10 mars 2017

La politique s'invite au carnaval de Granville (Manche) le 26 février 2017 (3)

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Ce qu'il montre du doigt :

"Votez François Keupon président !

Moi président,

- emplois fictifs pour tous
- salaire minimum à 7500 € net pour tous
- et surtout sexe, alcool, drogue pour tous et sans modération.

Votez François Keupon président !"

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La politique s'invite au carnaval de Granville (Manche) le 26 février 2017 (4)

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Ce qu'on peut lire sur la photo au format original :

"François Fillon 0+
Losing team Les Républicains
Revue des deux mondes
Assemblée nationale
La force d'un leader"

"Marie Fillon
avaocate à la Cour d'Ecole"

"Pénélope Fillon
Assistante parlementaire
Confitures de fraises
Bonne Maman c'est toi que j'aime tant"

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09 mars 2017

"Cabaret rive gauche de la Vilaine" par le Topel théâtre à Rennes le 7 mars 2017 (1)

Mardi soir j'ai séché l'atelier d'écriture de Villejean pour aller réentendre les trois comédiens du Topel théâtre à la Maison Héloïse. Ce "Cabaret rive gauche de la Vilaine" reprend des extraits de spectacles antérieurs. On y entend des chansons de Boby Lapointe et Georges Brassens et des textes de Bernard Dimey et Jean-Pierre Verheggen. Tout cela est excellement interprété et c'est vraiment un régal pour moi de réentendre les textes de Bernard Dimey. Dans une vie antérieure j'en ai appris certains par coeur et j'ai bâti, avec des comparses divers, à Sablé et à Rennes, des soirées de lecture et chant de ces oeuvres admirables et sulfureuses. Je publie ce jour ici huit photos du spectacle, le poème "Les enfants de Louxor" et des vidéos pour vous faire approfondir la découverte de ces artistes.

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Quand je sens, certains soirs, ma vie qui s'effiloche
Et qu'un vol de vautours s'agite autour de moi,
Pour garder mon sang froid, je tâte dans ma poche
Un caillou ramassé dans la Vallée des Rois.
Si je mourrais demain, j'aurais dans la mémoire
L'impeccable dessin d'un sarcophage d'or
Et pour m'accompagner au long des rives noires
Le sourire éclatant des enfants de Louxor.

À l'intérieur de soi, je sais qu'il faut descendre
À pas lents, dans le noir et sans lâcher le fil,
Calme et silencieux, sans chercher à comprendre,
Au rythme des bateaux qui glissent sur le Nil,
C'est vrai, la vie n'est rien, le songe est trop rapide,
On s'aime, on se déchire, on se montre les dents,
J'aurais aimé pourtant bâtir ma Pyramide
Et que tous mes amis puissent dormir dedans.

Combien de papyrus enroulés dans ma tête
Ne verront pas le jour... ou seront oubliés
Aussi vite que moi?... Ma légende s'apprête,
Je suis comme un désert qu'on aurait mal fouillé.
Si je mourais demain, je n'aurais plus la crainte
Ni du bec du vautour ni de l'oeil du cobra.
Ils ont régné sur tant de dynasties éteintes...
Et le temps, comme un fleuve, à la force des bras...

Les enfants de Louxor ont quatre millénaires,
Ils dansent sur les murs et toujours de profil,
Mais savent sans effort se dégager des pierres
À l'heure où le soleil se couche sur le Nil.
Je pense m'en aller sans que nul ne remarque
Ni le bien ni le mal que l'on dira de moi
Mais je déposerai tout au fond de ma barque
Le caillou ramassé dans la Vallée des Rois.

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"Cabaret rive gauche de la Vilaine" par le Topel théâtre à Rennes le 7 mars 2017 (2)

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Ce soir je vais partir visiter les nuages...

Une autre séquence très réussie, le bestiaire d'autre part dont voici un extrait cacophonique (Le flamant rose) par Serge Saint-Eve : 

Et le spectacle au Festival Dimey : 


Festival Dimey Topel Théâtre (PartI) par jhm-videos

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"Cabaret rive gauche de la Vilaine" par le Topel théâtre à Rennes le 7 mars 2017 (3)

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Le site web du Topel théâtre est ici.

Au cours de cette soirée, on a pu chanter le refrain de cette chanson de Boby Lapointe que j'avais un peu oubliée mais que je vais sans doute mettre dans ma guitare. 

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07 mars 2017

EDMOND ROSTAND, C'EST DE LA POULARDE ?

A Cyrano moutard sa maman disait souvent : « Tes rodomontades me montent au nez ! ».

C’est que dès potron-minet il foutait la frousse au chat. Au lieu de lui filer du mou, il lui faisait moult agaceries. Le jeune gougnafier au visage chafouin avait bien repéré que le chat était pleutre. C’était un matou pusillanime comme on dit dans le Gard. Après ses ablutions matutinales le Mistigri subodorait que le jeune primesautier sortirait de sa besace quelque sottise ou cruauté à son endroit bien destinée. Quelquefois, à brûle-pourpoint, le garnement approchait une bougie de son pelage. « Ca sent le roussi ! » miaulait-il en son for intérieur et en se carapatant. Il traînait son gros ventre au-dehors de la maison, il fuyait les calembredaines du gamin pour aller s’en plaindre au coq Chantecler qui était du genre mère-poule avec lui.

La maman de Cyrano fustigeait fréquemment son marmouset : « N’as-tu donc dans ton escarcelle que des fariboles et des galéjades ? N’es-tu donc point en âge d’aller courir la prétentaine, de lever quelque jouvencelle callipyge, de trousser quelque domestique, à tout le moins de jouer au docteur avec une péronnelle des alentours ? Je finirai par t’emmener chez la sorcière Bardot si tu continues ainsi à faire dans la zoophilie ! ».

Que vous dire d’autre de Cyrano ? De par Dieu, pas grand-chose ! Je n’ai jamais constaté que l’on eût consacré à un paltoquet pareil une pièce de théâtre, un roman ou un biopic ! L’homme n’avait rien pour lui et mentait à tel point que son nez s’allongeait dès qu’il ouvrait la bouche ! C’est la seule chose qui lui valut de rester, dans des manuels d’histoires littéraires pertinents mais obsolètes, comme celui qui servit de modèle à Carlo Collodi pour son histoire de pantin de bois explorateur de baleines. Si n’était sa patrie périgourdine qui lui dresse statue, on l’aurait totalement oublié, ce matamore de rire !

Car, et bien qu’ayant goût pour le Layon aux côteaux mirifiques, je trouve le Bergerac aussi bien gouleyant ! Et donc, subrepticement, je m’en verse un godet et lève mon hanap bien haut ! Certes pas à sa gloire mais à votre santé à toutes et à tous !

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Ecrit pour le jeu n° 24 de Filigrane d'après cette consigne

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FOLIES MURALES

Si j'écris "acrobate" dessus, est-ce que ça lui fait les pieds, au mur ?

Si j'y lis tant de fautes d'orthographe, est-ce de sa faute, au mur ?

Pour passer de Berlin la sinistre à la Grèce fantaisiste d'Offenbach, grand mur, mue donc !

Aucun de nos murmures jamais ne franchira le mur du son !

Défense d’uriner, défense d’afficher ! Ce n’est plus un mur, c’est un éléphant !

Que serais-je sans toit ? demandait Aragon. Sans porte et sans fenêtres vous seriez, murs, s’il pleuvait, une jolie piscine !

Le mur me pose toujours, à moi, la même question qu’un carnaval : un confetto, des confetti, des confettis ? Un graffito, des graffiti, des graffitis ?

Tous ces mots sur les murs : l’imbécile écrit sur la ville genre « je vous salis, ma rue » ;
Moi j’écris sur la ville mais c’est dans mon cahier genre « je vous rends belle, ma Rennes ».

- Docteur, s’inquiète le mur, j’ai de vilaines plaques sur le ventre…
- C’est pas graff, répond le docteur très af-Léo-fairé. Avec le temps, va, tout s’en va !

C’est comme l’homme politique. C’est pas graff ciment. C’est son job, mon pauvre ! Faut juste pas croire aux pro-messe ni aux contre-vérité.

Dans le mur du théâtre classique Bertolt a ouvert la Brecht de la distanciation.

Construire un mur entre les Etats-Unis et le Mexique, ça coûte combien de briques ?

- Le prisonnier qui fait le mur s’en éloigne très vite alors que nous qui faisons notre boulot nous y retournons tous les jours. Le lundi au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais.
- Une seule solution, devenez maçon ! Ca n’est jamais au même endroit !
- Ou alors allez en prison, allez directement en prison. Ne passez pas par la case « départ ». Ne touchez pas frs 20 000 ni la petite cuillère pour creuser.

- Pourquoi le poète serait-il inspiré par cette image ? Qu’est-ce qui le stimulerait ici au point de pondre des vers bien à soi ?
- C’est que le bombyx du mur y est.

- On introduit l’anglais dans la langue française parce que les mots sont plus courts !
- Ah oui, monsieur Pink Floyd ? "Wall" est plus court que "mur" ?

Sauf accident, les murs d’enceinte ne mettent jamais bas.

Quand on pose la première pierre de la maison du maréchal et que c’est juste un tas de bois, c’est qu’on on ne fait pas dans le solide. Ceci n’est pas qu’une La-palissade, comme aurait dit Magritte.

Celui qui va droit dans le mur, qu’il ne s’étonne pas de prendre un par-paing dans la gueule !

En Chine, c’est duraille d’escalader la grande muraille. Il faut faire preuve de bravitude mais là je ne déraille plus, je raille !

Ecrit pour l'Atelier n° 50 de Lakévio à partir de cette image

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