Cette semaine j'ai visionné une longue vidéo sur laquelle un vieux Canadien confiné dans un ranch reprend des chansons de Neil Young.  Ce qui m'a beaucoup amusé c'est l'utilisation qu'il fait, sur les images du début, de ce dont j'abuse souvent ici : des effets créatifs bizarroïdes du genre Nikon D 3300.

Après, c'est  très sympa, même si un peu mou du genou. Il sort sur sa terrasse et chante "Sugar mountain" sous la neige, en tournant le dos à sa compagne qui filme sa prestation.

Musicalement, il se débrouille bien, le bougre, c'est assez fidèle à l'original même si la voix est un peu faiblichonne - mais je n'ai rien à dire à ce sujet quand je m'écoute ! -  et le gars a installé un chevalet porte-harmonica bien pratique pour jouer du ruine-babines !

Ca se trouve ici, ça s'appelle "Fireside sessions II" si vous avez envie de voir. En fait ça a déjà disparu ! C'est remplacé par "Fireside sessions III" qui est très bien aussi (surtout la promenade du chien !).

2020 04 12 Neil Young Fireside sessions II

J'ai trouvé également sur son site web une vidéo inédite de Neil Young avec un joli son sur les soli de guitares de "Country home" (titre tiré de l'album "Ragged glory").

Du coup j'ai entrepris de traduire-trahir les paroles de cette chanson en m'inspirant de la vidéo précédente ! 

On peut même la chanter sur le même air ! Ca s'appelle un timbre ou une goguette comme il en fleurit tant en ce printemps confiné ! D'ailleurs, tiens, dès que j'ai un creux dans mon planning je l'enregistre ! 

Maison de Campagne (Country Home) 
Neil Young ; traduction-trahison de Joe Krapov

Dans ma maison à la campagne
Je suis le plus heureux des bûch’rons
Confiné avec ma compagne
Je chante mes chansons

Si je n’ai rien contre la ville
Où l’on gagne sans doute plus de pèse
Ici la vie est plus tranquille
Et le chant des oiseaux m’apaise

Loin des sourires des stratèges
Et de l’agitation incessante
Je sors dehors, vais sous la neige,
Je suis heureux, je chante

Je vais marcher sur les chemins
Retrouver ma vie intérieure
Ne plus songer au lendemain
Oublier mes peurs

Que le bonheur soit temporaire
Que le monde fasse naufrage
Nous n’en sommes que locataires
Papillons de passage

Moi j’ai trouvé dans la forêt
De quoi nous chauffer jusque tard
Près du feu dans la cheminée
Je joue de la guitare

Dans ma maison à la campagne
Je suis le plus heureux des bûch’rons
Confiné avec ma compagne
Je chante mes chansons.