Gilberte avec ma grand-mère, Victorine, qui tient sa fille Jeanne, ma mère, dans ses bras. Si vous lui donnez entre  neuf et onze ans, elle est née en 1922 ou 1924.

Gilberte Li (demi-soeur de Léon De)

Et comme la vie des pauvres gens n'est parfois qu'une suite de malheurs, Gilberte est décédé d'une méningite seize ans après sa naissance. Cela a bien affecté mes grands-parents qui l'aimaient beaucoup et qui, pudiques ou orgueilleux, s'abstenaient de parler d'elle pour ne pas raviver leur douleur quand on explorait avec eux, avec la grand-mère surtout, les boîtes de photos qu'on avait sorties du buffet du couloir.

***

Mais j'en viens au meilleur en retournant au grand-père Auguste que j'ai dû connaître alors que j'étais tout petit. Il est mort en 1962 alors que j'avais sept ou huit ans. 1962 ! Epoque opaque où tout le monde n'avait pas une voiture, un frigidaire, un joli scooter, une tourniquette à faire la vinaigrette ou un smartphone pour s'empêcher de penser ! L'arrivée de la télévision dans les foyers, ça a été d'abord chez Auguste et Marguerite. Elle était en noir et blanc, une seule chaîne, posée dans le coin de la pièce unique de la longère où ils habitaient. La visite aux aïeux était devenue un rituel pour les différentes branches de la famille : les enfants de Léon venaient du centre du village, ceux de Constant du coin de la rue. Il y avait un poêle à charbon qui ronflait, on pouvait bien être dix ou quinze là-dedans à regarder le jeu de la Chance, Télé-dimanche, à regarder le film, puis, plus tard, Les Trois coups et Thierry la Fronde avant de s'en retourner chez soi. 

Je n'ai pas assisté à la scène mais ma grand-mère me l'a racontée. C'était un dimanche où on passait un bon vieux western des familles avec une bataille entre cow-boys et Indiens. A un moment le Grand-père Auguste est parti dans sa chambre et puis il est revenu armé d'un pistolet à bouchons et à bombardé le poste en hurlant : "Pan t'es mort !" L'ambiance !

 

Piège à oiseaux

Un autre de ses faits d'armes de retraité qui s'amuse comme il peut est le suivant. Il avait fabriqué un piège à oiseaux de ce style. Le bâton qui soutenait la cage était relié à sa main droite par une longue ficelle. Quand l'oiseau allait picorer les graines qu'il avait mises dessous, il tirait la ficelle et le piaf était emprisonné. Il allait le chercher et procédait à la même opération savamment préparée : il avait découpé dans du carton une espèce de crète de coq qu'il avait colorée en rouge ; il l'enduisait de colle et la posait sur le bec de l'oiseau puis attendait que ça sèche. Alors il sortait et relâchait l'oiseau ! Et il se réjouissait quand un oiseau ainsi décoré par ses soins se faisait prendre au piège une deuxième fois !

Si mes enfants passent par ici, qu'ils le sachent : je ne suis décidément pas le plus farfelu des zozos de la famille !

Sacré (arrière-)grand-père, va !

P.S. Vous avez remarqué ? Cet Auguste était fils d'un Auguste tout comme Léon 2 était fils de Léon 1 et comme Constant 2 était le neveu de Constant 1 et comme Léon 3 est le neveu de Léon 2 ! Eh bien, il n'empêche ! Avec ce système de prénommer les enfants comme leur père, je puis affirmer qu'il y a un phénomène constant dans la famille De... : depuis 1885 il y a toujours eu un Léon De... à s'agiter du côté d'Oignies et de Libercourt ! ;-)

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16 mai 2022

Oh, mes aïeux !

Ce serait bien de classer les photos dans l'ordre chronologique. C'est ce que je fais avec les miennes et j'indique bien, sur la pochette de négatifs, de tirages papier ou sur le dossier de photos numériques, ce dont il s'agit : le lieu, la date, le numéro constitué de l'année suivie d'un numéro d'ordre...

Mais comment faire dans cette photothèque héritée quand le verso des clichés est vierge ? Eh bien on passe des heures sur Généanet et on récolte ceci à propos de son arrière-grand-mère maternelle, Marguerite Du... dont voici la bobine immortalisée sans doute au début du XXe siècle. C'est donc la plus ancienne des photographies familiales en ma possession.

Grand-mère Marguerite jeune

Marguerite Du... est née le 27 juillet 1887 à Annoeulin (59), décédée à Bapaume (Somme) le 11 juillet 1976. 

Elle est la fille de Philippe Du... né en 1854 et de Marguerite Re... née en 1858.

Sa fratrie est composée de :

Pierre Du... 1879-???
Guy Du... 1882-1915
Marie Thérèse Du... 1884-1951
Joseph Du... 1886 - ????
Clarisse Du... 1890-1977
Olivier Du... 1891-1973
Théophile Du... 1901-????

Ici, une photo des deux soeurs aînées, Marguerite et Marie-Thérèse qu'on appelait la tante Thérèse.

Marguerite et Thérèse De-Du

Je crois avoir connu l'oncle Olivier qui avait épousé une tante Berthe un peu portée sur la bouteille (mais qui ne l'est pas un peu dans le Nord ? Elle buvait du Muscat). La tante Clarisse est allée habiter dans les Vosges, peut-être après avoir épousé un nommé Georges-Joseph An..., sans doute le fameux parrain chez qui mon grand père avait fait un stage d'apprenti boulanger-pâtissier et qui l'entraînait en le faisant courir derrière sa moto pour qu'il gagnât "le tour de Charmes ", une épreuve de course à pied que, d'après ses dires, il remporta effectivement.

Parenthèse : La vie est merveilleuse ! En cherchant sur Gallica, j'ai trouvé le compte-rendu de cette épreuve sportive disputée le 14 juillet 1929. Eh bien, c'est vrai, dites donc ! Et peut-être bien que le parrain a lui-même gagné le 800 mètres organisé ce même jour pour les vétérans !

Léon victorieux du tour de Charmes le 14-07-1929

Mais revenons à Marguerite. Elle épouse le 3 décembre 1909 à Libercourt (62) Léon De... Lui est le fils de Adolphe De... 1837- et Virginie Br... 1844-

Il est né le 28 février 1885 à Oignies (62) et décédera sur le front le 13 février 1916 à Bellemagny (68), à l'âge de 30 ans. Il a été soldat en 1907 puis ouvrier mineur en 1909.

Il est le frère de Constant De... qui a épousé Marie-Thérèse Du... le 23 février 1903. Si vous êtes perdu·e, résumons : les deux soeurs ont épousé les deux frères !

Léon De 1 le grand-père à moustache (réduit)

Léon De... est le fameux grand-père à moustache dont j'ai déjà parlé ici. (On peut voir aussi mon grand-père jeune, au service militaire, sur cette même page).

De leur union naîtront deux fils :

Léon De... 1910-1986, mon grand-père

Constant De... 1913-1988 dont voici la photo de mariage avec Marie Li...

Constant De (frère de Léon) et son épouse Marie Li le jour de leur mariage

Comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille et comme le montrent les dates de décès des deux frères, les deux soeurs deviendront veuves à la fin de la guerre. Ca fâche vraiment quelqu'un si je répète avec Prévert que c'est une connerie, la guerre ? Eh bien tant pis, je le pense vraiment.

Acte de décès de Léon De

 

J'ai encore deux photos de mon arrière-grand-mère.

Une avec sa soeur Marie-Thérèse. Le bébé qui est dans ses bras est ma mère. La date est donc 1933. D'après une note au dos de la photo la tante Thérèse serait la maman d'un Olivier Delfosse dont Généanet ne dit rien mais que j'ai connu. J'ai des photos de son fils André, instituteur, qui est venu en vacances avec nous une année en Auvergne et qui m'a aidé sur un problème de maths lorsque j'étais en 6e.

Je crois me souvenir aussi que la tante Thérèse habitait une maison du genre coron en face de celle de Marguerite de l'autre côté de l'avenue Jean-Baptiste Delobel à Garguetelles, un hameau de Libercourt qu'on appelait aussi "Guerté".

Grand mère Marguerite avec sa soeur, Tante Thérèse De et Jeanne De

Ici je peux aussi dater approximativement la photo. Marguerite tient sur ses genoux ses deux petits-fils, Georges, fils de Léon et Léon fils de Constant. Si vous leur donnez deux ou trois ans, la photo est de 1948 ou 1949. La jeune fille à droite est ma maman, Jeanne, fille aînée de Léon et la jeune fille à gauche ma grand-tante Lucie, soeur de ma grand-mère. Oui, bizarre, hein : la tante et la nièce ont le même âge ! Mais là on passe du côté des No... et Généanet est bien muet sur les "immigrées d'Erchin" !

Grand'mère Marguerite avec Jeanne De, Lucie No et les cousins Georges et Léon De

Allez hop, fini pour aujourd'hui !

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15 mai 2022

Mes grands-parents à Karpacz en 1950 !

Il y avait aujourd'hui 15 mai 2022 dans "le dimanche Ouest-France" un article très intéressant intitulé "Les petits souvenirs de famille écrivent l'histoire". C'est une historienne de Rennes 2, Caroline Muller, née sous le signe du cancer (tiens donc !), qui raconte comment les documents familiaux de tout un chacun peuvent intéresser la recherche universitaire.

L'article est disponible ici pour je ne sais combien de temps, avec une interview en podcast de la dame.

Cela tombe d'autant plus à pic pour moi que je me suis débattu cette semaine avec mes deux caisses de photographies héritées de ma famille. Me voilà donc à pester contre l'absence d'étiquetage, de localisation, d'identification, de datation de ces petits objets de papier dont certains sont très abimés. Mais aussi à avancer un peu grâce à des éléments extérieurs. Ainsi de ces deux photos prises à Karpacz en Pologne (Silésie, Monts des géants) en 1950, le 12 août précisément. C'est écrit en filigrane sur la photo. On y voit mon grand-père et ma grand mère maternels et leurs deux enfants, donc ma mère et mon oncle. Je ne sais rien du couple qui est présent sur la première photo. Ils ont des têtes de Polonais, je trouve. Ce que dit Caroline M. est vrai : c'est ma grand-mère qui a inscrit la date du 12 août 1950 sur la première. Mon grand-père a écrit "1951" au dos de la deuxième !

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950

Sur la deuxième je reconnais, à droite, Joseph Legrand qui fut maire de Carvin et député de la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950 avec Joseph Legrand

Là-dessus, illumination ! La photo de ma grand-mère habillée en costume polonais qui a trôné sur la cheminée tout le temps où nous avons habité au 73... elle date du même séjour !

Bingo ! Elle porte le même filigrane !

Mémé en costume polonais à Karpacz en 1950

Heureusement que je l'avais scannée parce que... je ne la retrouve plus ! Ca doit être congénital : maintenant c'est moi qui mets le souk dans ce boxon ! Au secours, Caroline ! ;-)

En complément d'enquête j'ai trouvé sur le web cette photo-ci qui représente la cascade devant laquelle tout ce monde a posé. C'est un déversoir-barrage de la rivière Lomnica.

De plus le fait de recenser les lieux dans lesquels ils sont passés m'a donné une idée d'atelier d'écriture pour mardi prochain !

Karpacz réservoir de Lomnica pour photo de 1950

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