21 décembre 2021

Choses vues à Rennes le 18 décembre 2021 (4)

2021-12-18 - 285 45

2021-12-18 - 285 46

2021-12-18 - 285 47

2021-12-18 - 285 49

2021-12-18 - 285 51

Posté par Joe Krapov à 08:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


20 décembre 2021

Choses vues à Rennes le 18 décembre 2021 (1)

2021-12-18 - 285 5

Ce matin-là, on a découvert le nouveau manège installé sur la place Sainte-Anne par M. Régis Masclet.
Je crois me souvenir que je l'ai déjà vu une année à Noël place du Parlement. Mais je ne me lasse jamais de photographier les manèges et carrousels ainsi que leurs délicieux frontons.

2021-12-18 - 285 6

2021-12-18 - 285 8

2021-12-18 - 285 14

2021-12-18 - 285 17

Posté par Joe Krapov à 10:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 décembre 2021

E= MC2 MON AMOUR

Jeu 71 de la Licorne - bisou

Entre deux bisous sur la bouche, les enfants qui s’aiment se disent des mots doux sous l’évier.

- Comme je t’aime, mon théorème !

- Tu es ma seule et unique muse, mon hypoténuse !

- Je t’adore, mon Pythagore !

- Je te trouve suprêmement belle, mon isocèle !

- Oh comme tu m’obsèdes, mon parallélépipède !

- Que tu es intelligente, ma jolie tangente !

- Tout me plaît dans ton physique ! Si je m’écoutais, je t’écrirais des quantiques !

- Tu me démultiplies, ma trigonométrie !

- Tu me fais monter au ciel, mon gros exponentiel !

- Si tu savais comme je te calcule, mon intégrale !

- Tu me fais vibrer le plexus, mon savant Cosinus !

- Je te désire avec passion, mon équation !

- E = MC2, mon amour !

- Aplusbégalix, le combat des chefs !

- Mon penchant pour toi forme le même angle avec le sol horizontal que la tour de Pise !

- Permets donc que je te bise !

- Pi = 3,1416 !

- Permets donc que je t’appelle Thérèse et que je t’écrive une lettre à Elise, mon trapèze !

- Mon angle obtus, tu me mets le feu aux joues !

- Tu me donnes des transes, ma circonférence !

- Je te chéris, mon décamètre !

- T’aimer me donne des ailes, ma belle parallèle !

- Je te vénère, mon octogone même pas Lyonnais !

- Si tu savais comme bien je te blaire, ma douce perpendiculaire !

- Bon c’est pas le tout ça, Daniel ! Tu la sors de son étui, la chignole et on le fait, ce trou ? Sinon je vais penser que ta méthode mathématique n’est rien qu’un tuyau crevé !

La maman de Daniel entre dans la pièce et s’écrie :

- Mais enfin ! Qu’est-ce que vous faites sous l’évier, les enfants ?

- On essaie de résoudre le problème de maths que nous a donné notre maître, Monsieur Einstein !

- Et quel est-il, ce problème ?

- « Un lavabo fuit à la vitesse d’un cm3 par minute. Sachant que le TGV qui met 3 heures 23 pour aller de Paris à Marseille part de la voie 9 à 8 h 47, dites au bout de combien de temps l’escargot atteindra le sommet du panneau et, sachant que tout est relatif, donnez l’âge exact du capitaine du Titanic né le 27 janvier 1850 à Hanley au moment où le lavabo débordera et où l’iceberg percutera le navire, faisant chuter l’escargot et dérailler le train. ».

- Et vous avez besoin de faire un trou dans la tuyauterie pour ça ? Daniel, va me ranger cette chignole immédiatement dans la caisse à outils de Papa et toi Lauren, il est l’heure de rentrer chez toi, maintenant.

- Bien, Madame Michon ! A demain Daniel ! A demain Madame Michon !

Lauren sort et Daniel remballe ses outils.

- Surdoués ! Surdoués ! maugrée Madame Michon. Je veux bien l’admettre puisque les psys le disent. Mais j’ai surtout l’impression qu’ils sont surdoués pour les conneries, ces deux-là !

 
Ecrit pour le jeu n° 71 de Filigrane (la Licorne) à partir de cette consigne.

Posté par Joe Krapov à 09:10 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags :

18 décembre 2021

KYRIE ELEISON

Quelle kyrielle de fous-rires n’a-t-on pas entendue ce soir dans mon «home sweet home» tandis que je cherchais, dans les archives du Défi du samedi, sous la catégorie «Joe Krapov», une photo qui ne s’y trouvait pas !

En ai-je déposé, au fil des ans, des bêtises chantées, écrites ou déclamées, des photos drôles, des collages, des lettres à Rimbaud, des rêves de Marcel P. et des exercices stylistiques autour de Saint-Georges et de ses dragons ! Et qu’est-ce que c’est drôle pour moi de les relire ou réentendre !

Inquiétez-vous, braves gens : ce n’est pas fini ! Je suis en excellente santé et toujours aussi prolixe de la plume ! Et le taulier ne me met pas dehors même si je reste jusqu'à la fermeture le vendredi soir !

Simplement je suis étonné par la kyrielle de vidéos qui ont disparu de la plateforme de M. Youtube tout comme par l’inefficacité, désormais, du moteur de recherches de M. Google qui semble avoir désindexé beaucoup de mes photos et ne ramène que peu de résultats sur des recherches d’images.

Mais bon, c’est la vie, tout passe, tout casse, tout lasse.

Parmi les fous-rires que je me suis payé, il y a surtout eu la disparition «partielle» de « (Mon cul) Sur la commode » de Jeanne Aubert.

Figurez-vous que cette vidéo n’est plus visible "que sur Youtube" parce qu’elle est «soumise à une limite d'âge (conformément au règlement de la communauté)».

https://www.youtube.com/watch?v=Z9FLsIqsTEE 

 

DDS 694 Rene-Magritte-Le-violC’est quoi cette kyrielle d’hypocrisies ? Y a-t-il là-dedans des seins à couvrir que nous ne saurions laisser voir à nos enfants ? Des seins non mais des culs, oui ! Dans ce cas couvrons, coupons, cachons, Dame Anastasie ! Mais non, on ne censure pas ! Les «kids» peuvent continuer de voir la vidéo... sur Youtube mais pas sur le Défi du samedi !

Ma vidéo sur «Nagasaki ne profite jamais» de Sttellla a subi le même sort ! Parce qu’on y voit le tableau «Le viol» de Magritte ! Excellent !

Je ne sais pas si j’ai bien raison de rire, en fait. On a les talibans qu’on peut mais surtout les nôtres sont, à mon humble avis, en train de se déclarer propriétaires du travail des internautes sans que nous ne puissions rien dire « au nom de la bonne moralité » et du « règlement de la communauté » établi par eux.

Ca fait penser aux clauses d’utilisation de Google photos où l’on peut lire que cette maison s’approprie le droit d’utiliser les photos que nous déposons sur leur plateforme pour un simple partage avec nos proches ! "Par le biais de cette licence, vous autorisez Google à utiliser vos droits de propriété intellectuelle sur vos contenus (tels que les droits d'auteur et les marques enregistrées), ainsi que les droits immatériels que vous détenez sur vos contenus (tels que les droits à l'image)".

Je ne sais pas si ce n’est pas une kyrielle d’énervements des nerfs qui va succéder à celle des fous-rires !

En tout cas, j’ai fini par retrouver la photo du mec qui joue de la guitare avec des lunettes à monture d’écaille, la raie à gauche et le pull à lignes horizontales.

Je ne sais pas non plus si, par décence, je ne devrais pas moi-même la censurer ! ;-)

DDS 694 JK 110309692

Ecrit pour le Défi du samedi n° 694 d'après cette consigne : kyrielle

Posté par Joe Krapov à 06:27 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,


15 décembre 2021

SOUS LA PLUIE

210722 Nikon 082 recadrée

Ils me plaisent bien, ces deux-là ; je leur adresse mes vœux muets de bonheur tandis qu’ils tournent dans la rue Dupuis, pressent le pas sous l’averse qui éclate.

Et puis non, tiens ! Je vais aller leur dire tout de go qu’ils ont raison de s’aimer malgré les bonnes sœurs qui vous confisquent « Madame Bovary », malgré les curés qui mettent Emile Zola à l’index et l’index où il ne faut pas, malgré les talibans et les pétainistes.

Alors moi aussi je tourne dans la rue Dupuis et là j’ai la surprise de ma vie ! Je ne suis plus à Paris, je suis au Japon ! Les enseignes pleines d’idéogrammes clignotent, se reflètent dans les flaques. La pluie a constellé mes lunettes de gouttes qui me donnent une perception hamiltonienne du dépaysement soudain. Et malgré cela, le couple de jeunes gens, je l’identifie : c’est Pierre et Manon !

Qu’est-ce qui est arrivé à la rue Dupuis ? Suis-je tombé avec elle dans une faille spatio-temporelle ? Est-ce parce que j’ai mentionné David Hamilton, photographe des années 70 assez flou en son centre et peut-être pédophile sur les bords que je me retrouve entouré de Renault 16, de DS 19 et de Simca 1000 dans un Japon de pacotille ?

Et si Pierre et Manon ont vingt ans, est-ce que j’ai moi aussi retrouvé cet âge-là ? Pierre est né juste un jour avant moi. Un coup d’oeil dans une boutique de miroiterie me le confirme. J’ai sur mon nez mes premières lunettes à monture d’écaille, je suis coiffé avec cette raie à gauche dans les cheveux et cette mèche qui tombe sur l’oeil droit, je porte encore un pull à bandes horizontales et un K-Way vert franc sur un jean en velours. Il manque juste le sous-pull à col roulé mais c’est parce que le pull l’est déjà, à col roulé.

Par contre, dans la tête, je le sens bien, je suis toujours le même vieux crabe qu’en 2021 ! Est-ce que j’ai le droit, du coup, de m’approcher de mes anciens amis et de leur dire ce que je sais de leur avenir ?

Me croiront-ils seulement ? Sous le parapluie, le couple arrêté échange des baisers quasi-clandestins. Si je les préviens de ce qui les attend, je me demande si Pierre et Manon iront sur leur île grecque, s’ils y vivront un jour d’amour et d’eau fraîche et puis, à force d’y retourner tous les ans, d’autres jours de reproches et d’engueulades jusqu’à leur rupture définitve avec des mots cruels et aucun retour en arrière possible pour eux.

Ils ont repris leur marche à pas rapides. La fatigue commence à alourdir les miens. Je m’élance derrière eux, les rejoins, dégoulinant de pluie. Je tape sur l’épaule de Pierre.

Ce n’est pas Pierre, ce n’est pas Manon. Ce sont deux Japonais ! Je m’excuse en agitant stupidement les mains et en répétant plusieurs fois « Sorry ! Sorry ! ».Visiblement ils ne comprennent rien à la situation puis ils sourient et vont s’abriter sous le dais trempé d’un hôtel de luxe.

Que faire ? Que faire d’autre pour ne pas avoir l’air d’un con « lost in translation » sans aucune Scarlett qui me réconforte d’une présence et me nourrisse d’espoirs inavouables ?

Oui, c’est ça, disparaître, poursuivre mon chemin et tourner à droite pour me trouver hors de leur vue. Et la première à droite, justement, c’est encore autre chose.

La jeune femme qui marche dans la rue Saint-Martin avec les gestes encore gauches de l’adolescence possède de grands yeux naïfs, prompts à s’émerveiller. Elle aussi, je la connais. C’est la marquise de B***, elle a trente ans, le teint frais, le nez court, les yeux noirs. Elle préfère l’été à l’automne et les remords aux regrets.

210722 Nikon 049 recadréeIl n’y a plus d’enseignes japonaises ici mais des maisons à colombage, une atmosphère de ville de province. Au bout de la rue on aperçoit la mer. En bordure de plage une oriflamme arbore au vent les deux lions jaunes sur fond rouge qui symbolisent la Normandie. Trouville ! C’est parfait, ça va me rafraîchir ou plutôt me sécher. Déjà il ne pleut plus et la rue Dupuis n’est plus qu’un lointain souvenir. Je rejoins ma jeune épouse. Nous sommes mariés depuis une semaine. Tout va très bien avec Madame la marquise ! La voilà, mon île grecque à moi !

Si je veux perpétuer cet état de bonheur, je sais ce qui me reste à faire : oublier l’avenir et ne plus jamais tourner dans une rue à droite !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 14 décembre 2021
d'après la consigne 2122-13 ci-dessous

Posté par Joe Krapov à 17:08 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , ,

CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-13 DU 14 DÉCEMBRE 2021 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Petit éloge des vacances

 

2122-13 Consigne - Petit éloge des vacances

C'est le titre d'un court recueil de nouvelles sur le thème des vacances. Il est dû à la plume de Frédéric Martinez.

L'animateur à relevé le titre, la première phrase et la dernière phrase de neuf d'entre elles.

A vous de jouer avec ces éléments.

Facultatif : vous pouvez (ré)utiliser les illustrations de la consigne précédente "Scrabble à Cléder" si elles vous inspirent. 

 

Titre

Première phrase

Dernière phrase

Passantes

— Où partez-vous ?

Rien ne sert de partir quand on ne sait plus voir.

Nostalgie du mardi soir

La jeune femme qui marche dans la rue Saint-Martin avec les gestes encore gauches de l’adolescence possède de grands yeux naïfs, prompts à s’émerveiller.

La parenthèse heureuse s’ouvrait dans la voiture où m’attendait mon grand-père et tandis que défilaient derrière les vitres de la Simca les immeubles et les maisons de la banlieue sud, je m’apprêtais à boire jusqu’à la dernière goutte ce concentré de vacances.

Une évasion

Une évasion désigne une fuite hors d’un endroit déterminé, le fait de s’échapper d’une prison pour un détenu.

C’est plus facile que ce qu’il pensait ; le voici déjà entre ciel et terre.

Sous les arbres

Aussi loin que je me souvienne, il y a le ciel et les tilleuls.

 

 

Quand tombait la première, lente, silencieuse, c’était pourtant comme une déflagration et je savais, le cœur serré, que les vacances filaient vers leur fin, que nous avions commencé de descendre la pente douce de l’été.

L’été sur toutes les lèvres

 

Je continue ma promenade dans Paris que les grandes vacances n’ont pas encore changé en ville fantôme.

Il faut fuir, s’arracher à la ville, à la torpeur moite qui s’y installe ; mais aucun train, aucun avion ne mène au pays que je voudrais rejoindre…

Vacances antiques

Tandis que Lola achevait son Coca, j’ai pu reprendre des forces.

Trouville, c’est parfait ; ça va me rafraîchir.

Sous la pluie

Ils me plaisent bien, ces deux-là ; je leur adresse mes vœux muets de bonheur tandis qu’ils tournent dans la rue Dupuis, pressent le pas sous l’averse qui éclate.

Un couple y échange des baisers clandestins ; je me demande si Pierre et Manon iront sur leur île grecque, y vivront un jour d’amour et d’eau fraîche.

La folle journée de Mme de B***

 

La marquise de B*** a trente ans, le teint frais, le nez court, les yeux noirs ; elle préfère l’été à l’automne et les remords aux regrets.

 

La voilà, mon île grecque !

D’amour et d’eau fraîche

La fatigue commence à alourdir mes pas.

— Où partez-vous ?

Posté par Joe Krapov à 14:09 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags :

14 décembre 2021

En un mot comme en cent. 7 décembre 2021, Aujourd'hui phrase que l'on m'a dite

Une phrase qu’on m’a dite à l’atelier d’écriture ? Aucune ! Impossible d’entendre quiconque. Pour la première fois depuis dix-neuf ans il n’y avait personne que moi-même ce soir.

Les Bretonnes ont de plus en plus peur de la pluie !

210706 285 002

Photo prise à Vannes le 6 juillet 2021

Posté par Joe Krapov à 10:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,

En un mot comme en cent. 8 décembre 2021, Foule

La foule est sentimentale. Elle réclame à Sir Arthur Conan Doyle le retour – la résurrection – de Sherlock Holmes.

Est-ce une raison pour que, à la fin de la saison 3 de la série de la BBC, renaisse également l’affreux Moriarty ?

2021-12-05 - 285 27

2021-12-05 - 285 28

Photos prises à Gévezé le 5 décembre 2021

Posté par Joe Krapov à 09:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

En un mot comme en cent. 9 décembre 2021, J'écris en CAPITALES un projet minuscule

ÉCRASER LA FOURMI QUI A FERMÉ SA PORTE AU NEZ DE LA CIGALE !

MAIS COMMENT LA RECONNAÎTRE ?

210706 Nikon 183

Bzzz Bzzz Bzzz les Abeilles !

Photo prise à Vannes le 6 juillet 2021

Posté par Joe Krapov à 07:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,