26 avril 2016

Le Jardin Compans Caffarelli à Toulouse le 10 avril 2016 (3)

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- Le petit pont de bois du jardin japonais...
Quand est-il photographiable vide d'occupants ?
- Comment ? Elle ne te plaît donc pas, la jolie Toulousaine ?

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Le Jardin Compans Caffarelli à Toulouse le 10 avril 2016 (4)

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Mais où est passé Saint-Georges ?

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

25 avril 2016

 

La famille

J’ai toujours l’impression d’être de la famille et de n’en être pas… et ça me va bien au teint !

Je suis plus du territoire que du terroir et dans le diaporama que je prépare, à la demande de M. Bourgeoizov, pour soumission aux organisateurs d’une soirée poésie à venir, il y aura bien sûr des photos de la si jolie Vilaine mais aussi « l’armée des douze singes », une série de graffs peints sur les murs d’une ancienne usine.

Les pièces rapportées sont de drôles de pièces. « Eun ‘ drôle ed pièch' » comme on dit dans ma famille.

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25 avril 2016

Au Salon du livre "Contes et légendes" à Botmeur (Finistère) le 24 avril 2016 (1)

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Maïck la conteuse (Marina B.) donnait une prestation d'un quart d'heure à ce festival du conte dans les Monts d'Arrée. L'occasion de reprendre la route de Mûr-de-Bretagne, Gouarec, Carhaix et de retrouver, ici au loin, le lac de Brennilis avec son marécage du Yeunn Elez où se trouve la porte de l'enfer froid des Bretons.

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Au Salon du livre "Contes et légendes" à Botmeur (Finistère) le 24 avril 2016 (2)

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Patrick Ewen nous a prévenus dans sa chanson "Là-bas dans les monts d'Arrée" :
de mars à février la pluie !

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Non, il n'y a pas de faute d'orthographe : en breton, Botmeur se dit Boneur. Incroyable, non ?

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Au Salon du livre "Contes et légendes" à Botmeur (Finistère) le 24 avril 2016 (3)

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J'ai bien aimé ce grand livre-programme.

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Au salon du livre "Contes et légendes à Botmeur (Finistère) le 24 avril 2016 (4)

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

24 avril 2016

A 11 h 30 précises

A 11 h 30 précises je suis sous le chapiteau Magik au Festival du livre de conte à Botmeur (Finistère, Monts d’Arrée) j’ai froid, il pleut dehors, j’ai faim, je suis réveillé depuis 6 h 40 et je m’enquiquine un peu en écoutant les conteuses.

Mais pourquoi choisir ce moment-là, Raymond ? A 17 h 30, je suis dans la voiture sur la route du retour avec un grand soleil et « Un Galicien en Bretagne » de Carlos Nunez. On discute de ce qu’on a vu, entendu, acheté. Le total fait une journée riche et enrichissante.

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23 avril 2016

FRAGMENT D'AUJOURD'HUI EN FORME DE SONDAGE D'OPINION

En un mot comme cent : 366 réels à prise rapide

23 avril 2016

Fragment d'aujourd'hui raconté en sondage d'opinion

- Tu n’as pas mis les assiettes ? demande Madame alors que Monsieur a encore les bras chargés des amuse-gueule, verres et bouteilles destinés à l’apéritif.

Un peu plus tard Madame range les fraises du dessert dans le frigo et se sert un thé tandis que Monsieur en est encore à terminer son assiette de ratatouille.

50% des habitants de cette maison trouvent que leur épouse mange et vit trop vite.

Il y a un pourcentage de gens qui mangent pour vivre et un autre pourcentage qui vit pour manger.

100% des choisis-ton-camp-camarades vivant ici apprécieront ma première faluche.

Faluche réduite

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HUIT RESUMES D'OEUVRES DIVERSES EN QUATRE PHRASES

Cher Monsieur Emile Euro

Veuillez trouver ci-joint huit énigmes pour votre jeu radiophonique de 13 h 45.
Il s’agit de faire deviner à vos candidats, à partir d’un résumé en quatre phrases commençant par « Bon, Mais, Alors, Et » le titre d’une œuvre de fiction (roman, film, chanson, poème) et son auteur.

Bonne continuation à vous et mes amitiés à Monsieur Emile Franc dont nous sommes sans nouvelles depuis un certain temps.

1

Bon, c’est l’histoire d’un type qui habite dans un jardin magnifique, immense, avec des fleurs partout, des arbres fruitiers, des jets d’eau, un endroit idéal où tout est prévu pour subvenir au moindre de ses besoins.

Mais une fois passés les premiers instants de joie de se trouver là à n’avoir rien à faire que se tourner les pouces, le gars commence à s’emmerder sévère.

Alors il va trouver le docteur D., « chirurgien esthétique et plus si affinités », et il lui dit que ce serait mieux s’il avait un peu de compagnie, ne serait-ce que pour jouer à la bataille navale.

Et le docteur D. lui répond que ça va lui coûter bonbon, pas les yeux de la tête, non, mais au moins une côte de la cage thoracique et Adam accepte et c’est depuis ce temps-là que les hommes et les femmes vivent ensemble en s’engueulant plus ou moins à propos de la place du gant de toilette dans la salle de bain, de la propriété de la télécommande ou sur « c’est à qui de descendre la poubelle aujourd’hui ? Moi j’ai fait la vaisselle, etc ».


2

Bon, c’est un gars qui travaille dans une banque, il est marié, sa femme est adorable bien qu’un peu féministe et plus si affinités et ils ont deux enfants agités comme le sont tous les enfants.

Mais justement la dernière nurse vient de rendre son tablier parce qu’on est dans le cadre un peu trop répandu de parents absents car surinvestis dans le boulot et le militantisme et on se demande bien pourquoi des gens pareils font des mômes.

Alors, comme on est en Angleterre, la famille passe une petite annonce dans le « Times » et, coup de bol inimaginable ailleurs qu’au cinéma ou dans la littérature, la nounou idéale leur tombe du ciel.

Et comme celle-ci est complètement gaucho-brindezingue-conte à dormir la nuit debout et adepte des méthodes d’éducation Freinet-Montessori-Dolto avant l’heure, elle fiche un bordel monstre dans la baraque en emmenant les enfants danser la java sur le toit, boire le thé des fous au plafond, détraquer le manège de chevaux de bois du parc et en provoquant, au prétexte de nourrir des pigeons, les prémices de la crise boursière de 1929 dans la banque où travaille le père qui devra se reconvertir à la fin du film dans la fabrication de « feel good » cerfs-volants .


3

Bon, c’est un type qui est né dans le Pas-de-Calais.

Mais ce n’est pas l’ami Bidasse pour autant.

Alors, malgré le charme tout bucolique et aligné des corons chers à Pierre Bachelet, malgré le climat enchanteur du bassin minier, malgré la beauté unique du clair de lune à Maubeuge, il monte à Paris pour y trouver du travail et il y fait la connaissance d’une Bretonne qu’il épouse.

Et bien évidemment, vingt ans après, on les retrouve au pays de la belle, à Rennes précisément, où le gars se fait, assez rapidement, une réputation d’amuseur public un peu trop intello mais à qui on pardonne tout parce que lui au moins, il a le courage de se lancer périodiquement dans la confection de ce fameux kouign-amann que tout le monde aime mais que tout le monde à la flemme de fabriquer et comment s’étonner après que tous les noms de bistrots, de coiffeurs et même les articles de « Télérama » et « 20 minutes » soient écrits en anglais plutôt qu’en breton ?


4

Bon, c’est un type qui a commis un crime abominable.

Mais même si l’histoire se passe il y a très longtemps, en des temps de loi de la jungle et de règlement de compte à OK Corral - le monde a-t-il vraiment changé depuis ? – il a mauvaise conscience d’avoir fait ça.

Alors il va à la Samaritaine, il achète des peaux de bêtes à sa femme et à ses enfants puis il déménage à l’autre bout du monde mais plus il s’éloigne, plus le souvenir de son meurtre le poursuit, à se demander si ça n’est pas déjà diffusé en boucle sur BFMTV et retweeté à l’ensemble de la planète voire plus si affinités !

Et ça prend des proportions telles que ça aboutit à des hallucinations auditives et à des visions épouvantables, si bien qu’à la fin le type en meurt et que, une fois qu’on l’a eu enterré, l’œil éclaire dans la tombe et regarde Caïn.


5

Bon, c’est l’histoire d’un gars qui va acheter son pain à la boulangerie tous les matins.

Mais il est un peu myope sans le savoir et il ne s’aperçoit pas que la jolie boulangère, séduite par sa beauté solaire et sa démarche lunaire est prête à lui donner son 06 et plus si affinités, il n’y aqua’à demander.

Alors, comme la situation perdure et que le quarante-cinq tours ne doit pas dépasser 2 mn 45, elle lui prend un rendez-vous chez un ophtalmo et le docteur Zigmund – car c’est lui qui a raconté l’histoire dans un billet qui pour une fois parle de croissants et non pas de baguette de nantis – lui prescrit de porter des lunettes.

Et donc, le lendemain de leur achat, il retourne à la boulangerie et en un éclair il s’aperçoit que la vendeuse est vraiment très chou, il lui déclare sa flamme toute religieuse, il l’épouse et ils font fortune en lançant une chaîne de pâtisseries bio pour bobos sans gluten décroissants mais au beurre.


6

Bon, c’est une dentellière de Lille qui est mariée et qui a son premier enfant.

Mais le bébé est un peu chiant vu qu’il ne veut jamais s’endormir le soir et qu’il hurle comme un malade.

Alors comme à chaque fois les hurlements du môme l’empêchent d’entendre ce qui se dit dans l’épisode du jour de « Plus belle la vie » et de comprendre où on est dans la saison 23 de « Game of thrones », elle lui chante une chanson mais plus elle chante plus le bébé crie et plus elle s’énerve.

Et à la fin, comme elle en a plus qu’assez et qu’elle habite au deuxième étage d’un gourbi à Wazemmes, « alle jette euch tchiot par el ferniète », ce qui signifie « elle balance le bébé dans l’indifférence générale et la cour par la fenêtre ouverte ».


7

Bon, c’est un oiseau qui a trouvé une proie intéressante et qui est allé se percher sur un arbre pour essayer de la becqueter tranquille.

Mais il y a un autre animal avec un museau pointu et une queue touffue qui l’a repéré et qui vient glapir des insanités au pied de son arbre.

Alors, comme le volatile a bien du mal à rester concentré pour désincarcérer sa bectance du papier alu qui l’entoure et que le baragouin de l’empanaché à propos de son taux de cholestérol commence à lui énerver un poil les plumes, il laisse tomber sa proie sur laquelle l’autre saute tout en continuant de jacasser dans sa langue de rastaquouère à laquelle le corbaque, qui n’a pas fait langues o, n’entrave que tchi.

Et on se demande bien comment le renard va faire pour bouffer sa « Vache qui rit » ® parce que nous qui sommes plus intelligents, qui avons un pouce opposable aux autres doigts et vivons dans un monde globalisé, on a toujours du bien mal avec la petite languette rouge !

8

Bon, c’est un type qui est parti faire la guerre avec ses potes du côté de la Méditerranée en laissant une femme et un mioche au logis sans un radis.

Mais voilà, sur la route du retour, le bateau perd son gouvernail et du coup l’équipage dérive d’île en île et le gars passe du lit de Circé à celui de Nausicaa, un peu comme on tombe de Charybde en Scylla, mais en plus agréable parce que Polyphème n’y trouve rien à redire, au machisme méridional et à la polygamie non-japonaise bien pliée.

Alors comme ça dure dix années et qu’on a autre chose à faire que de répondre à la question « Odyssée loin, l’Homérique ? » « Tais-toi et drachme ! » le gars finit par retourner chez lui.

Et là, à peine rentré, d’Ithaque au tac, il commence par engueuler sa femme parce qu’elle n’a pas terminé sa tapisserie et qu’elle a laissé mourir le chien « qui aurait pu lui servir de balise et du coup il serait rentré plus tôt, non mais, dis donc ! » et si vous voulez mon avis, Mesdames, des héros comme ça, il faut les envoyer se faire voir chez les Grecs !

 

P.S. Pour lire la solution, retournez l’écran de votre ordinateur, SVP.

 

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Ecrit a l'Atelier d'écriture de Villejean et publié sur le Défi du samedi n° 399 d'après cette consigne doublée de celle du résumé en quatre phrases énoncée au début du texte.

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JE RENONCE A...

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

22 avril 2016


Je renonce à

Je n’aime pas renoncer en général. Autant le bélier est entêté, autant le cancer est tenace.

Mais aujourd’hui rien ne va. Les SDF de la passerelle me lancent un «bonjour » très agressif sous-entendant que je suis un nul de faire du jogging sans porte-monnaie.

Et la bibliothécaire de L. m’annonce que « l’essentiel est de participer » vu que le jury du prix littéraire est constitué de deux vététistes.

Quand je vois la chansonnette primée et que je relis ma «Chronique de ceux qui aiment la musique et la vie», j’ai très envie de renoncer à participer l’année prochaine !

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Photo prise à Toulouse le 10 avril 2016

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CHRONIQUE POUR CELLES ET CEUX QUI AIMENT LA MUSIQUE ET LA VIE

DD Soleil bleu 1971 02 réduit

Je ne sais où ont disparu nos si beaux rêves de jeunesse. En avions-nous du reste ? Si oui, en sommes-nous sortis ? Qu’est-ce qui a changé ? Après les cours du lycée, on allait chez l’un chez l’autre écouter des musiques venues d’Angleterre et des Etats-Unis. Les jeunes musiciens de l’époque sont devenus les gros dinosaures d’aujourd’hui, oui, mais ce n’est pas grave.

On se souciait très peu alors du fait qu’Alzheimer se prénommât Alois. Aujourd’hui, on s’efforce de se rappeler son prénom chaque matin ! Et au sortir du travail, pour ceux qui ont la chance d’en avoir un encore par ces temps glaciaires de l’économie, nous rentrons chez nous écouter la musique de ces mêmes dinosaures ou d’autres ou « Les Bourgeois » de Brel !

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Si tout ce qui est solide se dissout dans l’air, l’état de jeunesse n’est pas concerné. On ne peut pas toucher du doigt l’amour que l’on éprouve pour sa première guitare, la mélodie qu’on joue à son premier amour et si l’une est partie l’autre est toujours là. On la prend quelquefois entre les bras. On caresse ses courbes, ses cordes, on chante doucement et dans ce cœur changeant, ou pas, qui est le nôtre, la jeunesse bat sur le même rythme. L’émoi, émoi, émoi d’autrefois, lorsque les branches étaient les promesses du tronc et qu’on faisait le Jacques avec Pierre et Paul !

 

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Vous pouvez chercher sur Internet : aucun de nous n’est devenu un mauvais garçon. Proviseur de lycée, chef de service en préfecture, chargée de communication à la région, bibliothécaire, nous sommes allés soutenir les « nozélites » - nos élites en langage « EducNat » – d’aujourd’hui. Sachez pourtant, chers anciens condisciples, que j’ai conservé les photos compromettantes, celles où vous n’étiez pas encore des messieurs chauves et replets mais où nous agitions nos cheveux longs et nos idées encore courtes. Alors que nous pensions n’appartenir qu’à une époque opaque, celle du « Concombre masqué », nous faisions les andouilles avec un vieux képi, nous jouions les James Bond avec un séchoir à cheveux, nous enregistrions les premières fausses notes d’un hypothétique et hypnotique groupe pop baptisé « Soleil bleu » !

J’ai tout gardé de cela et ma mémoire est comme neuve car j’ai conservé toujours par-devers moi la septième fonction du langage, celle qui consiste à rire et faire rire des autres et surtout de soi-même. Cette fonction, nous la cultivions en lisant le journal « Pilote », les bédés de Gotlib, Reiser, Cabu. Cabu ? J’ai dit Cabu ?

Cabu passe ton bac

Au fil des ans, la brigade du rire s’est hélas éteinte et l’an dernier un homme dangereux, armé de son seul crayon, de son amour de la liberté, un potache toujours souriant, chantant Trénet en douce France, a été abattu avec d’autres de ses semblables qui nous servaient des petits plats de résistance, des insolences, des vérités et de l’humanité.

On s’est retrouvés, soudain, seuls mais en même temps si nombreux à battre le pavé dans les rues de janvier que nous avons repris, plus forts de cela, la route vers demain. Nous étions, nous sommes encore dans un monde sans boussole, comme au temps de nos années folles, mais nous restons résolus à croire à des maisons bleues, adossées à des collines, peuplées de musiques et peuplées de fous, qui resteront debout.

Car c’est cela qu’il faut faire : rire et chanter ! Jeunes gens, jeunes gens de tous âges, quoi qu’il advienne, n’arrêtez pas la musique ! Vivez, envers et contre tout !

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