16 septembre 2013

Trémolat (Dordogne) le 28 juillet 2013 (3)

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Je viens de vérifier sur pagesjaunes.fr ce dont je me suis étonné sur place :

il n'y a plus de boucherie à Trémolat !

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Au-dessus de Trémolat (Dordogne) le 28 juillet 2013

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Connaissez-vous l'Hôtel des Trois canards ?

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15 septembre 2013

LA SAINTE VIERGE

La Sainte Vierge, la maman de Jésus, la pauvre Marie en aurait entendu des vertes et des pas mûres si elle avait vécu plus longtemps. Déjà qu’elle a dû en voir de toutes les couleurs si tout ce qu’on dit sur elle est vrai !

Ce n’est pas moi en tout cas qui jetterai la pierre à la femme adultère, j’aime trop Georges Brassens pour ça et je sais bien qu’il est derrière mais je connais les noms de ceux qui ont commencé pour que je continue. Le plus moqueur est Jacques Prévert dont tout le monde connaît « Je vous salis ma rue » : ah le gros cochon de contrepéteur ! C’est aussi à lui qu’on doit « l’émasculée conception ou qui aime bien châtre bien ». Un drôle de numéro, ce mec-là !

Je ne sais plus ce que j’ai fait pour ma part avec l’immatriculée contraception ni où je l’ai mis et je ne veux plus vraiment le savoir car depuis les lectures de mon adolescence j’ai grandi quelque peu et je ne me réjouis plus de « la passion considérée comme une course de côte » par Alfred Jarry.
Je me retrouve bien plus dans le récit qu’a fait de cet épisode tragique le poète champenois et montmartrois Bernard Dimey. Un temps j’avais tenté d’apprendre ce texte par cœur :

« Tu viens, c’t’après midi à la crucifixion ?
T’as qu’à v’nir avec moi, ça t’changera les idées !
Ta bergère est pas là, profite de l’occasion !
Moi j’ai prévenu Lévy que j’prenais ma journée. »

Et même, en vieillissant, il m’arrive souvent d’entrer dans les églises malgré mon athéisme bien irrécupérable. Je n'emploie pas les mots de Saint-Sulpicerie pour désigner la déco kitsch et tristounette qui encombre parfois certains de ces édifices… « du père et du Saint-Esprit ! » me souffle Jacques Prévert ou son fantôme têtu qui commence quelque peu à faire suaire à la longue.

Mieux, je trouve parfois dans les lueurs des vitraux, dans la projection de leurs couleurs sur les murs ou dans les allées matière à admirer, en tant que photographe, un grand Dieu de lumière et une humanité emplie de bâtisseurs qui n’avaient pas prévu que l’ami Charles Cros et ses contemporains s’acharneraient un jour à l’invention du Kodachrome !

Mais, toujours, à marcher sous l’ogive de certaine cathédrales, dans le sein des églises et des humbles chapelles, quel que soit le style de l’artiste, quelle que soit la matière utilisée pour sculpter la Madone, malgré les sobriquets dont l’affublent Prévert et d’autres hérétiques erratiques ou en toc, je lui trouve, à la Sainte-Vierge un visage inaltéré.

 

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Photo prise en l'église de Trémolat (Dordogne) le 28 juillet 2013

 Ecrit pour l'atelier d'écriture de Villejean le 10 septembre 2013 d'après la consigne : écrire le texte entre l'incipit "La sainte Vierge" et les deux mots de la fin "visage inaltéré" qui en sont l'anagramme.


Un homonyme à Trémolat le 28 juillet 2013

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J'ai un homonyme qui fait des ravages, par ici !

P.S. Pour mémoire, Trémolat est le village où a été tourné le film "Le Boucher" de Claude Chabrol.
La première chose qu'on a faite en rentrant a été de revisionner le dévédé mais les lieux ont beaucoup changé. J'y reviendrai.

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SLAM DU DÉSIR EN AVANT TOUTE

Sur mon calame un slam mité, calamiteux, silex frotté plein d’assurance et d’assonances si ça me tente ?

Bien sûr, mon oncle, un peu mon n’veu et je l’entame comme un rubis, je le sertis comme s’il était destiné à une sommité grandiloquente ou éloquente, une playmate de Sumatra ou une mousmé en mal d’amour et de mots tendres venue se glisser sous ma tente ou dans mon havresac (en scène-maritime).

Freud

Somme toute, que veut-on de nous ? Quel est donc le plan de Sa Majesté ? Que nous dit la voix de Son Maître ? Sommes-nous de simples matous, soyeux, silencieux et doux dont le sommeil tentaculaire ferait naître des désirs fous, des listes de souhaits mal tus sur le divan de l’analyste ? Des rêves si mal fagotés qu’ils auraient l’air de simagrées plus ou moins testostéronées comme Mickey ? Des mots qu’on lancerait d’une voix de Stentor quand la sapine mouille dans l’île de la Tortue ? Bref, t’en veux, Sigmund, des tartines ?

L’homme de l’art sourit et sait bien que derrière ces phrases de mystère il y a de l’inconscient, qu’il y a de la matière et qu’une fois lancée la chenille des mots plus grand chose ne stoppe ma logorrhée de myope.

Car manifestement un sit-in sur matelas avec six militantes à huis-clos mais sans Sartre, tope-là, topless, oui ça me tente, je suis partant et même sans réclamer qu’on reste, sans demander mon reste, je n’en laisserai pas !

MaSorciereBienAimee-MEA

Un slow avec Satan qui se serait immiscé dans l’âme d’une sorcière prénommée Samantha et jouerait du ballet, très smart dans son tutu, oui, cela m’intéresse.

Au sommet de la tête de Samia ma maîtresse déposer une tiare, un diadème de star ou toute autre coiffure qui la rendrait plus grande aux yeux de ces miteux qui parfois nous regardent en sidérés mateurs jaloux de son manteau d’hermine et de candeur, de ses yeux couleur menthe, de ses seins monstrueusement parfaits et de tous ces trésors qui me soutiennent le moral, oui, ça, je le veux fort, moi y’en a vouloir toi pour couvrir ma raison, être à l’abri des tuiles que sème l’existence.

Couronner cette reine, cette sirène généreuse, ce fleuve impétueux, ce Mississipi blanc qui fait la roue à l’aube pour que de ma satire il naisse un grand dieu Pan et que l’on joue des flûtes ou pique des fuseaux vers un monde meilleur, pensez si j’ai envie de le suivre l’alezan qui me tente et me fait d’une détente bondir sur ma moto, faire vrombir le moteur et laisser mal finir le slow de Marylou : j’ai toujours mal aimé le passage à Nivôse après les étés chaud qui vous ont mis en train.

Quetzal

Mais quoi ? Ce monde tarte est-il voué toujours à emplir cimetière ? Au théâtre simiesque d’Hermès et de Pluton, à l’envers du mirliton, aux hécatombes militaires, pourquoi faut-il toujours que nous nous limitions ?

Ce qui nous tente, faisons le : relevons les défis et réalisons-nous, posons sur le muret ce qui plombe nos vies et partons conquérir comme l’oiseau Quetzal l’épanouissement total !

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 9 septembre 2013 d'après cette consigne.

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99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. XIV, Néologismes

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Alors tous les arbres frémissent, le grand véréfour qui porte le nid retient son souffle ; se referment les tapinoufles et les ronils à pois bleus s'évanouissent car jamais en cette contrépétrie d’effroi on ne vit pareil harnachement à un vertugredin.

Sa cavale d’abord, à la robe caparaçonnée d’arvers, semble très inédite : elle piaffe d’archifougue et gerbedécume aux nazebroques. La princefesse que l’hérosantidote vient sauver des griffes du dragontrançonneur n’en revient pas. Le léquidé vaillant semble doué de parole et son chevaliaucheur joint le rutile à l’agréable, question zyeutage. Mais seront-il assez costarcostauds, cachevalier et monture pour vaincre le bestial ?

C’est qu’on en a vu défiler des présomptueurs et des sivains dont le cracheur de feu n’a fait qu’une bouchée mais ce vertugredin-là semble d’une autre marietrempe.

Les désossetilités dont elle, la princefesse, est l’enjeu ne tardent point d’ailleurs à s’engamélanger.

Georges de Lydadirl à dada – car c’est bien de lui qu’il s’agite –sort sa colicauchemarde et en fiche un grand coup dans l’oeiltorv de la bête.

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En retour le crachebousin pyrocrashe mais la cavale-star n’a pas été nourri à la petite bière. Le léquidé en pétard jeumpe par-dessus les flammèches.

Georges lance un deuxième assaut et qui n’est pas de courtoisie. Il tambourpiffe les écaillharissures, il tranchetronche à tout va, il déshydrate de l’herne à ne plus savoir où amidonner de la tête. Bientôt le bestial entailladé paindépisse le sang de partout. Dans un dernier sursaut il fait jaillir de son mâchecoulis une dernière pétarasade de pestepétrole enflammé. Mais le cachevalier est déjà descendu de son Jolisauteur et grimpant tout le long de son échine à pied, il lui troue le conservelas d’un grand coup de ramasse-bourier.

Le dragontrançonneur sonné chancelle du Colbacktowhereyouoncebelong puis s’écroule d’un seul coup aux pieds du Souveraindanlfroc qui n’en revient pas.

Alors les circonspectateurs se lâchent ! Ils poussent un grand charivhourra, portent l’hérosantidote en triomphe et viennent le déposer aux pieds de la princefesse pour la grande aubescène du deux.

- Maintenant vous êtes mienne, dame Cucunégonde, déclare le gagnagalant à la belle, puisque vous étiez le bélenjeu de ce combat. J’ai bien hâte c’est vrai que nous nous ébatifolions sous votre baldaquin mais avant que je soye d’une humeur fortaquine, mon estomac crifamine. Vous voudrez bien vider la bête et m’en cuire les partigrasses. Pendant cestuy temps que cela cuillera, votre paternul et moi-même allons zapouiller devant ménestrelles et tapeurs de baballes. Surtout, réservez-moi les solilesses, Mapoulette !

Facrotale erreur d’aspicologie !

La princefesse s’empare d’un grand couscoussier de marque Marmitondorg et le lui balance en travers du frontal pas à l’Apache.

- Hola Machoguilhomme, on ne m’a pas demandé mon sentiment et je ne suis poinct du genre à en faire. Nenni suis le grolo du loto, la falote du phallo, le cache-pot du charlot ! Damnature sur toi pour ces puanpropos !".

Elle l’éméleftourbit, le matducouloire, l’ourlette, l’upperpacute, le chassériaute et l’isaure par la fenêtre.
Se relevant du tadpurin dans lequel il est chu, il lèvepouce et dit :

- Poinct ne battrai femmenifleur en reprépousailles, ce n’est point dans mes uscoutumes, je prèfère laisser péronchonnelle à paternul. J’ai dû me tromper d’espastempe ! Ou alors estions ici en pays de galette complète Mandingue ? Je préfère m’esbigner les rougnolles avant qu’il ne m’en outrecuise plus ! Adieu vat, follegensses !".

Et de fait tandis qu’il s’éloigne dans le soleil couchant en chantant « Aïe ! Me poure l’aune, zoo me nuit, Saint-Georges suis » les Libyens trop affamés déchiquètedugrallent la carcasse du monstre pour transformer les écailles en porte-clefs alors que ni serrure ni clé n’ont encore été inventées en cestuy temps et découpent l’amibidoche de ce gros mouton pour en faire haricomestible.

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- Si tu veux mon avis, cow-boy, lui confie un peu plusloin sa cavale, il y a une Gilberlafaille dans le continuum spécieux-temporal. Va savoir, si j’en juge d’après la façon dont je claudikadicke, si nous ne sommes pas dans un univers paracoudanlèle ! Peut-être même erratiquons-nous dans une nouvelle de Joe Krapov !

- Par Tout Matisse et Bel Eros ! Si tu as raison, Jolisauteur, dis moi donc ce que j’ai fait au Seigneur pour mhériter cela ?

- Je ne sais pas mais vlà l’boute, dit le cheval en partant au gallo.

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 Ecrit pour le Défi du samedi n° 263 à partir de cette consigne.

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14 septembre 2013

Maltraitance envers Isaure Chassériau à Rennes le 14 septembre 2013 (1)

Isaure pop art

Je suis en retard ! Je suis en retard ! Je fais à nouveau trop de choses, mais comme c'est pour le plaisir, je n'ai pas à me plaindre ! Je n'ai donc pu examiner que ce matin le nouveau gadget que "ma bien-aimée soeur jumelle du web", Mrs Iowagirl, notre Joye préférée, a présenté sur son blog hier matin. Je n'ai pas pu m'empêcher de perdre encore du temps ce matin pour tester avec ma chère Isaure la palette d'effets proposée. Waooh ! Ca en jette !

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Maltraitance envers Isaure Chassériau à Rennes le 14 septembre 2013 (2)

Isaure dollar

J'ai bien essayé d'"Obamaniser" comme demandé la photo d'Isaure mais ça n'a pas marché. 
Par contre ceci n'est pas très éloigné du résultat escompté ! ;-)

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