28 janvier 2019

Les Cénomanies au Mans (Sarthe) le 3 juillet 1993 (7)

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Quelle douce mélancolie, dans ces images du passé !
Il semble que cet aspect des choses ait disparu de nos jours.
Je me trompe ?

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27 janvier 2019

Les Cénomanies au Mans (Sarthe) le 3 juillet 1993 (1)

- On ne t’a rien demandé, Joe Krapov !

- Je sais, mais je ne demande rien non plus ! Rien d’autre que la liberté de fouiller dans les archives disponibles. Rien d’autre que le bonheur d’exhumer des images enfouies dans mon grenier personnel.

Savez-vous qu’en tapant « Cénomanies Le Mans » chez M. Google-Images on ne voit apparaître que très peu de photographies de costumes de la Renaissance ?

Et pourtant à cette fête qui a existé de 1986 à 1995 et qui durait deux jours début juillet dans le vieux Mans il y en avait du beau monde déguisé, du beau linge, de jolis sourires et des moments suspendus !

J’ai numérisé cette semaine deux boîtes de diapositives issues de cette manifestation. Je suis d’autant plus heureux de combler cette lacune gougueulienne que la reprise de ce travail d’archiviste me permet de retrouver des clichés familiaux amusants autant qu’émouvants. Mais ceux-là n’iront pas sur la toile ! Je crois encore à l’existence d’une vie privée, moi, voyez-vous !

Quant à la duchesse de Chaulnes, certains prédisent qu’elle ne passera pas l’hiver, la pauvre !

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Léonard ? Vous i(Vin)ci ?

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26 janvier 2019

LE JEU DU POST-IT

Aux différents protagonistes rassemblés autour de cette table, j’ai posé les questions suivantes :

- Suis-je un personnage de fiction ou un être réel ?
Un personnage de fiction.

Est-ce que je marche sur deux pattes ?
Oui.

Suis-je un homme ou une femme ?
Un homme.

Suis-je un personnage de roman ?
Non.

Un personnage de bande dessinée ?
Oui.

Mes aventures se déroulent-elles en France ?
Non.

Exercé-je mes talents aux Etats-Unis ?
Oui.

Ai-je de grandes oreilles et une petite queue ?
Non.

Suis-je un personnage de bande dessinée comique ou réaliste ?
Comique.

Est-ce que je tire plus vite que mon ombre ?
Non.

Comment ai-je fait pour ne pas me reconnaître dans ce portrait ? C’est quand même moi qui, toutes les semaines, achète à Dame Martine, sur le marché des lices, une livre d’épinards !

C’est quand même moi, quelque part, qui suis le roi de la mise en boîte dans cet atelier d'écriture où, pour une fois, je suis plus maso que sado !

Qui d’autre que moi, dopé aux légumes verts, peut inventer ces consignes de fier-à-bras qui ont pour effet de transformer la salle Mandoline en réunion de célébrités positionnées dans un voisinage tel que Marilyn Monroe jouxte Jolly Jumper qui est assis à côté de la Joconde et on trouve ensuite, en allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, Rantanplan, la Castafiore, Jean-Claude Van Damme, le Petit Poucet, Mary Poppins, Arthur Rimbaud, Louis de Funès et Agatha Christie.

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J’ai juste oublié de demander à ces protagonistes du jeu du post-it où je me situais sur l’échelle du temps !

Sûr que je suis une vieille gloire désormais, tout juste bonne à se trouver, place Hoche où se tient à Rennes le marché des libraires, dans un vieux numéro de Charlie Mensuel ou dans un fascicule de «bédé des gars de la rue» comme on disait jadis.

Mais c’est de ma faute aussi. Je n’ai pas posé de question sur mon environnement familial, Olive, Mimosa, Wimpy…

Je tâcherai de faire mieux la prochaine fois qu’on jouera à cette variante à douze joueurs du jeu du post-it. Sauf que ce sera difficile : il n’y a, paraît-il, pas plus de fer dans les épinards que dans les noix de cajou, amandes, noisettes et surtout dans le ti-punch martiniquais (et toujours pas revenu) que nous avons bu avant de monter et qui m’a bien troublé l’esprit !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 janvier 2019

d'après la consigne ci-dessous


et utilisé pour le Défi du samedi n° 543 où il fallait parler de protagoniste

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CONSIGNE D'ÉCRITURE 1819-16 DU 22 JANVIER 2019 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

LE JEU DU POST-IT

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On devrait plutôt l'appeler le jeu du chevalet. L'animateur en a préparé treize - ça tombe bien, on était douze, ce jour-là ! - il en distribue un à chaque participant.e sans que celui-ci ou celle-ci ne voie ce qui est écrit dessus, qui sera son identité  tout au long de la séance. Tout le monde par contre voit qui est qui.

A tour de rôle chacun pose des questions - dix en tout - pour essayer de deviner qui il ou elle est. Tous les autres répondent. Questions et réponses sont notées sur sa feuille par celui (celle) qui cherche son identité.

On écrit ensuite un petit texte pour expliquer comment il se fait qu'on ait réussi à  s'identifier ou pas.

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25 janvier 2019

S COMME SERPENT, SERPENTE !

S’il est une chose que je regrette, concernant le château de S, c’est bien de n’avoir pas photographié la princesse Galitzine. Je devrais préciser : le portrait de la princesse Galitzine et de ses deux enfants, Marie-Thérèse et Emmanuel.

Il était accroché dans le hall, juste à l’entrée du salon vert, et les trois personnages au regard doux et sérieux nous observaient peut-être lorsque nous, indifférents à leur histoire, effectuions des recherches bibliographiques dans les volumes du National Union Catalog de la Library of Congress.

Aujourd’hui les recherches s’effectuent sur Internet et je peux vous dire que le tableau ne s’y trouve pas reproduit. J’ai même écrit à la Bibliothèque Nationale de France pour savoir si le tableau avait été rapatrié à Paris avec la collection Smith-Lesouëf au moment du déménagement sur le site Tolbiac. On m’a répondu que non, que ce tableau devait toujours se trouver à S.

Soit. Si c’est le cas, trouble-t-il encore quelque personnalité médiumnique comme Aziza O. qui nous avoua un jour, face à ce portrait, qu’elle entendait des voix ?

- Quelles voix, Aziza ?
- C’est une femme enfermée qui crie pour qu’on lui rende ses enfants.

J’en frissonne encore aujourd’hui. La jeune vacataire ignorait tout de l’histoire du lieu, du fait que la princesse avait logé ici et elle ne savait rien de ce que m’avait conté le relieur bavard du premier étage.

En 1864, le château de S. avait été racheté par la duchesse de Chevreuse. Son fils, le duc de Chaulnes, est resté célèbre dans l’histoire locale et nationale pour avoir été le mécène de Charles Cros à l’époque où le poète inventeur avait découvert la théorie de la photographie des couleurs et cherchait à passer aux travaux pratiques. Le duc l’avait rencontré à Paris et invité à venir séjourner à S. Il lui avait installé un laboratoire quelque part dans le château ou dans ses dépendances. Cros avait pris des clichés, réalisé des épreuves. Le but était de reproduire un jour le cartulaire de l’abbaye de S. qui se trouve pas loin. Dans ce coin du département de S., tous les noms de commune commencent par S. ! 

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Ce que j’ignore par contre c’est la façon dont ce personnage à l’air falot est devenu l’époux de cette jolie princesse d’origine russe. Le sujet de la princesse est tabou dans la ville de S. Il semble que dans cette contrée-ci on couvre au-delà du raisonnable les failles des puissants. Nous sommes, encore aujourd’hui, dans un pays où il n’est pas de bon ton de dire du mal de « nos maîtres ».

Voici l’histoire, banale et triviale, comique et tragique à la fois. La jeune femme n’est, semble-t-il, pas restée insensible aux charmes du comte de Dion dont elle avait fait la connaissance. Ce monsieur est bien celui qui fabriqua par la suite les automobiles De Dion Bouton – oh les jolis phaétons ! -.

Y eut-il consommation de la liaison ? Y eut-il du coup adultère ? Il semble bien que oui puisqu’il y eut punition.

On vit en effet un jour, dans la ville de S., s’avancer une étrange procession. La jeune princesse russe, en chemise, les cheveux dénoués, pieds nus, traversa la ville jusqu’à la rivière pour faire amende honorable comme aux temps jadis : « Demande pardon, traînée, au pied de la croix, devant tous les bons chrétiens rassemblés !». La bigote duchesse avait très mal vu qu’on plaisantât avec les liens sacrés du mariage, qu’on cocufiât son fiston bien-aimé. Si l’on en croit la médium Aziza, on lui retira aussi ensuite, à la Sophie, la garde et l’éducation de ses enfants.

Tout ceci, bien évidemment, est sujet à caution. Il n’y avait pas à l’époque cette grande boîte à ragots et à vilenies – oui je sais, on dit « fake news » ou « infox » aujourd'hui - qu’est Internet et ces informations que je vous livre n’auraient jamais dû être libérées.

Mais que voulez-vous ? La princesse Galitzine est décédée en 1883 à l’âge de 25 ans. Moi je suis parti de S. en 1997. Depuis, mon imagination serpente.


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 21 janvier 2019

d'après cette consigne : vie de château !

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LES INVENTEURS FARCEURS. 2, Alphonse Allais (1)

2, 1. Biographie d'Alphonse Allais

Alphonse Allais est le cadet d'une fratrie de cinq enfants née de Charles Auguste Allais (1825-1895), pharmacien, habitant 6, place de la Grande-Fontaine à Honfleur (aujourd'hui place Hamelin) et d'Alphonsine Vivien (1830-1927).

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Alphonse Allais est né le 20 octobre 1854, le même jour et la même année qu’Arthur Rimbaud ! 

Mais le 20 octobre est farceur puisqu’il accueille aussi : 

Daniel Prévost, comédien, complice de Jean Yanne.

 Nikita Mandryka, le créateur de la B.D. Le Concombre masqué

 André Pousse, acteur de cinéma qui disait de lui-même : « J’ai joué dans au moins 30 films où je mourais dans les 5 premières minutes. La farce . !..

 C'est également la date de naissance de James Chadwick, physicien anglais découvreur du neutron !

Jusqu'à l'âge de trois ans, il ne prononce pas un mot, sa famille le croit muet. 

À l'école, il semble plutôt se destiner à une carrière scientifique : il passe à seize ans son baccalauréat en sciences.

 Recalé à cause des oraux d'histoire et de géographie, il est finalement reçu l'année suivante.

 Il devient alors stagiaire dans la pharmacie de son père qui ambitionne pour lui une succession tranquille, mais qui goûte peu ses expériences et ses faux médicaments et l'envoie étudier à Paris.

 La vogue des faux médicaments est réapparue récemment sur Internet ! 

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En fait d'études, Alphonse préfère passer son temps aux terrasses des cafés ou dans le jardin du Luxembourg !

 Il ne se présente pas à l'un des examens de l'école de pharmacie.

 Son père, s'apercevant que les fréquentations extra-estudiantines de son fils ont pris le pas sur ses études, décide de lui couper les vivres.

 

 

 

Pour subsister, Alphonse Allais s'essaye d'abord à la photographie, sur les traces de son ami Charles Cros, mais ne connaît pas le succès. 

Il décide alors de s'essayer au métier de journaliste, publiant des chroniques loufoques dans diverses revues parisiennes.

 

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Avec ses amis du Quartier latin, il fait aussi partie de plusieurs groupes fantaisistes comme « les Fumistes, « les Hydropathes » ou « les Hirsutes ».

 

 

En 1881, il devient collaborateur du journal « Le Chat noir », dans lequel il publie des écrits humoristiques et des nouvelles écrites au jour le jour. 

En 1886, il devient rédacteur en chef de ce journal.

 

 Chat noir journal

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Il continuera à publier chaque jour des contes et d'autres œuvres courtes dans des journaux tels que le « Gil Blas » ou, à partir de 1892, « Le Journal ».

 La dernière chronique d'Alphonse Allais est parue  le 20 octobre 1905.

 

 

Ses chroniques et contes sont publiés en recueils : À se tordre (1891)  Vive la vie ! (1892).

Au cœur de la Belle Époque, il devient célèbre et populaire grâce à son écriture légère et à son humour décalé, ses calembours et ses vers holorimes.

 

 à se tordre 10-18 - 1693          Le_parapluie_de_l'escouade

VERS HOLORIMES

Par les Bois du Djinn où s'entasse de l'effroi
Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid

Aidé, j'adhère au quai ; lâche et rond je m'ébats.
Et déjà, des roquets lâchés rongent mes bas.

Ah! vois au pont du Loing de la vogue en mer, Dante
Hâve oiseau, pondu loin de la vogue ennuyeuse

(Alphonse Allais explique que la rime n'est pas riche,
mais qu'il préfère cela à la trivialité !)

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