22 février 2022 ! La Bretagne est en manque de parapluies et surtout de parasols !

Parmi les effets néfastes du phénomène de réchauffement climatique de la planète il faut constater maintenant dans notre région une pénurie de ces instruments portatifs destinés à protéger le crâne et le haut du corps des rayons d’un soleil désormais trop généreux.

Les messieurs, bien sûr, peuvent porter des casquettes ou chapeaux plus ou moins larges – borsalino, panama voire sombrero. La chemise en coton, la veste légère ou le polo Brassens protègent des coups de soleil leurs avant-bras.

Mais la pauvre dame en robe à manches courtes ou en débardeur, ses bras nus, sans ombrelle, de quelle couleur deviennent-ils ? Oui, c’est ça, rouge écrevisse.

Il nous faut des parapluies qui fassent office de parasols ! L’emblématique magasin « Rennes sous la pluie » vient de fermer ses portes au plus mauvais moment ! Qu’est-ce qu’ils foutent les Chinois dans leurs usines ? Ils ont découvert le droit de grève ou quoi ? Quelqu’un est allé à la pêche à la baleine et a tout raflé ? Il y a une pénurie ? Ils ont eu un pépin dans la chaîne de production ? Depuis l’apparition du coronaviruse en 2020 on a l’impression qu’ils s’y prennent comme des manches pour inonder nos marchés de leurs produits manufacturés, plus facturés que manu, d’ailleurs.

Parapluie breton 1024

En y réfléchissant bien, il y aurait également une montagne de blé à se faire si les ambassadrices de charme de la République populaire de Chine daignaient apprendre les pas de l’avant-deux de Bazouges, de la gavotte et du laridé huit temps. Cela va faire deux ans pleins que l’on n’a pas vu tourner à Rennes le moindre costume celtique ! Plus une seule jeune fille aujourd’hui ne porte la catiole et les gants de dentelle. Il faut dire qu’avec la chaleur, porter des gants ou en prendre... Ces dames et demoiselles préfèrent sans doute désormais se trémousser en boîte aux accents d’une musique bien plus moderne émise par des émules de Daft Punk ou de Laurent Garnier ?

On comprend bien cependant celles qui, à la longue, ont développé une allergie à ce couple d’enfer, biniou-bombarde, l’assurance tous risques d’avoir un jour ou l’autre l’ouïe bousillée et le goût musical dénaturé à jamais.

C’est quand même ahurissant, cette histoire ! Bientôt, à force de regarder avec envie cette photo emblématique prise à la Fête du peuple breton en 1999, nous qui sommes les forces vives de la start up nation et du LBD-plein-la-vue-pan-dans-les-dents, nous allons finir par rejoindre la cohorte des vieux crabes pétainistes et chevrotants qui prétendent que « c’était mieux avant » !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 22 février 2022

d'après la consigne 2122-19 ci-dessous