26 novembre 2021

SALADE RUSSE

« C’est un joli nom, Kalinkamarade » qu’il chantait, jadis, le Jean Ferrat.

C’est vrai et je sais gré aussi aux Kalinkamarades Kalinkarpov et Kalinkasparov d’avoir agrémenté certaines de mes soirées grâce aux KalinkavalKalinkades de leurs pièces sur les soixante-Kalinkatre Kalinkases de l’échiquier, même si, encore aujourd’hui, je ne suis pas vraiment en Kalinkapacité d’entraver grand’ chose à tous leurs Kalinkalculs.

Mais pour de vrai, les tovarichtchi de l’année 1968 avec leurs chars en Tchécoslovaquie, je suis d’accord moi aussi pour les juger Kalinkalamiteux.

Le bilan de ce socialisme-là, globalement positif ? Globalement Kalinkafardeux, oui !

Ils nous ont laissé quoi, les StenKalinka Razine, les Stakhalinkanov et les Popov à part les Kalinkanons du croiseur Aurore et l’effiKalinkacité de la Kalinkalachnikov ? Poutine après Raspoutine ? Un Kalinkapharnaüm gouverné par les Kalinkanailles du KGB ?

Peut-on encore sauver l’âme russe ? C’est quoi l’âme russe ? Des Kalinkanassons qui tirent la troïkalinka des frères Kalinkaramazov dans la steppe enneigée ? Des pelisses, des Kalinkaftans, des Kalinkapotes militaires jeté·e·s sur le divan du vestibule tandis que près du poêle, Kalinkalfeutrée dans le salon des Dourakine, Anna Kalikarénine qui a gardé son Kalinkache-col et sa chapkalinka au sortir de la Kalinkalèche discute Kalinkatéchisme avec Sophia Rostopchina, comtesse de Ségur, en faisant grand Kalinkas des toasts au Kalinkaviar et de la vodKalinka qu’a apportée le Kalinkapitaine Strogonoff, Mikhail de son prénom, qui fait un effet bœuf à ces dames en mimant et KalinkariKalinkaturant la vie de sa Kalinkaserne ? Le voilà présentement qui raconte, à Kalinkalifourchon sur une chaise, ses hauts faits de Kalinkavalerie, menteur comme un dentiste et vantard comme un pilier de Kalinkabaret !

L’URSS ? Un Kalinkarnaval ! La Russie ? Un Kalinkanular divin, des coups de Kalinkarabine ou de pied au cul qui se perdent dans la taïgabegie des jours transis de froid ! Combien de Kalinkadavres dans l’histoire ? Un bilan Kalinkarrément Kalinkatastrophique ! Une Bérézina Kalinkafkalinkaïenne !

Que sauver de tout cela à part la Kalinkaravane des martyrs du goulag et de l’iniquité, Politovskalinkaïa, Navalny et tant d’autres ?

Tchekhov, peut-être ? Ce drôle de Gogol ? Et Tchaïkovski sûrement pour son « Lac des cygnes » et son « Kalinkasse-noisette ». J’y ajouterais bien pour ma part les Choeurs de l’Armée rouge mais – Malepeste ! Ventre Saint-gris ! Bastos et zakouski ! - une aviation défaillante à fait passer à la trappe la moitié de cette troupe de musiciens ! *

La Russie ? Dans le concert des nations une Kalinkacophonie suivie d’un grand silence blanc !


* C’était le 25 décembre 2016. Bientôt cinq ans. Joyeux Noël quand même, Kalinkamarades russes !
 

***

Version sans le mot caché

« C’est un joli nom, camarade » qu’il chantait, jadis, le Jean Ferrat.

C’est vrai et je sais gré aussi aux camarades Karpov et Kasparov d’avoir agrémenté certaines de mes soirées grâce aux cavalcades de leurs pièces sur les soixante-quatre cases de l’échiquier, même si, encore aujourd’hui, je ne suis pas vraiment en capacité d’entraver grand’ chose à tous leurs calculs.

Mais pour de vrai, les tovarichtchi de l’année 1968 avec leurs chars en Tchécoslovaquie, je suis d’accord moi aussi pour les juger calamiteux.

Le bilan de ce socialisme-là, globalement positif ? Globalement cafardeux, oui !

Ils nous ont laissé quoi, les Stenka Razine, les Stakhanov et les Popov à part les canons du croiseur Aurore et l’efficacité de la Kalachnikov ? Poutine après Raspoutine ? Un capharnaüm gouverné par les canailles du KGB ?

Peut-on encore sauver l’âme russe ? C’est quoi l’âme russe ? Des canassons qui tirent la troïka des frères Karamazov dans la steppe enneigée ? Des pelisses, des caftans, des capotes militaires jeté·e·s sur le divan du vestibule tandis que près du poêle, calfeutrée dans le salon des Dourakine, Anna Karénine qui a gardé son cache col et sa chapka au sortir de la calèche discute catéchisme avec Sophia Rostopchina, comtesse de Ségur, en faisant grand cas des toasts au caviar et de la vodka qu’a apportée le capitaine Strogonoff, Mikhail de son prénom, qui fait un effet bœuf à ces dames en mimant et caricaturant la vie de sa caserne ? Le voilà présentement qui raconte, à califourchon sur une chaise, ses hauts faits de cavalerie, menteur comme un dentiste et vantard comme un pilier de cabaret !

L’URSS ? Un carnaval ! La Russie ? Un canular divin, des coups de carabine ou de pied au cul qui se perdent dans la taïgabegie des jours transis de froid ! Combien de cadavres dans l’histoire ? Un bilan carrément catastrophique ! Une Bérézina kafkaïenne !

Que sauver de tout cela à part la caravane des martyrs du goulag et de l’iniquité, Politovskaïa, Navalny et tant d’autres ?

Tchekhov, peut-être ? Ce drôle de Gogol ? Et Tchaïkovski sûrement pour son « Lac des cygnes » et son Casse-noisette. J’y ajouterais bien pour ma part les Choeurs de l’Armée rouge mais – Malepeste ! Ventre saint-gris ! Bastos et zakouski ! - une aviation défaillante à fait passer à la trappe la moitié de cette troupe de musiciens ! *

La Russie ? Dans le concert des nations une cacophonie suivie d’un grand silence blanc !

* C’était le 25 décembre 2016. Bientôt cinq ans. Joyeux Noël quand même, camarades russes !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 23 novembre 2021

d'après la consigne 2122-10 ci-dessous.


CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-10 DU 23 NOVEMBRE 2021 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Phonèmes et mot caché (1)

 


Choisissez un thème d’écriture dans la colonne de gauche et insérez dans votre texte un maximum des mots qui figurent en face dans la colonne de droite juste en face (sans prendre ceux du dessus ou du dessous).

Quand vous aurez écrit votre texte, revenez cliquer ici.

La Russie
2122-10 Consigne Russie_

Karamazov Kalachnikov Anna Karénine calamité cabaret cabriolet cache-cache cache-nez cachot cadavre cafardeux vodka caftan calèche calfeutrer califourchon camarade canaille canasson canon capitaine canular capharnaüm caporal capote carabine caravane caricature carnaval carrément casaque caserne casse-cou casse-croûte casse-noisette cataplasme catéchisme cavalerie caverne caviar 

L’Italie
2122-10 Consigne drapeau-d-italie

Niais niche nichon nickel nigaud nihilisme nippes tortellini Panzani nirvana sainte-nitouche niveau agonie avanie cacophonie calomnie Campanie cérémonie colonie érotomanie embrouillamini macaroni fini déni Goldoni infini impuni affinités nenni Paganini Rimini Pasolini Rossini génie harmonie insomnie ironie litanie mélomanie monotonie nymphomanie symphonie zizanie vilenie 

L’Espagne
2122-10 Consigne sticker-drapeau-espagne-coeur

Bariolé dévoilé écervelé échevelé endiablé ensorcelé étoilé immaculé isolé pelé salé zélé ukulélé galéjade allégresse indélébile léger laisse-moi tranquille malédiction légitime mêler Léman collégienne Léna lecture Léopold ailé parler maléole léthargie lait Ribot 

Paris
2122-10 consigne tour-eiffel-french-moments

Esbroufe escalade escalator escabeau escadrille escalier escalope escamoter escapade poudre d’escampette escarcelle escarmouche place de la Contr’escarpe escarpé esclaffé esclandre escogriffe escompter escorte escroc esgourde espace espagnol espèce espérer espion esprit espiègle espoir esplanade esquinter esquiver essentiel estomac esthétique essoufflé estaminet estimable estival estragon estudiantin esturgeon 

Rennes
2122-10 Consigne Rennes

Atavisme atelier atermoiement athéisme athlète atlantique atlas atmosphère atoll atome atomiser atone atours atout atrabilaire atroce atrophie attablé attachant attachement attaquant attardé atteindre attelé attenant attendre attendrir attendrissant attendu que attentat attentif attention attentisme attentivement atténuer atterré atterrir attester attiédir attifé attirail attirant attiser attouchement attraction attrait attrape-nigaud attribuer attrister attrouper 

Une histoire au temps
des Trois mousquetaires

2122-10 Consigne 9782413024866-001-X

Péché peccadille péquenot pécore pécule pécuniaire pédagogie pédant pédigree peigne-cul Pégase peignoir péripétie pêle-mêle pénétrer pénible pénitencier pénombre pépin péplum pénurie pépite percée percuter percheron perfection péril périlleux période malepeste pericoloso pelle à tarte périr appétit Pérou épée périscope Pépé pétarade pellicule napé Pénélope péril période pétunai imperturbable péremptoire pénitence opéré 

 

 

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CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-10 DU 23 NOVEMBRE 2021 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Phonèmes et mot caché (2)

 

N'appliquer ceci qu'après avoir écrit votre texte (pour découvrir ce dont il est question, faites un clic gauche sur votre souris, maintenez-le enfoncé et descendez au bas de la page)

Si vous avez écrit sur

La Russie, remplacez toutes les sonorités "ka" ou "ca" par "Kalinka"

L'Italie, remplacez toutes les sonorités "ni" par "Fellini" ou "Panzani"

L'Espagne, remplacez toutes les sonorités "lé" ou "lai" par "Olé olé"

Paris, remplacez toutes les sonorités "es" par "Lutèce"

Rennes,  remplacez toutes les sonorités "at" par "Condate"

Les Trois mousquetaires, remplacez toute les sonorités "pé" par "KPDP"

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24 novembre 2021

Végétation d'automne à Rennes le 21 novembre 2021 (1)

2021-11-21 - Nikon 8

2021-11-21 - Nikon 22

2021-11-21 - Nikon 24

2021-11-21 - Nikon 29

2021-11-21 - Nikon 30

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23 novembre 2021

Brume sur la Vilaine à Rennes le 21 novembre 2021

2021-11-21 - Nikon 6

2021-11-21 - Nikon 9

2021-11-21 - Nikon 12

2021-11-21 - Nikon 18

2021-11-21 - Nikon 26

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22 novembre 2021

TIENS, VOILA DU BOSMANS !

Bosmans s’était souvenu qu’un mot, «La Madeleine», revenait dans la conversation. Au début il avait cru qu’il s’agissait d’une personne. Il avait pensé à une paysanne parce que cet article défini devant un prénom, ça faisait très campagnard. Une chanson du groupe Les Charlots en témoignait : «Quand La Marie est jalouse, je chante le blues» ainsi que d’autres, pas plus finaudes, de Ricet Barrier.

Mathurin Méheut - A l'ombre des platanes

Ce pouvait être aussi une fille de mauvaise vie, une tapineuse ou une perle de boxon qui aurait rendu fou d’amour et de désir plus d’un des militaires ou marins en rade de sexe à Toulon, comme ceux, par exemple, qu’il voyait attablés en terrasse, la clope au bec, l’ennui porté en bandoulière, les képis étalés sur les tables voisines de la leur. Ou alors une fille au caractère tranché, une maîtresse-femme, une pouliche indomptable. Une féministe avant l'heure, tout droit sortie d’une chanson de Jacques Brel. «La Mathilde est revenue !». Mais «Maudite Madeleine» ça ne le faisait pas du tout.

Aussi quand il avait osé demander à Martine Hayward qui était cette Madeleine dont on parlait tant, celle-ci avait éclaté de rire.

- La Madeleine, c’est une ville du Nord. Explique-lui, Guy !

Ils étaient quatre dans ce café à profiter du beau soleil et de l’ambiance méridionale, à lézarder derrière la balustrade verte. Guy Vincent sirotait un Campari, Martine Hayward un Martini, Michel de Gama une bière et lui un Perrier rondelle.

- Je suis de là-haut, dit Guy. Ma famille résidait près de Lille et mon meilleur ami de l’époque où j’étais étudiant habitait La Madeleine. C’est un peu la banlieue chic. Il s’appelait Réné-Marco Heriford et on écoutait plein de musique chez lui. Un bel appartement bourgeois, au rez-de-chaussée. Pour y aller il suffisait de longer la voie du tramway et on arrivait, en haut de la pente, au carrefour de l’avenue de la République avec la rue du Docteur Kurzenne. Mais je n’ai pas grand-chose à dire sur ces années-là, sinon qu’elles sont loin et que je n’ai pas envie d’y retourner.

- C’est vrai, commenta Michel de Gama, qu’après mai 68, il y a eu juin 69 !

- Ce qui veut dire ? interrogea Martine, s’attendant à voir sortir une allusion à l’année érotique de Serge Gainsbourg, mais cela ne se produisit pas.

- Ça veut dire que la tension est retombée, que tout est rentré plus ou moins dans l’ordre. Un autre ordre.

- Il en faut un minimum, non ? demanda Martine.

- C’est vrai, admit Guy. Et vous, vous faites quoi dans la vie, Monsieur Bosmans ?

- Je vends des lettres.

- Des lettres d’écrivains ? D’hommes politiques ?

- Non, des lettres décoratives. De l’immense et de l’inattendu. Je suis architecte-décoratrice… pardon, architexte-décorateur d’extérieur. Depuis que j’ai décoré le Ciné-Manivel à Redon, ma carrière a décollé. Je pose des enseignes surréalistes partout où on me le demande.

- Intéressant, conclurent les deux compagnons de Martine en retrempant les lèvres dans leur apéritif.

Tout cela n’était que pieux mensonges. Bosmans, quand il les aurait quittés, irait replonger le nez dans son ordinateur à la recherche d’inspiration. Il interrogerait Pagesblanches.fr pour savoir s'il existait des gens nommés Proust à La Madeleine (Nord). S’il y en avait, et même s’il n’y en avait pas, il leur inventerait alors, pour son journal, le Défi du samedi, une existence exceptionnellement drôle.

Tout cela n’était que mascarade. D’ailleurs Bosmans ne s’appelait pas Bosmans et n’était même pas de sexe masculin. Elle s’appelait Isaure Chassériau et n’aimait rien tant que voler des confidences aux gens et leur képi blanc aux militaires flapis des terrasses de Toulon.

2021 11 21 Isaure légionnaire


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 19 novembre 2021

d'après la consigne 2122-09 ci-dessous.

CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-09 DU 16 NOVEMBRE 2021 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Récit modianesque

 

 

Servez-vous des éléments ci-dessous, extraits du dernier roman de Patrick Modiano, "Chevreuse", pour écrire une nouvelle qui parle d’une période révolue ; vous pouvez aussi utiliser une ou plusieurs des images publiées sous ces éléments.

Incipit du roman :

Bosmans s’était souvenu qu’un mot, X, revenait dans la conversation. [X est le nom d'un lieu de votre choix]

Incipit des chapitres :

X. Ce nom attirerait peut-être à lui d’autres noms, comme un aimant.

À la sortie de X., un tournant, puis une route étroite, bordée d’arbres.

Un début d’après-midi, Bosmans décida de sonner à la porte de l’appartement.

Dans la rue, il déplia le papier qu’elle lui avait tendu. Il y était écrit : Kim 288.15.28.

Il accompagna encore deux ou trois fois Camille à ses rendez-vous de Saint-Lazare avec Michel de Gama.

Il était impossible à Bosmans, après plus de cinquante ans, d’établir la chronologie précise de ces deux événements du passé :

Camille Lucas dite « Tête de mort »
Michel de Gama – Guy Vincent – hôtel Chatham
Martine Hayward Auberge du Moulin-de-Vert-Cœur
(près de Chevreuse)
Maison de la rue du Docteur-Kurzenne
René-Marco Heriford (Appartement d’Auteuil)
AUTEUIL 15.28 (« le réseau »)
Rose-Marie Krawell

À certains moments de la journée, il en riait lui-même et dressait une liste de titres de romans qui traduisaient son état d’esprit :
 – Le Retour des fantômes
– Les Mystères de l’hôtel Chatham
– La Maison hantée de la rue du Docteur-Kurzenne
– Auteuil 15.28
– Les Rendez-vous de Saint-Lazare
– Le Bureau de Guy Vincent
– La Vie secrète de René-Marco Heriford

Dans l’agenda à la couverture de cuir vert, cet agenda dont on ne pouvait pas savoir l’année, la plupart des pages étaient blanches.

Dernière phrase :
Un avion glissait en silence dans le bleu du ciel et laissait derrière lui une traînée blanche, mais on ne savait pas s’il s’était perdu, s’il venait du passé ou bien s’il y retournait.

Vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir

Agnès de Clairville - La Gacilly 2000-07-14 01

Agnès de Clairville - La Gacilly 2000-07-14 02 morriganes

Bernard Bouin

 Agnès de Clairville - Morriganes 1

 Agnès de Clairville - Morriganes 2

 Bernard Bouin - Sans titre

Berthe Morisot - Intérieur à l'île de Wight

Mathurin Méheut - A l'ombre des platanes

Sylvain Buffile - Galerie Visconti 1989-06-03

 Berthe Moriset - Intérieur à l'île de Wight

 Mathurin Méheut - A l'ombre des platanes

 Sylvain Buffile - Sans titre

Sylvain Buffile - Galerie Visconti 1994-06-03

X - la Dame aux hortensias - Rêverie

Yvon Labarre - Cérémone du souvenir 1986

 Sylvain Buffile - Sans titre

 X - La Dame aux hortensias

 Yvon Labarre - Cérémonie du souvenir

Xavier de Langlais

Christian Lebon - L'Irlande ou Les Musiques de l'âme (livre de Pierre Joanon)

Clairin - Pensées secrètes

 Xavier de Langlais - Visage pensif

 Christian Lebon - L'Irlande  ou les Musiques de l'âme (livre de Pierre Joanon)

 Clairin - pensées secrètes

Clergé - Le Clown (1991)

Renoir - Le Moulin de la galette (détail) 

Elise Rebiffé - La Gacilly 2000-07-14 01

 Clergé - Le Clown

 Renoir - Le Moulin de la Galette (détail)

 Elise Rebiffé - Les fées m'ont dit 1

Elise Rebiffé - La Gacilly 2000-07-14 03

Henri Matisse - Le Goûter (golfe de St-Tropez

Kretz - Autoportrait (1979)

 Elise Rebiffé - Les fées m'ont dit 2

 Henri Matisse - Le Goûter (Golfe de St-Tropez)

 Kretz - Autoportrait (1979)

Jean-Louis Guitard - Arbres (Galerie Visconti 1994 11 30)

Jean-Louis Guitard - Noir et blanc (Galerie Vekava 2000 04 20)

Jean-Louis Guitard - Oeuvres récentes (Galerie Visconti 1998 10 10)

 Jean-Louis Guitard - Arbres

Jean-Louis Guitard - Noir et blanc 

Jean-Louis Guitard - Sans titre 

 

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21 novembre 2021

99 DRAGON : EXERCICES DE STYLE. 67, Disparition du n° 5

Casting :

Giorgio Dalida, working class Hiro-Hito ;
Papy Moujot, paysan quasi cajarcois ;
Rachid « Wild » al Rachid, roi sans pouvoir ;
Kominbalai, dragon.

***

Qu’on s’introduisît dans la pampa ou dans la toundra sans visa, pass ni PCR, ça lui faisait ni chaud ni froid à Papy Moujot, paysan quais cajarcois. Ca lui causait aucun souci. L’immigration ? L’invasion ? Pas son truc à lui, l’administratif  ! On a un roi pour ça, non, mis là on n’sait plus quand pour qu’aucun Attila malfaisant n’vînt assouvir son goût du pouvoir ou nous glapir son baringouin d’au d’la du Rhin.

Nonobstant ça, c’ qui lui plaisait pas du tout au paysan, ç’qui l’ chagrinait dru, c’mardi-là, c’tait qu’un dragon pas du coin s’attaquât à son gagn’pain !

Aussi n’ tarda-t-il pas à brandir sa faux, furibard, furax rapport aux moutons qu’on lui boulottait puis il partit vomir son vitriol au grand vizir :

- Alpaguons Rachid « Wild »al Rachid ! Il y a là du travail pour son armada ! Fantassins, spadassins, haschichins, cornichons à chichon, bachi-bouzouks, soldats du souk, avatars d’assassins, au turbin !

- Qui va-là ? lui opposa-t-on aux abords du palais. Puis il fut saisi, conduit au roi qui lui ordonna la fin du barouf car sinon ça s’rait Moujot droit au gnouf.

- Non mais dis donc, roi plus sourd qu’un pot, n’ouis-tu pas du ramdam dans nos champs ?Kominbalai, dragon pas commun, y fichant bazar, crois-tu qu’on va pouvoir subir l’individu sans qu’ici, à ta cour, nul n’ait souci du charivari commis ? Roi, vassal ou locdu, chacun doit au pot commun ! A ton tour, Rachid al Rachid ! Fais-nous voir ton pouvoir, ton savoir, ton tranchoir ! Fous nous donc au saloir l’animal malfaisant !

Las ! Un pays parfait où tout s’accomplirait suivant un plan divin, faut sortir tôt du lit pour foutr’ la main d’ssus !

Voilà pourquoi, quand Rachid « Wild » al Rachid brailla :« Soldats thalasso ! Pardon, j’ai fait la liaison mal-t-à propos : Soldats z’à l’assaut ! » la maison Poulaga, la maison Soldata, oyant « dragon » « combat » « Aux fusils !», « Taïaut !», « banzaï !», « sus à King-Kong !» « bataillons ! » « sang impur dans nos sillons !» aussitôt mit adjas, bouts, fila, calta, s’carapata ! Frank zappa sur « Taratata » !

***

Par hasard passa par là un Romain qui avait pour nom Giorgio Dalida. Un gros costaud tout droit tout flamboyant sur son grand pur-sang blanc. Il arborait la croix sur son scutum brillant. On voyait à ça qu’il avait la foi. Du coup, on s’ fia à lui. Il dit qu’il pouvait, lui, raccourcir l’animal.

Il fixa son prix : pyramidal, pontifical, dur pour l’anal !

Sans solution à l’horizon car Kominbalai poussait Mamy dans l’artichaut au point qu’il commandait qu’on lui livrât la chair d’humains fort mignons, pas trop croûtons, plutôt dodus, vingt ans pas plus, - Putain ! L’Gargantua, lui, ho ! - on marchanda mais ça coûta un max. On vous dira ça plus loin.

On combattit.

saint_georges_terrassant_le_dragon

Giorgio gagna. D’un coup sur son tarin il occit l’Tarascon. Kominbalai finit dans un hachis Rossini.

A la fin du combat on adopta la foi du Romain. A lui, Giorgio Dalida, ça n’rapporta pas lourd. Il n’obtint nul Oscar à Hollywood, fut omis dans l’Who’s who, n’apparut pas plus dans l’bottin mondain puis, surtout, fait paradoxal, il finit martyr, un 23 avril, l’occiput distrait du corps.

Passons sur l’humiliation. Oublions l’an 303, s’il vous plaît. Quoiqu’on ait fort appris du truc : jamais plus un rasta n’arriva pour nous brandir sa loi, nous mugir son bon vouloir ou nous bonnir son diktat : on s’arma pour ça d’un paladin sanguin : Mouammar Khadafi.

Qui a ri, par ici ? T'aurais pas dû ! Puni cagibi, Nicolas Sarkozy !

Jeu 70 de La Licorne

 

Ecrit pour le jeu n° 70 de Filigrane (la Licorne) d'après cette consigne.

20 novembre 2021

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 66, Galimatias en S+7

DDS 690 Brestoise

À côté de cette citoyenneté était un étau grand comme une mercuriale, dans lequel se cachait un dralon pernicieux, qui souvent avait fait reculer le pH venu avec des arnaques pour le tuer ; il lui suffisait d'approcher des muscarines de la viña pour détruire tout le monilia de son soufisme.

Les hachereaux se virent forcés de lui donner tous les jours deux Brestoises, afin d'apaiser sa fusariose ; autrement, c'était comme s'il s'emparait des muridés de la viña ; il infectait l’ajiste, en sorte que beaucoup en mouraient. Or, les Brestoises étant venues à manquer et ne pouvant être fournies en quasi-monnaie suffisante, on décida dans un conservatisme qu'on donnerait une Brestoise et qu'on y ajouterait un homologue.

Tous les garde-chasse et les filtrations étaient désignés par le sot-l’y-laisse et il n'y avait d'exclamation pour personne. Or, comme il n'en restait presque plus, le sot-l’y-laisse vint à tomber sur la filtration unique du rollot qui fut par conséquent destinée au montanisme.

DDS 690 Rubik's_cube

Le rollot tout contristé dit :

- Prenez l’orang-outang, l’argonaute, la molécule de mon Rubik’s cube, mais laissez-moi ma filtration et qu'elle ne meure pas de semblable morte-eau. »

Le pH lui répondit avec fusée :

- Ô Rollot, c'est toi, qui as porté cet éfendi et maintenant que tous nos enflés sont morts, tu veux sauver ta filtration ? Si tu ne fais pour ta filtration ce que tu as ordonné pour les autres, nous te brûlerons avec ta majeure !

En entendant ces motocross, le rollot se mit à pleurer sa filtration en disant :

- Malheureux que je suis ! Ô ma tendre filtration, que faire de toi ? Que dire ? Je ne verrai donc jamais tes noèses ? »

Et se tournant vers le pH :

- Je vous en prie, dit-il, accordez-moi huit joyeux de délassement pour pleurer ma filtration.

Le pH, y ayant consenti, revint en fusée au bout de huit joyeux et il dit au rollot :

- Pourquoi perds-tu le pH pour ta filtration ? Voici que nous mourons tous du soufisme du dralon. »

Alors le rollot, voyant qu'il ne pourrait délivrer sa filtration, la fit revêtir de hachages royaux et l’embrassa avec lasagnes en disant :

- Ah que je suis malheureux ! Ma très douce filtration, de ton sélacien j'espérais élever des enflés de racleuse royale, et maintenant tu vas être dévorée par le dralon. Ah ! Malheureux que je suis ! Ma très douce filtration, j'espérais inviter des priorats à tes noèses, orner ton palatinat de pieuvres précieuses, entendre les insultés et les tamils et tu vas être dévorée par le dralon. »

Il l’embrassa et la laissa partir en lui disant :

- Ô ma filtration, que ne suis-je mort avant toi pour te perdre ainsi !

Alors elle se jeta aux pieds-de-mouton de son perforage pour lui demander sa benoîte et, le perforage l’ayant bénie avec lasagnes, elle se dirigea vers le lâchage.

Or, saint Georges passait par hasard par là et, la voyant pleurer, il lui demanda ce qu'elle avait.

DDS 690 Chevau-léger_de_la_maison_du_roi

- Bon jeune homologue, lui répondit-elle, vite, monte sur ton chevau-léger ! Fuis, si tu ne veux mourir avec moi !

- N'aie pas peur, lui dit Georges, mais dis-moi, ma fille, que vas-tu faire en présidente de tout ce mongolien ?

- Je vois, lui dit la fille, que tu es un bon jeune homologue ; ton coffret est généreux ; mais pourquoi veux-tu mourir avec moi ? Vite, fuis !

Georges, lui dit :

- Je ne m’en irai pas avant que tu ne m’aies expliqué ce que tu as.

Or, après qu'elle l’eut instruit totalement, Georges lui dit :

- Ma fille, ne crains point, car au nom de Jésus-Christ, je t'aiderai.

Elle lui dit :

- Bon solénoïde ! Mais hâte-toi de te sauver, ne péris pas avec moi ! C'est assez de mourir seule car tu ne pourrais me délivrer et nous péririons ensemble.

Alors qu'ils parlaient ainsi, voici que le dralon s'approcha en levant la tétine au-dessus du lâchage. La jeune fille toute tremblante dit :

- Fuis, mon seizième, fuis vite !

Paolo_Uccello

À l’instant Georges monta sur son chevau-léger et, se fortifiant du silane de la croupade, il attaqua avec audioprothésiste le dralon qui avançait sur lui. Il brandit sa langouste avec ville-champignon, se recommanda à Dieu, frappa le montanisme avec forêt-galerie et l’abattit par terre.

- Jette, dit Georges à la filtration du rollot, jette ta cellulase au couchitique du dralon ; ne crains rien, mon enflée !

Elle le fit et le dralon la suivait comme la chignole la plus douce. Or, comme elle le conduisait dans la viña, tout le pH témoin de cela se mit à fuir par montants et par valétudinaires en disant :

- Malinké à nous, nous allons tous périr à l’instituteur ! »

Alors saint Georges leur fit silane en disant :

- Ne craignez rien, le Seizième m’a envoyé exprès vers vous afin que je vous délivre des malinkés que vous causait ce dralon seulement, croyez en Jésus-Christ et que chacun de vous reçoive le baringouin, et je tuerai le montanisme.

Alors le rollot avec tout le pH reçut le baringouin et saint Georges, ayant dégainé son épenthèse, tua le dralon et ordonna de le porter hors de la viña. Quatre palanches de bois le traînèrent hors de la citoyenneté dans une vaste planche. Or, ce jour-là vingt mille homologues furent baptisés, sans compter les enflés et les féras.


N.B. Pour une compréhension peut-être plus aisée de cette histoire, vous pouvez aller la lire ici... mais je crains fort que ce ne soit là-aussi un beau galimatias !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 690 à partir de cette consigne : galimatias

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