- Joe Krapov, il semble que vous ne soyez plus d'une grand régularité dans l'alimentation de votre blog "http://krapoveries.canal.com" ?
- C'est que j'ai repris le boulot, Toto ! Depuis lundi dernier je suis devenu chercheur en chansonnettologie à l'Université de Saint-Brieuc-les-choux !
- C'est nouveau ? Ça vient de sortir ?
- Non. J'avais commencé ce travail de recherches il y a quelques années et puis j'avais laissé dormir la chose dans un fichier .doc.
- Quel est votre domaine de recherche ?
- Un domaine familial et militaire ! Je m'intéresse au carnet de chansons du 71e Régiment d'Infanterie de Saint-Brieuc qui fut tenu de 1895 à 1898 par un nommé Francis B. qui n'est personne d'autre que l'arrière-grand-père de Marina Bourgeoizovna.
- Quelle est l'ampleur de la tâche ?
- Le cahier contient 73 chansons manuscrites avec juste les titres et les paroles. L'objectif est de retrouver une version imprimée du texte, une version audio de la chanson ou à défaut une partition qu'il m'incombera plus tard de déchiffrer et d'interpréter moi-même. Je n'ai peur de rien !
- Pourquoi dites-vous ça ?
- Parce qu'il y a de tout dans ce répertoire ! Du graveleux, du patriotique, du lyrique, du religieux, du revanchard. On est pile-poil entre les deux premières guerres avec les Prussiens et ce sont aussi les débuts du café-concert, du music-hall.
- Votre travail avance bien ?
- On peut dire que je suis rendu à la moitié. Madame Beuneufeu, mon ancienne mère nourricière me facilite la besogne. Elle a tout catalogué et a numérisé des partitions sur Gallica. Toutes ces chansons ont été publiées sous forme de petits formats de 4 pages avec une image sur la première, la partition et les paroles à l'intérieur et éventuellement sur la quatrième. Je trouve des images chez Monsieur Hal que j'ai côtoyé autrefois dans un certain sous-sol, pardon, un rez-de-jardin rennais, des diaporamas musicaux chez M. Youtube et des extraits en mp3 chez M. Pierre Valray de Radio Bleue.
- Un dernier commentaire ?
- Mon commanditaire, le professeur Bourgeoizov, a trouvé mon travail formidable. Dans le même temps je continue, l'après-midi, ma randonnée périphérique rennaise. Je prends vraiment mon pied ! Je ne sais pas si je ne ferai pas bibliothécaire comme boulot quand je serai grand ! Le seul souci... c'est que je me réveille à sept heures désormais le matin, comme si... je devais me lever pour aller au travail !
- On peut voir vos travaux d'art et de tri de bazar ?
- Bien sûr, c'est ici : Chez Francis ! Tiens, deux exemples pour la route !