11 octobre 2018

Choses vues à Rennes le 27 octobre 2018

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Punk ?

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Autoportrait chinois d'un Am'nez zique en répétition chez son pote Manu.

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Choses vues à Rennes le 29 octobre 2018 (2)

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Iatrophobes de tous les pays, unissez-vous !
(détournement emprunté à Nicolas André, un complice de "Rennes ville invisible")

180929 265 015 bis... et ça repart !

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Leçon de photographie

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- Moi je n'ai pas confiance dans la djeunesse et encore moins dans les instruments de ieuvs ! Je la prends avec mon smartphone !

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Vue sous un certain angle, la photo de groupe de Joe Krapov est quand même la plus originale !

Choses vues à Rennes le 30 octobre 2018

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- On vous l'annonce dès maintenant : Marina Bourgeoizovna va jouer et chanter dans la prochaine création de Vocaline. Ce sera le 17 novembre à l'Antichambre de Mordelles et les 24 et 25 novembre à l'Avant-Scène de Montfort. Toutes les informations pratiques sont ici.
- Quel rapport avec la photo ci-dessus, Joe Krapov ?
- Ah oui j'oubliais. Le titre du spectacle est "Le Mikado" de Gilbert et Sullivan !

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10 octobre 2018

HIER ENCORE

AEV 1819-05 Aznavour

Hier encore Charles Aznavour était vivant. Plus trop en état de jouer au jeu de trousse-chemise avec une quelconque gaudeluronne bien sûr, vu qu’il n’existe pas de féminin à «godelureau» à part ce néologisme-ci, mais assez jeune encore pour avoir des projets stupides : faire un selfie avec Macron en Arménie, mourir sur scène comme Molière, se faire souhaiter, à cent ans, un bon anniversaire par le Carnegie Hall bondé jusqu’à la gueule, réenregistrer ses titres en rap «qu’est le dernier refuge de la poésie vraie» et tout ça et tout ça. «For me formidable !» le félicitait-on à la façon de Valentine qui les avait jolis d’après ce que disait Maurice Chevalier.

Hier encore Charles Aznavour était vivant. Et pourtant, quand il s’est allongé dans sa baignoire une petite voix intérieure lui a dit :

- Ne résiste pas, Charlie ! Ceci est un hold-up ! A partir de maint’nant tu m’obéis, tu t’laisses aller ! Je suis l’Ankou du lapin, celui contre lequel on ne peut rien. Je te le jure, sur ma vie et sur celle de Sainte-Anne, la patronne des Bretons, je ne suis qu’un exécutant. C’est Sainte-Maryvonne, ma patronne, qui a décidé pérempétoirement que t’as dépassé la date de péremption. Il faut savoir faire une fin. Vous les vieux vous coûtez un pognon de dingue à soigner, comme ils disent dans le nouveau monde, vous polluez l’air avec vos déplacements en avion et les plaisirs démodés qui sont les vôtres sont désormais insupportables aux oreilles de la jeunesse. Franchement, t’arrives à les réécouter, toi, les orchestrations de tes chansonnettes ? Allez zou, Papy, c’est l’heure de faire un œdème pulmonaire !

- OK, je ne discute pas, a répondu Charles, philosophe. Emmenez-moi voir la Mamma, Edith Piaf et les comédiens qui m’ont précédé au paradis des artistes. Je dois avouer qu’à certains moments de fatigue, je m’y voyais déjà.

- Le paradis ? Tu n’y penses pas ! a dit l’Ankou en partant d’un grand éclat de rire. Tu n’y penses pas sérieusement tout de même ? Ah le naïf, lui eh !

Hier encore Charles Aznavour était vivant et tout de suite après les deux guitares sur lesquelles il avait composé «Que c’est triste Venise» et ses mille autres titres ont fait «Plonk» et «Replonk» ! Elles se sont désaccordées d’un seul coup, elles ont sonné le glas, Aglagla, il y a eu un grand froid et Charles fut mouru.

***

Comme annoncé par l’Ankou il s’est retrouvé d’un seul coup dans cet univers-ci :

Plonk et Replonk - Le plumage des anges fermiers (réduite)

illustration de Plonk et Replonk

Ca pourrait être une ferme dans la Bohème des années 1900 ou dans son Arménie natale avant que la Turquie ne montre qu’elle peut être aussi forte et sinistre que son café amer.

En fait c’est la ferme de la Harpe à Rennes-Villejean en 1946.

Les damnés sont tout juste sortis de l’occupation, de la guerre et de ses horreurs. Ils sont condamnés à plumer les anges fermiers. Ils ont le regard triste des migrants de la jugeote qui rêvaient de mondes meilleurs, de paradis sur Terre, d’Amérique, de lendemains qui chantent. Ce sont les premières victimes du plan Marshall de Lucifer.

Remballée la marche des anges ! On les attrape, on les zigouille, on les plume et on les fait griller comme des poulets ! Les plumes sont envoyées à Hollywood où elles agrémentent les costumes et les postérieurs des danseuses de Busby Berkeley. Les girls du Lido et Zizi Jeanmaire adopteront elles aussi ce truc en plumes.

- Et les auréoles ? demande Charles, toujours curieux.
- On en fait des hula hoops pour les poupées Barbie !

Pauvre Charles ! Quel enfer ! Comme si sa simple mort n’était pas déjà une punition suffisante : il voulait mourir sur scène comme Molière et il meurt dans sa baignoire comme Charlotte Corday ! *


* Ou Jean-Paul Marat ? Ou Claude François ? Je ne me souviens plus des noms du coupable et de la victime dans cet épisode-là des « Petits meurtres d’Agatha Christie » !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 9 octobre 2018


à partir de la consigne des Impromptus littéraires du 8-10-2018


08 octobre 2018

Du Vivier-sur-mer à Cancale (Ille-et-Vilaine) le 7 août 2018 (1)

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 Ca plane pour moi ?

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 Le dernier jour de cette semaine-là, nous avons posé la voiture au Vivier-sur-Mer et nous sommes partis à vélo vers Cancale par la voie verte le long de la côte.

Du Vivier-sur-mer à Cancale (Ille-et-Vilaine) le 7 août 2018 (2)

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Vue sur la pointe du Groin...
annonciatrice de la cinquième photo de ce billet !

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Ici on aime les USA !

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Groupe de touristes saisis devant la beauté du paysage ?

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Non ! Narcisse et Rosalie font des selfies !

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Cochon vole ?

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Du Vivier-sur-mer à Cancale (Ille-et-Vilaine) le 7 août 2018 (3)

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Qui se souvient encore de PPZ moquette ?

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Bleu pour les garçons, rose pour les filles

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Du Vivier-sur-mer à Cancale (Ille-et-Vilaine) le 7 août 2018 (4)

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Ben pour le coup, c'est raté ! Il brille par son absence ! Par contre pour les caricatures de touristes, Cancale vaut le détour : on y vient essentiellement pour déguster une assiette d'huîtres assis sur ce quai, en suite de quoi on balance les coquilles et le citron dans la mer juste en-dessous ! C'est tout juste si les assiettes ne partent pas avec.

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Oui, c'est ça, envoyons "ballader" l'orthographe !

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Des smileys dans mes rideaux !

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07 octobre 2018

MÉMOIRES D'ENFLURE

Ma petite maîtresse m'aimait beaucoup et je le lui rendais bien : je l’avais baptisée Vahiné ; elle me soignait quand je me traînais tout flapi, me caressait longuement, me regonflait pour que je prenne du volume et sois en mesure de l’honorer, le contrat que nous avions signé afin de nous envoyer en l’air ensemble : ça gazait bien entre nous. 

Quand il faisait mauvais et que nous ne pouvions pas sortir, elle venait me voir dans ce que j’appelais mon écurie ; elle m'apportait du pain d’épices pour la route, de l'herbe fraîche car j’adorais me vautrer dans la beuh à l’époque, des récits de ce qu’elle éprouvait au septième ciel que j’écoutais passionnément de mes oreilles largement ouvertes comme des feuilles de salade et me promettait, l’automne arrivant, de m’envoyer planer bien au-dessus des arbres aux couleurs de poil-de-carotte ; elle restait avec moi longtemps, bien longtemps ; elle me parlait, croyant que je ne la comprenais pas, m’appelait son Mongol fier, son Ballon d’or et se blottissait dans la nacelle de mes bras ; elle me contait ses petits chagrins, me disait combien je l’aidais à jeter du lest dans sa vie bien chargée et bien souvent, comblée des joies renouvelées que nos exercices physiques lui procuraient, quelquefois elle pleurait de bonheur.

Extrait de : "Mémoires de Bienmonté, aérostat sarthois" par Jean-Claude Raggamuffin.

 

Lakévio 124 Mémoires de Bienmonté

Ecrit pour le jeu n° 124 de Lakévio d'après cette consigne.

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