Il y a toujours quelque chose à gagner, même dans les déplaisirs. Et il a sans doute raison, mon petit inconscient, d'éprouver de la sympathie pour l'actrice Valeria Bruni-Tedeschi, touchante avec sa voix cassée et ses petits airs d'oiseau fragile. Par contre la réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi nous les brise un peu avec ses problèmes égocentriques de "pauvre petite fille riche" dont elle fait autofiction à tour de bras.

Mais je ne vais pas me plaindre : j'ai emprunté le dévédé du film "Les Estivants" à Bourg l'Evêque, ça ne m'a rien coûté, j'ai respiré l'Italie pendant deux heures, le personnage de l'oncle chante très bien Mozart et Offenbach, j'ai appris par la bande que la trame  du récit est de Maxime Gorki et surtout j'ai découvert un "tube" italien à côté duquel je suis passé allègrement, n'étant pas plus que ça fan de Dalida ou de variétoche italienne dans les années 70.

 La chanson s'appelle "Ma che freddo fa", a été composée par Claudio Mattone pour la musique et Francesco Franco Migliacci pour le texte. Elle a été interprétée en 1969 au Festival de San Remo par une chanteuse de quinze ans prénommée Nada. Oui, c'est vrai, l'orchestration est assez moche ou a très mal vieilli !

 

Pour mémoire je vous offre la version française de Dalida : 



Et enfin l'apothéose, une version féminino-féministe plus récente avec un chouette violon à la place des trémolos de guitare.



Et, supplément gratuit pour qui ne se lasserait pas de cette mélodie qui sera bientôt dans ma guitare, deux autres versions à nos oreilles également aimables de la chanson : 

 

Merci à toutes ces dames !