Séduction du passé. Je retrouve, au moment de pondre une consigne pour l’atelier d’écriture, celle que j’avais donnée en avril 2004 et qui me semble absolument farcesque. Je l’ai rebaptisée « Phonèmes et mot caché ».

Voici ce que cela avait donné comme résultat à l’époque :

Un film de cape et d’éKapédépée


Dans les Trois mousquetaires, Alexandre Dumas, pas Kapédépédagogue pour deux ronds nous entraîne sur les traces des Kapédépérégrinations de trois jeunes gens Kapédépétaradants. Ce trio de mousquetaires plein de Kapédépétulance est en fait un quatuor.

L’histoire commence au moment où le jeune D’Artagnan, coiffé d’un chapeau à plume de Kapédépérroquet, monté sur une vieille rosse qui n’a rien de Kapédépégase arrive à Paris sans un Kapédépéso et, pour gagner des Kapédépésétas, tente de se mettre au service de M. de Tréville.

Ayant fait tomber le Kapédépét-de-nonne de Porthos dans la gadoue du terrain de Kapédépétanque, il se voit provoqué en duel sur le Pré-aux-clercs de façon Kapédépéremptoire.

Ayant commis d’autres Kapédépécadilles du même type, il se fait attraper par Athos et Aramis et, au Kapédépéril de sa vie, accepte deux autres duels avec ces trois emKapédépérruqués dont on se demande, au vu de leur tenue, s’ils ne seraient pas un petit peu Kapédépédés sur les bords.

D’Artagnan ne se fera pas Kapédépérforer dès la troisième bobine de pellicule. Attaqués par les gardes du cardinal, les trois mousquetaires deviennent 4 et font Kapédépéter de trouille les hommes en noir de Richelieu.

Ils auront ensuite maille à partir avec Milady, une Kapédépéripatéticienne toujours bien saKapédépée qui se parfume au Kapédépétunia et sème des Kapédépésticides sur son passage.

Leur Kapédépérilleuse mission les poussera à traverser la Manche en Kapédépédalo au milieu des Kapédépétoncles en vue de récuKapédépérer auprès du duc de Buckingham les bijoux qu’Anne d’Autriche – une sacrée KapédépéKapédépée, entre parenthèses – lui a imprudemment confiés.

Ce film Kapédépétille comme ce n’est pas permis. Les acteurs Kapédépétent le feu. Ca Kapédépétarade, ça se tue, s’entretue, se perKapédépétue, ça rit, ça Kapédépérit. Et il faudrait être un Kapédépéstiféré de Jaffa ou critique d’art à Télérama pour ne pas goûter tout le plaisir qui vous vient de ces KapédépériKapédépéties.

2122-10 Consigne 9782413024866-001-X