23 juillet 2022

Un Voyage de noces au pays basque en 1950 (1)

Ce n'est évidemment pas le mien ! Mais si celui-ci n'avait pas eu lieu je n'aurais pas été à la noce, enfin, à la même noce.

Vous comprenez, ce sont les parents de Marina B., donc je leur dois beaucoup ! ;-)

Le photographe nouveau marié a intitulé cette série de quarante petites photos "Le Pays où tu me conduis...". C'est Bidarray, dans les Pyrénées atlantiques, au pays basque, à deux pas de la frontière espagnole. C'est bien joli, en noir et blanc.

Au fait, vous avais-je dit ou pas que ces vacances 2022 seraient consacrées aussi à de l'archivistique familiale ou plutôt belle-familiale ? ;-)

VDN 04 La vallée de Bidarray 12 septembre 1950

VDN 05 Simone Bourges le 12 septembre 1950

VDN 06 Verts pâturages le 13 septembre 1950

VDN 07 La Nive le 13 septembre 1950

VDN 08 Le Bassin de réception le 13 septembre 1950

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Un Voyage de noces au pays basque en 1950 (2)

VDN 10 Pont sur la Nive le 13 septembre 1950
 Le pont sur la Nive

VDN 11 St-Jean-Pied-de-Port vu de la citadelle le 13 septembre 1950

Saint-Jean-Pied de Port vu de la citadelle

VDN 14 Vue du sommet la vallée d'Espagne le 15 septembre 1950

VDN 16 Vue du sommet Bidarray le 15 septembre 1950

VDN 18 En redescendant Bidarray le 15 septembre 1950

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Un Voyage de noces au pays basque en 1950 (3)

VDN 17 Contrejour le 15 septembre 1950

VDN 19 La nationale St-Jean vue de la Voie romaine le 16 septembre 1950

VDN 20 La voie ferrée (cliché de Simone) le 16 septembre 1950

VDN 21 La petite ferme de la Nationale Saint-Jean 1950

VDN 47 Pierre en septembre 1950

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17 mai 2022

Si tu veux faire mon bonheur....

... Marguerite, donne-moi ton coeur ! (air connu).

Et donc, ce 13 février 1916, Marguerite De... devient veuve et ses deux enfants, Léon et Constant, 6 ans et 3 ans, orphelins de père. La guerre de 14-18, contrairement à ce que chante Brassens, ce ne sera jamais la guerre que ils et elle préfèrent !

Après il faut du courage à ce beau monde pour porter un tel deuil. N'étant ni psychanalyste, ni historien, je n'ai pas eu à interroger mes aïeux sur cette période alors du coup je n'ai que les dates de Généanet pour faire le lien avec les deux autres photos qui me restent de la famille De... qui peuvent être datées d'avant la deuxième guerre mondiale.

Et donc le 2 novembre 1921, Marguerite, pas forcément vêtue de noir et pas forcément veuve joyeuse de Franz Lehar pour autant, devient Madame Li... Elle épouse Auguste Li..., un autre ouvrier mineur né à Oignies le 1er septembre 1887, fils de Auguste Li... 1853-1902 et Augustine Tu... 1858-1922.

Cet Auguste avait épousé en 1911 une Fernande De... qui lui avait donné deux fils : Auguste Arthur Li... 1912-1996 et Fernand Li... 1913-2004.

Le mystère de Fernande !

Qu'est-il arrivé à Fernande qui me fait tant rire ce soir où j'investigue sur des parfaits inconnus ? Simplement, d'après certaines notices de Généanet, elle serait décédée en 1911 avant de donner naissance à ses deux fils ! J'ai fini par arriver sur la bonne notice qui me dit qu'elle est morte en 1972 à l'âge de 80 ans et qu'elle et Auguste avaient divorcé le 9 mars 1920.

Abrège, Joe Krapov !

Marguerite et Auguste, quatre garçons sur les bras - encore qu'on ne m'ait jamais parlé de ces demi-frères en forme de pièces rapportées de famille recomposée - sont heureux de vous annoncer la naissance de Gilberte-Augustine Li... !

A vous de trouver sa date de naissance d'après la photo suivante !

Alcidie De-No avec Gilberte Li et Jeanne De

 Cette photo a été prise en 1933. Elle représente Gilberte avec ma grand-mère, Victorine, qui tient sa fille Jeanne, ma mère, dans ses bras. Si vous lui donnez entre  neuf et onze ans, elle est née en 1922 ou 1924.

Gilberte Li (demi-soeur de Léon De)

Et comme la vie des pauvres gens n'est parfois qu'une suite de malheurs, Gilberte est décédé d'une méningite seize ans après sa naissance. Cela a bien affecté mes grands-parents qui l'aimaient beaucoup et qui, pudiques ou orgueilleux, s'abstenaient de parler d'elle pour ne pas raviver leur douleur quand on explorait avec eux, avec la grand-mère surtout, les boîtes de photos qu'on avait sorties du buffet du couloir.

***

Mais j'en viens au meilleur en retournant au grand-père Auguste que j'ai dû connaître alors que j'étais tout petit. Il est mort en 1962 alors que j'avais sept ou huit ans. 1962 ! Epoque opaque où tout le monde n'avait pas une voiture, un frigidaire, un joli scooter, une tourniquette à faire la vinaigrette ou un smartphone pour s'empêcher de penser ! L'arrivée de la télévision dans les foyers, ça a été d'abord chez Auguste et Marguerite. Elle était en noir et blanc, une seule chaîne, posée dans le coin de la pièce unique de la longère où ils habitaient. La visite aux aïeux était devenue un rituel pour les différentes branches de la famille : les enfants de Léon venaient du centre du village, ceux de Constant du coin de la rue. Il y avait un poêle à charbon qui ronflait, on pouvait bien être dix ou quinze là-dedans à regarder le jeu de la Chance, Télé-dimanche, à regarder le film, puis, plus tard, Les Trois coups et Thierry la Fronde avant de s'en retourner chez soi. 

Je n'ai pas assisté à la scène mais ma grand-mère me l'a racontée. C'était un dimanche où on passait un bon vieux western des familles avec une bataille entre cow-boys et Indiens. A un moment le Grand-père Auguste est parti dans sa chambre et puis il est revenu armé d'un pistolet à bouchons et à bombardé le poste en hurlant : "Pan t'es mort !" L'ambiance !

 

Piège à oiseaux

Un autre de ses faits d'armes de retraité qui s'amuse comme il peut est le suivant. Il avait fabriqué un piège à oiseaux de ce style. Le bâton qui soutenait la cage était relié à sa main droite par une longue ficelle. Quand l'oiseau allait picorer les graines qu'il avait mises dessous, il tirait la ficelle et le piaf était emprisonné. Il allait le chercher et procédait à la même opération savamment préparée : il avait découpé dans du carton une espèce de crète de coq qu'il avait colorée en rouge ; il l'enduisait de colle et la posait sur le bec de l'oiseau puis attendait que ça sèche. Alors il sortait et relâchait l'oiseau ! Et il se réjouissait quand un oiseau ainsi décoré par ses soins se faisait prendre au piège une deuxième fois !

Si mes enfants passent par ici, qu'ils le sachent : je ne suis décidément pas le plus farfelu des zozos de la famille !

Sacré (arrière-)grand-père, va !

P.S. Vous avez remarqué ? Cet Auguste était fils d'un Auguste tout comme Léon 2 était fils de Léon 1 et comme Constant 2 était le neveu de Constant 1 et comme Léon 3 est le neveu de Léon 2 ! Eh bien, il n'empêche ! Avec ce système de prénommer les enfants comme leur père, je puis affirmer qu'il y a un phénomène constant dans la famille De... : depuis 1885 il y a toujours eu un Léon De... à s'agiter du côté d'Oignies et de Libercourt ! ;-)

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16 mai 2022

Oh, mes aïeux !

Ce serait bien de classer les photos dans l'ordre chronologique. C'est ce que je fais avec les miennes et j'indique bien, sur la pochette de négatifs, de tirages papier ou sur le dossier de photos numériques, ce dont il s'agit : le lieu, la date, le numéro constitué de l'année suivie d'un numéro d'ordre...

Mais comment faire dans cette photothèque héritée quand le verso des clichés est vierge ? Eh bien on passe des heures sur Généanet et on récolte ceci à propos de son arrière-grand-mère maternelle, Marguerite Du... dont voici la bobine immortalisée sans doute au début du XXe siècle. C'est donc la plus ancienne des photographies familiales en ma possession.

Grand-mère Marguerite jeune

Marguerite Du... est née le 27 juillet 1887 à Annoeulin (59), décédée à Bapaume (Somme) le 11 juillet 1976. 

Elle est la fille de Philippe Du... né en 1854 et de Marguerite Re... née en 1858.

Sa fratrie est composée de :

Pierre Du... 1879-???
Guy Du... 1882-1915
Marie Thérèse Du... 1884-1951
Joseph Du... 1886 - ????
Clarisse Du... 1890-1977
Olivier Du... 1891-1973
Théophile Du... 1901-????

Ici, une photo des deux soeurs aînées, Marguerite et Marie-Thérèse qu'on appelait la tante Thérèse.

Marguerite et Thérèse De-Du

Je crois avoir connu l'oncle Olivier qui avait épousé une tante Berthe un peu portée sur la bouteille (mais qui ne l'est pas un peu dans le Nord ? Elle buvait du Muscat). La tante Clarisse est allée habiter dans les Vosges, peut-être après avoir épousé un nommé Georges-Joseph An..., sans doute le fameux parrain chez qui mon grand père avait fait un stage d'apprenti boulanger-pâtissier et qui l'entraînait en le faisant courir derrière sa moto pour qu'il gagnât "le tour de Charmes ", une épreuve de course à pied que, d'après ses dires, il remporta effectivement.

Parenthèse : La vie est merveilleuse ! En cherchant sur Gallica, j'ai trouvé le compte-rendu de cette épreuve sportive disputée le 14 juillet 1929. Eh bien, c'est vrai, dites donc ! Et peut-être bien que le parrain a lui-même gagné le 800 mètres organisé ce même jour pour les vétérans !

Léon victorieux du tour de Charmes le 14-07-1929

Mais revenons à Marguerite. Elle épouse le 3 décembre 1909 à Libercourt (62) Léon De... Lui est le fils de Adolphe De... 1837- et Virginie Br... 1844-

Il est né le 28 février 1885 à Oignies (62) et décédera sur le front le 13 février 1916 à Bellemagny (68), à l'âge de 30 ans. Il a été soldat en 1907 puis ouvrier mineur en 1909.

Il est le frère de Constant De... qui a épousé Marie-Thérèse Du... le 23 février 1903. Si vous êtes perdu·e, résumons : les deux soeurs ont épousé les deux frères !

Léon De 1 le grand-père à moustache (réduit)

Léon De... est le fameux grand-père à moustache dont j'ai déjà parlé ici. (On peut voir aussi mon grand-père jeune, au service militaire, sur cette même page).

De leur union naîtront deux fils :

Léon De... 1910-1986, mon grand-père

Constant De... 1913-1988 dont voici la photo de mariage avec Marie Li...

Constant De (frère de Léon) et son épouse Marie Li le jour de leur mariage

Comme la vie n'est pas un long fleuve tranquille et comme le montrent les dates de décès des deux frères, les deux soeurs deviendront veuves à la fin de la guerre. Ca fâche vraiment quelqu'un si je répète avec Prévert que c'est une connerie, la guerre ? Eh bien tant pis, je le pense vraiment.

Acte de décès de Léon De

 

J'ai encore deux photos de mon arrière-grand-mère.

Une avec sa soeur Marie-Thérèse. Le bébé qui est dans ses bras est ma mère. La date est donc 1933. D'après une note au dos de la photo la tante Thérèse serait la maman d'un Olivier Delfosse dont Généanet ne dit rien mais que j'ai connu. J'ai des photos de son fils André, instituteur, qui est venu en vacances avec nous une année en Auvergne et qui m'a aidé sur un problème de maths lorsque j'étais en 6e.

Je crois me souvenir aussi que la tante Thérèse habitait une maison du genre coron en face de celle de Marguerite de l'autre côté de l'avenue Jean-Baptiste Delobel à Garguetelles, un hameau de Libercourt qu'on appelait aussi "Guerté".

Grand mère Marguerite avec sa soeur, Tante Thérèse De et Jeanne De

Ici je peux aussi dater approximativement la photo. Marguerite tient sur ses genoux ses deux petits-fils, Georges, fils de Léon et Léon fils de Constant. Si vous leur donnez deux ou trois ans, la photo est de 1948 ou 1949. La jeune fille à droite est ma maman, Jeanne, fille aînée de Léon et la jeune fille à gauche ma grand-tante Lucie, soeur de ma grand-mère. Oui, bizarre, hein : la tante et la nièce ont le même âge ! Mais là on passe du côté des No... et Généanet est bien muet sur les "immigrées d'Erchin" !

Grand'mère Marguerite avec Jeanne De, Lucie No et les cousins Georges et Léon De

Allez hop, fini pour aujourd'hui !

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15 mai 2022

Mes grands-parents à Karpacz en 1950 !

Il y avait aujourd'hui 15 mai 2022 dans "le dimanche Ouest-France" un article très intéressant intitulé "Les petits souvenirs de famille écrivent l'histoire". C'est une historienne de Rennes 2, Caroline Muller, née sous le signe du cancer (tiens donc !), qui raconte comment les documents familiaux de tout un chacun peuvent intéresser la recherche universitaire.

L'article est disponible ici pour je ne sais combien de temps, avec une interview en podcast de la dame.

Cela tombe d'autant plus à pic pour moi que je me suis débattu cette semaine avec mes deux caisses de photographies héritées de ma famille. Me voilà donc à pester contre l'absence d'étiquetage, de localisation, d'identification, de datation de ces petits objets de papier dont certains sont très abimés. Mais aussi à avancer un peu grâce à des éléments extérieurs. Ainsi de ces deux photos prises à Karpacz en Pologne (Silésie, Monts des géants) en 1950, le 12 août précisément. C'est écrit en filigrane sur la photo. On y voit mon grand-père et ma grand mère maternels et leurs deux enfants, donc ma mère et mon oncle. Je ne sais rien du couple qui est présent sur la première photo. Ils ont des têtes de Polonais, je trouve. Ce que dit Caroline M. est vrai : c'est ma grand-mère qui a inscrit la date du 12 août 1950 sur la première. Mon grand-père a écrit "1951" au dos de la deuxième !

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950

Sur la deuxième je reconnais, à droite, Joseph Legrand qui fut maire de Carvin et député de la 14e circonscription du Pas-de-Calais.

Léon, Alcidie, Jojo et Jeanne à Karpacz (Pologne) en 1950 avec Joseph Legrand

Là-dessus, illumination ! La photo de ma grand-mère habillée en costume polonais qui a trôné sur la cheminée tout le temps où nous avons habité au 73... elle date du même séjour !

Bingo ! Elle porte le même filigrane !

Mémé en costume polonais à Karpacz en 1950

Heureusement que je l'avais scannée parce que... je ne la retrouve plus ! Ca doit être congénital : maintenant c'est moi qui mets le souk dans ce boxon ! Au secours, Caroline ! ;-)

En complément d'enquête j'ai trouvé sur le web cette photo-ci qui représente la cascade devant laquelle tout ce monde a posé. C'est un déversoir-barrage de la rivière Lomnica.

De plus le fait de recenser les lieux dans lesquels ils sont passés m'a donné une idée d'atelier d'écriture pour mardi prochain !

Karpacz réservoir de Lomnica pour photo de 1950

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11 février 2022

Jeu nouviau / Jacques Martel

Moi, quand on me donne des documents, je les partage. C'est un plan qui va intéresser les Berrichons ! ;-)

2022 02 11 Jacques Martel - Jeu nouviau

Jacques Martel – Jeu nouviau… opinions d’un paysan du Berry


Dans n’un ch’tit bourg, entér’ nos s'mences,
Noute ch’tel pis l’grain récolté,
J’pernons pas l’moindrement d’vacances
Soment j’ons d’quoi ri tout l’été.

Ceux gens d’Paris qu’on rin en tête,
Il’ont inventé du nouviau ;
I s’amusont - moi j’trouve ça bête -
D’én rondelle qu’il appelont Yo-yo.


C’est comme qui dirait queuque bobine
Anque un bout d’ficelle long comme ça
Qui s’déroule, pis qui s’entorvine
Sans s’arrêter, du r’vient pis du r’va

Et j’te renvoye et j’te ramène
La grand' fumelle et pis l’drôl’tiau….
L’pé, la mé, l’cousin, la marraine,
Toute la famille a tint l’Yo-yo.


En yeu l’vant, drès l’matin ça c’mmence,
I’s s’eccupont pus du journal
Du govarnement ni d’la France
I’s v’lont pas voir que ça va mal.

Pour l’histoire de la politique
I’s disont : « C’te fois, j’ons Herriot,
Qu’est su’ la port’ de la boutique.
Hardi, faisons marcher l’yo-yo ! »


I s’doutont pas qu’là-bas en Suisse
Anque yeu manié’ d’désarmement
D'vieuill’s dettes  et pis tout’ la police
On s’fout d’nous d’pis un bon moment.

Moi j’crés qu’en guise de conférence
Pis d’paroles à plein tombériau
I’ passont l’pus clair des séances
A fé’ des bonnes parties de Yo-yo.


C’est un malheur ! Moi j’fais ma vigne,
Mes terres... j’ai deux vaches, un cochon,
En’ vieuille bourrique, èn’ femme qui r’chigne
Et pis qui m’traite de cornichon...

J'vais, ène fois l'an, à l’assemblée,
J’bois, j’joue un peu... pique su’ carriau
Mais j’ai pas la çarvelle fêlée
Au point d’fé’ marcher un  Yo-yo.


Nu-tête, anvec des grand’ culottes
Toute la jornée on voit des gâs
Suiv’ des fumelles qu’ont, dans yeux cottes
Un ch’tit cu bridé pis point d’bas...

On t’les guettrait dans la bouch’ture
J’crès qu’on les trouv’rait d'un mouciau.
En r’venant, l’roug’ su’ la figure
I’s diraient p’têt’ ben qu’ c’est l’Yo-yo.


Ca l’empêch’ pas les gens des villes
De s’vanter pasqu’il' ont des sous,
Pis d’nous prend’ pour des imbiciles,
Vu qu’j’ons jamais sorti d’cheux nous.

Ca s’crét malin du fait qu’ça bouge...
Mon champ d’treuf’ incarnat si biau
I s’figuront qu’c’est la Mer Rouge,
Dame ! I’s connaissont que l’Yo-yo.


Au fond, c’est pt’ête un bien.  La preuve :
Tout l’temps qu’i’s viront l’truc en bois
I s’avisont pas qu’on manœuvre
Pour un cass’ment d’gueule promier choix.

Malgré qu’l’impôt i’ les domine
I v’lont pas voir qu’i’s sont dans l’siau,
Qu’on les roul’, qu’on les embobine...
Pis qu’c’est eux qui sarvont d’Yo-yo !
 

2022 02 11 Jacques Martel - Jeu nouviau

2022 02 11 Jacques Martel - Jeu nouviau

On peut entendre ce monologue, enregistré par son auteur lui- même, ici :

http://www.tsf36.fr/nouviau.mp3

et en apprendre un peu plus là : 

http://tsf36.over-blog.com/article-eloge-de-jacques-martel-chansonnier-berrichon-1877-1941-118096959.html

N.B. Ce document appartenait au grand-père paternel de Marina B.

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25 juin 2021

GRAND CRU, PETITES CUITES / Clodius (Florilège du 25 juin 2021) (1)

140712 A 017
L'aliéné va gerber sa bière-jambon-purée
Sur le futal soigné d'une poupée fatiguée
Qui baisse le rideau pour affoler les veaux.

C'est l'heure de s'faire la belle avec la caisse habituelle.  

(Corruption spontanée)

bleu blanc rouge 101229_D_028B
Une touche de bleu dans l'fond d'mon rouge
Ca donne un paysage qui bouge

Du Pyrénées sans un faux col
C'est le tour sans celle de Carol

Quand les pattes molles ont fait r'monter
Un danger d'sprint à l'arrivée

Tu vois l'camembert gicler
Dès qu't'as r'tiré les cale-pieds

(Bleu blanc rouge)

chaud sur 100425_503
Il fallait que l'amour se mêle
A mes crêpes sans me gaufrer
Talon tant hésité la belle
Mais j'ai bien su t'apprivoiser

(Chaud sûr !)

Consrtance 121230__030_bis

Je voudrais que tu t'précipites
Quand j'ai mal au coeur
Mais je n'aime pas ce qui t'habite
Quand tu joues au docteur

(Constance)

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GRAND CRU, PETITES CUITES / Clodius (Florilège du 25 juin 2021) (2)

Hiver un peu rude 081024_051
Réchauffé à la nuit par l'alcool étoilé
Je me fais des scénarios d'enfant
Jouant sous la pluie
Les pieds trempés shootant
Dans l'arc-en-ciel en riant

(Hiver un peu rude)

quartier du port 081025_008

Enfant dans le quartier du port,
Quartier des mariniers,
On trouvait des trésors,
Vivant des épopées
Mais les rêves ont viré de bord
Et le temps a passé.

Mes souvenirs ne sont pas morts,
Ils me le font chanter

(Dans le quartier du port)

quartier du port Redon_dans_la_brume_2

Je ne suis qu'un témoin de la vie qui s'efface
Il est des soirs sans rien où j'en cherche les traces.

(Dans le quartier du port)

brume 081025_201

J'irai allumer les étoiles
Dans les nuits d'azur parfumées
Je hisserai toute la toile
Pour foncer vers ma destinée

Si elle m'attend dans le matin
D'un doux présage sorti d'un rêve
Lui tisserai dans les embruns
La robe du bonheur qui se lève

(Illusion)

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22 janvier 2021

MARIE G.

210120 285 002

C’est incroyable comme ces temps de confinement auront été, chez nous, le temps de Fouillarchive ! Vous chantiez, nous dit-elle ? Eh bien scannez, maintenant !

Comme si nos propres accumulations ne suffisaient pas, nous avons hérité, à Noël, de «la valise de Marie-Louise». Marie-Louise C. épouse d’André G. est la grand-mère maternelle de Marina Bourgeoizovna, mon épouse. Après le décès de la grand-mère, la valise qui est plutôt une sacoche noire du genre "attaché-case", est allée se poser à Redon, chez la fille aînée de Marie-Louise qui est la maman de Marina. Vous suivez encore ? Parce que ça va se compliquer !

Elle a été retrouvée récemment, la sacoche, et confiée à la fille cadette de Marie-Louise, Marianne, pour identification des gens sur les photos. Après un détour en Savoie, la sacoche nous a été remise à Nantes le lendemain de Noël. Elle se balade donc aujourd’hui à Rennes !

Tout comme je l’ai fait avec mes propres photos de famille, la tante Marianne a classé les photos et les a mises dans des enveloppes 13x18 cm. Il y avait donc une enveloppe « inconnus » dont je me suis servi pour un atelier d'écriture, une enveloppe « famille B. », une autre marquée « Famille G. » et une enveloppe « Marie G. ». C'est la désormais fameuse "bayadère".

Marie Gallais en bayadère (réduite)


Récit de la tantine, qui l'a connue, à Marina B. :

« Au mariage de tes parents, la cousine est venue avec son mari, ses enfants et son amant. Fallait pas être sorcier pour deviner que les deux enfants étaient de l’amant ! ».

- Et alors ?" comme disait un prétendant à la Présidence de la République à propos d'affaires faites sous le manteau. Ou sur le manteau ?

Elle me plaît, moi, la cousine Marie. Voici une autre photo d’elle, prise en Nouvelle-Calédonie, d'où elle envoyait à ses cousins nantais des photos de sa famille sur lesquelles elle écrivait à l'encre pervenche. Sur la première, elle ressemble à Rosemary Standley !

Marie Gallais en Nouvelle Calédonie (détail) (réduite)

Elle avait épousé un M. Marcel B. de B, né en 1898 , qu'elle avait donc suivi là-bas à Nouméa. Leur fille se prénommait Josiane.

Marcel de Bollivier, époux de Marie Gallais et sa fille Josiane âgée de 18 mois (réduite)

Josiane de Bollivier, fille de Marie Gallais (réduite)

Josiane de Bollivier, fille de Marie Gallais, 30 mois (réduite)

Marcel de Bollivier, époux de Marie Gallais et sa fille Josiane (réduite)

Un repas chez les de Bollivier en Nouvelle-Calédonie (réduite)
Ils ont terminé leurs jours à Antibes et Monsieur Généanet nous a même permis de voir leur tombe sur la toile !

Marcel et Marie de Bollivier (et Jean Gallais( (détail)

Marcel et Marie de Bollivier, Monique et Jean Gallais (détail) (réduite)

Marie-Louise et ses enfants avaient gardé le contact avec eux et allaient les voir dans le Sud. La photo ci-dessus a été prise à Cannes. la tante Marianne est au premier rang et le grand échala à tignasse touffue est son grand frère, Jean G. Marcel de B. est décédé en 1972.

Tombe de Marie Gallais et Marcel de Bollivier à Antibes

***

Elle est née à Rennes le 7 juin 1906 et est décédée en 1993. Son second prénom était Françoise. Elle était en fait la cousine du grand-père, André G., le mari de Marie-Louise, et c’était la seule avec laquelle il était resté en contact pour la bonne raison qu’il en était très amoureux. Il devait avoir pourtant pas mal de cousin(e)s puisqu’il avait quatre oncles et une tante. Mais aucun d’eux ne le prit en charge quand il devint orphelin, à treize ans, en 1913. Il fut élevé par un voisin.

C’est drôle (?) comme ce ne sont jamais des histoires gaies qu’on trouve dans les albums de photos « spécial confinement » ! Faut dire que que d'aller chercher des dates ici, dans le fichier des personnes décédées, ça n'incite pas forcément à la krapoverie. On fera plus drôle demain, promis !

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