08 octobre 2016

Randonnée de Brantôme à Chambon (Dordogne) le 26 août 2016 (8)

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J'aime à considérer ces paysages comme au premier jour de la création du monde.

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07 octobre 2016

Randonnée de Brantôme à Chambon (Dordogne) le 26 août 2016 (1)

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Combattre les moulins à épou-vant-e ?

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- Au royaume des grenouilles borgnes, personne ne réclame un crapaud-roi aveugle !
C'est que j'ai lu La Fontaine, moi, Madame ! 

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- Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? se demande l'oiseau.

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Randonnée de Brantôme à Chambon (Dordogne) le 26 août 2016 (2)

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- On avait dit : "Pas d'effets créatifs" !
- Un tout p'tit peu, quand même?

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Randonnée de Brantôme à Chambon (Dordogne) le 26 août 2016 (3)

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Pourquoi appelle-t-on cette région le Périgord vert ? ;-)

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Randonnée de Brantôme à Chambon (Dordogne) le 26 août 2016 (4)

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Moulin fleuri

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Héron de jambes
N'a besoin :
Farouche solitaire !

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Au niveau de cette borie, le chemin se perd. Il faut retourner sur ses pas et trouver un autre embranchement

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 Crêpe dentelle ?

La chanson du jour

Nous avons revu hier, extrait de notre dévédéthèque personnelle, ce chef d'oeuvre absolu, "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder où l'on (re)trouve cet incontournable monument du XXe siècle : 

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05 octobre 2016

CONSIGNE D'ECRITURE 1617-04 DU 4 OCTOBRE 2016 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

Ernest et Bernadette vont à Lourdes

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L'animateur montre cette photo aux participants.

Il leur demande de choisir une ville ou un village situé entre Carhaix et Lourdes.

Il résume brièvement la biographie d'Ernesto Guevara et celle de Bernadette Soubirous extraites de Wikipedia.

Puis vient la consigne : 

"Ernest Guinvarc’h en a marre de voir son image, enfin celle de son sosie, Che Guevara, affichée partout sur les sacs, les tee-shirts, les posters de tous les bobos de partout en ce début de XXIe siècle.

Sa jeune voisine, Bernadette Soubeyrou, le persuade de faire un pèlerinage à Lourdes afin de demander assistance à la Vierge Marie dont elle dit à Ernest qu’elle la connaît personnellement.

C’est l’été. Ernest et Bernadette se mettent en route. Ils voyagent à vélo avec une remorque attachée à la bicyclette d’Ernest dans laquelle il y une tente canadienne, un camping-gaz, de la bouffe et quelques affaires de rechange.

Vous racontez leur étape du soir dans une ville ou un village de votre connaissance situé entre Carhaix et Lourdes. Le caractère de Bernadette est enjoué et optimiste, celui d’Ernest est bougon et brouillon.

Votre texte commence obligatoirement par « Le énième jour, il firent étape à …. »

P.S. Cette consigne est née d'un commentaire d'Adrienne sous cette photo lors de sa première publication ici.

 

ERNEST ET BERNADETTE VONT A LOURDES. 1, L'étape de Rohan

Le premier soir ils firent étape à Rohan. Ils avaient pédalé toute la journée sous un très beau soleil sans rencontrer grand monde sur le chemin de halage au long du canal de Nantes à Brest, enfin de Brest à Nantes, puisqu’ils venaient de Carhaix.

Bernadette était ravie.

- Après nous, on peut tirer l’échelle ! lança-t-elle en franchissant la dernière écluse, située juste avant l’entrée dans la riante cité morbihannaise.
- Moi je tire déjà la charrette, ça me suffit ! avait protesté Ernest.
- Et la gueule aussi, on dirait, cher voisin !
- Dame ! C’est que je n’ai plus ton âge, très chère, ni ton énergie. Bernadette, ça rime avec Paulette. Ton père était facteur ? Tu avais fait en le suivant tous les chemins environnants à bicyclette ?
- C’est vrai, j’ai toujours aimé pédaler, et même parfois dans la semoule, à l’école.

Pour bien savourer la première répartie de la jeune fille il faut se souvenir que le canal de Nantes à Brest, entre Pontivy et Rohan, présente un dénivelé certain et qu’il a fallu construire 54 écluses sur 20 kilomètres pour en assurer la navigabilité. A vélo, on n’est pas exactement sur du plat. Sans être obligé de changer de braquet pour autant, il faut appuyer un peu plus sur les pédales.

Arrivés au camping du Val d’Oust ils posèrent leurs vélos contre le mur de la réception et entrèrent. Pendant que Bernadette réglait les formalités d’inscription Ernest se caressait la barbe et s’éventait le béret tout en lisant, sur le panneau de liège, la légende des photographies épinglées.

- C’est notre camping et on l’aime !
- On y vient depuis quarante ans tous les ans !

Et de fait, c’étaient toujours les mêmes têtes qu’on voyait, celles d’accortes grand-mères à cheveux violine, blanc, poivre et sel, roux, bleu ou noir d’encre : la teinture n’est pas faite pour les chiens non plus, enfin on verra plus loin que peut-être si ! Toutes ces braves dames posaient par groupes de deux ou trois devant leur caravane, leur camping-car, sous leur auvent aux motifs et couleurs fleuris et les reflets dispensés par un soleil breton pour une fois généreux donnaient à leurs peaux tannées des couleurs qui n’étaient pas sans rappeler les premiers shows psychédélique du Pink Floyd de 1967 dans le swinging London sous acide de leur préadolescence.

Toutes, absolument toutes, et c’est cela qui interpellait Ernest, avaient un caniche noir couché à leurs pieds ou fièrement assis sur leurs genoux cagneux. Pas une seule photo de mec en revanche ! Il fallait bien quand même quelqu’un, un Robert, un Roger, un Jean-Paul, un Jean-Claude pour parcourir au volant, en polluant le paysage avec une large caravane ou un camping-car de plus en plus gros au fil des ans, les quelques kilomètres qui les séparaient de ce paradis indéboulonnable. Ce n’était pas qu’elles fussent veuves, assassines ou lesbiennes. Les Pierre, Paul et Jacques existaient bien mais ils passaient leurs journées entre eux, cent mètres plus loin, hors du camping, installés le long du canal avec leurs cannes à pêches, leurs bourriches, leur amorce Dudule « pour que le poisson pullule ! », leur épuisette, leur clope au bec et leur vague à l’âme dans les mirettes.

Ils ne rentraient retrouver Denise, Josiane ou Maryvonne que le midi, pour grailler, et se dépêchaient après le café de regagner leur terrain de chasse. Car ils s’étaient, au fil du temps, les pêcheurs, habillés comme les autres porteurs de carabines : treillis kaki, casquette de militaire, bottes noires et tant pis si comme ce jour-là il faisait vraiment chaud voire orageux. On tombait la veste, on ouvrait une autre Kro et on réécrivait la France en marcel – le maillot de corps, pas Proust, bien sûr ! – ou en T-shirt lettré, orné d’un « Cerné par les cons » par exemple ou d'un autre slogan choisi parmi les milliers de possibilités vestimentaires d’un goût incertain que l’on vend ici et partout. 

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 - On se pose où on veut, Ernest ! Pas d’emplacement numéroté ! J’ai commandé du pain et des croissants pour demain matin.

Ernest remit son cul endolori sur la selle en fox à poil dur de son vétété d’Ertétiste.

Ils repèrèrent les sanitaires afin de planter Céline Dion – c’était là le nom que Bernadette avait donné à sa canadienne – à bonne distance.
- C’est pas pour la vue c’est pour l’odeur ! avait-elle commenté dans un grand rire. Et puis aussi pour ménager tes oreilles sensibles. A cause des Hollandais qui passent leur vie là-dedans à claquer les portes, faire du barouf, bavasser d’une cabine à l’autre et ce même la nuit ! Tu vois comme je prends soin de tes insomnies, hein, Ernest ?

C’est vrai, Ernest avait le sommeil léger. Un rien le réveillait et le réendormissement n’était pas toujours au rendez-vous. Pour ce voyage-là, il aurait préféré séjourner à l’hôtel mais ça ne faisait pas partie du programme. Et de toute façon, à l’hôtel aussi, il s’en payait des nuits à moitié blanches.

- Ici, peut-être, ça ne serait pas mal ?
- OK. De toute façon, j’suis crevé, je rends les armes !

Ils étaient le dos au canal, sur un emplacement tout plat, tout gazonneux, genre « Le cul dans l’herbe tendre » de Michel Simon et Serge Gainsbourg.

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Photo d' Adrienne

Pendant qu’ils montaient la tente, le ciel se couvrit. Lorsque la dernière sardine fut enfoncée, le dernier tendeur mis en place, ils n’eurent que le temps de se précipiter sous leur abri de toile. L’orage éclatait.

Une averse carabinée se précipita sur le camping. Ca sonnait comme des rafales de mitraillette. Ca ne s’arrêtait pas. Les belligérants au-dehors gueulaient comme des putois : « Fermez le portillon, les gars ! ».

- Quand on ferme le portillon, interrogea Ernest, il fait moins froid dehors ? Ca empêche la pluie de tomber ?
- Je crois que c’est rapport aux caniches noirs ! Tu as remarqué ? Tout le monde a un caniche noir ici ! Elles ont peur que leur cabot se fasse la belle. Qu’il aille faire du vagabondage sur le chemin du halage !
- Que leur clébard ne se barre ! Ils peuvent bien aller se noyer s’ils le veulent. Moi je n’ai jamais eu de chien. Ou alors y’a longtemps. Ou il sentait pas bon.
- « Chien mouillé » ils n’ont pas encore osé le lancer, ce parfum-là, Dior et Givenchy !
- Merde !
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
- J’ai le cul mouillé. La flotte… elle rentre dans la tente.
- J’aurais dû emmener un tapis de sol.
- Elle ne rentre pas, la flotte, elle remonte. On est installés dans une flaque. Ca ne serait pas arrivé si on avait choisi l’hôtel.
- Allons, Ernest, ne sois pas aussi bougon ! Je parie que dans vingt ans, tu t’en souviendras encore du camping de Rohan. C’est ce genre de mésaventure qui fabrique les meilleurs souvenirs. Un train qui arrive à l’heure ne reçoit jamais la légion d’honneur !
- C’est peut-être vrai mais en attendant…

Dix minutes après la pluie cessa et le ciel bleu se réinstalla au-dessus d’eux. Ils s’ébrouèrent puis démontèrent le campement pour aller le replanter vingt-cinq mètres plus loin sur du terrain plus propre et plus sec.

C’est Ernest qui fit la cuisine ce soir-là. Faire la cuisine est un grand mot. Il ouvrit une boîte de cassoulet et une bouteille de vin blanc. Encore fallut-il pour cela que Bernadette aille emprunter un tire-bouchon au voisin de la caravane d’en face. Elle avait oublié cet ustensile indispensable à Carhaix. Elle revint de cette expédition complètement pliée de rire.

- Le voisin d’en face… C’est le sosie craché de Bill Clinton comme toi tu es celui de Che Guevara ! Et sa femme n’arrête pas de faire le ménage avec une petite balayette à poils bleus !

Bien qu’il fût fatigué voire esquinté par les coups de pédale et les kilomètres parcourus, Ernest eut du mal à s’endormir ce premier soir. Il découvrit que Bernadette ronflait et que quand on dort, même si on est une jeune fille bien élevée, on n’a aucune retenue. De temps en temps en effet elle lâchait des pets plus ou moins tonitruants pour accompagner ses ronflements. Le cassoulet faisait son effet. Quel charmant voyage cela allait être jusqu'à Lourdes !

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P.S. En cherchant sur le web de quoi illustrer ce billet, j'ai découvert que Che Guevara avait parcouru 4500 kilomètres à vélo (!) et dit ceci : "La révolution c'est comme une bicyclette : quand elle n'avance pas, elle tombe." Etonnant, non ? ;-)

Le Village d'Alfonse à Rennes le 2 octobre 2016 (1)

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- Maintenant que tu as le Temps *, va donc voir la maison Mondrian !", m'avait-on dit.
J'y suis allé dimanche et ne fus pas déçu.

* Je mets une majuscule à Temps. Je le trouve plus précieux que l'argent.

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Le Village d'Alfonse à Rennes le 2 octobre 2016 (2)

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Amicale de pêcheurs ou de prêcheurs ?
C'est quoi le Village d'Alfonse ? Une association d'habitants qui se retrouvent pour faire de la musique, de l'humour, de la peinture, des fôtes d'ortograffe, des fêtes thématiques, boire des coups et toutes ces sortes de choses. Des vivants, quoi ! 

Le village d'Alfonse : site web

Le village d'Alfonse : FB

P.S. J'aime le nom de leur chorale : "Il faut bien qu'il pleuve" !

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Le Village d'Alfonse à Rennes le 2 octobre 2016 (3)

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Roman à l'eau de rose ou histoire cochonne ?
Pêcheurs ou pécheurs ?

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