27 mars 2018

Quelques images de "Rue des Livres" à Rennes le 24 mars 2018 (3)

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Ah, je la connais, elle ! La petite sirène, d'Andersen !

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Dites donc, les gars, c'est pas plutôt une jument qui est verte chez Marcel Aymé ?

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Quelques images de "Rue des Livres" à Rennes le 24 mars 2018 (4)

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Quand un bouffon du roi dédicace son livre à un autre bouffon du roi, ça donne ça :

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- Mais il est complètement fou, lui  !
Je lui achète son livre et voilà qu'il écrit et dessine dessus !

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25 mars 2018

LES TROIS SOLEILS DE RUDISLY

Lakévio 101 Nicolas Ordinet 119154034

Sur la planète Rudisly, il y a trois soleils. C’est pourquoi un Terrien par exemple ne comprendrait rien aux ombres que l’on voit sur cette photo. Dans le système planétaire de la Terre il n’y a qu’un seul soleil qui joue à cache-cache derrière des Trénets de nuages avec un satellite de la Terre nommé Lune.

Les femmes de Rudisly ont les lèvres blanches. Elles sont faciles à soulever parce qu’elles pèsent le poids d’une plume. On est obligés de les lester avec des chaussures à hauts talons aimantés. Le sol de Rudisly est entièrement métallique.

Elles sont faciles à soulever ! Encore une phrase qui va beaucoup plaire sur Centralma ! Sur la planète Centralma la congrégation des H-tagueuses a pris le pouvoir. Là-bas on ne plaisante plus avec la séduction.


Ce tableau est signé Nicolas Ordinet

C’est pour cela qu’on voit plein de Centralmiens sur Rudisly. On les reconnaît à leurs jambes flageolantes, à leurs pantalons flous et à leur costume traditionnel, le Kost ar ch’ravat dans lequel ils sont engoncés.

Il est très difficile de séduire une Rudislyenne, surtout quand on est un Centralmien. Malgré les trois soleils les Rudislyennes sont d’une froideur de statue, d’une dignité de déesse, d’une aridité quasi-Bergmanienne. Jamais leur esprit ne s’échauffe, jamais elles ne manifestent passion ou emportement. Mais c’est justement pour cela qu’on vient les voir. On n’a pas dans l’idée de les séduire mais de se faire séduire voire conquérir par elle.

C’est ce qu’on vient chercher dans cet univers-là. On trouve les Rudislyennes dans les galeries marchandes où elles font semblant de s’intéresser aux livres de l’e-bookinerie du Centre ou aux vitrines de chaussures à semelles aimantées. Mais en vrai elles attendent le client.

Il suffit de s’approcher d’elles et de demander « Puis-je vous offrir un café et cinq cents crédits ? » pour qu’elles lèvent le regard vers vous, et sans ciller, ouvrent leur sac à main en tendant leur menotte. Clic clac, c’est simple comme un coup de téléphone. Une fois transférés les crédits, vous êtes pris. Elles vous emmènent tranquillement à l’astroport de Champlibre.
Vous vous asseyez avec elle au bar, commandez un cocktail R2D3 du B-Ring ou un cappuccino d’Alpha du centaure pour vous et un café pour elle. Vous jouissez tranquillement des jeux de lumières des trois soleils sur la salle de décollage et sur le paysage extérieur en laissant monter la fièvre à l’intérieur de vous. Lorsque sa tasse est vide la Rudislyenne vous demande dans quel plan de réalité vous voulez sauter. « Celui du haut ou celui du bas ? ».

Une fois que vous avez répondu elle se lève, vous prend la main bien fermement et elle ôte ses chaussures. Puis vous passez par la fenêtre.

On n’imagine pas la force que possèdent ces femmes. Elles peuvent soulever jusqu’à cinq-cents kilos d'une seule main sans une seule marque d’effort. Pour la suite, je ne vous fais pas la retape, vous avez lu comme moi le dépliant publicitaire. Les paysages que vous traversez avec elle sont de toute beauté : ce sont des reconstitutions d’après photos de lieux idylliques de la planète Terre aux XIXe et XXe siècle. Le meilleur moment de cette balade romantique et silencieuse est cependant celui où elle vous transperce le cœur avec la pointe de son drapeau. Ca vous glace le sang d’un seul coup d’un seul mais après... quel bonheur ! Si vous avez choisi le paysage du bas, vous revenez en marchant sur l’eau. Si vous êtes dans celui du haut vous voletez au-dessus de la forêt en compagnie d’oiseaux de toutes les couleurs.

Quand vous vous retrouvez à Champlibre, la belle remet ses chaussures et vous demande : « Alors ? Heureux ? ». Personne n’a jamais répondu autre chose que : « Oh que oui ! ».

Quand ils réintègrent Centralma ces messieurs troquent le kost ar ch’ravat pour la chemise blanche à col ouvert vendue par les e-magasins de Bernard-Henri Lévite. Quand ils croisent une H-tagueuse ils se remémorent leur Rudislyenne et ils murmurent tout bas : « Merci à toi, chère impératrice Catherine II-9 d’avoir inventé cette planète magique !». Un autre avenir commence pour eux.

Et après la vie continue, « un peu plus souriante aujourd’hui qu’hier et bien moins que demain » comme disent les habitants de l’Optimistan.

Ecrit pour le jeu n° 101 de Lakévio d'après cette consigne

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24 mars 2018

DOLLY 1925

Est-ce que c’était une bonne idée de prendre un taxi ? se demande Josette. En même temps Pascal était arrivé en retard de son conseil d’administration. Or on avait réservé une loge à l’opéra et les musiciens, cantatrices et ténors ne vous attendent pas pour commencer la représentation.

N’en déplaise à Monsieur Bienvenuë – de l’indulgence, Fulgence ! – un P.D.G. et son épouse n’ont pas à se mêler aux pue-la-sueur dans son métropolitain parisien ! Alors oui, un taxi. Mais ça lui prend la tête à Josette, cette indolence slave, ce flot roulant de jérémiades nostalgiques qu’ils vous déroulent maintenant, les cochers de fiacre moderne !

- A l’opéra, chauffeur ! ordonne Pascal d’un ton détaché.

- Opérrrra ! Trrrrès bien, opérrrra ! Chez nous trrrrès beaux opérrrras aussi ! Borrrris Godounov ! Moussorrrrgsy ! Prrrrince Igorrrr ! Borrrrodine ! Le coq d’orrrr ! RRRRimsky-Korrrrsakov ! Mais ici, Frrrrance, pourrrr pauvrrrre chauffeurrrr de taxi, opérrrra coûterrrr brrrras ! Quoi vous allerrrr voirrrr, ce soirrrr?

- Carmen, de Bizet.

- Trrrrès rrrréussi aussi ! Opérrrra prrrréférrrré Tchaïkovsky ! Jolie dame de pique, Carrrrmen ! Et Don José, trrrrès rrrrigolo ! Parrrrle moi de ma mèrrrreuh ! Quand moi avais château, chez nous, trrrrès sainte RRRRussie, moi rrrrecevoirrrr aussi beautés rrrresplendissantes comme Carrrrmencita ! Tisseuse de Beaurrrregarrrrd, Mapie Maporrrrovna, Lirrrra Pavlovna, Annick de Sainte Beuve ! Iosif ilarrrrionovitch oncle de Célestine de Beaurrrregarrrrd. Chez nous, autrrrrefois, mangerrrr caviarrrr à la louche ! Zakouski, pirrrrojki, vodka, vatrrrrouchka ! Rrrréceptions moi coûterrrr un brrrras ! Mais jamais crrrritiquerrrr nous ! Toujourrrrs arrrristocrrrratie trrrrès classe ! Prrrrince Tiniakovitch tenirrrr jambe à moi ! Coude à coude générrrral Stouf et astrrrronome Arrrrpikov se fendrrrre les côtes ! Mamée de Laville de Poussy prrrrendrrrre son pied danserrrr quadrrrrille bal à nous. Beaucoup arrrrtistes aussi : Marrrryline Dix-huit, Tomtom Krrrrouz, Emma Trrrriochka, Jacou Krrrrokantovitch…Danseuse Gene M. avec ami Amérrrricain « Captain Vegas ». Magicien JCP toujourrrrs tirrrrerrrr verrrrs du nez ! Hélas, tout cela terrrrminé maintenant ! Pauvrrrre de nous ! Malheurrrr tombé dessus ! Nous prrrris jambes à nos cous ! Devoirrrr fuirrrr, laissé tout ça aux rrrrouges ! Epouvantable calamité ! Horrrrrrrribles bolcheviks ! Equipe brrrras cassés ! 

Il 2018 03 12 Le retour du comte krapov

- Il va nous casser les oreilles encore longtemps, ce cosaque ? demande Pascal à Josette.

- Mais nous avoirrrr tête surrrr épaules ! RRRReparrrrtirrrr forrrrce poignet ! Vie nouvelle en Frrrrance pas mal non plus ! Iosif aimerrrr conduirrrre auto RRRRenault dans Parrrris ! Et Marrrrina Bourrrrgeoizovna devenue danseuse légèrrrre Folies-Berrrrgèrrrres ! Jolies amies frrrrançaises ! Gaîtés parrrrisiennes ! Vive la Frrrrance ! Petit bleu ! Place Blanche ! Moulin rrrrouge ! Et dimanche guinguettes Nogent ! Petit vin blanc ! Tonnelle ! Dommage nous pas rrrretrrrrouve ici Marrrrité RRRRoumanoff pourrrr aiderrrr nous quand galèrrrres misèrrrre migrrrration. Coûterrrr brrrras à nous !

Josette a tiqué en entendant les deux derniers noms mentionnés. Ça lui a rappelé son temps d’avant à elle. Se pourrait-il que ce russe blanc, avec son air de titi parisien et sa dégaine de prolétaire lambda soit le fameux comte Krapov chez qui sa copine avait table ouverte quand l’une et l’autre étaient jeunes filles au pair chez la vieille Roumanoff ? Elle se souvient qu’elles lui chouravaient ses invitations pour aller parader dans le grand monde moscovite ! La Roumanoff, rigolaient-elles, on ne lui dit pas tout ! Qu’a-t-elle bien pu devenir, la Marité ? A-t-elle fait son chemin, elle aussi ? Mais elle n’a pas le temps de demander confirmation au chauffeur qui vient d’arrêter son véhicule devant le palais Garnier.

Pascal D. descend et tandis qu’il règle la course en pestant « Dites-donc, ça coûte un bras de prendre le taxi, maintenant, à Paris, espèce de roublard ! On va tous finir manchots empereurs, avec vous ! » elle sort un gros billet de son réticule et, une fois sortie du taxi, le glisse discrètement dans la main de l’ex-comte qui ne comprend rien ni au geste ni à ce qu’elle lui dit :

- C’est votre pourboire ! Je crois que ma jeunesse vous doit beaucoup de fous-rires, monsieur le comte Krapov ! ».

Le couple monte les marches de l’opéra et disparaît à l’intérieur. Pendant ce temps le chauffeur balbutie :

- Toi me connaîtrrrre ? Ca alorrrrs ! Brrrras à moi tomberrrr !


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 19 mars 2018 d'après cette consigne


P.S. 1 Il s'agit du quatrième épisode d'un feuilleton démarré par Célestine et poursuivi par Marité puis moi-même sur le site des Impromptus littérairres. Marité vient de publier le cinquième épisode ici ! Gageons que ça ne s'arrêtera pas là !

P.S. 2 Le titre de cet épisode n° 3 est emprunté à cette chanson de Ricet Barrier et Bernard Lelou :

RÉÉCRITURE CIRCASSIENNE D'UN CHEF-D'OEUVRE PISCÉNOIS

DDS 499 funambule supertramp

- J’ai beau être sous ta férule,
Ma chère maman que j’adule, 
Je ne veux pas faire funambule !
Très peu pour moi !

Depuis cet étroit monticule,
Sur le fil d’une tarentule
Avancer comme un somnambule ?
Très peu pour moi !

Ca fait frissonner les globules
D’une populace incrédule ?
Ca relève des travaux d’Hercule ?
Très peu pour moi !

Il y a parmi ces minuscules
Un détestable groupuscule
Qui attend juste que tu bascules !
Très peu pour moi !

S’écraser en tas de fécule,
S’accidenter au crépuscule,
S’éparpiller en particules ?
Très peu pour moi !

Je ne connais pas la formule
Pour se changer en libellule !
Et casser mes jolies rotules,
Très peu pour moi !

- Arrête ce conciliabule
Qui nous brise les testicules !
On a compris ton préambule,
Vieille tête de mule !

N’empêche, pour gagner ton pécule
Et faire claper tes mandibules
Faut autr’ chose que tes opuscules
De poésie, vieux ridicule !

Arrête de nous faire une pendule,
T’impressionnes pas la pellicule !
T’es jamais qu’un ancien ovule !
Numérote ton matricule !

Tu vas pas t’dorer la pilule
Jusqu’à ce que vienne la sainte-Ursule !
Dis-moi donc, triste noctambule,
Espèce de crapule à pustules

Qui bulles sans aucun scrupule, 
Ce que tu veux faire comme boulot,
A part fainéant majuscule,
Dans notr’ petit cirque ambulant ?

- Moi, je veux jouer de l’hélicon !
Pon pon pon pon !
 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 499 à partir de cette consigne : funambule


22 mars 2018

UN MARCHÉ PAS COMMUN

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Bonjour, l’entrée dans un monde robotisé à plein !

Un jour, bientôt, demain, j’en ai la certitude, le cabas fou ira faire les courses tout seul !

A force de poser le numérique au pavillon des vases de Sèvres comme le nouvel étalon or, à force de nous planter l’aiguille de la connexion permanente dans une veine de l’oreille droite, on va finit par se choper des étiquettes comme des choux fleurs. On ne pourra plus passer les portes, on sera tellement branchés sur partout qu’on ne sera plus qu’un amas de données en tas dans nulle part.

On n’est déjà plus capables de savourer un trajet de bus ou de train en silence, d’aller à pied acheter son basilic au marché d’en bas : un clic de la souris ou deux tournages de pouces sur l’écran tactile du smartphone et tu peux te calfeutrer chez toi pour t’abreuver de séries, on va te la livrer ta feuille de verdure avec la pizza ou le burger qui fait ton bonheur.

Je ne te reproche rien, Modernité de mes deux, sauf que je n’ai pas besoin de tes salades, de ta malbouffe puante et de ta mobilité numérique !

Avec toi, plus besoin de pneumatiques, on roule déjà sur la jante ! Demain le cabas fera tout pour nous. Il ira pointer à Pôle emploi, il partira en vacances en nos lieux et places.

Et quand, à force d’ignorer la réalité de nos semblables, on n’aura plus envie de faire l’amour qu’avec des androïdes, le cabas fou, le cabas foutra…

Le cabas foutra…

Le cabas foutra…

Le cabas foutra le camp de ce monde pourri pour créer sa propre communauté.

Et pour lui pas de souci ! Ca marchera comme sur des roulettes !

Ecrit pour Treize à la douzaine en partant de la liste n° 2

HUIT CARTES POSTALES AU HASARD

01 Mariage (Jean-Piere Collet)

« Mariage : pendant des années, nous nous sommes aimés. Je veux dire, ce me semble puisque nous avons regardé ensemble dans la même direction. Celle de la télévision .» Cette référence à Antoine de Saint-Exupéry est signée Jean-Pierre Collet. Elle est extraite de « Chant du naïf ». C’est une carte postale éditée par Dossiers d’Aquitaine, 5, impasse Bardos à 33800 Bordeaux. Mes enfants la trouveront peut-être un jour, bon ou mauvais, dans mon grenier. Les jeunes gens ont toujours eu de drôles d’idées de farfouille ne serait-ce que pour dénicher du « vintage ». Moi-même qui le suis beaucoup resté aussi, jeune farfouilleur, j’ai bien eu l’œil attiré par un bloc-éphéméride Yvon de 1952 ! Qu’en ai-je fait ? Que feront-ils de cette carte ? Pourquoi l’ai-je gardée ? Elle ne s’applique pas à notre couple : nous n’avons jamais possédé de téléviseur !

Cocorico ! On change de carte !

 

03 Le Papy dans sa remise par Sven Nordqvist

D’ailleurs la carte suivante représente notre fils en train de pester contre cet héritage plutôt pourrave. Il a l’air d’un petit vieux mais c’est normal, docteur ! Je n’ai pas prévu de décéder avant d’avoir atteint l’âge de 117 ans, c’est pourquoi il a quelque chose comme 88 ans sur cette image dessinée par Sven Nordqvist. Je tiens à lui signaler par avance ici que « les pots de peinture, ce n’est pas moi ! ». C’est sa mère avec son souci de vivre toujours dans un endroit propre et nickel chrome. Si je l’avais écoutée, on aurait déménagé tous les cinq ans, juste pour le plaisir de remettre un logement à neuf ! D’ailleurs, c’est ce qu’on a fait au début ! Je considère même comme un miracle d’avoir réussi à stabiliser l’affaire à partir de 2002. La boîte à outils, c’est elle aussi. Moi je sais tout juste changer une ampoule. Comme Tarzan, qui doit appeler sa compagne quand son lampadaire s’éteint : « Allô, Jane ? » Passons. On voit aussi sur l’image tout le barda qu’on a récupéré dans la cave de ma belle-mère et dont on n’a jamais réussi à se débarrasser. Excepté l’éphéméride de 1952 quand même !

Cocorico ! On change de carte !

 

02 Le Rialto par Canaletto

Je plaide coupable, en revanche pour la série d’aquarelles de Venise ! Elles n’ont certes pas la finesse des tableaux de Canaletto, le toucher génial et impressionniste de Guardi mais j’ai toujours tout fait en amateur dans ma vie. Et ça aussi, la peinturlure j’ai arrêté avant 2002. Peut-être bien qu’elles ont souffert, ces peintures vénitiennes et que le papier se gondole ? Warf Warf ! Mais je me souviens que certaines personnes les aimaient bien. Bien sûr ça n’a rien à voir avec « du James Koons » mais il n’a jamais été question de vendre mes productions. Même si à une certaine époque j’ai été auto-éditeur à Sablé-sur-Sarthe, chez l’inénarrable François Fillon. Ça m’a suffi !

Cocorico !

 

04 Batz-sur-Mer

Pour ce qui est des photos, ça devrait aller ! Avec un peu de chance, j’aurai tout numérisé. Il faut dire que j’ai fait mon miel de tout ce que j’ai vu dans ma vie. Cela donne des petits tas de sel qui ne servent à rien, des brassages d’air à la Don Quichotte, une palanquée de siestes imaginatives sur les plages de Bretagne. Le temps passe et un jour vous avez cent ans et des brouettes ! Tournent les ailes du moulin de Guérande, comme chantait Gilles Servat ! Ca ne manque pas de sel de se croire immortel. Marais salant, ça l’est, marrant !

Cocorico ! dit le téléphone qui rythme ce logorallye !

 

 

05 Bretagne vieux gréements

 Veuillez agréer, mes chers enfants, avec ces désagréments que nous vous laissons (une maison à vider, pas de pognon à en tirer puisque tout est dévalué avec le temps) cette impression de vieux gréements en bout de course. Mais moi, vous le savez bien, je n’ai jamais eu l’intention de quitter le navire, de mettre les voiles ! J’ai mené ma barque comme j’ai pu, prudemment, en essayant de ne pas trop ramer et j’ai fait en sorte que ma coque ne s’abime pas sur les rochers.

Coque ? Cocorico !

 

07 Réseau star écologiqueJe n’ai jamais eu à répondre à cette question : « Que faire ? Vivre à Rennes ou partir ? » Ma star préférée c’est le réseau métro et bus de cette ville. Maintenant qu’on ne trouve plus dans les métropoles de voitures individuelles et que les transports en commun sont gratuits, avouez que c’est quand même bien pratique la ligne C du métro pour aller balancer tout notre grenier à la déchetterie de Villejean, non ? « Chez lui, dit la carte, rien ne se jette, tout se trie, se recycle, il est très attaché à la préservation de l’environnement ». Ca se recyle vraiment, soixante-dix ans de krapoveries ?

Cocorico ! Atchoum ! Ah la poussière qu’on remue !

 

06 les métiers de l'opéra le librettisteL’avant-dernière carte du paquet est un bon résumé. Il était une fois un mec qui avait des lunettes et qui écrivait dans des cahiers à petits carreaux des choses comme : « Toutes les cinq minutes, le téléphone de Brigitte sonnait. Elle avait choisi comme sonnerie pour cet engin le cri de cet ineffable jeune coq gaulois qui chante clair et fier sur un tas de fumier, se pavane à l’Académie française, ne fréquente que les premiers de cordée et pérore sur les gares où, d’après lui ceux qui ont réussi croisent ceux qui ne sont rien.

Cocorico final !

 

08 Ateliers de Rennes« Le rapport du Club de Rome « Halte à la croissance » (1972) pointait déjà les conséquences négatives du développement sans limite. Décroissance : utopie d’aujourd’hui ou contrainte de demain ??? » François Deck et Francis Voisin [[[[[

Le projet du Générateur de problèmes[[[[[ est de révéler des écritures prenant en compte le travail, thème des Ateliers de Rennes, Biennale d’art contemporain.

Bon ben voilà, c’est fait ! J’ai assez travaillé pour aujourd’hui ! Je suis mort ! Qui qui dit mieux ? Demain sera un autre jour ! Va te coucher, le coq !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 20 mars 2018
d'après la consigne ci-dessous

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CONSIGNE D'ECRITURE 1718-22 DU 20 MARS 2018 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

Logorallye des huit cartes postales



L'animateur remet à chaque membre de l'atelier huit cartes postales.
Il est demandé de les battre comme un jeu de cartes à jouer
puis de les poser sur la table face retournée.

On retourne ensuite la première et on commence à écrire
en s'inspirant de ce qu'elle représente.

Toutes les cinq minutes le télépohone de dame Brigitte
fait entendre sa sonnerie (un glorieux chant du coq !).

On retourne alors la carte suivante et on poursuit son texte
en y ajoutant des éléments piochés sur la nouvelle carte.

Ainsi de suite jusqu'à épuisement des huit cartes.

05 Bretagne vieux gréements

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Déambulations rennaises du 9 au 17 mars 2018 (5)

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Trouver un sens à "sionnel" ?

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Quand je passe ici maintenant c'est que je fais le trajet de la bibliothèque de Bourg-L'évêque
à celle des Champs libres. On est là sur le pont Bagoul.

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Déambulations rennaises du 9 au 17 mars 2018 (6)

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Il ya des gens à qui je devrais décerner le diplôme d'honneur de Rennes-en-Délires !

Mister MC, par exemple !

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