11 juin 2022

JACHÈRE

Cette semaine où il fallait plancher sur le mot «jachère» mon imagination n’a rien donné. Rien n’a poussé.

Moi qui suis toujours prêt à mouiller la chemise dès qu’il s’agit d’élucubrer, eh bien cette fois j’ai eu le tricot stérile !

Et vous savez quoi ? Je me sens beaucoup plus en repos !

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Et du coup je comprends pourquoi mon oncle Walrus si souvent botte (de foin) en touche !

DDS 719 la sieste

 Ecrit pour le Défi du samedi n° 719 d'après cette consigne : jachère

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10 juin 2022

AU ROYAUME DE L'OGRE

2122-32 JK Mies-cover-02-992x560Illustration tirée de Mies, bande dessinée de Agustin Ferrer Casas

C’est pas difficile, ils l’ont ratée, leur ville moderne. Et toute leur grande ceinture parisienne idem. On est bien placé pour en parler. On y habite.

Place de l’Averse, dans le vieux garage abandonné pour la bonne et simple raison qu’il n’y a plus de voitures ni de bus à circuler. Cette place pourrait être pratique s’il y avait des bancs pour que les amoureux puissent s’asseoir, s’embrasser et rêver d’aller cueillir des fleurs à la campagne. Mais il n’y a plus de campagne et il n’y a plus rien sur cette place, que deux petits cafés, des succursales de banque – ça il y en a encore !- et l’agence d’intérim.

Il y a quatre rues qui partent de la place. La rue des Rafales de pluie s’en va vers le Nord de la ville. De l’autre côté la rue de la Course en sac à l’échalote mène au quartier des écoles. Vers l’Est c’est l’avenue du Couvent sans oiseaux, rapport qu’effectivement, il n’y en a plus des volatiles. C’est vrai que ça fait peur, toutes ces histoires de déforestation croissante, de biodiversité qui s’en va vers la nuit du point zéro. Ça interroge, cet avenir de la Terre qui ne semble plus exister que dans une migration vers Mars.

Déjà qu’on ne prend plus jamais l’avion, tu nous vois dans une fusée ? On la trouverait violente qu’il faille monter dans une soucoupe et mettre un costume vert pour habiter la planète rouge. Ça craindrait un max, mon colon !

Mais il faut qu’on cesse de s’emplir la tête de ces angoisses. Pour oublier tout ça, pour s’éclaircir le moral et passer un bon moment mieux vaut aller vers l’Ouest, chez Riton et Rita qui ont leur troquet dans la rue des Petits ruisseaux.

Quand on en a marre du ciel bas et lourd qui plombe la cité et l’ambiance, je n’hésite pas ; j’y vais, je m’installe près de la fenêtre qui donne sur la rue, je commande à boire. Rita m’apporte un demi et le pose sur un petit carton qu’on appelle un sous-bock je crois. Puis je sors de mon vieux sac mon cahier et un crayon. Sans m’en apercevoir vraiment, je proustifie, je raconte le passé, je décolle, je m’envole par-dessus les toits. Tout devient plus léger, je me fais la malle et je remonte le calendrier avec mes questions maison.

Par exemple, Rita et Riton, depuis quand est-ce qu’ils cohabitent dans ce rade ? Quand est-ce que notre Henri a engagé Marguerite ? Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde ? D’où venaient-ils ? Où allaient-ils ? Comment s’appelaient-ils ? On ne demande pas leur nom aux patrons de bistrots sauf s’ils se prénomme tous Michel et portent un blase qui se ressemble : Delezenne, Delebarre, Delépine…

Les serveuses non plus, c’est juste un prénom ou un diminutif, et on ne s’enquiert pas de leur 06. Certaines, très susceptibles, ont vite fait de rabrouer vos ardeurs en vous renversant votre commande de boisson houblonnée sur le colback.

- Excusez ma maladresse, je suis très émotive !

Emotive et refroidissante ! Riton, complice en tout de sa protégée, tire un autre demi, vous l’amène et vous le sert en vous glissant à l’oreille :

- Je ne vous le fais pas payer mais vous savez que bien que c’est interdit par la loi de draguer comme un lourd, non ?

La tête du DSK de passage ! Nous à côté on rit sous cape et moi je fais le récit du double dérapage dans mon carnet à petits carreaux.

On y est bien, au Balto, chez Riton et Rita mais avec les poteaux on sait très bien qu’on va partir un jour. Ça demande de s’équiper super-sérieux, de s’armer de courage pour faire la route le long de ces rues labyrinthiques bordées d’immeubles de trente étages mais on le fera. Aller jusqu’au bout de la rue des Petits ruisseaux, enchaîner avec celle des Grandes rivières dans une autre ville, puis une autre. Il paraît qu’elles mènent en Bretagne et que là-bas il y aurait encore des maisons basses au bord de la mer. Et des plages sans goudron ni plastique. Il paraît. On ne peut pas savoir.

Personne n’en est jamais revenu. Parce qu’il y aurait aussi des petits Poucet qui chassent les ogres. Chaque jour ils reviennent chez eux avec un ogre dans leur gibecière pour nourrir leur papa, leur maman et leurs six frères.

On ne peut pas leur en vouloir, c’est la vie, c’est dans leur nature. Mais bientôt pour nous ce sera ça ou monter dans la fusée. Tant qu’à faire, « Qu’on se pende ici, qu’on se pende ailleurs, s’il faut se pendre ! », comme dit une très vieille chanson. « L’aventure commence à l'aurore » répond une autre.


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 7 juin 2022

d'après la consigne 2122-32 ci-dessous

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09 juin 2022

En visite amicale à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 8 juin 2022 (1)

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Ou alors il n'y a que des étrangers sur cette terre.

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 Voiture de police

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Hibou ? Chouette ? La tournée des grands ducs ?

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Nous avons déjeuné dans un très bon restaurant qui s'appelle "Chez moi".

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Ils y ont laissé des plumes ?

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En visite amicale à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 8 juin 2022 (2)

Dans le jardin des soeurs P.. Elles ont plaisir à se souvenir qu'on est allés ensemble, autrefois, sur la place de la Mairie de Rennes, chanter des chansons sur le thème... des vaches ! Moi je me souviens surtout d'avoir organisé, à cette époque-là, un concours de sosies de Sheila et de Mary Poppins !

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08 juin 2022

PAROLE RECUEILLIE

Celui qui craint l’orage, qu’il ferme son ordi !
Qu’il n’aille pas mettre le nez à la fenêtre !

C’est une belle averse à rafales de pluie
Droit sortie du couvent des Pisseuses d’Enfer !

Elle a criblé de trous, à force de grêlons,
Tous les petits cartons de sa fête foraine :

« Voyez comme je caracole, dégringole
Et m’épanche en ruisseaux et rigoles 

- Plus un chat sur les toits quand j’emplis les gouttières ! -
Et fais s’écouler, au bas, des rivières !

Vous n’oublierez pas ce ciel bas résille
Qui m’avait annoncée ! Je gicle dans vos rues,

Je claque, je grésille et vous semblez K.O.
Par cette mise à sac de la terre à vos pieds !

Je sonne l’hallali de vos calendriers
Et vous allez passer d’épouvantables nuits

Sans cesser de trembler, craignant que vos maisons
Ne se fassent la malle et ne soient englouties

Comme la honte bue et les hésitations
Que vous pouvez avoir sur es rêves d’éclaircies

Et le sentir coupable d’avoir autant construit
Alors que vous ne faites, frères humains,… que passer ! ».

2122-32 JK - Parole recueillie


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 7 juin 2022

d'après la consigne 2122-32 ci-dessous

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07 juin 2022

CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-32 DU 7 JUIN 2022 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Trente et un mots et quatre incipits

 

Avec les mots suivants :

averse - boire - calendrier - cesser - ciel bas - couvent - craindre - crayon - cueillir - emplir - fenêtre - hésiter - interroger - maisons - malles - nuit - oublier - passer - petit carton - pluie - rafales - rêver - rues - ruisseaux - s’apercevoir - s’éclaircir - sac - sembler - sonner - terre - toits

composez le début d’un récit et poursuivez-le.

Vous pouvez également utiliser l’un des quatre incipits ci-dessous puis insérer des mots de la liste  dans votre texte :

1) Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce qu’on sait où l’on va ?

2) Jeanne, ayant fini ses malles, s’approcha…

3) Le petit Poucet était malin comme un singe. Chaque matin il partait à la chasse à l’ogre. Chaque soir il revenait avec un ogre dans sa gibecière pour nourrir son papa, sa maman et ses six frères.

4) C’est pas difficile, ils l’ont ratée leur ville moderne. Et toute leur grande ceinture parisienne idem. On est bien placés pour en parler. On y habite.

Consigne empruntée à C. Peyroutet – La Pratique de l’expression écrite. - Paris : Nathan, 2005.

2122-32 Consigne La-pratique-de-l-expression-ecrite

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06 juin 2022

Une séance de karaoké... bien vivante à Rennes le 29 avril 2022

Même si je suis un piètre musicien, je n'ai pas à rougir de mon activité dans ce domaine car elle est essentiellement altruiste. Je ne suis pas là pour épater le monde en reprenant des ritournelles que d'autres avant moi ont bien mieux chantées - c'était leur boulot -, je suis là pour aider des gens à chanter ces chansons-là parce que ça leur fait plaisir de se lâcher en terrain connu (et reconnu, ici).

C'est pourquoi je ne suis pas peu fier de la deuxième version du concert juke-box vivant, devenu concert karaoké, que nous avons organisé, M. Le Bichon et moi-même dans une soirée privée d'une assocation philanthropique locale.

On entendra donc ci-dessous Madame Claudia X., accompagnée par le duo le plus incertain de la métropole rennaise, dans un chef d'oeuvre de Dame Jeanne Moreau dont elle se sort, ma foi, très bien. Il s'agit, bien entendu du "Tourbillon de la vie", chanson immortalisée par le film "Jules et Jim" de François Truffaut.

Pour l'anecdote et pour qui aurait l'idée d'organiser ce genre de petite sauterie innocente, je livre également ci-dessous la liste des chansons proposées au choix des six tablées de convives et le petit jeu sado-masochiste concocté pour l'occasion.

Liste des chansons du concert karaoké du 29 avril 2022

Fiches du jeu karaoké par tablées

Joe Krapov enregistre · Claudia X. - Le Tourbillon de la vie

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05 juin 2022

Comment peut-on être passé à côté de Catherine Ribeiro ?

C'est l'histoire d'un jeu de piste ! Ou d'une séance de surf bienfaitrice.

J'ai déposé chez Dame Célestine, ma Céleste nièce, cette semaine, un commentaire dans lequel j'ai posé un lien vers une chanson que j'ai mise jadis dans ma guitare.

Il fut facile pour moi d'en retenir l'air parce que mon grand-père l'avait à son répertoire : c'était un chant révolutionnaire russe qu'il chantait en se rasant ! Le "Chant des partisans russes" quelquefois nommé "Par les collines et les plaines" ou "Par les monts et par les plaines" ou "Les Partisans".

La version que m'avaient confiée les divines soeurs P. était du genre déviationniste : ce chant de la guerre civile russe dont il existe une version blanche et une version rouge a été rebaptisé "L'Amitié" et ses paroles sentent bon l'église catholique. J'ai même découvert que le traducteur-traître, Noël Colombier, était du reste un abbé, décédé il y a cinq ans, paix à son âme, personnellement j'aime les deux versions. Je ne suis ni pour ni contre les religions, bien au contraire ;-)

Là-dessus dans les commentaires de "L'Amitié", on me renvoie vers По долинам и по взгорьям - https://youtu.be/lbALTHDigMI?t=93 et en cherchant les paroles françaises, je tombe sur Catherine Ribeiro qui interprète "Les Partisans". 

Catherine Ribeiro + Alpes !

Je n'ai possédé d'elle que son album intitulé "Le blues de Piaf".

Quelle voix elle a ! Je crois que Carla Bruni et sa clique de suivantes des années 2010-20 peuvent aller se rhabiller !

Du coup je suis allé écouter l'album intitulé "Paix" - Waoo, le son Pink Floydien ! - et je partage ici en complément son tour de chant aux Bouffes du Nord de 1995 dans lequel on entend une fabuleuse interprétation de "La Douleur d'aimer" d'Aragon et Jean Ferrat (à 10'50"), des chansons de Jacques Brel et Léo Ferré....

Merci à l'abbé Colombier de m'avoir, bien involontairement, ouvert la porte qui mène à cette grande dame ! 



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04 juin 2022

BALZAC 00 01 L'ILLUSION GENRE MINEUR QUI TOUCHE LE FOND !

DDS 718 Balzac 000037186

Je m’appelle Lucien et je crois que j’ai perdu toutes mes illusions.

Je n’étais pourtant pas ce qu’on appelle un grand rêveur, j’avais les pieds sur terre mais maintenant que je ne suis plus un perdreau de l’année je dois avouer que le bilan n’est pas terrible. Dressons-le en même temps que le couvert pour le dîner – ce soir j’attends Madeleine - :

Parfois votre cousine est plus bête qu’on ne croit.

Parfois votre cousine est moins bête qu’on ne croit : pendant que le cousin ponce elle s’envoie Pylade qui ne demande pas mieux au reste. Pylade, mais pas vous ! Et vous ne dites rien au cousin pour préserver la paix du ménage.

Ce qui mirouëte dans le miroir d’Ursule n’est pas forcément votre beau minois de minet. Dans la maison du chat-qui-pelote il se peut qu’habite une fausse maîtresse à qui peu chaut votre animal : Ursule est la vieille fille-type qui range tous les soirs sa virginité dans le cabinet des antiques. Accident notoire : vous avez encore une fois envoyé une passion dans le désert !

Toutes les menteries, les hypocrisies, les carambouilles, les entourloupettes de la vie, il arrive qu’on les gobe sec. Et il y en a ! Le modeste mignon cache parfois un vaniteux m’as-tu vu moche.

Si vous êtes victime d’un jaloux, d’un maître-chanteur, d’un huissier, si vous poursuit une vendetta, vendez tout et barrez-vous par la porte de derrière !

Si vous allez au bal de Sceaux et que tout le monde y semble intelligent, méfiez vous : c’est peut-être vous qu’on a invité pour le dîner de cons.

La splendeur des thés chez Madame Verdurin lorsqu’on est en cour débouche quelquefois sur la misère des tisanes de Tante Léonie où l’on n’a même pas le droit de tremper sa madeleine pour cause d’hygiène :
– Ca va pas non, Marcel, t’as un bol, trempe dedans, arrête de me chauffer !

A la bourse les actions de tante Yolande montent et descendent. Quel sera le montant de son héritage à Tata Yoyo ?

La princesse de Cadignan garde ses secrets pour elle. C’est d’autant plus égoïste qu’elle gagne au loto chaque semaine ! Je lui ai demandé si elle avait un truc pour abolir le hasard. Elle m’a répondu : « Pas un truc, un coup de main mais vous, Lucien, pour que vous ayez le génie, il faudrait un grand dé ». Je n’ai rien compris et je suis retourné danser avec Catherine, la duchesse de Langeais.

Ne tombez jamais amoureux de la fille aux yeux d’or, Marie Laforêt : il y a toujours un arbre qui la cache !

J’y suis allé dans la Vallée des larmes : y’a pas de lys hélas, c’est là qu’est l’os.

On veut rendre Esther heureuse, on croit savoir comment aiment les filles et paf, on se retrouve toujours là où mènent les mauvais chemins !

Même l’élixir de longue vie n’a plus les mérites qu’on lui prête. Ceux qui se croient immortels – j’en suis - voient, du fait des désillusions accumulées, leur optimisme se réduire comme de la peau de chagrin. Woody Allen n’a-t-il pas déclaré lui-même que « l’éternité, c’est long, surtout sur la fin » ?

Voilà, tout ça me déprime d’autant plus qu’on m’a toujours dit « Le bonheur est dans le pré, cours-y vite, il va filer ». Quand j’y suis allé, moi, Lucien, dans le pré, je n’y ai trouvé que deux rubans.

Ce soir j’attends Madeleine pour les lui offrir mais j’ai l’impression qu’elle ne viendra pas. 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 718 d'après cette consigne : Illusion

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03 juin 2022

TROIS MINIATURES

2022-06-03 - 285 1

Jamais la même heure
A la pendule d’échecs :
A chacun son temps

***

HOMMAGE A FERNAND RAYNAUD

Quand on a un coup dans l’aile on a parfois du mal à trouver son centre de gravité. Surtout si c’est un éléphant qui a démoli votre deux-chevaux. Il arrive même qu’on rie si jamais il est rose.

Quand on a un coup dans le nez on a parfois du mal à trouver son centre de gravité. Surtout si en s’appuyant sur l’aile d’une deux-chevaux on s’aperçoit qu’il s’agit d’un éléphant rose. Pour peu qu’on ait mis la main sur la trompe, il se cabre et on tombe. 

*** 

2122-31 JK - Miniature

Sur cette miniature médiévale est représenté un tournoi. Au pied des deux tours d’un château deux cavaliers s’affrontent pour le plus grand plaisir du roi et de sa dame. Il y a un monde fou Même les pions du lycée Saint-Louis assistent à ce combat. On ne sait pas qui l’a emporté. Le journal « L’Equipe » n’existait pas à l’époque et on ne pariait pas sur les courses hippiques.

Ce qui est surprenant quand même c’est que l’oeuvre est signée Léon Zitrone et que le Louvre d’Abu Dhabi, au vu des certificats de provenance et d’authenticité, en a fait l’acquisition au prix fort. 


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 31 mai 2022

à partir de la consigne 2122-31 ci-dessous