16 septembre 2018

ÉDÉNIQUE, TA MÈRE ?

Lakévio 121 121199330 Eliane Marque - Eve

Bien sûr, bien sûr qu’elle est trognonne ! Trop mignonne à croquer, Eve, la fille en rouge !

Elle a des rotondités partout où il semble qu’il en faille, la peau satinée, brillante même quand le soleil de notre paradis terrestre vient la mettre en lumière tous les jours que Dieu fait.

Mais sa manie de vouloir tout connaître alors que je ne suis pas un puits de science, que je n’ai aucune connaissance en botanique, en métaphysique, en érotique…

Et puis cette volonté de toujours porter des vêtements par-dessus sa peau… C’est pour être jolie, dit-elle.

L’autre jour elle m’a tricoté un slip en peau de tigre et m’a réclamé un boa.

Je sens que ça va mal finir, tout ça. Je suis même certain qu’elle va vouloir qu’on fasse des enfants, qu’ils aillent à l’école, qu’ils aient une bonne situation, qu’on achète un camping-car, qu’on signe une convention obsèques…

Ce sera fini de rire à se fendre les côtes. Terminée la belle vie où tout allait cahin-caha.

O Eve, Eve ! Mon rêve sans air ! Je sens que j’étouffe déjà !

Pourquoi es-tu venue dans ma vie ?

Pourquoi les pépins sont-ils toujours pour ma pomme ?

O Dieu, l’étrange peine !


Ecrit pour le jeu n° 121 de Lakévio d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 22:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,


02 septembre 2018

L’ENVOL PLUTÔT RATÉ DU PAPILLON DON JUAN

Lakévio 119 Eléna Yushina 120263392
Tableau d'Elena Yushina

Ce maître du libertinage avait mis dans son escarcelle
Tant d’images de péronnelles et ravi tant de pucelages

Aux jouvencelles du voisinage qu’on chantait sur le violoncelle
La liste assez exceptionnelle de ses nombreux papillonnages !

« Mille tre » décrit ce volage. Mozart commit la ritournelle.
Il advint que ses joies charnelles furent suivies d’un tel tapage

Qu’une ribambelle de rages et de colères de femelles
Vint alerter sa sentinelle, Leporello, le valet sage.

« Don Juan, songez au décollage ! ». Plutôt que de se faire la belle
Il se brûla à la chandelle et s’empêtra dans le voilage ! 

Ecrit pour le jeu n° 119 de Lakévio d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 21:22 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , ,

02 juillet 2018

1984 + 34 = 2018

Lakévio 114 Roses blanches Igor Levashov

Oublier Berthe Sylva ?

Mais pourquoi donc ? Elle chante un univers dans lequel les marchandes de fleurs ont du cœur et où les infirmières pas encore en burn-out manifestent de la compassion pour les orphelins. La mort y est un grand jardin. L’humanité n’est pas un vain mot.

Faut-il préférer à ce monde éteint, délavé mais charmant comme les pétales tombés à terre d’un bouquet de roses blanches, cet univers-ci, le nôtre où c’est l’argent qui est traité en roi, où l’homme n’a plus d’attrait que pour les machines (voitures, téléphones, robots) qui le surveillent jusqu’à plus soif ? Où les guerres, économiques ou réelles n’ont même pas disparu ?

Plus légèrement dit, faut-il préférer Berthe Rancantat à Berthe Sylva ?

Ok, je sors !

 P.S. 1 C’est juste une question pour rire, chère Lakévio !
P.S. 2 Je n’ai absolument rien contre toi, Bertrand !
P.S. 3 A la version Krapov des "Roses blanches", on peut préférer l’"Histoire de rose" de Robert Lamoureux, dans la version de Mémé les Watts, ci-dessous.

Ecrit pour le jeu de Lakévio n° 114 d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 13:59 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , ,

25 juin 2018

DERNIÈRE CONSIGNE POUR LE BONHEUR

Lakévio 113 Anne-Françoise Couloumy 120487462

Ici elles ont vécu de nombreux moments fous dont il ne reste rien excepté cette feuille sur le sol.

Tout brille comme un sou neuf et tout est prêt pour recommencer comme hier et comme toujours. Les devoirs de physique, les dessins, les brouillons pourront se glisser sous le buffet des mômes ; les pubs et les flyers tomber du vide-poches, les courriers des impôts, des enveloppes diverses et des listes de courses sortir du porte-revues. Ils feront ce qu’ils voudront ceux qui viendront derrière elles.

Une porte refermée. Un dernier tour de clé. Elles s’en vont, les deux petites vieilles, roides, squelettiques et encore pleines d’une terrible énergie, vers un futur qu’on devine moins drôle.

Ils feront ce qu’ils voudront ceux qui viendront derrière elles seulement ils sont prévenus ; le billet est explicite. C’est en effet une lettre. Rédigée de leur plus belle écriture. Pleine de pleins et de déliés. Un ultime conseil de deux sœurs philosophes :

« Cher.e .s successeur.e.s

Nous prierons tout ce qui nous reste de vie pour que ce logis qui fut le nôtre vous soit immensément bénéfique et porteur de nombreux petits bonheurs indicibles (ce sont les meilleurs) comme il le fut pour nous.

Une seule condition pour obtenir ceci : que le sol de ce F4 soit toujours merveilleusement ciré.

Recevez l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Signé : les soeurs Fourmi, fées du logis. »

Et moi, poète, je m’écrie :

« Ô lettre sur le sol ! Il ne reste que toi pour témoigner d’hier…

… et un bidon de cire posé sur le linoléum du sombre corridor ! »

Ecrit pour le jeu n° 113 de Lakévio d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 10:43 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

11 juin 2018

LE GENRE DE GARS AVEC LESQUELS IL FAUT COMPOSER, PARFOIS, J’TE JURE !

Lakévio 111 Harold Harvey - Lettre à Elise

Ma chère Elise

J’ai tellement tapé comme un sourd sur mon piano toute cette journée que je n’ai plus aucune énergie pour ce qui est de te proposer la bagatelle.

Elle est en la mineur, elle n’a pas de numéro d’opus et c’est la 59e de mes œuvres sans numéro. Woo ! Il y a de quoi perdre le Nord, n’est-il pas, si les œuvres sans numéro en ont quand même un !

J’aurais bien aimé que tu la lises, que tu la déchiffres, la joues, l’apprécies et que tu m’offres en remerciement une bise.

Mais le début pour toi n’est pas assez balèze aussi vais-je l’offrir à Thérèse.

Je ne pense pas que l’Histoire retiendra cette oeuvrette !

Ludwig Van B., peintre naïf.
 



Ecrit pour le jeu de Lakévio n° 111 à partir de cette consigne.

Posté par Joe Krapov à 05:59 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,


14 mai 2018

SI JE PEUX METTRE MON GRAIN DE SELLE…

Lakévio 107 Balade à bicyclette Viktor Tsvetkov 1965

Bien sûr que ça pourrait être eux ! Mais ça pourrait aussi bien être Yves et Paulette, à cause de la chanson de Pierre Barouh à laquelle tout le monde va penser, «A bicyclette».

Et ça pourrait aussi bien être d’autres qu’eux ! Alors ne donnons pas de prénoms. Disons que ce sont deux correspondants, une petite Française en séjour linguistique et un épais Allemand, pas très élégant, des lunettes de taupe, même pas de chaussettes dans ses godasses, ou alors une chaussette sans élastique partie voir le talon d’Achille.

Le garçon gentil mais pas séduisant, tu vois, genre le binoclard de la classe, premier en tout sauf en gym, celui pour qui une balade à vélo se prépare la veille si pas l’avant-veille. Pourtant il n’y a pas loin du centre de Münich au château de Nymphenburg, on ne risque quand même pas de crever sur le pavé de la Marienplatz.

Et, bien sûr, parce que c’est un porte-poisse, ce gars-là, ça arrive. Et il est le seul à avoir emmené des outils et une chambre à air de rechange, le seul à savoir démonter une roue, à savoir resserrer ce vélo sans ailettes. Tous les autres filent devant et il ne lui reste, à la Française, qu’à aguicher les piétons de son âge pendant que «Achtung bicyclette Pompe à vélo» opère à l'avant.

A croire que son truc, à Miraud-ro, c’est le vélo ! Pas vrai, Marcel ? Et la nymphette du bourg en visite dans la capitale bavaroise de penser à l’autre sketch où l’on parle de compétences dans le domaine de la pédale et où l’on conseille de surveiller son guidon. Elle ne comprend pas tout mais elle devine que ça doit être drôle.

Cinquante-trois ans ont passé. Moi non plus je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, ces deux-là. Elle, c’est certain, elle l’a oublié, cet Allemand-là, ce Kamerad de fahrrad plus insipide que Brad. Elle a gagné trop de tours de Miss France avec son joli minois et sa taille fine de Saint-Gervais et Saint-Gervien hanter ton Rhin. La championne se fiche des voitures-balais !

Mais lui, le porteur de bidons de la petite Française, le mécano dans la voiture de l’assistance technique, ça ne m’étonnerait pas qu’il soit doté maintenant d’une Gretchen aussi boulotte qu’Yvette Horner. Et que cette dame joue de l’accordéon à l’Oktoberfest !

Ca ne m’étonnerait pas qu’il ait suivi sa voie de serviteur de petite reine. Qu’il ait inventé les ailettes pour roues de vélo, histoire d’alléger sa sacoche à outils. Ou le vélo à assistance électrique. Voire même qu’il ait fait fortune avec ce truc improbable qu’on voit dans toutes les rues de Münich : le couvre-selle de vélo imperméable autant que publicitaire !

Il vaut quand même mieux rouler carrosse que pédaler dans la choucroute, non ? 

180504 Nikon 004 180504 Nikon 026 180504 Nikon 029

Ecrit pour le jeu n° 107 de Lakévio d'après cette consigne


N.B. Pour voir ma collection de selles münichoises, c'est ci-dessous !

Posté par Joe Krapov à 10:59 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

15 avril 2018

LA COMMUNICATION

Mon Amour
Je me souviens avec bonheur de ce temps-là
Où l’on prenait tant de photos en noir et blanc,
De l’air sérieux que j’arborais en t’attendant,
Ganté de beurre frais comme tout prétendant,
Des cinémas et des théâtres où nous allions…

Pour devenir ton roi de cœur combien n’ai-je pas dépensé ?
Et quelle fougue aussi j’avais la nuit venue !
Quel galant n’ai-je pas été !
Souvent dans ce fauteuil finissaient nos ébats.
Nous en sortions heureux, silencieux, repus
Et nous nous endormions dans la nuit de Paris
Pleins des promesses et des folies de la jeunesse !

Lakévio 103 Fauteuil

- Allô ? Maman ? Comment tu vas ?

- Je n’en peux plus de ce silence, de cette apathie, de ces rébus, de ces bouts de papier illisibles qu’il laisse traîner partout ! Tu te rends compte qu’il écrit aussi la nuit, dans le noir pour soi-disant ne pas me déranger pendant mon sommeil, comme si je n’entendais pas le bruit de son crayon sur le papier !

- Maman…

- Et maintenant, comment je fais, moi ? Alzheimer, aphasique, artiste à l’Ouest, il a toujours cumulé ! Et voilà qu’il se met à tout retourner et à constituer des énigmes en 3D ! Ce n’est plus une maison que j’ai, c’est un musée d’art moderne plein d’installations bizarroïdes. Heureusement qu’elles sont temporaires !

- Maman !

-On me l’avait bien dit que la vieillesse serait un naufrage mais je suis désolée, je n’ai que quatre-vingt-quatre ans ! Je ne suis pas encore allée en Chine, je ne veux pas abandonner la marche nordique, l’art floral, le club d’œnologie ni les voyages et excursions de mon association pour passer mon temps à ranger les gants, les jeux de cartes et les photos que ton vieux débris de père laisse traîner partout !

- Maman…

- Je ne suis pas payée pour vivre avec un sphinx !

- Maman ! Tu devrais voir un psy !


Ecrit pour le jeu de Lakévio n° 103 d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 20:07 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :

09 avril 2018

L’AMOUR EST UNE BOULE DE LOTO

Lakévio 102 Karin Jurick

C’était époustouflant de le constater mais Aurélien et Bérénice étaient bien une illustration vivante du mot «complémentaire».

On peut en juger ici sur ce tableau où ils sont portraiturés de face par Karin Jurick. Et ce même si le cadrage est particulièrement loupé. Parfois l’opérateur est victime de tremblote.

Il se dégage de ses mains de tortionnaire à elle une impression de drame ancien, de tristesse profonde et l’on ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a passé quelques années, plus jeune, à servir dans une armée révolutionnaire sud-américaine ou à purger une peine dans un pénitencier. Voire les deux.

La peine s’est arrêtée quand elle l’a rencontré. Lui respirait la joie de vivre du chanteur de cha cha cha, la légèreté de l’élégant en mocassins. Il oeuvrait au sein de l’orchestre dans les casinos de la Riviera. Il profitait de la baignade dans la piscine des hôtels à Monaco, Cannes ou Jersey et se mêlait aux magnifiques à la Gatsby en faisant comme s’il était des leurs. Il n’était qu’un parasite de ce monde-là, un musicien dont seul le costume était blanc, mais il eût été aberrant de se pourrir la vie avec des concepts crypto-marxistes de lutte des classes ou de révolution prolétarienne. Surtout quand le fait d’arborer un sourire et de balancer des rythmes cubains rapportait autant.

Lakévio 102 Carpe diem mon lapinIl avait perdu la tête pour elle. Elle avait perdu la tête pour lui. Si l’amour est une boule de loto, ils avaient coché les numéros de la grille ensemble et à l’aveugle. Sans se prendre le chou, ils étaient devenus adeptes du «Carpe diem, mon lapin !» si cher aux statues de l’île de Pâques. Qui vivra verra ! Tant que l’on pourra, on en profitera !

Cela dure depuis trois décennies et ils ne s’en lassent pas. En astrologie, il y a des mystères. Lui est natif d’un signe d’air, elle d’un signe de terre. Est-ce lui qui la rafraîchit de son tourbillon de paroles, est-ce elle qui le retient en lui ôtant l’envie de s’envoler volage ?

Il y a d’autres couples dans lesquels l’eau n’éteint pas le feu et où les flammes n’ont pas pour effet l’évaporation du liquide.

Carpe diem, mon lapin ! Ne faites pas ces yeux en billes de loto : certaines et certains parfois tirent le bon numéro. Oui, c’est vrai, c’est une question de chance.

 
Ecrit pour le jeu n° 102 de Lakévio

d'après cette consigne


 

 

25 mars 2018

LES TROIS SOLEILS DE RUDISLY

Lakévio 101 Nicolas Ordinet 119154034

Sur la planète Rudisly, il y a trois soleils. C’est pourquoi un Terrien par exemple ne comprendrait rien aux ombres que l’on voit sur cette photo. Dans le système planétaire de la Terre il n’y a qu’un seul soleil qui joue à cache-cache derrière des Trénets de nuages avec un satellite de la Terre nommé Lune.

Les femmes de Rudisly ont les lèvres blanches. Elles sont faciles à soulever parce qu’elles pèsent le poids d’une plume. On est obligés de les lester avec des chaussures à hauts talons aimantés. Le sol de Rudisly est entièrement métallique.

Elles sont faciles à soulever ! Encore une phrase qui va beaucoup plaire sur Centralma ! Sur la planète Centralma la congrégation des H-tagueuses a pris le pouvoir. Là-bas on ne plaisante plus avec la séduction.


Ce tableau est signé Nicolas Ordinet

C’est pour cela qu’on voit plein de Centralmiens sur Rudisly. On les reconnaît à leurs jambes flageolantes, à leurs pantalons flous et à leur costume traditionnel, le Kost ar ch’ravat dans lequel ils sont engoncés.

Il est très difficile de séduire une Rudislyenne, surtout quand on est un Centralmien. Malgré les trois soleils les Rudislyennes sont d’une froideur de statue, d’une dignité de déesse, d’une aridité quasi-Bergmanienne. Jamais leur esprit ne s’échauffe, jamais elles ne manifestent passion ou emportement. Mais c’est justement pour cela qu’on vient les voir. On n’a pas dans l’idée de les séduire mais de se faire séduire voire conquérir par elle.

C’est ce qu’on vient chercher dans cet univers-là. On trouve les Rudislyennes dans les galeries marchandes où elles font semblant de s’intéresser aux livres de l’e-bookinerie du Centre ou aux vitrines de chaussures à semelles aimantées. Mais en vrai elles attendent le client.

Il suffit de s’approcher d’elles et de demander « Puis-je vous offrir un café et cinq cents crédits ? » pour qu’elles lèvent le regard vers vous, et sans ciller, ouvrent leur sac à main en tendant leur menotte. Clic clac, c’est simple comme un coup de téléphone. Une fois transférés les crédits, vous êtes pris. Elles vous emmènent tranquillement à l’astroport de Champlibre.
Vous vous asseyez avec elle au bar, commandez un cocktail R2D3 du B-Ring ou un cappuccino d’Alpha du centaure pour vous et un café pour elle. Vous jouissez tranquillement des jeux de lumières des trois soleils sur la salle de décollage et sur le paysage extérieur en laissant monter la fièvre à l’intérieur de vous. Lorsque sa tasse est vide la Rudislyenne vous demande dans quel plan de réalité vous voulez sauter. « Celui du haut ou celui du bas ? ».

Une fois que vous avez répondu elle se lève, vous prend la main bien fermement et elle ôte ses chaussures. Puis vous passez par la fenêtre.

On n’imagine pas la force que possèdent ces femmes. Elles peuvent soulever jusqu’à cinq-cents kilos d'une seule main sans une seule marque d’effort. Pour la suite, je ne vous fais pas la retape, vous avez lu comme moi le dépliant publicitaire. Les paysages que vous traversez avec elle sont de toute beauté : ce sont des reconstitutions d’après photos de lieux idylliques de la planète Terre aux XIXe et XXe siècle. Le meilleur moment de cette balade romantique et silencieuse est cependant celui où elle vous transperce le cœur avec la pointe de son drapeau. Ca vous glace le sang d’un seul coup d’un seul mais après... quel bonheur ! Si vous avez choisi le paysage du bas, vous revenez en marchant sur l’eau. Si vous êtes dans celui du haut vous voletez au-dessus de la forêt en compagnie d’oiseaux de toutes les couleurs.

Quand vous vous retrouvez à Champlibre, la belle remet ses chaussures et vous demande : « Alors ? Heureux ? ». Personne n’a jamais répondu autre chose que : « Oh que oui ! ».

Quand ils réintègrent Centralma ces messieurs troquent le kost ar ch’ravat pour la chemise blanche à col ouvert vendue par les e-magasins de Bernard-Henri Lévite. Quand ils croisent une H-tagueuse ils se remémorent leur Rudislyenne et ils murmurent tout bas : « Merci à toi, chère impératrice Catherine II-9 d’avoir inventé cette planète magique !». Un autre avenir commence pour eux.

Et après la vie continue, « un peu plus souriante aujourd’hui qu’hier et bien moins que demain » comme disent les habitants de l’Optimistan.

Ecrit pour le jeu n° 101 de Lakévio d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 22:03 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags :

19 mars 2018

CENT POUR SANS...

L’atelier d’écriture est un club sado-masochiste dans lequel l’animateur se prend pour  le divin marquis. Aujourd’hui Lakévio nous propose, à nous les hommes, un coup de sang ou une montée de sève à l’approche du printemps. Mais ce n’est peut-être pas la peine de nous exciter sur cette photo : rien ne dit que ces jolies fesses rebondies appartiennent à une dame ! Le mot travesti existe aussi et il a tendance à refroidir mes ardeurs. Aussi me limiterai-je à poser une vieille devinette de mon cru : « Tu vois le cul si tu l’ôtes. Qu’ est-ce ? ».

Lakévio 100 119141814_o

La solution en faisant glisser la souris
avec le clic gauche enfoncé ici après : la culotte !

 

Ecrit pour le jeu n° 100 de Lakévio d'après cette consigne

Posté par Joe Krapov à 04:58 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags :