Petit éloge des vacances

 

2122-13 Consigne - Petit éloge des vacances

C'est le titre d'un court recueil de nouvelles sur le thème des vacances. Il est dû à la plume de Frédéric Martinez.

L'animateur à relevé le titre, la première phrase et la dernière phrase de neuf d'entre elles.

A vous de jouer avec ces éléments.

Facultatif : vous pouvez (ré)utiliser les illustrations de la consigne précédente "Scrabble à Cléder" si elles vous inspirent. 

 

Titre

Première phrase

Dernière phrase

Passantes

— Où partez-vous ?

Rien ne sert de partir quand on ne sait plus voir.

Nostalgie du mardi soir

La jeune femme qui marche dans la rue Saint-Martin avec les gestes encore gauches de l’adolescence possède de grands yeux naïfs, prompts à s’émerveiller.

La parenthèse heureuse s’ouvrait dans la voiture où m’attendait mon grand-père et tandis que défilaient derrière les vitres de la Simca les immeubles et les maisons de la banlieue sud, je m’apprêtais à boire jusqu’à la dernière goutte ce concentré de vacances.

Une évasion

Une évasion désigne une fuite hors d’un endroit déterminé, le fait de s’échapper d’une prison pour un détenu.

C’est plus facile que ce qu’il pensait ; le voici déjà entre ciel et terre.

Sous les arbres

Aussi loin que je me souvienne, il y a le ciel et les tilleuls.

 

 

Quand tombait la première, lente, silencieuse, c’était pourtant comme une déflagration et je savais, le cœur serré, que les vacances filaient vers leur fin, que nous avions commencé de descendre la pente douce de l’été.

L’été sur toutes les lèvres

 

Je continue ma promenade dans Paris que les grandes vacances n’ont pas encore changé en ville fantôme.

Il faut fuir, s’arracher à la ville, à la torpeur moite qui s’y installe ; mais aucun train, aucun avion ne mène au pays que je voudrais rejoindre…

Vacances antiques

Tandis que Lola achevait son Coca, j’ai pu reprendre des forces.

Trouville, c’est parfait ; ça va me rafraîchir.

Sous la pluie

Ils me plaisent bien, ces deux-là ; je leur adresse mes vœux muets de bonheur tandis qu’ils tournent dans la rue Dupuis, pressent le pas sous l’averse qui éclate.

Un couple y échange des baisers clandestins ; je me demande si Pierre et Manon iront sur leur île grecque, y vivront un jour d’amour et d’eau fraîche.

La folle journée de Mme de B***

 

La marquise de B*** a trente ans, le teint frais, le nez court, les yeux noirs ; elle préfère l’été à l’automne et les remords aux regrets.

 

La voilà, mon île grecque !

D’amour et d’eau fraîche

La fatigue commence à alourdir mes pas.

— Où partez-vous ?