26 mars 2017

FORCE-TOI CAR TU ES BONNE PÂTE !

N     ous les regardons, sidérés, avec l’appétit qui retombe :

O     n dirait un plâtras épais de gélatine anglaise molle,

U     n enchevêtrement pervers d’asticots qui feraient la bombe,

I      gnorant qu’au dos des affiches est destiné le pot de colle.

  es mollassonnes, les nigaudes ne vont pas pointer chez Engie ;

L     es niaises ont leur blancheur de dindes de Bressuire !

E     lles sont le maître étalon, par plats, du manque d’énergie

S     urtout lorsque le maître-queux, distrait, les a laissé trop cuire.

DDS 447 Pauvre-bitos-ou-Le-diner-de-tetes

Ecrit pour le Défi du samedi n° 447 à partir de cette consigne

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25 mars 2017

Le film à recommander autour de vous...

... si vous aimez Jacques Tati, Aki Kaurismaki, Charlie Chaplin ou Buster Keaton, c'est "Paris pieds nus" de Fiona Gordon et Dominique Abel avec eux-mêmes, Pierre Richard et Emmanuelle Riva. Le rire et la poésie sont continus dans ce film mais attention si vous êtes acrophobe : la séquence de la Tour Eiffel est intenable ! Même Marina B. à détourné les yeux. Voyez le gag de l'échelle à la fin de la bande annonce, ça vous donnera une idée ! 

 

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Les gouaches de 1971 de Guy Lecorne (1)

Voici l'exposition virtuelle que l'on n'attendait plus !
Voici l'exposition d'oeuvres d'art à laquelle on ne s'attendait pas !

Elle pose plein de questions :

- Mais qui est ce Guy Lecorne ? Le recordman du monde d'ingurgitation d'éclairs au chocolat en douce ?
- Pourquoi est-il sur Wikipédia ?
- Pourquoi ce monteur de cinéma a-t-il abandonné sa carrière de peintre abstrait malgré un talent indéniable pour la chose ?

Enfin, et surtout :

- Que font ces trésors dans le grenier de Joe Krapov ?
- Pourquoi ne verra-t-on jamais ces toiles dans un musée ? (Je répondrai à cette question et à elle seule demain !)
- Oh oui, tu nous racontes, oncle Krapov, ta vie en 1971, quand la réalité était en noir et blanc ?

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24 mars 2017

CHOISIE ENTRE TOUTES. Chapitre 1, SEPT TEMPS DE REFLEXIONS.

« La station Anatole France, ils l’ont creusée si profonde, à cause de la rivière Ille qui coule pas loin, - ce n’est donc pas sans retour ! – qu’on imaginerait bien une baleine passer là-dessous. On ne serait dès lors qu’une petite balle bleue flottant sur son jet d’eau !

Il y a de petites étoiles sur le quai de la station Charles de Gaulle. Pour évoquer le képi du général ? Ou le métro parisien ? Moi, ce que je voudrais, c’est devenir une grande star, pas une petite étoile filante ! Montrer que j’ai les plus belles jambes du monde !

La station Triangle n’est pas très profonde. Mais la bouche d’aération a dû disparaître dans celui des Bermudes. Je ne l’ai pas trouvée.

Il y en a bien une sur la place Hoche mais c’est celle du parking souterrain. Sentir les hydrocarbures, non merci. Je préfère le Channel. Je veux dire le Chanel n° 5.

Pareil pour la station Poterie. Elle est aérienne et située au milieu d’un rond-point ! Tourner en rond à Rennes, je ne fais que ça depuis dix-neuf ans. Tourner c’est sur un plateau ! « Moteur », pas « moteurs » !

A la station Sainte-Anne toutes les lignes de la déco sont de traviole. Et maintenant A et B vont s’y croiser. Moi ce que je veux savoir c’est comment épouser un milliardaire, pas comment faire la manche sans voir le bout du tunnel avec un punk à chiens. Et pis… pareil qu’Anatole France profonde.


A Villejean-Université j’ai cru que ça ferait l’affaire. Il y a là, pour servir de puits de lumière à la station, un parquet de vitres vertes en verre dépoli. L’été, lorsqu’on est sur le quai et qu’on lève le nez on voit les pieds des gens au-dessus. Rien n’interdit à un président de passage d’imaginer, sous des robes bouffantes comme celle que je porte aujourd’hui la joyeuse parade des dessous affriolants, la pêche aux trésors du septième ciel, le petit nid d’amour de la nouvelle Eve… Ensuite, quand la ville dort, le prince et la danseuse deviennent les rois de la piste, car le démon s’éveille la nuit… »

Lakévio 52 Sally Storch


- Hey Maryline ! Pourquoi une valise pour aller en boîte ?

- Je ne viens pas danser, les filles. Je suis venue vous dire que je m’en vais !


- Ho ? Où ça ?


- A Paris. Là-bas il y en a, des bouches d’aération. Je veux leur montrer que j’ai les plus belles jambes du monde !


- Tu nous écriras, quand même ?


- Ben oui, évidemment. Vous savez que j'adore ça, écrire. Et puis si ça rate, je reviendrai bosser au Banana Club !


- Ben salut alors, Maryline !

Elles échangent des bises et la graphomane en bleu s’éloigne de l’arrêt de bus en direction de la gare avec sa valisette à la main.

- Celle-là, confie Gina à Judy, elle a toujours fait du cinéma !

- Si elle veut montrer ses jambes, elle n’a qu’à faire comme nous et porter un short ! Toutes les filles s‘habillent comme ça aujourd’hui ! Quelle idée vintage de se faire soulever ses jupes par le passage d’un métro !


- Pourquoi pas par une locomotive à vapeur ?!


- On l’appellerait alors une évaporée !


Elles éclatent de rire.


- Allez, tant pis pour elle, on y va ! Arrivée d’air chaud, Maryline !


Elles rient de plus belle en montant dans leur voiture pour aller danser au Loup-Garou, la discothèque de Chavagne.

Ne manquez pas de lire le chapitre 2 de notre grande success story :
« Choisie entre toutes».

Il s’intitule « Montparnasse, bienvenue ! ».


Ecrit pour le jeu n° 52 de Lakévio à partir du tableau de Sally Storch 

23 mars 2017

Sablé-sur-Sarthe dans la brume le 22 mai 1993 (1)

C'est fou quand même, ce sentiment de s'être fait pigeonner
par quelqu'un qui n'est même pas de sa famille !

A Sablé-sur-Sarthe, j'aurai finalement été un très honnête bouffon.

Mais c'est comme aux échecs, il faut savoir coucher son roi quand on a perdu :
sur la distance j'aurai quand même été battu par le roi des "histrions malgré lui" !

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Je suis donc retourné hier soir à mes travaux de numérisation
de diapositives qui me font un bien fou !

J'aurais peut-être dû quand même dépoussiérer auparavant !

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Sablé-sur-Sarthe dans la brume le 22 mai 1993 (2)

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Rendons justice à la bonne ville de Sablé-sur-Sarthe :
elle a donc aussi été habitée par un photographe amoureux
dont la seule affaire fut...  de faire l'apologie de cette ville d'eau !

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